De l’angoisse inhérente aux stratégies de surveillance des nodules pulmonaires

Les stratégies de surveillance des nodules pulmonaires par tomodensitométrie pulmonaire sont une source d’angoisse chez les patients (et les soignants). Un délai de deux ans est le plus souvent nécessaire avant de pouvoir écarter le diagnostic de cancer du poumon. La manière dont le patient vit cette période n’a que très peu été évaluée dans la littérature. Des sentiments très divers peuvent être notés (angoisse, dépression, isolement, culpabilité, acceptation) amenant différentes stratégies de défense (déni, recherche d’information médicale sur Internet, demande d’un second avis, sentiment religieux, changement de style de vie). Ces sentiments peuvent amener à une non-observance des recommandations de surveillance habituelles. Les auteurs ont évalué les réponses cognitives et émotionnelles du patient face à cette situation dans une étude pilote. L’anxiété est plus élevée à certains stades de la vie (enfants à charge), chez les patients ayant un proche atteint de cancer et en cas de difficulté de communication avec le soignant (utilisation de terminologie médicale trop complexe, impossibilité de poser des questions). À l’inverse, elle est moindre en cas de rapport de confiance avec le soignant, de la connaissance des limites du test utilisé (sensibilité élevée avec fréquence des images de découverte fortuite et de signification indéterminée). La stratégie recommandée par les auteurs est :
1. — de montrer aux patients les images du nodule ;
2. — de donner une estimation du risque de malignité (sur une échelle de 1 à 100) ;
3. — de personnaliser la consultation (en relatant une expérience personnelle ou en citant une phrase du type « S’il s’agissait d’un membre de ma famille »).

 

 

 

 


 

Résumé rédigé par P.-Y. Brillet d’après la communication de R.S. Wiener, et coll., Boston.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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