La prévalence de l’hypertension pulmonaire post-thromboembolique a-t-elle été sous-estimée ?

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Quand une étude prospective française revoit à la hausse l’estimation de prévalence de l’HTP post-thromboembolique…

Classée dans le groupe 4 de la nouvelle classification, l’hypertension pulmonaire (HTP) post-thromboembolique survient chez environ 0,5-2 % des patients ayant survécu après une phase aiguë d’embolie pulmonaire. Cependant, le résultat d’une étude prospective multicentrique en France a montré que la prévalence de l’HTP post-thromboembolique était plus élevée (4,7 %). Elle est plus fréquemment retrouvée dans l’embolie pulmonaire proximale, chez les patients âgés et ayant des antécédents de maladie thromboembolique récidivante. Elle doit être suspectée devant une dyspnée persistante post-embolie. Le défaut de perfusion segmentaire sur l’angiographie est un facteur pronostique péjoratif et indépendant pour la survie à long terme des patients. Le traitement par riociquat (un stimulateur de la guanylate cyclase soluble) améliore la distance de marche et la classe fonctionnelle de ces patients.


Rédaction : Sy Duong-Quy, CHU, service de physiologie et explorations fonctionnelles, hôpital Cochin, Paris. ERS 2010, Barcelone. À partir des communications orales d’O. Sanchez, N. Tanabe, et H.A. Ghofrani (communication 1911, 1912, 1913), présentées dans la session de communication orale, intitulée : « Pulmonary hypertension updates ». L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, septembre 2010.

Source : European Respiratory Society, Congrès annuel, Barcelone, Espagne 18-22 septembre 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.

 

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