Quand la méditation devient une partie intégrante de la formation médicale

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Au sein d’une brève session de posters consacrée à la fin de vie des malades, la faculté de médecine de l’université de Brown (Rhodes Island) a partagé son expérience originale.

Alors que la problématique de la fin de vie est incontournable, la formation aux interactions avec le patient et sa famille dans ces instants difficiles se limite, aux États-Unis comme en France, à un enseignement didactique laissant les internes et les médecins démunis.

Pour améliorer leur capacité à gérer les conversations concernant les limitations des soins et la fin de vie avec les patients et leurs proches, quarante-cinq internes (70 % d’hommes, âgés entre 25 et 35 ans) ont bénéficié de quatre heures de formation permettant un apprentissage et la pratique de la méditation de type pleine conscience (mindfulness meditation) qui consiste à concentrer son attention sur l’instant présent et à examiner les sensations qui apparaissent pour faciliter la communication.

À 6 mois, les internes jugent que leurs capacités se sont améliorées dans deux domaines évalués par autoquestionnaires : « Il est possible de dire la vérité quant au pronostic et de préserver l’espoir » et « Il est possible de soulager leur peine ». En revanche, les infirmières ne notent pas de changement significatif du comportement des internes pendant la même période.

Ce programme fait désormais partie intégrante de la formation des internes de médecine interne et devrait être proposé aux internes d’autres spécialités. Des travaux pour évaluer l’impact clinique d’une telle intervention sont en cours. Quand pourra-t-on offrir en France les possibilités de mieux appréhender les situations de fin de vie pour un meilleur ressenti des patients, de leurs familles et des personnels médicaux ?

 


Marjolaine GEORGES

D’après la communication de T. Amass (Providence) de la session B51 : Dyspnea and end of life.


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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2015