Époétines recombinantes humaines : penser à informer les patients de la possibilité (rare) de réactions cutanées sévères

Dans un communiqué de septembre 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), informe que toutes les époétines recombinantes humaines sont sources de réactions cutanées sévères ; sont ainsi concernées les molécules suivantes : darbepoetin alfa, époétine alfa, époétine bêta, époétine thêta, époétine zêta, méthoxy polyéthylène glycol-époétine bêta. Des réactions cutanées sévères (SCAR) ont été rapportées chez des patients traités par des époétines recombinantes humaines. Parmi ces réactions, des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et de syndrome de Lyell (SL) (nécrolyse épidermique toxique) ont été rapportés dont certains ont été fatals. Ces réactions ont été plus sévères avec les époétines recombinantes humaines à longue durée d’action. La fréquence de ces réactions cutanées sévères n’a pas pu être déterminée, mais leur survenue est très rare.

En pratique, à l’instauration du traitement par époétine recombinante humaine, les patients doivent être informés que les signes et symptômes suivants peuvent être évocateurs des réactions cutanées sévères : éruption cutanée étendue avec rougeurs, bulles au niveau de la peau et de la muqueuse buccale, des yeux, du nez, de la gorge, ou des parties génitales, précédée par des symptômes pseudo-grippaux incluant fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires. Cela conduit souvent à une exfoliation et desquamation de la peau atteinte semblable à une brûlure sévère. De plus, un traitement par époétine recombinante humaine ne doit jamais être réinstauré chez un patient ayant présenté des réactions cutanées sévères telles qu’un SSJ ou un SL imputables à l’utilisation d’une époétine recombinante humaine.


Des informations complémentaires sont accessibles sur le site de l’ANSM (http://ansm.sante.fr)

InfoRespiration N°141- Octobre 2017