Réduction de volume endoscopique : encore un peu de patience…

Le traitement de l’emphysème par la réduction de volume (RDV) endoscopique fait l’objet d’une intense recherche clinique dont les principaux résultats ont été synthétisés par F. Herth (Heidelberg, Allemagne) qui est un des pionniers en la matière. Parmi les techniques qui restent encore en lice figurent la RDV par instillation de vapeur, par pose de valve ou par insertion de ressorts. Plusieurs essais randomisés contrôlés, testant le bénéfice de ces techniques sont en cours. Pour la plupart, leurs résultats sont attendus en 2015.

F. Herth a rappelé que la RDV par pose de ressorts endobronchiques consiste à insérer une dizaine de ressorts par lobe et que la présence d’une ventilation collatérale n’obère pas le résultat. Le prérequis est la présence d’un volume résiduel supérieur à 220 % th. Une caractéristique importante de la technique est qu’elle peut aussi être proposée aux patients avec emphysème de distribution homogène, ce qui, si son efficacité se confirme, pourrait concerner potentiellement un très grand nombre de patients.

La RDV par pose de valve unidirectionnelle a connu un coup d’arrêt avec la publication de l’étude VENT. Cette étude mettait en évidence une différence statistique avec le bras contrôle de l’étude mais sans atteindre le seuil de pertinence clinique. La technique connaît un net regain d’intérêt depuis peu car on est en passe de contourner l’obstacle principal qui est le fait que le bénéfice apporté est très influencé par la présence d’une ventilation collatérale. Il est en effet possible de détecter cette ventilation collatérale par un système endobronchique (Chartis®) dont le principe est de vérifier au moyen d’une occlusion du lobe cible par un ballonnet la présence ou l’absence de ventilation collatérale. Cela permet de sélectionner les candidats potentiels à la technique avec un bénéfice fonctionnel retrouvé chez trois-quarts des patients sans ventilation collatérale. F. Herth a présenté également les travaux de son équipe montrant qu’une analyse quantitative du scanner thoracique par un logiciel particulier permettait, sans avoir recours à une manœuvre endobronchique, de détecter les bons candidats à la pose de valves avec la même performance que celle du système Chartis®.

 

 

 

 


Hervé Mal d’après la communication de F. Herth ; session B14 New insights into volume reduction.

 

 

 

 

    


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