Céphalosporines : troubles neuropsychiques, surtout en cas d’insuffisance rénale

En pratique, il importe d’adapter la dose des céphalosporines à la fonction rénale.
Les céphalosporines, comme l’ensemble des antibiotiques du groupe des bêtalactamines, exposent à des effets indésirables neuropsychiques nous rappelle un article de La Revue Prescrire. 1
Ce dernier se base sur une analyse effectuée en janvier 2019 sur des données issues de la base de pharmacovigilance française entre 1987 et 2017.2  Au cours de cette période, 511 notifications d’effets
indésirables neuropsychiques graves imputés à une céphalosporine ont été recensés. La moyenne d’âge des patients était de 67 ans.
Les effets indésirables les plus souvent rapportés étaient des encéphalopathies (30 %), des états confusionnels (19 %), des convulsions (15 %), des myoclonies (9 %), des états de mal épileptique (9 %), des comas
(6 %) et des hallucinations (4 %). Le délai moyen d’apparition après le début de l’exposition à la céphalosporine a été de 7,7 jours et la durée moyenne du trouble de 6 jours.

Les céphalosporines les plus représentées étaient le céfépime (Axépim® ou autre) (33 %), la ceftriaxone (Rocéphine® ou autre) (30 %), le ceftazidime (Fortum® ou autre) (20 %), le céfotaxime (Céfotaxime Mylan® ou autre) (9 %) et la céfazoline (Céfazoline Panpharma® ou autre) (3 %).
Dans 87 % des observations, la céphalosporine était administrée par voie intraveineuse ; et dans 7 %, par voie orale, notamment le céfuroxime (Zinnat® ou autre). Un dosage plasmatique de l’antibiotique a été réalisé dans 30 % des cas, 70 % de ces dosages étaient supérieurs aux valeurs thérapeutiques ; plus de la moitié de ces cas ont été observés chez des patients qui avaient une insuffisance rénale.


InfoRespiration N°152– Août-septembre 2019