To talc or not to talc, that is the question !

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Plus d’un million de personnes dans le monde sont atteintes chaque année par un épanchement pleural métastatique (EPM). Le talcage pleural (TP) était jusqu’à présent la solution thérapeutique la plus utilisée, mais l’EPM récidivait dans en moyenne 30 % des cas. L’utilisation de drains pleuraux tunnellisés (DPT) s’est ensuite répandue, mais son efficacité doit encore être prouvée à grande échelle.

N.A. Thomas présente les résultats de l’essai randomisé multicentrique AMPLE mené dans neuf centres en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Hong-Kong et à Singapour.

Cent quarante-six patients (81 hommes) ont été inclus de façon prospective de juillet 2012 à octobre 2014 et randomisés 1:1 (73 DPT, 71 TP). La répartition des étiologies d’EPM est identique dans les 2 groupes (mésothéliome dans 26 % des cas, carcinome broncho-pulmonaire dans 32 % des cas, carcinome mammaire dans 12 % des cas).

La durée d’hospitalisation toutes causes confondues est significativement plus longue dans le groupe TP (12,7 j vs 16,3 j ; p = 0,026). Sur le temps restant à vivre, les patients DP sont hospitalisés 10,9 % du temps contre 4,3 % du temps dans le groupe DPT (p < 0,001). L’échec de la procédure justifie un nouvel abord pleural chez 24 % des patients DP contre 8 % des patients DPT. L’amélioration de la qualité de vie et de la dyspnée interviennent rapidement et de façon prolongée dans le temps sans différence significative entre les deux groupes.

En conclusion, le DPT est une technique plus sûre et plus efficace dans la prise en charge des EPM. Son utilisation doit être privilégiée car en plus d’une réduction des coûts, le DPT réduit la durée d’hospitalisation chez des patients en soins palliatifs.


Marjolaine Georges

D’après le Poster Session B36 « Pleural disease : Clinical studies »


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