Traitement de la FPI : bientôt de nouvelles recommandations !

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En raison des essais thérapeutiques récemment publiés et des AMM obtenues pour les traitements antifibrosants, les recommandations ATS/ERS pour le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) de 2011 1 vont prochainement être mises à jour (publication prévue dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine (AJRCCM), en août 2015).

Les grandes lignes ont brièvement été présentées aujourd’hui. Elles ont été établies après revue exhaustive des données de la littérature :

—> Le traitement anticoagulant (warfarine), la triple association NAC/azathioprine/prednisone et l’ambrisentan ne sont pas recommandés pour le traitement de la FPI.

—> Les auteurs suggèrent de ne pas prescrire le macitentan, le bosentan, le sildenafil et la NAC en monothérapie.

—> L’utilisation d’IPP au cours de la FPI est suggérée comme pouvant être bénéfique.

—> L’utilisation du nintedanib, avec un niveau de confiance modéré, est recommandée par le groupe de travail pour des patients ayant une FPI légère à modérée. En effet, il existe une efficacité de ce traitement sur le déclin de la CVF sans effet secondaire majeur. Les patients doivent être informés des effets secondaires, en particulier la diarrhée.

—> L’utilisation de la pirfénidone, avec un niveau de confiance modéré, est recommandée par le groupe de travail pour des patients ayant une FPI légère à modérée. Ce traitement étant reconnu pour ralentir le déclin de la CVF et avoir un effet sur la mortalité au cours de la FPI. Les effets secondaires gastro-intestinaux et cutanés, fréquents sous pirfénidone, peuvent faire discuter son arrêt, même si, il existe une stabilité de la CVF sous traitement.

—> La persistance d’un effet à long terme du nintedanib et de la pirfénidone n’est pas connue.

—> Enfin, l’efficacité du traitement et les potentiels effets secondaires sur les populations exclues des essais thérapeutiques ne sont pas connus, dans ces conditions aucune recommandation pour ces patients ne peut être donnée. Il en est de même pour les associations thérapeutiques.

Raghu a rappelé que ce texte constituera une aide à la décision et que la mise en route d’un traitement doit prendre en compte les résultats connus des essais, en termes de bénéfices attendus et d’effets secondaires potentiels ainsi que le coût.


Diane BOUVRY

D’après G. Raghu au cours de la session C92 : Clinical practice on the cutting edge : ATS clinical practice guidelines.


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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2015

  1. Raghu G, AJRCCM 2011.