Un sevrage définitivement très positif

 

Nous sommes à 4 ans des résultats de l’essai de dépistage américain « NLST » et à 2 ans de l’implémentation du dépistage du cancer bronchique aux États-Unis. Plusieurs communications ont insisté sur l’intérêt du sevrage tabagique associé à ce dépistage.

Le taux de sevrage est supérieur lorsque les bénéfices de l’arrêt du tabac sont présentés de façon positive (« Arrêter de fumer prolonge la survie ») par rapport à une formulation négative (« Fumer tue »). Sur 1027 sujets, 23,3 % des patients arrêtaient de fumeur pendant au moins 24 heures après 2 semaines de suivi contre 12,6 %.

Un essai randomisé (SPORE) évalue chez les patients bénéficiant d’un dépistage du cancer bronchique l’ajout d’une stratégie personnalisée de sevrage à une prise en charge standard est en cours. Une seconde randomisation à 6 mois porte sur la communication ou non au patient de la présence de biomarqueurs prédictifs du risque de cancer bronchique (caroténoïdes cutanés et sérum bilirubine) (B. Toll, Charleston). L’objectif principal est le sevrage tabagique à 8 semaines.

Cette question reste centrale, on rappelle que la diminution de mortalité spécifique après 7 ans d’arrêt du tabac est de 20 % soit équivalent au dépistage lui-même et que l’association du sevrage et du dépistage porte ce bénéfice à 38 % (Tanner AJRCCM 2016).


Boris Duchemann, hôpital Avicenne, Bobigny

Marion Ferreira, CHRU Bretonneau, Tours

D’après la communication de J.T. Fathi dans la session A11 Innovative approaches to implementing tobacco treatment in lung cancer screening.


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