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Injection de vapeur intrabronchique : une nouvelle méthode endoscopique de réduction de volume pulmonaire ?

La réduction de volume chirurgicale chez les patients emphysémateux a un effet validé sur la fonction respiratoire, la capacité d’exercice et la qualité de vie dans des indications sélectionnées. Dans le but de diminuer la morbidité et la mortalité associée à ce geste, la réduction de volume endoscopique, moins invasive, a été développée sous différentes formes (valves unidirectionnelles, mise en place de ressorts, injection de glue), mais les différentes méthodes testées n’ont jusqu’à présent pas donné des résultats du même niveau que ceux de la réduction de volume chirurgicale. Une nouvelle technique est en cours de développement : la réduction de volume par infusion de vapeur intrabronchique (BTVA pour bronchoscopic vapor thermal ablation).

Une phase expérimentale réalisée sur un modèle d’emphysème induit par la papaïne chez le chien a été présentée par S.A. Tuck et coll., Seattle, États-Unis. Les auteurs ont traité les deux poumons en infusant la vapeur dans la zone ciblevia un cathéter à ballonnet pour limiter la dispersion de la vapeur. La dose utilisée a été 10 cal/g de tissu cible représentant environ 20 % du volume pulmonaire. Les onze chiens de l’étude ont été séparés en deux cohortes (sham = 3) et BTVA (n = 8) et ont été sacrifiés à trois mois. Dans le groupe BTVA, une réduction franche du volume du lobe traité a été observée sans effet secondaire notable.

Une étude clinique multicentrique internationale présentée par G. Snell, Melbourne, Australia a testé la technique sur un groupe de patients présentant un emphysème évolué (stades III-IV de GOLD) avec atteinte hétérogène prédominant sur les lobes supérieurs. Les patients ont été traités unilatéralement avec la technique décrite chez le chien. L’évaluation a été faite à trois et six mois, les critères de jugement étant la fonction respiratoire, le TM6, la dyspnée, la qualité de vie et les effets secondaires. 44 patients ont été inclus (VEMS moyen 31 % th, 43 % de stade GOLD IV). La durée du geste a été d’environ 30 minutes par patient. Après traitement, le VEMS moyen s’est amélioré significativement à trois mois (gain moyen de 16 %) avec une amélioration (gain de plus de 12 % de gain par rapport à la valeur de base) chez 59 % des patients. Une amélioration significative de la dyspnée, du TM6, de la qualité de vie a été également observée, le taux de réponse variant de 50 à 60 % selon les critères. Le gain se maintient à six mois pour les 21 patients ayant atteint ce seuil. Les effets secondaires ont été peu sévères (essentiellement exacerbation de BPCO et infection respiratoire basse). Au terme de cette étude clinique préliminaire, la BTVA semble donc être une technique de réduction de volume efficace et avec un bon niveau de sécurité d’emploi. Le bénéfice doit être confirmé par une étude contrôlée.

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Résumé rédigé par H. Mal d’après les communications de S.A. Tuck et coll., Seattle, États-Unis et de G. Snell, Melbourne, Australie

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La BPCO non tabagique : une entité à ne pas oublier !

La prévalence de la BPCO chez les non-tabagiques a pu être établie, entre autres, à partir de l’étude BOLD : sur les 4 291 sujets non fumeurs qui ont bénéficié d’une spirométrie avec test de réversibilité aux bronchodilatateurs, 5,6 % présentaient une BPCO Gold II ou plus, et 6,6 % une BPCO Gold I [1] Les non-fumeurs représentaient plus de 20 % des patients atteints de BPCO. Cette proportion de BPCO non-fumeurs était également retrouvée dans l’étude PLATINO. [2] S. Salvi nous a présenté les résultats de plusieurs études réalisées en Inde. À partir d’un questionnaire soumis à une très large cohorte (243 575 sujets), Salvi et coll. ont retrouvé une fréquence de la bronchite chronique à 3,5 %. L’âge moyen était de 37 ± 15 ans, et la prévalence était plus élevée en milieu rural (4 %) qu’en milieu urbain (2,5 %). Cinquante-neuf pour cent de ces patients étaient non-fumeurs.
La même équipe s’est intéressée à la prévalence de la BPCO chez 3 500 sujets âgés de plus de 25 ans qui ont bénéficié d’un questionnaire et d’une spirométrie avec test de réversibilité aux bronchodilatateurs. La prévalence de la BPCO était de 5,1 % et les non-fumeurs représentaient 85 % de ces patients. L’exposition à des combustibles naturels (bois, charbon, kérosène…) serait l’étiologie principale de cette BPCO non tabagique en milieu rural dans les pays en voie de développement. Ces chiffres de prévalence sont superposables à ceux d’une étude pilote récente de dépistage réalisée en Bretagne qui retrouvait une prévalence de la BPCO non tabagique chez les agriculteurs (BPCO agricole) de 4,7 %, mais sans exposition aux combustibles naturels (Jouneau et coll., en révision). En comparant les EFR des patients atteints de BPCO post-tabagique à ceux des patients atteints de BPCO non tabagique (secondaire à l’exposition aux combustibles ou « biomass fuel »), Salvi et coll. retrouvaient une obstruction distale plus importante (ratio DEM 25-75 significativement plus bas) chez les BPCO non tabagiques, alors que les autres paramètres fonctionnels étaient similaires. Cette obstruction distale plus importante chez les BPCO non tabagiques était également retrouvée en oscillométrie par impulsion. La prévalence de la BPCO non tabagique est donc élevée, et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il faut savoir y penser et la rechercher chez les sujets non tabagiques, notamment en cas de profession exposée, en particulier chez les agriculteurs.

 

[1] Lamprecht B, Mcburnie MA, Vollmer WM, Gudmundsson G, Welte T, Nizankowska-Mogilnicka E, Studnicka M, Bateman E, Anto JM, Burney P, Mannino DM, Buist SA. Copd in never smokers : Results from the population-based burden of obstructive lung disease study. Chest 2011 ; 139 : 752-63.

[2] Menezes AM, Perez-Padilla R, Jardim JR, Muino A, Lopez MV, Valdivia G, Montes De Oca M, Talamo C, Hallal PC, Victora CG. Chronic obstructive pulmonary disease in five latin american cities (the platino study) : A prevalence study.Lancet 2005 ; 366 : 1875-81.

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Résumé rédigé par S. Jouneau d’après les communications de D.M. Mannino, Lexington, États Unis et S. Salvi, Pune, Inde.

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La distension thoracique est associée à une moindre survie au cours de la BPCO

Plusieurs travaux suggèrent que la distension thoracique est un facteur prédictif de morbimortalité chez les patients atteints de BPCO. French et coll. ont repris les dossiers de l’ensemble des patients venus effectuer dans les années 80-90 des EFR dans leur laboratoire d’explorations fonctionnelles. Ils ont identifié 984 patients ayant les critères fonctionnels d’une BPCO et ont croisé leurs noms avec une base nationale des décès. 596 patients étaient décédés au moment de l’analyse. Les auteurs montrent que la survie diminue au fur et à mesure que le ratio capacité inspiratoire/capacité pulmonaire totale (CI/CPT) diminue. Par comparaison avec un ratio CI/CPT > 45 % des valeurs théoriques, un ratio CI/CPT ≤ 25% était associé à un risque relatif de décès de 5,23 (IC95 % 3,28 – 8,35) et une survie médiane de 4,3 ans. Chez les patients avec CI/CPT de 25 à 35 %, le risque relatif était de 2,82 et la survie médiane de 8,9 ans. Chez les patients avec CI/CPT de 35 à 45 %, le risque relatif était de 1,76 avec une survie médiane de 14,1 ans. En analyse multivariée, le rapport CI/CPT est un facteur prédictif de la survie, et ce indépendamment du niveau de sévérité GOLD, de l’âge, du sexe, du DLCO et de l’IMC. Cet index, mesuré en condition statique, est un outil pour évaluer la sévérité de nos patients atteints de BPCO.

 

 

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Résumé rédigé par A. Cuvelier d’après deux communications de A.N. French, Los Angeles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un nouveau kit urinaire… pour le diagnostic de la tuberculose disséminée !

Le diagnostic de la tuberculose reste difficile à faire chez le sujet très immunodéprimé, notamment, en cas d’infection par le VIH. Une équipe sud-africaine a rapporté son expérience dans l’utilisation d’un nouveau test visant à aider au diagnostic des tuberculoses disséminées. Il s’agit de détecter dans les urines un antigène bactérien, le lipoarabinomannane (glycopeptide de 17,5 kD constituant de la paroi des mycobactéries), au moyen d’un kit commercialisé sous le nom d’Alere DetermineTM TB LAM Ag qui fonctionne sur le même principe qu’un banal test rapide de grossesse : on trempe une bandelette dans les urines du patient, et on lit immédiatement le résultat sous forme de bandes avec un seuil de positivité déterminé par le fabricant à une valeur de 1. Les auteurs de cette étude ont inclus des patients adultes hospitalisés pour une suspicion de tuberculose dans quatre hôpitaux de la ville du Cap. Pour évaluer les performances du test urinaire, ils ont également recueilli des expectorations mises en culture systématique de manière à essayer d’obtenir un diagnostic de certitude. L’âge médian des 429 patients de l’étude était de 36 ans ; 87 % étaient infectés par le VIH avec une valeur médiane de CD4 à 115/mm3 (intervalle interquartile : 54-243). Vingt-deux pour cent des patients n’étaient pas capables de produire une expectoration, ce qui compliquait évidemment le diagnostic. Les performances du test urinaire chez les patients infectés par le VIH ont été les suivantes : lorsque les CD4 étaient inférieurs à 200/mm3 (n = 135), la sensibilité était de 59 % (IC95 % : 48-69) et la spécificité de 95 % (IC95 % : 84-99 %) ; lorsque les CD4 étaient supérieurs à 200/mm3 (n = 92), la sensibilité était de 33 % (IC95 % : 19-52) et la spécificité de 100 % (IC95 % : 94-100 %). Sur les 127 patients infectés par le VIH dont le diagnostic de tuberculose a pu être confirmé en culture, 88 (69 %) ont été diagnostiqués rapidement à l’aide d’un examen direct positif des expectorations ou d’un test urinaire positif. Les auteurs de cette étude estiment que l’intérêt futur de ce nouveau test urinaire pourrait être d’améliorer le diagnostic rapide de la tuberculose disséminée chez les adultes infectés par le VIH sévèrement immunodéprimés, en association avec l’examen microscopique des expectorations, de manière à pouvoir débuter le plus rapidement possible un traitement antituberculeux. Ils recommandent d’utiliser un seuil de positivité à 2, contrairement à ce que préconise le fabricant. Ces données complètent les résultats d’autres études réalisées chez le même type de sujets [1] [2] [-3] et devraient encourager le développement de ce test dans les pays du Sud à forte prévalence de tuberculose où les patients infectés par le VIH arrivent souvent dans les structures de soin à un stade déjà avancé d’immunodépression.

[1] Lawn SD et coll. AIDS 2009 ; 23 : 1875-80.

[2] Dheda K et coll. PLoS One 2010 ; 5 : e9848.

[-3] Shah M. et coll. J Clin Microbiol 2010 ; 48 : 2972-4.

 

 

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Résumé rédigé par F.-X. Blanc d’après la communication de R.N. van Zyl-Smit, Cape Town, Afrique du Sud, en remplacement de J.G. Peter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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COPDGene : vers une redéfinition de la BPCO ?

L’étude COPDGene est l’une des plus grandes études (avec un objectif d’inclusion de 10 000 individus) à identifier les facteurs génétiques impliqués dans la BPCO. L’objectif est de déterminer pourquoi certains fumeurs vont développer une BPCO et pas d’autres — c’est-à-dire la majorité des patients —. Une des particularités de l’étude est que tous les patients sont explorés par tomodensitométrie, avec la volonté de mieux classer les patients et de comprendre les différences d’un individu à l’autre. Les images sont traitées par un logiciel commercial qui permet de calculer des paramètres bronchiques (calibre, épaisseur), de quantifier l’emphysème, et le piégeage. Plusieurs travaux ont déjà été présentés antérieurement permettant d’aboutir à des publications montrant les liens entre emphysème et pneumopathies interstitielles diffuses [1] et définissant de nouveaux phénotypes (patient GOLD-unclassified). [2]] Parmi les nombreuses présentations issues de la cohorte et présentées cette année, le radiologue retiendra des informations précieuses pour la quantification d’emphysème — utilisation de fantômes permettant un meilleur calibrage des mesures — et des paramètres bronchiques (différences homme/femme). Le pneumologue aura des informations thérapeutiques (effets des statines et des bronchodilatateurs). Le généticien aura la démonstration qu’une mutation hétérozygote Alpha-1 Antitrypsine PI MZ sera plus fréquemment observée chez les patients BPCO et que la recherche des méthylations de l’ADN qui pourrait être un biomarqueur d’emphysème.

[1] 1. Washko GR and COPDGene Investigators. Lung volumes and emphysema in smokers with interstitial lung abnormalities. N Engl J Med 2011 Mar 10 ; 364(10) : 897-906.

[2] 2. Wan ES and the COPDGene Investigators. Clinical and Radiographic Predictors of GOLD-Unclassified Smokers in COPDGene. Am J Respir Crit Care Med 2011 Apr 14.

[Epub ahead of print

 

 

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Résumé rédigé par P.Y. Brillet d’après les communications de J.P. Sieren, Iowa City, P. Desai, Philadelphie, P.A. Bercz, Philadelphie, M.G. Foreman, Atlanta, D. DeMeo, Boston

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’hypercapnie protège et repose le diaphragme au cours de la ventilation mécanique !

Il est maintenant bien démontré que la ventilation mécanique (VM) contrôlée est susceptible d’engendrer une atrophie et une dysfonction diaphragmatique d’autant plus qu’elle est prolongée. [1] Cette dysfonction diaphragmatique induite par la VM (ventilator induced diaphragmatic dysfonction [VIDD]) ferait intervenir l’activation de processus pro-inflammatoires. Il a, par ailleurs, été suggéré que l’hypercapnie pourrait moduler l’intensité de la réponse inflammatoire systémique à la VM. Il apparaissait donc légitime de tester l’effet de l’hypercapnie sur cette VIDD.

C’est ce qu’a réalisé une équipe hollandaise à partir d’une étude expérimentale menée sur trois groupes de dix rats : sans VM (groupe contrôle), VM seule et VM plus hypercapnie (PaCO2 = 75 mmHg), la VM étant appliquée 18 heures. Les fibres musculaires diaphragmatiques étaient ensuite analysées sur le plan histopathologique et fonctionnel (tension passive) avec parallèlement dosage plasmatique de cytokines pro (KC et IL-6) et anti-inflammatoires (IL-10). La VM seule était associée à une atrophie et une dysfonction diaphragmatique comparativement au groupe contrôle, alors que l’hypercapnie associée à la VM réduisait significativement l’atrophie musculaire (p < 0,001) et la « VIDD » (p < 0,05) comparativement au groupe VM seul. L’IL-10 était retrouvée significativement plus élevée (p < 0,0001) dans le groupe hypercapnie comparativement aux deux autres groupes. L’hypercapnie semble donc pouvoir prévenir l’atrophie musculaire et la dysfonction diaphragmatique. Ces données, bien qu’expérimentales, sont particulièrement intéressantes, si elles peuvent être transposées à l’homme. En effet, nous ne disposons d’aucun traitement contre la dysfonction diaphragmatique et surtout cela renforce l’intérêt de ventiler les patients les plus sévères selon une stratégie protectrice (faible volume courant) potentiellement génératrice d’hypercapnie.

 

[1] Jaber S, et al. Am J Respir Crit Care Med 2011 ; 183 : 364-71.

 

 

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Résumé rédigé par C. Girault d’après la communication de W.J. Schellekens et coll., Nijmegen, Hollande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Traitement de la FPI : BIBF 1120, une molécule qui fait ses preuves…

Le BIBF 1120, un inhibiteur de 3 tyrosine kinases (PDGF/R, FGF/R, VEGF/R) offre un espoir considérable dans le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI).

Les résultats de l’essai thérapeutique multicentrique de phase 2 TOMORROW évaluant la tolérance et de l’efficacité du BIBF 1120 administré par voie orale (50 mg, 100 mg, 200 mg et 300 mg/ j) en double aveugle contre placebo pendant douze mois ont été rapportés par L. Richeldi (Modena, Italie).

L’objectif primaire de cette étude était l’évaluation du déclin de la CVF à douze mois. Parmi les critères secondaires figuraient l’incidence des exacerbations aiguës (EA) de fibrose et la qualité de vie, dont les résultats ont été rapportés le 16 mai 2011. Sur les 432 patients inclus, 428 avaient reçu un traitement avec 85 à 86 patients dans chaque bras. Les groupes étaient comparables sur les paramètres démographiques (hommes 74,8 %, âge moyen 65,1ans, CVF moyenne 81,3 %). Le déclin de la CVF était plus faible dans les bras « traitement » avec un effet dose. En effet, dans les groupes 200 mg et 300 mg, le déclin à douze mois était significativement plus faible avec respectivement une baisse de 0,162 L et de 0,060 L de CVF contre en moyenne 0,190 L dans le groupe placebo (p = 0,03 et p = 0,0002). Par ailleurs, la proportion des patients en progression lente (CVF > 10 %) était plus faible dans le groupe 300 mg (23,8 % vs 44 % dans le groupe placebo ; p < 0,01). Les effets secondaires étaient dose-dépendants avec essentiellement des manifestations digestives peu sévères. Néanmoins, ils conduisaient à un arrêt du traitement dans un tiers des cas… Ces résultats restent très encourageants et l’inclusion des patients ayant une FPI dans l’essai de phase 3 actuellement en cours est bien sûr vivement recommandée.

 

 

 

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Résumé rédigé par Y. Uzunhan d’après la communication de L. Richeldi et coll. Modena, Italie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La neurostimulation de l’hypoglosse dans le traitement du syndrome d’apnées du sommeil : un retour gagnant…

Alors que plusieurs tentatives de traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) par neurostimulation de l’hypoglosse (NSH) pratiquées à la fin des années 1990 s’étaient révélées infructueuses, en particulier en termes de tolérance, trois nouvelles études, dont une multicentrique, permettent de voir cette alternative thérapeutique sous un jour nouveau.

Cette technique consiste en une stimulation intermittente de l’hypoglosse à l’aide d’un générateur implantable au niveau du muscle pectoral, au cours du sommeil pendant la phase inspiratoire. Les résultats des premières études publiées initialement faisaient état d’une réduction incomplète des troubles respiratoires nocturnes et d’une mauvaise tolérance en rapport avec l’importance de la protrusion linguale crée par la stimulation, à l’origine de micro-éveils et d’une fragmentation du sommeil. Ces trois nouvelles études réalisées avec des appareils différents de nouvelle génération, dont la technique de stimulation s’est affinée, ont retrouvé des résultats très homogènes sur un total de 63 patients, avec une évaluation polysomnographique de l’efficacité à 3 ou 6 mois de traitement. L’étude multicentrique menée par P.-R. Eastwood a permis d’obtenir une réduction de l’index d’apnées hypopnées (IAH) de 43,1 ± 17,5 /h à 19,5 ± 16,7 /h, avec une utilisation pendant 98 % des nuits et une durée d’utilisation de 6,5 ± 1,1 h/nuit, avec une réponse plus satisfaisante chez les sujets dont l’index de masse corporelle (IMC) était inférieur à 35 kg/m2. L’étude menée par D. Rodenstein et coll. a retrouvé des résultats comparables (réduction IAH de 47,4 ± 16,9 /h à 19,4 ± 12,6 /h) avec une réduction de 35 % des micro-éveils et une amélioration significative du niveau de vigilance diurne. La méthodologie utilisée dans l’étude de M.-S. Badr et coll. a été différente dans la mesure où, au cours d’une première phase d’utilisation de la NSH, la mise en évidence de facteurs associés à une bonne réponse à la stimulation (IMC < 32 kg/m2, IAH < 50/h, et une obstruction vellaire non prédominante) a permis, au cours d’une deuxième phase, de proposer ce traitement à une population sélectionnée, aboutissant à une normalisation de l’IAH dans 75 % des cas, associée à une amélioration significative du score d’Epworth. L’ensemble de ces résultats a été obtenu avec une parfaite tolérance du système et de minimes effets secondaires permettant d’imaginer sa diffusion à court terme comme une alternative efficace du traitement du SAOS.

 

 

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Résumé rédigé par J.-C. Meurice d’après les communications de : Eastwood (Perth), D. Rodenstein (Bruxelles) et S.M.S. Badr (Detroit)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Premier essai prometteur chez l’homme d’un agoniste de TLR9 dans l’asthme allergique

Un défaut de la production d’interféron-γ en réponse à la stimulation des Toll like receptors 9 (TLR9) par les cellules dendritiques circulantes des sujets allergiques a été récemment mis en évidence, suggérant que la stimulation de ces récepteurs pouvait constituer une nouvelle voie thérapeutique pour « réorienter » la réponse immunitaire vers la voie Th1.

Le CYT003-QbG10 est une molécule originale, faite d’un ligand de TLR9 encapsulé dans une nanoparticule virus-like. Ce système permet que la particule, administrée par voie sous cutanée, soit véhiculée jusqu’aux ganglions, incorporée dans les cellules plasmacytoïdes dendritiques où la molécule est libérée après destruction de la coque protéique, pour activer TLR9 et induire une production d’interféron-γ. Trente-trois sujets ayant un asthme allergique modéré, bien ou insuffisamment contrôlé par des doses moyennes de corticoïdes inhalés (CSI), ont reçu au total 7 injections. Le groupe placebo comprenait 30 patients. À partir de la quatrième semaine de l’étude, la dose des CSI était réduite de 50 %, puis le traitement inhalé était interrompu de la huitième semaine à la douzième semaine. Le traitement par QbG10 a permis d’améliorer le score composite de symptômes d’asthme dès la deuxième semaine. Après l’arrêt des CSI, cette amélioration s’est poursuivie (+17 % à la fin de l’étude), alors que le groupe placebo se détériorait (–67 %). La proportion de patients bien contrôlés passait de 42 à 67 % en fin d’étude dans le groupe traité, versus 40 à 33 % dans le groupe placebo. À l’arrêt des CSI, on observait une augmentation du NO exhalé et de l’éosinophilie sanguine dans les deux groupes, mais moins importante chez les patients recevant le QbG10, confirmant l’effet anti-inflammatoire de la molécule. Enfin, alors que le VEMS chutait de 250 ml au sevrage des CSI dans le groupe placebo, il restait parfaitement stable chez les patients traités. Le traitement était globalement bien toléré, avec un taux similaire d’interruption prématurée de traitement (2/33 et 2/30). Les réactions au point d’injection étaient les effets secondaires les plus fréquemment observés. Cette première étude pilote démontre l’efficacité d’un agoniste de TLR9 sur le contrôle de l’asthme et le VEMS, même après l’arrêt des corticoïdes inhalés. Ces effets doivent bien sûr être confirmés par des études plus importantes et sans doute sur des patients plus sévères. Néanmoins, la piste semble intéressante à suivre.

 

 

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Résumé rédigé par C. Taillé d’après la communication de W.A. Renner, Schlieren, Suisse

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le champ de compétences des pneumologues s’élargit

Deux études parues récemment et discutées à l’ATS ont montré que les pneumologues s’approprient, avec succès, des techniques autrefois réservées à d’autres spécialités. L’échographie pleurale a montré sa supériorité dans la détection des pleurésies par rapport à l’examen clinique ou à la radiographie pulmonaire, ce qui en fait un recours fréquent pour les pneumologues avant une procédure pleurale invasive. Une étude prospective a évalué la justesse de l’échographie pleurale entre les mains des pneumologues. L’échographie était considérée comme bien réalisée si une pleurésie était confirmée à la ponction (ou au drainage), ou que les conclusions de l’échographie étaient confirmées par l’imagerie spécifique ou par des radiologues sur un enregistrement de l’échographie. Près de mille échographies ont été effectuées durant trois ans. Les conclusions de l’échographie réalisée par les pneumologues étaient justes dans 99,6 % des cas. L’assistance d’un radiologue a été requise dans 4 % des cas. Une autre étude a évalué la possibilité d’effectuer une écho-endocopie (EBUS) et une endoscopie œsophagienne (EUS) dans le même temps, avec le même opérateur et le même endoscope (bronchoscope), pour le staging médiastinal des cancers pulmonaires. Pour les 150 patients inclus, la procédure a été réalisable dans tous les cas, il n’y a eu aucun arrêt précoce du geste ni complication. L’association des deux techniques a montré sa supériorité en termes de sensibilité et de valeur prédictive négative, par rapport à l’EUS ou à l’EBUS seuls (sensibilités respectives : 96 % contre 89 % et 91 % ; VPN : 96 % contre 82 % et 92 %). Ces résultats doivent, cependant, être nuancés puisqu’ils ont été obtenus par une équipe extrêmement expérimentée en endoscopie. Néanmoins, la réalisation de l’EUS au décours de l’EBUS limite clairement le risque de thoracotomies inutiles et sa place doit donc être discutée.

 

 

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Résumé rédigé par A. Cortot  d’après la communication de M.M. Wahidi, Durham, États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

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