
Mesdames, toutes à vos huiles végétales pour sauver vos bronches !
Un déséquilibre de la balance pulmonaire oxydants/antioxydants a longtemps été considéré comme susceptible de contribuer à la survenue d’une BPCO. Les résultats d’une très grande étude randomisée contrôlée versus placebo visant à tester l’effet d’une supplémentation en vitamine E sur le développement d’une pathologie respiratoire viennent d’être rapportés. De quoi en surprendre plus d’un…
La Women’s Health Study 1 est une étude américaine comportant plusieurs facettes. Ici, 39 876 femmes âgées d’au moins 45 ans et ne prenant ni vitamine E, ni vitamine A ni suppléments en bêta-carotène ont été randomisées en deux bras recevant de la vitamine E (600 UI) ou du placebo. Ont ensuite été exclues les participantes ayant déjà une pathologie respiratoire chronique de base.
L’analyse finale a donc porté sur 19 299 patientes ayant reçu de la vitamine E et 19 298 femmes sous placebo. Chaque année, les participantes devaient répondre à la question suivante : « Depuis que vous avez débuté l’étude, avez-vous été diagnostiquée comme étant porteuse de certaines pathologies (dont l’asthme et la BPCO, pour ce qui nous intéresse ici) ? si oui, quand ? ».
La durée moyenne de suivi a été de 9,8 années et l’observance a été estimée à 78,9 % à cinq ans et 71,7 % à dix ans. Tout au long de l’étude, 760 participantes ont été diagnostiquées comme nouvellement atteintes d’une pathologie respiratoire chronique dans le groupe vitamine E versus 846 dans le groupe placebo (risque relatif 0,90 ; IC 95 %, 0,81-0,99 ; p = 0,03). En revanche, la supplémentation en vitamine E n’a eu aucun effet sur la survenue de l’asthme (risque relatif 0,99 ; IC 95 %, 0,90-1,08). L’effet de la vitamine E n’a pas été modifié par le tabagisme, le taux de cholestérol ou d’autres cofacteurs.
A.H. Agler, et al. concluent que la prise de 600 UI de vitamine E un jour sur deux permet de réduire de 10 % le risque de se voir diagnostiquer une pathologie respiratoire chronique chez la femme.
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Rédaction : François-Xavier Blanc, UF de pneumologie, CHU Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre. ATS session C103 — Dietary influences for asthma and chronic obstructive pulmonary disease : it’s all about what you eat (Am J Respir Crit Care Med 2010 ;181 : A5183). Communication de A.H. Agler, et al. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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Fistule artérioveineuse pour le traitement de la BPCO sévère : des résultats mitigés
Une fistule artérioveineuse entraîne une augmentation du transport de l’oxygène, probablement par augmentation du débit cardiaque. Une étude multicentrique américaine rapporte la plus grande expérience à ce jour concernant la mise en place de fistules artérioveineuses pour le traitement de la BPCO sévère.
Il s’agissait d’une étude observationnelle chez 56 patients âgés de 64 ans (± 9 ans) (VEMS = 28 ± 10 % pred., DLCO = 32 ± 15 %, PaO2 = 61 ± 10 mmHg et PaCO2 = 44 ± 7 mmHg en air ambiant) ayant accepté la mise en place d’une fistule iliofémorale. Les patients étaient analysés en deux groupes selon la présence ou non d’une amélioration cliniquement pertinente sous oxygène (> 54 m) d’une épreuve de marche de 6 min (19 patients répondeurs et 37 non-répondeurs). Pour tous les patients, la mise en place de la fistule a entraîné une augmentation significative du débit cardiaque à trois mois (+1,82 ± 0,24 L/min), une augmentation des pressions artérielles pulmonaires moyennes (+6,0 ± 1,1 mmHg), de la délivrance en oxygène et une diminution des résistances vasculaires systémiques. Les résistances vasculaires pulmonaires étaient inchangées (–33 ± 20 dynes.s.cm-5). Après trois mois, la distance parcourue lors de l’épreuve de marche en air ambiant augmentait significativement chez les patients répondeurs mais diminuait chez les patients non-répondeurs (différence moyenne de 68 ± 32 m, p = 0,039). Cette amélioration était corrélée avec celle observée sous oxygène à l’état de base, ce qui suggère que la fistule a effectivement amélioré l’oxygénation à l’effort. Une à deux années après l’étude, les auteurs rapportent qu’ils n’ont pas observé d’effet secondaire lié à l’augmentation du débit cardiaque, même chez les patients ayant des comorbidités cardiovasculaires. Une étude prospective contrôlée démarrera fin 2010. La création d’une fistule artérioveineuse améliore donc la capacité à l’effort chez des patients BPCO sévères, mais uniquement dans un petit groupe de patients identifiable par la réponse initiale à une épreuve de marche sous oxygène. L’augmentation du débit cardiaque sans modification des résistances vasculaires pulmonaires suggérerait une amélioration de la vasoconstriction hypoxique.
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Rédaction : Antoine Cuvelier , service de pneumologie et de soins intensifs respiratoires, CHU de Rouen. ATS session A14 — Translational research in chronic obstructive pulmonary disease : novel biomarkers and disease mechanisms. Communication de C.B. Cooper, et al. (Am J Resp Crit Care Med 2010 ; 181 : A1014). L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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Exacerbation aiguë de la BPCO (EABPCO) : quelques pistes en dehors des sentiers battus
Réduire la fréquence ou la sévérité des EABPCO est un objectif thérapeutique d’importance majeure. Plusieurs pistes thérapeutiques sous formes d’essais contrôlés versus placebo sont en cours ou ont été récemment achevés. Ces essais conduits aux États-Unis sous l’égide du NIH ont fait l’objet d’une session ce jour.
Le premier essai appelé (MACRO) a testé l’efficacité de l’administration de macrolide (dont on connaît l’effet anti-inflammatoire, à côté de l’effet antibactérien) sous forme d’azithromycine (administrée à la dose de 250 mg/j versus placebo pendant un an) sur la fréquence et la sévérité des EABPCO. L’inclusion a porté sur 1 142 patients répartis dans les deux bras. Les résultats sont attendus dans moins d’un an. Le second essai (LEUKO) a testé l’effet d’un antileucotriène (le zileuton agissant en inhibant la 5 lipoxygenase) sur l’histoire naturelle des EABPCO. Les 119 patients inclus ont été traités par du zileuton ou du placebo pendant 14 jours au début d’une hospitalisation pour une EABPCO. L’étude est négative sur le critère principal de jugement (durée de séjour hospitalier) ainsi que sur les critères secondaires. Le troisième essai a pour objectif de tester l’effet préventif d’une statine (la simvastatine) sur la fréquence des EABPCO en faisant l’hypothèse là encore d’un effet anti-inflammatoire de la molécule. L’étude prévoit d’administrer de la simvastatine (40 mg/j) ou du placebo pendant un à trois ans chez plus de 1 000 patients (inclusion en cours).
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Rédaction : Hervé Mal, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris. ATS session L5 — Update on ongoing clinical trials in the NHLBI COPD clinical research network (CCRN). L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
Que penser d’une baisse isolée de la DLCO chez les fumeurs asymptomatiques…
Le bilan fonctionnel des fumeurs de plus de 40 ans comprend une spirométrie, mais pas systématiquement une mesure de la capacité de transfert du CO (DLCO). Cette dernière pourrait pourtant identifier des sujets à risque de BPCO.
Harvey B.G., et al. (New-York) ont analysé les explorations fonctionnelles respiratoires de 786 fumeurs non sevrés (âge moyen = 46 ± 9 ans) et asymptomatiques. Parmi les 544 sujets à VEMS/CVF supérieur à 0,7 et CPT supérieur à 80 % th, 100 sujets (18 %) présentaient une baisse isolée de la DLCO inférieure à 80 % th. Les auteurs ont alors suivi un échantillon des deux populations : 21 sujets à DLCO normale sur trois ans (± 1 an) et 22 sujets à DLCO abaissée sur deux ans (± 1,5 an). Parmi les sujets à DLCO normale, 14 % développaient une baisse de la DLCO, et 5 % ont développé une BPCO. En comparaison, parmi les sujets à DLCO abaissée, 32 % ont développé une BPCO. La présence d’une baisse isolée de la DLCO chez des fumeurs non sevrés représente donc un facteur de risque d’évolution vers la BPCO à deux ans.
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Rédaction :Stéphane Jouneau, service de pneumologie, CHU de Rennes. ATS Poster J61 Natural history of asymptomatic smokers with normal spirometry and reduced diffusion capacity : do they develop COPD ? de la session A42 — Chronic obstructive pulmonary disease phenotypes . L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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Le blues tue les patients BPCO…
À partir d’une revue de la littérature, Fan VS, et al. ont montré que l’impact de la dépression chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est loin d’être anodin.
La prévalence de la dépression chez les patients atteints de BPCO est élevée, variant de 16 à 88 % selon les études. Les patients BPCO déprimés ont un taux de mortalité plus élevé que les non-déprimés avec, dans une des études, un taux de mortalité à trois ans de 42 % chez les plus déprimés versus 23 % chez les patients non déprimés. De plus, les patients déprimés présentent un risque relatif (RR) d’exacerbation de leur maladie et d’hospitalisation plus élevé que les non-déprimés (respectivement 1,56 et 1,72). La durée d’hospitalisation pour exacerbation est également significativement plus longue (+1,1 jour) chez les déprimés comparés aux non-déprimés. Les médicaments antidépresseurs ne doivent pas être considérés comme le seul traitement, ce d’autant que le refus du traitement antidépresseur peut atteindre 75 % des patients BPCO dépressifs et la non-observance est relativement fréquente.
Enfin, plusieurs études ont montré que la réhabilitation respiratoire des patients atteints de BPCO, en plus d’améliorer la tolérance à l’effort, diminue la sévérité de leur anxiété et de leur dépression.
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Rédaction : Stéphane Jouneau, service de pneumologie, CHU de Rennes. ATS Session C90 — Depression and obstructive lung disease : state of the science and future directions. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
Le RGO est-il impliqué dans toutes les pathologies respiratoires ?
Une session de l’ATS 2010 a fait le point sur l’implication du reflux gastro-œsophagien (RGO) dans différentes pathologies pulmonaires et sur sa prise en charge thérapeutique.
La prévalence des symptômes du RGO et/ou des épisodes acides œsophagiens (pH-métrie) varie en fonction des pathologies respiratoires : autour de 60 % dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, 30 à 85 % dans l’asthme, 60 % dans la mucoviscidose, 87 % dans la fibrose pulmonaire idiopathique et 76 % chez les patients transplantés pulmonaires. Le lien de causalité entre le RGO et la pathologie respiratoire n’est pas clairement établi. Les inhibiteurs de la pompe à protons n’améliorent pas le SAOS, les symptômes respiratoires de la mucoviscidose et l’asthme, si le RGO est asymptomatique. Les prokinétiques (métoclopramide, dompéridone, baclofène, érythromycine) comme le traitement des comorbidités (obésité, alcoolisme chronique) doivent être envisagés dans le traitement du RGO. En ultime recours, la chirurgie de fundoplicature peut être indiquée. Les résultats sont bons sur le reflux. Cette chirurgie reste le traitement de choix du reflux non acide, diagnostiqué par impédancemétrie œsophagienne avec pH-métrie normale.
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Résumé : Stéphane Jouneau, service de pneumologie, CHU de Rennes, à partir des communications présentées lors de la session A2 : « From asthma to transplantation : gastroesophageal reflux and the lung ». L’auteur déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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Asthme et atopie : un intérêt « croissant » pour la vitamine D ?
L’incidence de l’asthme et de l’atopie augmente dans les pays industrialisés. Des données récentes suggèrent le rôle important de la vitamine D dans le développement pulmonaire fœtal, l’homéostasie des T régulateurs et la fonction du muscle lisse bronchique. Une session était consacrée à l’état de l’art sur le sujet.
L’hypothèse hygiéniste prévalait ces dernières années pour expliquer l’augmentation de l’incidence de l’asthme : la moindre exposition infantile aux infections déséquilibrerait la balance Th1/Th2. Une autre conséquence des modifications de notre mode de vie est une plus grande fréquence de la carence en vitamine D (2/3 de la population aux États-Unis). La vitamine D a un rôle qui n’est pas limité au métabolisme osseux. Il est estimé que 3 % des gènes ont un élément de réponse à la vitamine D dans leur région promotrice. La vitamine D régule la différenciation des cellules alvéolaires de type II et l’alvéolisation pulmonaire fœtale. Elle est également impliquée dans le développement des voies aériennes proximales et distales. La carence in utero en vitamine D dans un modèle animal est associée à un phénotype myogénique des voies aériennes et le développement d’une hyperréactivité bronchique dans la descendance. Il existe une association entre la sévérité de l’asthme et la concentration sanguine de vitamine D chez les enfants. Sur le plan immunologique, la vitamine D est essentielle au développement et au maintien des lymphocytes T régulateurs. Ces lymphocytes ont un rôle essentiel dans la tolérance antigénique. Elle restaure la sensibilité aux corticoïdes des lymphocytes T des patients corticorésistants mesurée par la production d’IL-10. In vitro, sur les cellules musculaires lisses bronchiques, elle inhibe la prolifération cellulaire et l’activité de NF-kB induite par la stimulation des cytokines inflammatoires. Ces données justifient la conduite des études cliniques sur l’intérêt d’une supplémentation en vitamine D chez les patients asthmatiques.
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Rédaction : Émilie Catherinot, service de pneumologie, hôpital Foch, Suresnes. ATS session A10 — Vitamin D and the lung : emerging concepts. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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Mettez un GPS dans le salbutamol pour suivre le traitement de l’asthme à la trace
On ne manque pas d’inventivité pour améliorer le contrôle de l’asthme…
Un ingénieur de l’université du Wisconsin a implanté un GPS sur le spray d’un bronchodilatateur de courte durée d’action de 27 patients asthmatiques, baptisant ce nouvel inhalateur le Spiroscout®. Un signal était envoyé par le GPS à chaque pression sur le spray. Après un mois d’utilisation, les patients recevaient une fois par semaine par mail un relevé horaire de leur consommation de bêta2-mimétiques, ainsi qu’une carte géographique indiquant l’endroit où le spray avait été utilisé. Les médecins avaient la possibilité d’envoyer un message personnalisé d’alerte en cas de consommation trop importante. Après trois mois, le score de contrôle de l’asthme est passé de 17 à 21,2 (p = 0,001) et l’ensemble des symptômes d’asthme ont diminué. Pour expliquer le bénéfice du système, les inventeurs évoquent une amélioration de la communication entre médecin et patient, un suivi plus rapproché, la possibilité de trouver des facteurs déclenchant les symptômes respiratoires grâce au suivi horaire et géographique. Les patients ne se sont pas plaints d’héberger Big Brother dans leur aérosol-doseur de salbutamol.
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Rédaction : : Camille Taillé, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris. ATS Poster A46 — Online feedback about remotely monitored inhaled bronchodilators improves composite measures of asthma control, de David Van Sickle, Wisconsin, États-Unis, de la session B47 — Asthma epidemiology : clinical and pharmacological determinants of asthma outcomes. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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Encore un nouveau bronchodilatateur à longue durée d’action dans l’asthme !
Parmi les nombreuses molécules en voie de développement dans le traitement de l’asthme, il est bien difficile de dire dès à présent lesquelles franchiront les différents stades requis pour être mises sur le marché. L’une d’elles a retenu notre attention, le LAS100977.
Cette molécule est un nouveau bêta2-agoniste de longue durée d’action conçu pour n’être administré par voie inhalée qu’une seule fois par jour. Quatre communications lui ont été consacrées lors de cette conférence. Les données in vitro indiquent qu’elle possède un ratio de sélectivité bêta1/bêta2 comparable au salmétérol et supérieur au formotérol et à l’indacatérol. Sur des bronches humaines isolées, le LAS100977 à un délai d’action rapide, comparable à celui de l’indacatérol mais toutefois un peu moins rapide que le formotérol. Sa durée d’action est la plus prolongée des quatre molécules testées. Un essai de phase I conduit versus placebo chez 48 volontaires sains a montré que ce produit abaissait les résistances des voies aériennes sans net effet dose-réponse, mais avec une action soutenue pendant plus de 24 heures. La tolérance semble acceptable, les effets secondaires le plus souvent rapportés étant habituels avec ce genre de médicament (palpitations, tremblements, nausées, fatigue). Un essai randomisé de phase IIa, réalisé en double aveugle versus placebo et comparateur actif avec cross-over, a également été présenté par J. Beier, et al. : 25 asthmatiques adultes non fumeurs avec un VEMS de base compris entre 60 % et 80 % th. et prenant tous des corticoïdes inhalés ont reçu soit du LAS100977 inhalé à la dose de 5, 10 ou 25 µg une fois par jour, soit du salmétérol inhalé (50 µg x 2/j), soit du placebo. Chacun des patients de ces cinq groupes ne prenait le traitement de l’étude que pendant une journée, puis ne recevait plus rien pendant une semaine avant de passer à un deuxième groupe. Une seule inhalation de LAS100977 a permis d’augmenter significativement le VEMS des patients 24 heures après la prise, et ce, quel que soit le dosage utilisé. Cette amélioration a été supérieure à celle obtenue sous salmétérol (p < 0,05) et, bien évidemment, au placebo (p < 0,0001). Là encore, la tolérance s’est avérée satisfaisante, avec toutefois nettement plus d’événements rapportés avec les deux plus fortes doses de LAS100977.
Cette nouvelle molécule n’est donc pas dénuée d’intérêt. Elle s’ajoutera peut-être un jour aux bêta2-agonistes de longue durée d’action déjà commercialisés si les futurs essais de plus grande envergure se révèlent concluants. À suivre, donc…
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Rédaction : François-Xavier Blanc, UF de pneumologie, CHU Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre. ATS session D21 — Asthma therapy : new targets, new tricks. (Am J Respir Crit Care Med 2010 ; 181 : A5414). Communication J. Beier, et al. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.
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En direct de l’ATS 2010


ASTHME
Encore un nouveau bronchodilatateur à longue durée d’action dans l’asthme !
François-Xavier Blanc, UF de pneumologie, CHU Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre.
Mettez un GPS dans le salbutamol pour suivre le traitement de l’asthme à la trace
Camille Taillé, service de pneumologie, hôpital Bichat.
Asthme et atopie : un intérêt « croissant » pour la vitamine D ?
Émilie Catherinot, service de pneumologie, hôpital Foch, Suresnes.
Le RGO est-il impliqué dans toutes les pathologies respiratoires ?
Stéphane Jouneau, service de pneumologie, CHU de Rennes.
BPCO
Le blues tue les patients BPCO…
Stéphane Jouneau, service de pneumologie, CHU de Rennes.
Que penser d’une baisse isolée de la DLCO chez les fumeurs asymptomatiques…
Stéphane Jouneau, service de pneumologie, CHU de Rennes.
Exacerbation aiguë de la BPCO (EABPCO) : quelques pistes en dehors des sentiers battus
Hervé Mal, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris.
Fistule artérioveineuse pour le traitement de la BPCO sévère : des résultats mitigés
Antoine Cuvelier, service de pneumologie et de soins intensifs respiratoires, CHU de Rouen.
Mesdames, toutes à vos huiles végétales pour sauver vos bronches !
François-Xavier Blanc, UF de pneumologie, CHU Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre.
HYPERTENSION PULMONAIRE
Dépistage de l’hypertension pulmonaire par la tomodensitométrie thoracique : un rêve qui pourrait se réaliser
Hervé Mal, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris.
HTAP
Parlons des chiffres et de l’être dans l’hypertension artérielle pulmonaire idiopathique (HTAPi)
Anh-Tuan Dinh-Xuan, service de physiologie, hôpital Cochin, Paris.
INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUE ET REANIMATION RESPIRATOIRE
Réduire la durée de l’antibiothérapie en réanimation : yes, we can !
Sandrine Pontier, service de pneumologie, CHU de Toulouse.
Timing de la trachéotomie en réanimation : un débat enfin clos ?
Christophe Girault, service de réanimation médicale, CHU de Rouen.
Prévenir la polyneuromyopathie de réanimation : un traitement branché !
Alexandre Demoule, service de pneumologie et réanimation médicale, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris.
Le blues des blouses blanches
Alexandre Demoule, service de pneumologie et réanimation médicale, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris.
Statines et prises en charge de l’« Acute Lung Injury (ALI) » et du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) : Des souris et des hommes !
Christophe Girault, service de réanimation médicale, CHU de Rouen.
Améliorer le postop par une VNI préop : tout un programme !
Christophe Girault, service de réanimation médicale, CHU de Rouen.
INSUFFISANCE RESPIRATOIRE CHRONIQUE
Chirurgie de réduction de volume : une augmentation soutenue de la force musculaire respiratoire
Antoine Cuvelier , service de pneumologie et de soins intensifs respiratoires, CHU de Rouen.
Les bénéfices de la VNI au long cours chez les patients BPCO
Antoine Cuvelier, service de pneumologie et de soins intensifs respiratoires, CHU de Rouen.
La dysfonction diastolique du ventricule gauche : une anomalie sous-diagnostiquée dans l’insuffisance respiratoire évoluée
Hervé Mal, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris.
ONCOLOGIE
Chimiothérapie et cathéter pleural tunnellisé : un couple sans histoire ?
Arnaud Scherpereel, service de pneumologie et oncologie thoracique, CHU de Lille.
Les femmes atteintes de cancer du sein auraient une atteinte des voies aériennes distales
François-Xavier Blanc, UF de pneumologie, CHU Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre.
Ciblage thérapeutique du cancer pulmonaire non à petites cellules : des promesses (encore des promesses… ! ?)
Arnaud Scherpereel, service de pneumologie et oncologie thoracique, CHU de Lille.
Iloprost oral et cancer pulmonaire : peut-on prévenir plutôt que subir ?
Arnaud Scherpereel, service de pneumologie et oncologie thoracique, CHU de Lille.
PATHOLOGIE INFECTIEUSE PULMONAIRE
Azithromycine dans la dilatation des bronches : un max de VEMS
Émilie Catherinot, service de pneumologie, hôpital Foch, Suresnes.
PATHOLOGIE PULMONAIRE INFILTRATIVE
Les mucines : les nouvelles muses de la FPI !
Yurdagul Uzunhan, service de Pneumologie, hôpital Avicenne
Sildénafil dans le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique évoluée
Hervé Mal, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris.
Le premier modèle murin de LAM : de nouvelles perspectives thérapeutiques ?
Camille Taillé, service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris.
Le rituximab dans la protéinose alvéolaire : quel effet !
Yurdagül Uzunhan , service de pneumologie, hôpital Avicenne, Bobigny.
PHYSIOLOGIE
Comment connaître le vieillissement sur le bout des chromosomes ?
Anh-Tuan Dinh-Xuan, service de physiologie, hôpital Cochin, Paris.
RÉHABILITATION RESPIRATOIRE
Le rituximab dans la protéinose alvéolaire : quel effet !
Yurdagül Uzunhan , service de pneumologie, hôpital Avicenne, Bobigny.
Respirer plus pour marcher plus
Sandrine Pontier, service de pneumologie, CHU de Toulouse.
TROUBLES RESPIRATOIRES AU COURS DU SOMMEIL
Diagnostic de SAS chez l’enfant : tout est dans les urines !
Sandrine Pontier, service de pneumologie, CHU de Toulouse.
Faire de l’exercice pour mieux dormir ?
Sandrine Pontier, service de pneumologie, CHU de Toulouse.
Quand l’exercice physique vient au service du SAOS
Jean-Claude Meurice, service de pneumologie, CHU de Poitiers.
Du diagnostic au traitement du SAS : pourquoi faire « compliqué » ?
Jean-Claude Meurice, service de pneumologie, CHU de Poitiers.
TUBERCULOSE ET MYCOBACTÉRIES
Diagnostic rapide de la tuberculose : le MODS est à la mode !
François-Xavier Blanc, UF de pneumologie, CHU Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre.
Mycobactéries non tuberculeuses : deux études importantes
Émilie Catherinot, service de pneumologie, hôpital Foch, Suresnes.
Coordonnateurs de la Mission ATS 2010
Pr Jean-Claude Meurice
Pr Anh Tuan Dinh Xuan
Pr Dominique Valeyre (Président de la SPLF)
Pr Antoine Cuvelier (représentant Rev Mal Respir)
Membres de la Mission ATS 2010
Dr François-Xavier Blanc (Le Kremlin-Bicêtre)
Dr Emilie Catherinot (Paris)
Dr Alexandre Demoule (Paris)
Dr Christophe Girault (Rouen)
Dr Stéphane Jouneau (Rennes)
Pr Hervé Mal (Paris)
Dr Sandrine Pontier (Toulouse)
Pr Arnaud Scherpereel (Lille)
Dr Camille Taillé (Paris)
Dr Yurdagul Uzunhan (Bobigny)



