Cocaïne et BPCO : « very bad trip » vers l’emphysème…

La cocaïne est la deuxième drogue récréative dans le monde, et concerne 5,7 millions de personnes aux États-Unis (2 % de la population). Les complications sont nombreuses, notamment au niveau respiratoire, mais peu de données existent chez les patients atteints de BPCO. 

Une équipe américaine (Floride) a analysé rétrospectivement les 426 dossiers des patients hospitalisés dans leur service via les urgences pour exacerbation aiguë de BPCO (EABPCO) d’octobre 2007 à juillet 2010. Le screening urinaire pour la cocaïne est revenu positif chez 114 patients (fumeurs de cocaïne), ce groupe a été comparé à un groupe BPCO contrôle négatif (n = 154). Les patients cocaïnomanes étaient significativement plus jeunes (50 vs 53 ans, p = 0,0026) et plus souvent d’origine afro-américaine (79 vs 54 %, p = 0,0005). L’emphysème était plus souvent présent sur le scanner thoracique des cocaïnomanes : 72 % vs 55 %. Les cocaïnomanes étaient aussi plus fréquemment fumeurs (96 % vs81 %), mais leurs nombres de paquets-années étaient similaires (30 PA), de même que le pourcentage d’utilisateur de marijuana (14 et 11 %) et d’infection par le VIH (16 et 19 %). La durée d’hospitalisation des deux groupes était identique : 4 jours. Il n’y avait pas non plus de différence significative en termes de nécessité d’hospitalisation en réanimation (37 % vs 34 %, p = 0,67), de recours à la ventilation mécanique (25 % vs 21%, p = 0,56), ou d’utilisation de corticoïdes (71 %vs 73 %, p = 0,89).

 

 

 

 

 


Résumé rédigé par Stéphane Jouneau d’après la communication de V. Seeram, Jacksonville, États-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 


Retour au sommaire

© iSPLF – Mission ATS – MAI 2012