Borg

Rééducation isolée des muscles respiratoires : des bénéfices au-delà des attentes ?

L’atteinte des muscles respiratoires au cours de la BPCO contribue à limiter la tolérance à l’effort en aggravant la dyspnée d’effort. Les auteurs étudient l’effet du réentraînement isolé des muscles respiratoires sur la dyspnée, et ses répercussions sur la tolérance à l’effort et la réponse ventilatoire à l’exercice.

Douze patients atteints de BPCO modérée à sévère, avec atteinte des muscles respiratoires (PImax moyenne ≈ 50 % valeur prédite) sont randomisés en groupe intervention (n = 7) et groupe contrôle (n = 5). Le groupe intervention suit un programme de rééducation des muscles respiratoires fondé sur des exercices de ventilation contre résistance (Powerbreathe®) à raison de trois séries de trente exercices par jour, pendant huit semaines. L’évaluation à l’inclusion et à 8 semaines comporte la mesure de force des muscles respiratoires (PI max/PE max) et un test d’endurance avec score de dyspnée de Borg et mesure du temps d’endurance. La réponse ventilatoire est évaluée par l’activité du diaphragme, reflet de la commande ventilatoire, et la pression œsophagienne, reflet de l’effort ventilatoire.

La fonction des muscles respiratoires s’améliore, avec une augmentation significative de Pimax par rapport au groupe contrôle (+22 cm H2O vs +8). Cette amélioration s’accompagne d’un bénéfice sur la tolérance à l’effort, avec diminution de la dyspnée au cours du test d’endurance, et augmentation significative du temps d’endurance (+6,2 minutes vs +0,3). La réponse ventilatoire à l’effort semble modifiée, comme le suggère la diminution de l’effort et du contrôle ventilatoire à niveau égal de ventilation minute. La rééducation des muscles respiratoires diminue la dyspnée au cours de l’effort, avec un impact sur la tolérance à l’effort et sur la réponse ventilatoire à l’effort.

 

 

 

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Anne Guillaumot d’après la communication de D. Langer, et al. Publication A4159 Inspiratory muscle training reduces respiratory neural drive in patients with COPD
Session C29 : Muscles, exercise assessment, and rehabilitation

 

   
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La marche : la réhabilitation du pauvre… mais ça marche !

L’accès aux programmes de réhabilitation utilisant des équipements de musculation reste limité par la capacité d’accueil insuffisante des structures de réhabilitation et le coût des appareils. Comme alternative un programme basé sur la marche intense supervisée peut être proposé. 

Cent quarante-trois patients atteints de BPCO modérée à sévère (VEMS moyen : 43 % de la valeur prédite), sont randomisés en groupe « intervention » et groupe « soins courants ». L’intervention consiste en deux à trois séances par semaine d’au moins 30 minutes de marche sur terrain plat, à une vitesse d’au moins 80 % de la vitesse mesurée au test de marche de 6 minutes à l’inclusion, pendant 10 semaines. La marche doit être suffisamment intense pour générer une dyspnée d’au moins 3-4 sur l’échelle de Borg. À défaut le patient est encouragé à accélérer son allure de marche. En cas de limitation à la marche (douleurs articulaires ou artéritiques), le patient poursuit à même allure en portant des poids à la ceinture pour augmenter l’intensité de l’effort. Les résultats montrent une amélioration statistiquement significative de la distance au test navette (+ 22 m) et du temps d’endurance (206 secondes) et une amélioration de la qualité de vie (-6 points au questionnaire de Saint-Georges) dans le groupe intervention par rapport au groupe contrôle. Les auteurs proposent d’étendre cette expérience à plus de patients, et de compléter le programme d’un accompagnement éducatif pour amener les patients à adhérer à la pratique de la marche intense au quotidien et à long terme pour maintenir les bénéfices acquis.

La marche apparaît comme une modalité de réentraînement efficace si elle est suffisamment intense, simple, peu coûteuse, réalisable à domicile et au long cours.

 

 

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Anne Guillaumot d’après la communication de S. Wootton, et al. (Litcombe, Australia) Publication A4162 Ground walking training in chronic obstructive pulmonary disease : a randomised controlled trial
Session C29 : Muscles, exercise assessment, and rehabilitation

  

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Le rapport CVF/DLCO : un test simple, non invasif, mais peu sensible pour détecter l’hypertension pulmonaire dans la sclérodermie systémique

La sclérodermie systémique est une maladie auto-immune qui touche essentiellement la peau, les poumons, le tube digestif et l’appareil rénal. L’apparition d’une hypertension pulmonaire change à la fois le pronostic de la maladie (en l’aggravant) et la conduite thérapeutique par le recours aux traitements vasodilatateurs pour traiter l’HTP. Or les signes cliniques de cette complication redoutée dans la sclérodermie systémique sont peu spécifiques et ne permettent pas de poser l’indication du cathétérisme cardiaque, seul examen reconnu pour le diagnostic positif d’HTP.

L’index CVF/DLCO est un paramètre facilement calculable à partir des résultats d’EFR effectuées en routine. Une augmentation de cet index, traduisant une diminution plus importante de la DLCO par rapport à la CVF, serait en faveur d’une atteinte vasculaire prédominante par rapport à l’atteinte interstitielle, compatible avec une HTP débutante ou installée. Cuttica et coll. ont montré une corrélation significative entre le rapport CVF/DLCO et les valeurs hémodynamiques (PAP moyenne, RVP) le score de dyspnée de Borg et la distance de marche au test de 6 minutes. En revanche l’index CVF/DLCO ne permet pas de distinguer les patients répondeurs des non répondeurs.

 

 

 

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Anh-Tuan Dinh Xuan, d’après une communication de M.J. Cuttica, M. Nitzberg, S.J. Shah, J. Dematte, S.R. Rosenberg, R. Kalhan. Pulmonary function as a predictor of response to vasodilator therapy in systemic sclerosis related pulmonary hypertension, [Publication page : A2557]. Session B29 « Diagnostic and prognostic evaluation of pulmonary vascular disease. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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