cancer pulmonaire

Numéro 133 – juin 2016

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ÉDITORIAL
Toxicité financière, nouvel effet indésirable des médicaments innovants, Nicolas Postel-Vinay

VIE DE LA SOCIÉTÉ
Le DPC en pneumologie : mode d’emploi d’un dispositif réglementé et obligatoire Mathieu Larrousse (accès libre)
Groupes de travail : SLA-MN, GREPI, Femmes et poumon Hélène Prigent, Anne Bergeron, Chantal Raherison

INITIATIVES
Asthme sévère : lancement de l’étude FASE pour mieux connaître les patients en vie réelle, Laurent Portel
Un tube nasopharyngé pour traiter le SAOS : nouveau dispositif en cours d’évaluation, Daniel Piperno, Marc Sapène
Sclérose latérale amyotrophique : la « Transat dans un fauteuil », Jacques Lacronique

SANTÉ PUBLIQUE
Cancer du poumon, inégalités de santé et coûts des médicaments innovants motivent un débat public, Christos Chouaïd
Nouveau calendrier vaccinal 2016 : commentaire à l’usage du pneumologue, Nicolas Postel-Vinay

VIGILANCE
Toxicité et effets indésirables des e-cigarettes : toujours rien de grave à l’horizon — Glycopyrrolate et indacatérol dans la BPCO — Combinaison fixe
umacaftor/ivacaftor pour traiter la mucoviscidose avec mutation F508del — Fibrose pleurale sous benfluorex (Médiator) : rare, elle ne nécessite pas de dépistage systématique, Nicolas Postel-Vinay

VARIA
Retenir son souffle pour la conquête de l’extrême : physiopathologie de l’apnée, Bruno Lemmens (accès libre)

CULTURE
L’autre dame aux camélias… Jean-Pierre Orlando

LU POUR VOUS
Pollution atmosphérique : 650 stations de mesure pour suivre les hauts et les bas
Trop de traitements et pas assez d’EFR : quand le diagnostic empirique de BPCO rime avec surdiagnostic Dany Baud

ENCADRÉS
8. FMC, EPP, DPC : histoire et faiblesses, Hervé Pégliasco
8. Le DPC en bref !
10. Les petites annonces
29. Asthme sévère non contrôlé : feu vert de la HAS pour le remboursement

COMMUNIQUÉS DE PRESSE
• Asthme allergique : reconsidérer la place de l’immunothérapie dans les recommandations à la faveur des nouveaux produits • Asthme difficile versus asthme sévère :importance d’une évaluation par étapes •  Efficacité et tolérance de Tagrisso™(osimertinib) • Les 3es Virades de l’espoir : rendez-vous pour aider à vaincre la mucoviscidose
• Boehringer Ingelheim et Inventiva : une nouvelle collaboration dans la FPI

Vers un dépistage systématique du cancer pulmonaire ?

Les résultats de l’essai NLST (National Lung Screening Trial) annoncés par le National Cancer Institute en novembre dernier font débat. Cet essai est le premier essai randomisé à comparer deux modalités de dépistage du cancer pulmonaire, soit par radiographie pulmonaire, soit par scanner thoracique à faible dose, réalisés une fois par an, trois ans de suite, avec un suivi de cinq ans minimum, sur une population cible à risque (fumeurs repentis ou actifs > 30 Pa, de 55 à 74 ans, exclusion des patients aux antécédents de cancer pulmonaire). Les nodules de plus de 4 mm faisaient l’objet d’un suivi et/ou d’investigations complémentaires. Plus de 50 000 patients ont été randomisés. L’objectif de l’essai, la mise en évidence d’une réduction de 20 % de la mortalité par cancer pulmonaire dans le bras « scanner » par rapport au bras « radio », a été atteint avant même la fin programmée du suivi (247 contre 309 décès/100 000 personnes-années,p = 0,004). Il s’agit donc du premier essai montrant de façon solide l’efficacité d’une politique de dépistage du cancer pulmonaire. Beaucoup de questions restent en suspens : quel est le rapport coût-efficacité d’une telle mesure étendue dans le temps ? Faut-il redéfinir et mieux préciser les patients « à risque » (patients BPCO) ? Quel est l’impact sur la santé d’un scanner annuel, même à faible dose ? Peut-on identifier de meilleurs critères de malignité des nodules détectés (utilisation des mesures volumétriques) ? Les résultats complets de l’étude, qui devraient paraître prochainement dans le New England Journal of Medicine, ceux du consortium d’études européennes en cours (notamment, l’étude NELSON) attendus pour l’année prochaine, ainsi que la création par l’International Association for Study on Lung Cancer d’une task force chargée d’émettre des recommandations sur l’application à large échelle du dépistage du cancer pulmonaire par scanner, devraient faire avancer ce débat.

 

 

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Résumé rédigé par A. Cortot d’après la communication de D.R. Aberle, MD, Los Angeles, États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[hr] [themify_button style=”blue  rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]

© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011

Jeudi de la SPLF – Jeudi 5 mai 2011

Pathologie pleurale maligne

Pr Arnaud Scherpereel, Lille

 

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Iloprost oral et cancer pulmonaire : peut-on prévenir plutôt que subir ?

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Iloprost oral et cancer pulmonaire : peut-on prévenir plutôt que subir ?

Associée au sevrage tabagique, la chimioprévention est une piste envisagée dans la prévention primaire du cancer pulmonaire. Parmi les molécules potentielles, après validation préclinique, l’iloprost oral a fait l’objet d’une étude clinique dont les résultats préliminaires sont prometteurs.

La supplémentation en prostacycline par surexpression génique de la prostacycline synthétase ou par apport exogène via l’iloprost oral, un analogue de la prostacycline, est capable de prévenir le développement d’un cancer pulmonaire dans plusieurs modèles murins dont celui de tumeurs induites par l’exposition à la fumée de cigarettes. L’action antitumorale de l’iloprost serait obtenue par activation de la famille des récepteurs nucléaires peroxisomal proliferator-activated receptor (PPAR) gamma, induisant une augmentation des macrophages pulmonaires et une inhibition tumorale. Sur la base de ces données précliniques encourageantes, un essai multicentrique de phase II, en double aveugle, contrôlé versus placebo, récemment clos a évalué l’iloprost chez des sujets à risque élevé de cancer pulmonaire.

Les critères d’inclusion étaient un tabagisme supérieur à vingt paquets-année poursuivi ou sevré, la présence d’atypies au moins légères sur la cytologie de l’expectoration et l’absence d’antécédents de cancer. Une fibroscopie bronchique en lumière blanche et en autofluorescence était réalisée avec des biopsies d’au moins six sites endobronchiques standards ainsi que de toute anomalie potentiellement détectée. Les sujets étaient alors randomisés recevant soit l’iloprost oral (avec escalade de doses), soit un placebo pendant six mois, puis bénéficiaient d’une seconde fibroscopie avec biopsies aux mêmes sites que le premier examen. L’objectif principal de l’essai était la réduction du score histologique des lésions chez tous les sujets, puis étudiés par sous-groupes (fumeurs actifs versus ex-fumeurs).

Cent cinquante-deux sujets étaient inclus dont 125 ont eu deux fibroscopies (n = 60 dans le groupe iloprost et n = 65 pour le placebo). Il existait initialement plus de dysplasies chez les fumeurs actifs que chez les ex-fumeurs (p < 0,001). Chez les ex-fumeurs recevant l’iloprost oral, on observait une amélioration significative du score histologique par rapport au groupe placebo. Aucune différence significative entre les deux groupes n’était observée chez les sujets fumeurs actifs.

En conclusion, l’iloprost oral améliore significativement dans cet essai les dysplasies endobronchiques chez les ex-fumeurs. Ces résultats prometteurs justifient la réalisation d’un essai plus large pour valider si ce traitement peut prévenir le développement d’un cancer pulmonaire.

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Rédaction : Arnaud Scherpereel, service de pneumologie et oncologie thoracique, CHU de Lille. ATS sessions C91 — Late breaking clinical trials L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.
 Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.

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