infectiologie

CLAT (liste des centres de lutte antituberculeuse)

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Mise à jour le 14/06/2021

Ce fichier est mis à jour régulièrement par le Docteur Philippe FRAISSE


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Les autres publications concernant les CLAT

Mycobacterium shimoidei, une mycobactérie pas si sympathique que ça !

Si plus de 150 espèces de mycobactéries non tuberculeuses ont déjà été recensées, notamment grâce aux progrès des techniques moléculaires, certaines restent exceptionnellement décrites comme étant pathogènes. Parmi elles, Mycobacterium shimoidei, isolée pour la première fois en 1968, n’avait jusqu’à présent été associée qu’à 15 cas dans la littérature. T.M. Baird et R. Thomson (Brisbane, Australie) en ont recensé 23 supplémentaires au cours des 15 dernières années dans la province du Queensland et ont rapporté leur expérience à ce sujet.

Entre janvier 2000 et décembre 2015, 23 patients (dont 16 de sexe masculin) ont donc présenté une culture positive pour M. shimoidei. Leur âge moyen était de 66 ans (extrêmes : 29-84 ans) et leurs comorbidités étaient principalement un trouble ventilatoire obstructif (n = 10) et des bronchectasies (n = 6). Seuls 4 patients avaient un examen direct positif. La présentation clinique était dominée par la toux (n = 16) et la perte de poids (n = 9). Sur le plan radiologique, les patients présentaient des excavations (n = 9), mais aussi des nodules ou des aspects d’arbre en bourgeon (n = 8), des consolidations (n = 2) ou un épanchement pleural (n = 1). Comme d’habitude, tous les patients chez qui a été isolée cette mycobactérie n’avaient pas forcément un tableau clinique compatible avec une maladie active et ils n’ont donc pas tous été traités. Dix patients remplissaient les critères de l’ATS/IDSA et au final seulement 6 ont été traités. Les régimes thérapeutiques utilisés étaient très variables, de même que la durée de traitement (de 6 à 24 mois). Globalement, cette mycobactérie est habituellement sensible à la clarithromycine (91 % des cas), la rifabutine (100 % des cas), l’éthambutol (94 % des cas), le sulfaméthoxazole (100 % des cas) et la moxifloxacine (90 % des cas). Les souches étaient également sensibles au pyrazinamide dans 80 % des cas et au linézolide dans 87,5 % des cas. Dans cette série, seuls 8 patients se sont améliorés ou ont été stables, tandis que 2 ont progressé et que 5 sont décédés (dont 3 de cette mycobactériose pulmonaire). Les données de suivi manquaient pour les 8 derniers patients. Au total, cette série qui est de très loin la plus importante au niveau mondial permet de bien mettre en évidence le caractère pathogène de Mycobacterium shimoidei au niveau pulmonaire. Si jamais vous êtes confrontés à cette mycobactérie, les choix thérapeutiques possibles pourront associer clarithromycine, rifabutine et éthambutol, voire moxifloxacine, sulfaméthoxazole ou pyrazinamide. Bon à savoir, au cas où…

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François-Xavier Blanc, CHU de Nantes, hôpital G. et R. Laënnec, Nantes

D’après la communication de T.M. Baird et R. Thomson. Mycobacterium shimoidei – a rare but increasingly recognised pulmonary pathogen. Am J Respir Crit Care Med 2017;195:A5071. Session C25. “Non-tuberculous mycobacteria: from bench to clinic”.

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2017

L’utilisation des fluoroquinolones en pneumologie : à modérer !

E. Huitric a présenté à la fois en communication orale et en session plénière les résultats et les recommandations de l’European Center for Diseases Control pour la prévention et l’amélioration de la prise en charge des tuberculoses.

Il a été constaté en Europe une haute prévalence d’utilisation inappropriée d’antibiotiques, aboutissant à une multiplication par 27 du risque de sélection de tuberculose MDR. Dans leur méta-analyse (incluant 6 études portant sur 4 432 patients ayant une tuberculose pulmonaire), 557 patients avaient été exposés aux fluoroquinolones AVANT le diagnostic de tuberculose. Dans cette sous population, les patients avaient un plus haut risque de tuberculose résistante aux fluoroquinolones (OR = 2,81 (IC95 % 1,47-5,39), comparé aux patients non exposés. Malheureusement, dans les recommandations de prise en charge des pneumopathies aiguës communautaires, les fluoroquinolones apparaissent, selon les guidelines, en première ou en deuxième intention… Très clairement, l’European Center for Diseases Control milite pour une utilisation très modérée des antituberculeux dans la prise en charge des infections respiratoires basses. Il faut, en effet, ne pas oublier que les fluoroquinolones demeurent avec les aminosides, des antituberculeux majeurs de deuxième ligne. Compte tenu de l’arsenal thérapeutique disponible pour les pneumopathies aiguës communautaires, l’usage des fluoroquinolones dans cette indication doit probablement être modéré.

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Claire Andréjak service de pneumologie et réanimation respiratoire, CHU Amiens, Amiens

Session communication orale 53 « MDR- and XDR-TB : epidemiological and public health overview » Communication 205 par E. Huitric, et al  : « Rational use of tuberculosis drugs to prevent the development of drug resistance » Session plénière 484 : « New guidelines in respiratory infections » Communication 4674 par E. Huitric : « Rational use of new TB drugs in the EU »

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© iSPLF – Mission ERS septembre 2012

Thrombolytiques : traitement de choix de l’embolie pulmonaire aiguë submassive

L’embolie pulmonaire (EP) submassive est définie comme une EP intermédiaire c’est-à-dire associée à une dysfonction ventriculaire droite. À l’heure actuelle, l’utilisation d’un traitement par thrombolytique versus traitement conventionnel par héparinothérapie pour les patients atteints d’une EP submassive est controversée. Le traitement par thrombolytique est un traitement efficace, mais non dépourvu d’effets secondaires et de contre-indications (risque hémorragique important).

Une étude rétrospective turque 1 comparait l’efficacité de l’héparinothérapie et du traitement par thrombolytique en cas d’EP submassive et évaluait les complications induites par ces traitements. Trente-neuf patients ont été inclus. Il n’y avait pas de différence sur l’âge, le sexe, ni les facteurs de risque entre le groupe traitement par thrombolytique (n = 20) et le groupe héparinothérapie (n = 19). La pression artérielle pulmonaire (PAP) évaluée à 72 heures de traitement était significativement plus basse dans le groupe thrombolytique (p < 0,001). Aucun saignement majeur ni décès n’a été relevé dans le groupe traitement par thrombolytique. Ainsi, le traitement par thrombolytique pourrait être envisagé dans le cas d’EP submassive.

Ces résultats sont à interpréter prudemment car la définition d’une EP submassive utilisée est fondée sur l’hypoxémie ou sur le diagnostic de thrombose étendue. De plus, l’effectif de l’étude est faible comme dans toutes les études réalisées jusqu’à présent. En fin d’année 2012, nous pourrons nous appuyer sur les premiers résultats d’une étude prospective, multicentrique, randomisée, en double aveugle (étude PEITHO), de plus de 1 000 patients évaluant l’utilisation d’un traitement par thrombolytique versus héparinothérapie dans les EP submassive dont le critère primaire est la mortalité et l’apparition d’un état de choc à 7 jours. Les décès survenant à 30 jours et les complications hémorragiques constituent les critères secondaires. Cette étude devrait permettre d’établir des recommandations claires et précises quant à l’utilisation de la thrombolyse dans le cas particulier de l’EP submassive.

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Cécile Tromeur, service de pneumologie, hôpital de la Cavale Blanche, CHU de Brest

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© iSPLF – Mission ERS septembre 2012

Tuberculose MDR-XDR : des traitements toujours plus longs…

Les précédentes recommandations OMS sur le nombre et la durée du traitement des tuberculoses MDR et XDR étaient fondées sur des opinions d’expert. Afin d’avoir des données d’evidence based medicine, une méta-analyse a été réalisée par Migliori, et al, prenant en compte les données de 26 études concernant 6 724 patients avec une tuberculose MDR (dont 405 tuberculoses XDR). Le taux de succès du traitement diminuait avec l’acquisition de résistance (de 64 % pour les tuberculoses MDR sensibles aux fluoroquinolones et aux antibiotiques injectables à 40 % pour les tuberculoses XDR). Le taux de succès était significativement augmenté lorsque le nombre d’antibiotiques de la phase d’attaque et de la période d’entretien (the continuation phase) était, respectivement, d’au moins 4 (OR = 1,9), puis d’au moins 3 (OR = 5,9) pour les tuberculoses MDR sensibles aux fluoroquinolones et aux antibiotiques injectables et de 6 (OR = 4,9), puis 4 (OR = 6,1) pour les tuberculoses XDR. En termes de durée, le nombre de mois de traitement de la phase d’attaque devrait, pour améliorer significativement le taux de succès, être compris entre 6,6 et 9 mois pour toutes les tuberculoses MDR (y compris les XDR) et entre 20 et 25 mois au total dans tous les cas ! Ces données sont une base de réflexion sur le nombre d’antibiotiques et la durée de traitement recommandée. Elles démontrent une fois de plus que l’acquisition de résistance est clairement associée au pronostic de ces patients.

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Claire Andréjak service de pneumologie et réanimation respiratoire, CHU Amiens, Amiens

Session Communication orale 439 : « Pros and cons of MDR and XDR-TB treatment ». Communication N° 4286 par Migliori, et al. « Outcomes for multidrug-resistant tuberculosis with and without resistance to fluoroquinolones and second-line injectable drugs : A meta-analysis of individual patient data. »

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© iSPLF – Mission ERS septembre 2012

Le score FACED : un nouveau score pour évaluer la gravité des patients ayant des bronchectasies non mucoviscidosiques

Plusieurs auteurs ont déjà proposé d’évaluer la sévérité des bronchectasies du patient non mucoviscidosique à travers le déclin du VEMS, le degré d’atteinte radiologique ou l’existence d’une colonisation à Pseudomonas æruginosa. Néanmoins, une seule variable ne peut pas à elle seule évaluer la sévérité de la maladie et le pronostic de ces patients. L’équipe espagnole de Martinez-Garcia, et al. a établi un score de sévérité : le FACED score, par l’intermédiaire d’une étude de cohorte de 819 patients (397 ayant permis de construire le score et 422 de le valider). Le score FACED a été réalisé via une régression logistique dont le critère de jugement était la mortalité à cinq ans. Parmi les trente variables testées, sept ont été incluses dans le score :
— le VEMS (plus de 50 % théorique = 0, moins de 50 % = 2) ;
— l’existence ou non d’une colonisation à Pseudomonas æruginosa (oui = 1, non = 0) ;
— le score de dyspnée MMRC (0-II = 0, III-IV = 1) ;
— l’âge (plus de 70 ans = 2, moins de 70 ans = 0) ;
— et le nombre de lobes atteints à la radiographie de thorax (1-2 lobes = 0, plus de 2 lobes = 2).
Le score maximal était de sept points. Les auteurs ont ensuite évalué ce score en comparant le taux de mortalité à cinq ans de trois catégories de patients selon le FACED score : score 0-2 (groupe A : léger) : 5,6 % Score 3-4 (groupe B : modéré) : 21,6 % et score 5-7 (groupe C : sévère) 55,9 % de mortalité à cinq ans.
Reste à valider maintenant ce score dans différents pays afin de pouvoir l’utiliser dans notre pratique quotidienne, mais également dans de futures études sur les patients ayant des bronchectasies non mucoviscidosiques.

 

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Claire Andréjak, service de pneumologie et réanimation respiratoire, CHU Amiens, Amiens

Session 307 : Communication orale « Hot topics in respiratory infections » Communication N° 2811, par Martinez-Garcia, et al. « Multidimensional approach to non cystic fibrosis bronchiectasis. The FACED score. »

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© iSPLF – Mission ERS septembre 2012

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