macrolides

Numéro 138 – Avril 2017

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ÉDITORIAL
De l’expérimentation à la « vraie vie » : un défi pour la télémédecine, Nicolas Postel-Vinay

VIE DE LA SOCIÉTÉ
Rapports d’activité 2016 des groupes de travail : Groupe assistance ventilatoire, Jésus Gonzalez ; Groupe dyspnée, Capucine Morélot-Panzini ; Groupe de travail aérosolthérapie, Jean-Christophe Dubus ; Groupe Endoscopie de langue française, Jean- Michel Vergnon ; Groupe Pneumologie et culture, Jean-Pierre Orlando ; Association des jeunes pneumologues, Victor Margelidon-Cozzolino ; Groupe Sarcoïdose francophone, Dominique Valeyre ; Groupe Pathologies pulmonaires professionnelles environnementales et iatrogènes, Denis Caillaud

THÉRAPEUTIQUE
Macrolides au long cours dans les bronchectasies : une stratégie hors AMM, Gaëtan Deslée

NTIC
La base Claude-Bernard en accès libre sur les mobiles, Philippe Eveillard

E-SANTÉ/TÉLÉMÉDECINE
Télémédecine entre pneumologue et généraliste : éviter l’envoi au spécialiste dans certains cas, Philippe Eveillard
La formation au cœur de la spirométrie en médecine générale, Philippe Eveillard, Dany Baud, Nicolas Postel-Vinay
Spiromètres inexacts, manque de formation des opérateurs : espérons que le projet français saura éviter ces écueils ! Thierry Perez

DÉBAT
Place de la VNI dans la BPCO à l’état stable ? Nouvelles précisions sur un sujet à controverses, Claudio Rabec, Marjolaine Georges

INITIATIVES
Améliorer la délivrance de l’oxygénothérapie par ajustement automatisé de l’oxygène : la proposition de FreeO2, François Lellouche, Erwan L’Her
FreeO2 : un nouveau dispositif proche de la mise sur le marché, Entretien Djamel Zekri

SUR LE VIF
Candidats à la présidentielle et tabac : peut mieux faire pour certains ! Justine FRIJA-MASSON

EN PRATIQUE
Soulager les signes respiratoires au domicile du patient : notions pratiques en contexte de soins palliatifs, Nicolas Postel-Vinay, Catherine Monier, Nathalie Métivier, Christine Pailler

VIGILANCE
SAOS : savoir évoquer l’hypothèse d’une origine médicamenteuse, Dany Baud
Prescription informatisée : attention ! l’excès de confiance est source d’erreurs, Nicolas Postel-Vinay

CULTURE
Les Deux Fridas, Jean-Pierre Orlando

LU POUR VOUS
Et si se faire soigner par une femme était une chance… Daniel Piperno
Mycoplasma pneumoniae, un germe fréquent, délicat à diagnostiquer. Et bientôt difficile à traiter ? Aurélien Justet
Service téléphonique pour l’aide au sevrage tabagique
Le sport sur ordonnance devient réalité, Daniel Piperno

MORCEAU CHOISI
« Cas d’une affection périodique des yeux et de la poitrine » : première description princeps du rhume des foins.

ENCADRÉS
Les petites annonces

COMMUNIQUÉS DE PRESSE
Workshop AstraZeneca sur la recherche clinique en santé respiratoire : des données encourageantes, Justine Frija-Masson
– Chiesi commercialise de nouveaux aérosolsdoseurs avec compteur de doses –  Mukk, une application pour les patients atteints de mucoviscidose – La Fédération française d’allergologie publie son Livre Blanc

Numéro 113 février 2013

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ÉDITORIAL
La pilule passe mal Nicolas Postel-Vinay

SANTÉ PUBLIQUE
Indemniser les victimes de l’amiante, plus de 70000 dossiers traités par le Fiva Interview d’Huguette Mauss

SOCIÉTÉ
Lobbys antivaccins versus promoteurs de la vaccination : un combat ancien et inégal, Nicolas Postel-Vinay

ACTUALITÉ DU MÉDICAMENT 
Nouvelle AMM: le bromure d’aclidinium pour traiter la BPCO
Tuberculose multirésistante
Téléobservance et déremboursement
Nicolas Postel-Vinay, Justine Frija-Masson

ENTRETIEN
Humidificateurs domestiques: pas toujours sans risque, et leur bénéfice n’est pas toujours prouvé
Stéphanie Wanin, Véronique Houdouin

INITIATIVES
Thermoplastie ciblée pour les asthmes sévères : participer à l’étude Astmatherm Interview : Michel Aubier

THÉRAPEUTIQUE
Utiliser le terlipressine dans les hémoptysies graves : c’est rationnel, possible, mais… hors AMM
Muriel Fartoukh, Michel Djibré, Antoine Parrot

CULTURE
« Je me guéris pendant que ses malades se soignent et crèvent. » Jean-Pierre Orlando

LU POUR VOUS
33. Grippe A(H1N1) — Nous avons bien fait de vacciner les femmes enceintes !, Justines Frija-masson
34. Anticoagulant oral pour la fibrillation auriculaire: le choix des anciens et des modernes, Nicolas Postel-Vinay
35. Cigarettes électroniques, et s’il ne fallait pas les bannir absolument ?, Nicolas Postel-Vinay

36. Les macrolides dans l’asthme : encore un effort pour être révolutionnaire, Camille Taillé

ENCADRÉS
6 Carnet de suivi BPCO
16 Documents reçus
23 Humidificateurs en vente sur internet
29 Bilan activité 2012 « Pneumologie et culture »
36 Agenda. Petites annonces

COMMUNIQUÉS DE PRESSE
Connaissance par le public des allergies aux pollens d’arbres Mucoviscidose: 10 ans de
dépistage néonatal Fibrose pulmonaire idiopathique : 40 % des pneumologues suivent
des patients Olodatérol et BPCO: le comité consultatif de la FDA approuve le dossier ■ Détérioration de la qualité de vie et BPCO: enquête en médecine générale
Personnes migrantes en situation précaire: un guide pour faciliter leur prise en charge
Lasantepourtous.com: répondre aux questions de santé des personnes migrantes
Veille bibliographique en pneumologie : ma-biblio.com

 

Macrolides dans les pneumonies communautaires hospitalisées : de nouvelles données

Les macrolides en C14 et C15 (érythromycine, clarithromycine, azithromycine) sont connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices. Un bénéfice sur la mortalité d’une bithérapie par bêtalactamines plus macrolides dans les pneumonies hospitalisées, supérieure à une association avec une fluoroquinolone, a été suggéré par quelques études déjà publiées mais d’un faible niveau de preuve. Cependant, un traitement de cinq jours par azithromycine semble associé à un surrisque de décès cardiovasculaire. [1.Ray WA, Murray KT, Hall K et al. Azithromycin and the risk of cardiovascular death. N Engl J Med 2012 May 17 ; 366(20) : 1881-90.]

E.-M. Mortensen a présenté les résultats d’une très large étude multicentrique rétrospective conduite chez les patients âgés de plus de 65 ans, présentant au moins une comorbidité nécessitant trois consultations ou plus par an, et recevant un traitement au long cours, hospitalisés pour pneumonie communautaire, et traités selon les recommandations dans les 48 heures suivant l’admission (bithérapie bêtalactamine + azithromycine ou fluoroquinolone antipneumococcique hors soins intensifs, bithérapie par bêtalactamine + azithromycine ou bêtalactamine + quinolone en soins intensifs). Les critères de jugements étaient la mortalité à 90 jours et les événements cardiovasculaires dans les 90 jours (IDM, arythmie, insuffisance cardiaque, autre). Le score de propension a inclus 59 variables (démographiques, comorbidités, traitement au long cours dont les statines, sévérité de la pneumonie). Soixante-treize mille six cent quatre-vingt-dix patients dans 120 hôpitaux remplissaient les critères d’inclusion et 73 726 ont été matchés avec le score de propension (31 863 dans le groupe azithromycine et 31 863 dans le groupe sans azithromycine). Les deux groupes étaient comparables (15 % de patients en soins intensifs). L’étude a mis en évidence une diminution de la mortalité (OR 0,73 ; IC 95 % [0,70-0,76]) et une augmentation des infarctus dans le groupe azithromycine (OR 1,17 ; IC 95 % [1,08-1,25]). Il n’y avait pas de différence pour les autres événements cardiovasculaires. En analyse par variable instrumentale, l’azithromycine était associée à une diminution de la mortalité de 8 % et une augmentation du risque d’IDM de 3 %, mais une diminution de l’insuffisance cardiaque de 4 %. En d’autres termes, le nombre de patients à traiter pour prévenir un décès est de 21, alors que celui nécessaire pour observer un IDM est de 144, soit 7 décès évités pour un infarctus. Cette étude montre donc un rapport bénéfice risque favorable de l’azithromycine dans le traitement des pneumonies communautaires hospitalisées en association avec les bêtalactamines.

 

 

 

 

 

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Emilie Catherinot d’après la communication d’E.-M. Mortensen, (San Antonio, Etats-Unis)
Session B7 : Macrolides in respiratory infections : panacea or Pandora’s box ?

 

 

 

 

    

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2014

 

Macrolides dans l’asthme : échec et mat pour les fumeurs

La persistance du tabagisme chez les asthmatiques est associée à un moins bon contrôle et à une efficacité réduite des corticoïdes inhalés. Compte tenu de l’importance de l’infiltration bronchique à neutrophiles chez les fumeurs, les macrolides semblent être des molécules particulièrement intéressantes dans ce groupe particulier d’asthmatiques.

Une équipe britannique a donc conduit une étude randomisée chez 77 asthmatiques fumeurs actifs qui recevaient de l’azithromycine à la dose de 250 mg par jour, pendant 12 semaines. Les patients avaient un asthme mal contrôlé (ACQ moyen à 1,76 à l’inclusion), avec un VEMS à 80 % de la valeur prédite en moyenne. La consommation moyenne cumulée était de 25 paquets/année.
Après 12 semaines, les résultats étaient décevants sur toute la ligne : aucune amélioration n’était notée ni sur le débit expiratoire de pointe, ni sur la PC20 ou les scores de contrôle (ACQ et AQLQL). De plus, le pourcentage de neutrophiles dans l’expectoration induite n’était pas non plus modifié par le traitement. Fort heureusement pour un essai aussi négatif, la tolérance du traitement était bonne, et on ne notait pas de modification de la flore bactérienne à la fin de l’étude. Le sevrage du tabac demeure donc d’actualité pour les asthmatiques !

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Camille Taillé, d’après la communication de J. Cameron. « Effects of azithromycin on asthma control, airway inflammation and bacterial colonisation in smokers with asthma : a randomized controlled trial », [Publication Page : A3965]. Session C22 « Asthma therapy ».

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2012

Macrolides au long cours : existe-t-il une place chez les patients BPCO ?

E Connett et coll. ont effectué une analyse post-hoc des données de l’étude prospective contrôlée randomisée azithromycine 250 mg par jour versus placebo. Les auteurs montrent que l’efficacité des macrolides à diminuer la fréquence des exacerbations dans la BPCO est essentiellement retrouvée chez les patients âgés de 65 ans et plus, de sévérité GOLD II et ex-fumeurs. La présence d’un traitement de fond par CSI, LABA et LAMA diminue l’intérêt du traitement par macrolides.

Attention ! Il est trop tôt pour extrapoler ces données à la pratique clinique. Les orateurs ont formellement mis en garde contre des prescriptions trop précoces puisque ces résultats sont issus d’une analyse post-hoc et nécessitent d’être contrôlés par des études construites pour évaluer ces critères, avec en particulier des effectifs adéquats

 

 

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Résumé rédigé par A. Cuvelier d’après la communication de J.E. Connett, Minneapolis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011

Les macrolides au long cours pourraient diminuer la fréquence des exacerbations de la BPCO

RK Albert et coll. ont étudié l’intérêt d’ajouter de l’azithromycine (250 mg/j) pendant 12 mois au traitement de fond habituel chez 1 117 patients BPCO GOLD II à IV. Il s’agit de la plus vaste étude contrôlée randomisée chez des patients à risque d’exacerbations. Les auteurs ont retrouvé une diminution très significative du risque d’exacerbations dans le bras traité (RR = 0,73 ; IC95 % 0,63-0,84 ; p < 0,0001) avec un délai médian de survenue de la première exacerbation de 266 vs 174 jours (p < 0,008). Ces résultats étaient associés à une amélioration de la qualité de vie et à une réduction significative des consultations médicales non programmées. Il a, par contre, été relevé une augmentation significative d’anomalies auditives à l’audiogramme ainsi que une augmentation de la fréquence de bactéries résistantes aux macrolides. Celles-ci apparaissent dans le premier mois de traitement.

Cette étude confirme une étude préliminaire de Seemungal et coll (Am J Respir Crit Care Med 2008) qui avaient retrouvé des résultats similaires avec l’érythromycine 250 mg deux fois par jour. Il est impossible de dire si l’effet clinique est lié aux propriétés antibiotiques des macrolides ou à leurs effets immunomodulateurs ou anti-inflammatoires.

 

 

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Résumé rédigé par A. Cuvelier d’après la communication de R.K. Albert, Aurora.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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