méthotrexate

Micro-environnement du cancer bronchique et microbiote

Micro-environnement du cancer bronchique et microbiote

Avec l’avènement de nouvelles thérapies ciblant le micro-environnement tumoral, dont l’immunothérapie par inhibiteurs des points de contrôle immunitaire, les oncologues thoraciques s’intéressent au microbiote. Il s’agit de l’ensemble des micro-organismes vivant dans un environnement. Cette présentation avait pour but de décrire le microbiote pulmonaire et ses rapports avec la cancérogenèse et l’efficacité de l’immunothérapie.
Le microbiote pulmonaire est 1 000 fois moins dense que le microbiote oral et 106 à 109 fois moins denses que le microbiote intestinal. Cependant, dans sa composition, il est plus représentatif du microbiote intestinal que le microbiote nasal. Il existe une relation triangulaire entre le microbiote, le système immunitaire et le cancer. En effet, le microbiote peut être impliqué dans la cancérogenèse, l’activation de la réponse immunitaire antitumorale ou au contraire l’inhibition de la réponse immunitaire responsable d’une croissance tumorale. Son impact dépend entre autres du micro-environnement tumoral. Celui-ci (et, notamment, les cellules immunitaires et les bactéries intracellulaires présentes) est très hétérogène selon la localisation de la tumeur dans le système respiratoire. Il a été montré que le microbiote pulmonaire pouvait promouvoir le développement de cancers bronchiques en activant l’inflammation médiée par les cellules Tgd. Plusieurs travaux ont montré que le microbiote intestinal était quant à lui associé à l’efficacité des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire dans le cancer bronchique et un répertoire de bactéries a été identifié chez les patients répondeurs.
Toutefois, plusieurs questions restent en suspens comme l’impact des micro-organismes au-delà des bactéries (virus, champignons, parasites), l’intégration d’autres données de l’hôte pour la prédiction de l’efficacité de l’immunothérapie et la possibilité d’agir sur le microbiote pulmonaire pour moduler la réponse à l’immunothérapie. En ce sens, le futur de l’immunothérapie sera peut-être l’intégration de la modulation du microbiote dans les combinaisons thérapeutiques ciblant le micro-environnement.
Pascale Tomasini, service d’oncologie multidisciplinaire et innovations thérapeutiques, hôpital Nord, Marseille
D’après la session 359 : Exciting new developments in lung cancer screening, diagnostics and treatment ; Hortense Slevogt, présentation#4358
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Bonne tolérance du méthotrexate dans la sarcoïdose

Le méthotrexate est utilisé pour le traitement des atteintes sévères de la sarcoïdose et/ou à visée d’épargne cortisonique. Il s’agit le plus souvent de formes chroniques avec une durée de traitement d’au moins à 18 mois. 

Dans les traitements prolongés, les deux principaux effets secondaires étaient la leucopénie et la cytolyse hépatique qui pouvaient dans certains cas conduire à l’arrêt du traitement.

Cremers et al. ont identifié 1 606 patients traités par méthotrexate pour une sarcoïdose dans leur cohorte. Parmi ceux-là, 607 avaient des bilans trimestriels (572 pour la NFS et 587 pour les transaminases). Plus de la moitié des patients recevaient une corticothérapie.

Une leucopénie inférieure à 3 800/mm³ était constatée chez 11,9 % des patients et était le plus souvent réversible lors de la diminution des doses. Les patients afro-américains sont significativement plus représentés dans cette population (56 %).

Une cytolyse hépatique était présente chez 12,8 % des patients et dans de rares cas (1,8 %) supérieure à 3N. Aucun facteur associé à la cytolyse n’était retrouvé mais les données sur le surpoids et les traitements concomitants sont manquantes. La cytolyse survenait dans plus de la moitié des cas 3 mois après le début du traitement, soulignant l’importance de répéter les bilans.

 

 

 

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Diane Bouvry d’après la communication de J.P. Cremers (Maastricht, Pays-Bas) et al. Publication A4077 Methotrexate induced leukopenia and liver test abnormalities in sarcoidosis
Session C25 Thunderball : speeding forward our understanding of sarcoidosis

    

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2014

 
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