oncologie

Mardi du GOLF – Programme 2021

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12 janvier 2021 : Réhabilitation à l’effort et cancer du poumon. Jennifer Arrondeau, Paris

2 février 2021 : Métastases cérébrales et cancer du poumon : les indispensables. Pascale Tomasini, Marseille

2 mars 2021 : Fast-Track diagnostic rapide cancer du poumon. Armelle Lavolé, Paris

6 avril 2021 : Radiothérapie et immunothérapie. Eric Dansin, Lille et Florence Le Tignier, Lille

4 mai 2021 : Indications complexes des Immunothérapies : Fibrose pulmonaire et Maladies autoimmmunes. Boris Duchemann, Bobigny

1er juin 2021 : Rechallenge des immunothérapies. Pierre-Jean Souquet, Lyon

7 septembre 2021 : Maladie oligométastatique traitements loco-ablatifs alternatifs à la chirurgie. Camille Travert , Marseille

5 octobre 2021 : Immunothérapie et sous-types histologiques particuliers. Laurent Greillier, Marseille

2 novembre 2021 : Kras les nouveautés. Marie Wislez, Paris

7 décembre 2021 : Cancer du poumon et réanimation mise au point des indications et des procédures. Anne-Claire Toffart, Grenoble

MAJ 30/11/2020

Micro-environnement du cancer bronchique et microbiote

Micro-environnement du cancer bronchique et microbiote

Avec l’avènement de nouvelles thérapies ciblant le micro-environnement tumoral, dont l’immunothérapie par inhibiteurs des points de contrôle immunitaire, les oncologues thoraciques s’intéressent au microbiote. Il s’agit de l’ensemble des micro-organismes vivant dans un environnement. Cette présentation avait pour but de décrire le microbiote pulmonaire et ses rapports avec la cancérogenèse et l’efficacité de l’immunothérapie.
Le microbiote pulmonaire est 1 000 fois moins dense que le microbiote oral et 106 à 109 fois moins denses que le microbiote intestinal. Cependant, dans sa composition, il est plus représentatif du microbiote intestinal que le microbiote nasal. Il existe une relation triangulaire entre le microbiote, le système immunitaire et le cancer. En effet, le microbiote peut être impliqué dans la cancérogenèse, l’activation de la réponse immunitaire antitumorale ou au contraire l’inhibition de la réponse immunitaire responsable d’une croissance tumorale. Son impact dépend entre autres du micro-environnement tumoral. Celui-ci (et, notamment, les cellules immunitaires et les bactéries intracellulaires présentes) est très hétérogène selon la localisation de la tumeur dans le système respiratoire. Il a été montré que le microbiote pulmonaire pouvait promouvoir le développement de cancers bronchiques en activant l’inflammation médiée par les cellules Tgd. Plusieurs travaux ont montré que le microbiote intestinal était quant à lui associé à l’efficacité des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire dans le cancer bronchique et un répertoire de bactéries a été identifié chez les patients répondeurs.
Toutefois, plusieurs questions restent en suspens comme l’impact des micro-organismes au-delà des bactéries (virus, champignons, parasites), l’intégration d’autres données de l’hôte pour la prédiction de l’efficacité de l’immunothérapie et la possibilité d’agir sur le microbiote pulmonaire pour moduler la réponse à l’immunothérapie. En ce sens, le futur de l’immunothérapie sera peut-être l’intégration de la modulation du microbiote dans les combinaisons thérapeutiques ciblant le micro-environnement.
Pascale Tomasini, service d’oncologie multidisciplinaire et innovations thérapeutiques, hôpital Nord, Marseille
D’après la session 359 : Exciting new developments in lung cancer screening, diagnostics and treatment ; Hortense Slevogt, présentation#4358
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© Info Respiration – EN DIRECT DE L’ERS – Septembre  2020

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