


Clairelyne Dupin, Paris
Cette session a présenté les nouveaux résultats post-hoc concernant le bénéfice du depemokimab dans l’asthme sévère et dans la polypose naso-sinusienne.
Les années passent à l’ERS, et s’il est des choses qui restent immuables, c’est l’intérêt des praticiens pour les données concernant l’ère thérapeutique des biothérapies. C’est encore dans une salle comble ou il fallait ruser pour obtenir une place assise, qu’ont été présentées de nouveaux résultats post-hoc conçernant le bénéfice du depemokimab dans l’asthme sévère et dans la polypose naso-sinusienne (PNS).
Pour mémoire, le depemokimab est la biothérapie la plus récemment autorisée sur le marché. La molécule cible l’IL-5 avec une affinité renforcée, permettant une action ultra-prolongée, une demi-vie allongée et donc un schéma d’injection semestriel.
Le programme d’étude du depemokimab comportait les essais de phase III SWIFT 1 et 2 et la phase d’extension ouverte AGILE dans l’asthme, et les essais de phase III ANCHOR1 et 2 dans la PNS.
Dans SWIFT 1 et 2, 75% des patients présentaient un score de symptômes d’asthme élevé à l’inclusion (ACQ-5 initial ≥ 1,5). A la fin de la deuxième année de traitement, 87 %, 80 % et 73 % de ces patients ayant reçu du dépémokimab ont présenté une diminution des exacerbations, du score SGRQ total et du score ACQ-5, respectivement. De plus, 60% des patients ont atteint le critère d’évaluation composite associant les 3 critères pré-cités.
Parallèlement, des résultats similaires ont été présentés dans le domaine de la PNS.
Pour mémoire, un score SNOT-22 ≥ 40 indique un impact significatif sur la qualité de vie et est un critère justifiant l’utilisation d’un traitement biologique dans la PNS.
Chez les 411 patients présentant un score SNOT-22 ≥ 40 à l’inclusion, les variations moyennes des scores d’obstruction nasale et de perte de l’odorat étaient plus importantes avec le depemokimab qu’avec le placebo à 52 semaines. Des améliorations des scores SNOT-22 globaux et par domaine ont également été observées avec le depemokimab par rapport au placebo.
Evaluer les patients’ reported outcomes est essentiel pour asseoir le bénéfice des biothérapies dans les maladies inflammatoires chroniques. Dans les données complémentaires présentées ce jour, il est démontré que l’administration semestrielle de depemokimab réduit la charge des symptômes quotidiens d’asthme et de PNS et améliore la qualité de vie des patients, d’autant plus que la maladie est intense initialement.
D’après la session 113 du dimanche 6 septembre – présentations 1286 et 1287



