


Clairelyne Dupin, Paris
L’équipe australienne dirigée par le Dr Dennis Thomas a présenté une étude évaluant la suspension estivale du traitement par macrolide dans les maladies obstructives chroniques.
A dose anti-inflammatoire, les macrolides et notamment l’azithromycine sont une des options thérapeutiques pour réduire la fréquence des exacerbations dans les maladies obstructives bronchiques. La durée optimale reste sujette à débat.
L’équipe australienne dirigée par le Dr Dennis Thomas a présenté une étude évaluant la suspension estivale du traitement.
L’essai de non-infériorité en double aveugle et contrôlé par placebo a recruté 83 participants adultes (âge moyen : 67,33 ± 13,13 ; 55 % de femmes) suivant un traitement d’entretien par macrolides pour la prise en charge de l’asthme, de la BPCO ou de bronchectasies 1. Ils recevaient préférentiellement de l’azithromycine (80% des patients) et moins fréquemment de la clarithromycine, roxithromycine ou erythromycine.
Les patients ont été randomisés pour poursuivre ou réduire progressivement le traitement par macrolides (remplacés par un placebo) au début de l’été austral (décembre-février). Des visites de suivi ont été menés à 3, 6 et 9 mois afin d’évaluer la survenue d’exacerbations, de mesurer les scores de contrôle et les symptômes.
Cette étude est négative puisque la non-infériorité n’est pas atteinte : la réduction progressive du traitement par macrolides ne s’est pas révélée non inférieure à la poursuite du traitement, avec des taux d’exacerbation respectifs de 50 % et 33,3 % (différence de risque de 16,2 % ; IC à 95 % : de -4,9 % à 37,2 %, la limite supérieure dépassant la marge de non-infériorité de 20 %). Le délai avant la première exacerbation était plus long dans le groupe « poursuite du traitement » (médiane de 206 contre 82 jours ; rapport de risque : 1,98, IC à 95 % : 1,15 à 3,42 ; p = 0,012). Il n’y avait pas de différence de scores de symptômes entre les 2 groupes.
Bien que certains patients puissent être en mesure d’arrêter leur traitement à long terme par macrolides pendant l’été, un risque de récidive d’exacerbation subsiste et cette attitude ne saurait pas être recommandée avec les résultats de cette étude.
D’après la présentation 1293 Session : 113 Oral
- Thomas D, McDonald V et al. Effect of maintenance macrolide de-escalation during the Australian summer on exacerbations of obstructive airway diseases : a randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Thorax. 2026 Jul 28. PMID : 42521618 ↩



