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Le « One Health », un concept devenu incontournable, particulièrement en pneumologie 

Oratrice à la conférence inaugurale du CPLF cette année, le Pr Haddad vient expliquer avec passion aux lecteurs d’Info Respiration comment s’entremêlent zoonoses, infections respiratoires et activités humaines qui font le lit des pandémies à venir. Elle pose d’ores et déjà les pistes d’un décloisonnement attendu entre médecine vétérinaire et humaine. 


Nadia Haddad d’après une interview réalisée par Agnès Lara
Professeure en maladies réglementées, zoonoses et épidémiologie à l’EnvA, École nationale vétérinaire d’Alfort 

Pr Haddad, comment définiriez-vous le One Health ? 

Même si le principe existe depuis longtemps, il n’a été conceptualisé officiellement qu’en 2004 (conférence de Manhattan « One World, One Health »), et sa définition a été réactualisée tout récemment, au 1er décembre 2021. Les principaux protagonistes de la santé mondiale, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’OMSA (Organisation Mondiale de la Santé Animale, ancien OIE, Office International des Épizooties) et la FAO (l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture) l’ont établie comme « une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes ». Dans cette nouvelle définition est intégrée la notion de développement durable qui n’existait pas auparavant. Cela aurait pu s’appeler aussi Global Health ou One Health and Environnement pour insister sur la dimension écosystémique qui, pour être essentielle, est encore loin d’être évidente pour tous aujourd’hui. 

En quoi les zoonoses respiratoires ont-elles contribué à l’émergence de ce nouveau concept ? 

L’émergence répétée de nombreuses maladies zoonotiques a favorisé une prise de conscience progressive de la nécessité de mieux se préparer à la survenue de nouvelles épidémies, voire pandémies, à venir. L’objectif est d’essayer de les anticiper, ou à défaut, de les détecter précocement afin de pouvoir réagir au mieux. Et effectivement, les zoonoses qui ont le plus marqué les esprits au cours de ces dernières années étaient des maladies respiratoires et impliquaient des virus à ARN, ce qui ne doit rien au hasard. 

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Deuxième édition des États Généraux de la Santé Respiratoire

Après avoir dressé un premier bilan de la santé respiratoire en France, le collectif des États généraux vient de lancer un observatoire de la santé respiratoire le 9 février dernier à l’Assemblée nationale. Des actions concrètes et des propositions sont d’ores et déjà sur la table pour 2023.


Chantal Raherison-Semjen d’après une interview réalisée par Agnès Lara
Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Universitaire de la Guadeloupe

Représentant 27 organisations de patients, d’usagers et de professionnels de santé impliqués dans la lutte contre les maladies respiratoires, le Collectif des États Généraux de la Santé Respiratoire est né fin 2021 sous l’impulsion de la Société de Pneumologie de Langue Française. Alors qu’au moins 10 millions de français sont affectés par des maladies chroniques des voies respiratoires, il s’est donné pour ambition de rassembler l’ensemble des acteurs du domaine pour obtenir la mise en oeuvre d’un grand plan national de la santé respiratoire et environnementale. Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2022, le collectif avait tout d’abord lancé une plateforme de consultation citoyenne, afin de recueillir des propositions pour répondre aux défis les plus prégnants dans ce domaine. Et ces propositions avaient été présentées lors des premiers États Généraux de la Santé Respiratoire le 8 décembre 2021, placés sous le haut patronage du Président de la République (voir aussi notre article dans Info Respiration N°167 de février 2022, p9).

Suivre et évaluer l’état des politiques publiques en santé respiratoire
Réuni le 9 février dernier à l’Assemblée Nationale pour la deuxième édition de ces États Généraux de la Santé Respiratoire, en présence du Ministre de la santé et de la prévention François Braun, le collectif vient de lancer l’Observatoire de la santé respiratoire qui aura pour mission « de suivre et d’évaluer l’état des politiques publiques et d’émettre des propositions pour répondre aux défis des maladies respiratoires » a expliqué le Pr Chantal Raherison-Semjen, représentante du Collectif.
Il dresse une première analyse de l’état des mesures déployées pour améliorer la santé respiratoire, et de leur impact sur les patients. Organisés autour de six thématiques (voir encadré p36), les résultats sont disponibles sur le site du collectif de la santé respiratoire* et auront bien sûr vocation à être enrichis et actualisés chaque année. Pour l’heure, seule la lutte contre les facteurs de risque environnementaux et comportementaux est jugée « en bonne voie ». Le collectif estime en effet que les politiques de santé sont encore moyennes ou insuffisantes dans les 5 autres thématiques et a émis des propositions concrètes à développer dès 2023.

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