Une des premières séances proposées au congrès était un débat sur le phénotypage dans l’asthme. C’est une question d’actualité avec l’arrivée de nouvelles biothérapies dont les premiers résultats indiquent une efficacité quel que soit le phénotype d’asthme sous-jacent.

Dans cette session, il a été rappelé que le diagnostic d’une allergie comme responsable de l’asthme permet de traiter une rhinite associée et de proposer dans certains cas une immunothérapie anti-allergique. De plus, mesurer les éosinophiles et le FeNO permet de prédire la réponse au traitement et est utile pour le suivi de la maladie et l’adaptation du traitement. Les deux orateurs ont rappelé que les taux des éosinophiles et de FeNO sont abaissés sous traitement par corticoïdes par voie orale, mais aussi par corticoïdes inhalés à fortes doses, ce qui impacte le phénotypage correct des patients et risque d’amener à classer des patients T2 dans le groupe des non-T2. Ce concept de l’asthme non-T2 est par ailleurs de plus en plus remis en question. Enfin, les orateurs s’accordent pour dire qu’en plus des biomarqueurs qui permettent de phénotyper les malades, le diagnostic de l’asthme sévère reste une démarche progressive dans laquelle il est important d’éliminer les diagnostics différentiels.

Les sondages des participants étaient 86% pour le phénotypage et 14% contre au début et de 64% pour et 36% contre après la session, ce qui montre bien que le sujet est en évolution mais encore loin d’être tranché.

Cindy Barnig, Service de pneumologie, Pôle Cœur-poumon, CHU de Besançon


D’après la session 93 “T2 high and T2 low asthma: should we care, or should we only care about asthma?” et les communications Pro-Con debate :

632. « We should phenotype before treating asthma: Pro », présentée par Celeste Michala Porsbjerg (Copenhague, Denmark)

633. « We should phenotype before treating asthma: Con », présentée par Marco Idzko (Vienne, Autriche).

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