Congrès

ATS 2026

Retrouvez les brèves des communications rédigées par l’équipe de la Mission ATS

À partir du 17 mai 2026 retrouvez les résumés des communications sous forme de brèves par l’équipe des experts de la Mission ATS 2026

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Syndrome obésité-hypoventilation : comment éviter la réhospitalisation ?

Dans le contexte de l’épidémie mondiale d’obésité, le syndrome obésité-hypoventilation (SOH) est une cause fréquente d’insuffisance respiratoire. Les décompensations hypercapniques répétées exposent ces patients à de fréquentes réhospitalisations, mais les facteurs prédictifs de récidive restent encore mal identifiés. Mieux les comprendre est essentiel pour optimiser la prise en charge des patients SOH.

À partir du réseau de données TriNetX, les auteurs ont analysé les trajectoires de 3120 patients (âge moyen : 57 ± 11 ans, 61% de femmes, IMC moyen : 43 kg/m²) hospitalisés entre 2015 et 2024 pour insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique compliquant un SOH. Le taux de réadmission à 30 jours pour une récidive d’insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique atteignait 22%. L’analyse multivariée retrouvait comme facteurs prédictifs de réhospitalisation l’absence de consultation spécialisée du sommeil dans les deux semaines suivant la sortie (OR : 2,1 ; IC 95% : 1,6-2,8), l’insuffisance cardiaque chronique (OR : 1,7 ; IC 95% : 1,3-2,2), l’insuffisance rénale chronique (OR : 1,5 ; IC 95% : 1,1-2,0) mais aussi l’absence de prescription de ventilation non invasive au domicile (OR : 1,8 ; IC 95% : 1,4-2,3). À l’inverse, les patients bénéficiant à la fois d’une VNI au domicile et d’un suivi précoce en consultation spécialisée présentaient des taux significativement plus faibles de réadmission (12 vs. 28%, p<0,001) et de mortalité à 90 jours (3,5 vs. 7,8%, p=0,02).

Ces résultats plaident en faveur de parcours de soins structurés après une hospitalisation pour décompensation hypercapnique d’un SOH. Ils soulignent l’importance d’une coordination précoce entre réanimation et pneumologie pour une optimisation de la VNI de domicile et une réévaluation programmée des anomalies respiratoires nocturnes. Il faut également souligner la gravité particulière des comorbidités cardiaques et rénales, qui doivent être prises en charge parallèlement.

D’après PughazhendiI et al. Predictors of hypercapnia-related readmission in obesity hypoventilation syndrome: a multi-center real-world analysis using the TrinetX Network. Session D22 : From screening to survival: unequal paths in pulmonary care.

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Du neuf dans la BOS ?…BOF !

La maladie chronique du greffon contre l’hôte (cGVHD) est une complication post allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ACSH) atteignant plus fréquemment la peau et le tube digestif. Le syndrome de bronchiolite oblitérante (BOS) est la seule entité nosologique pulmonaire reconnue par le NIH comme étant de la cGVHD avec une morbi-mortalité majeure. Le traitement de la cGVHD en général et de la BOS en particulier est une problématique non encore résolue…

Nous rapportons les résultats d’une étude de phase 1b/2a 1 évaluant le rovadicitinib (TQ05105), nouvel inhibiteur oral double ciblant les Janus kinases 1/2 et les protéines kinases 1/2 associées à Rho (ROCK-1/2), destiné à traiter les composantes inflammatoires et fibrosantes de la cGVHD. Il s’agit ici d’une étude multicentrique, ouverte, ayant recruté des patients atteints de cGVHD modérée ou sévère, réfractaire aux glucocorticoïdes ou corticodépendante, afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité du rovadicitinib. Les critères principaux comprenaient la sécurité et l’évaluation de la dose. La meilleure réponse globale constituait le critère d’évaluation secondaire. Au total, 44 patients ont été randomisés. Le rovadicitinib a été bien toléré, sans différence de toxicité pour les 2 doses évaluées et aucun événement indésirable n’a entraîné d’arrêt du traitement. L’effet indésirable le plus fréquent était hématologique avec une anémie dans 38,6 %. Le taux de réponse globale (partielle et complète) tous organes confondus était de 86,4 %, sans différence entre les deux groupes de dosage. Les atteintes digestives basses (90%), hépatiques (100%) et dans une moindre mesure cutanées (65%) ont le plus bénéficié de cette molécule.

Concernant le poumon, 26 patients randomisés avaient une BOS évaluée sur le NIH lung symptom score (les résultats d’EFR à l’inclusion n’étaient pas précisés). Aucun patient ne semble avoir été inclus spécifiquement pour la BOS, qui était associée à une autre atteinte d’organe justifiant l’inclusion. Les résultats sont beaucoup moins enthousiasmants avec un taux de réponse partielle à 23,1% (aucune réponse complète) évaluée sur une amélioration du lung symptom score du consensus NIH de 2014. Sur le plan fonctionnel, les auteurs rapportent que pour les 6 patients considérés en réponse partielle était retrouvée une amélioration médiane du VEMS de 12,2 %.

Parmi les stratégies immunosuppressives, comme le belumosudil ou l’axatilimab, le rovadicitinib ne semble pas apporter d’effets bénéfiques majeurs pour le traitement de la BOS post ACSH d’après les données de cette étude de phase 1/2. La phase 3 devrait permettre d’avoir une idée plus précise de l’intérêt ou non du rovadicitinib dans le traitement de la BOS post ACSH. A suivre donc…

D’après la communication orale de Davies S. BOS post HCST. Session D6 (Meet the BOS: phenotypes and pathways in bronchiolitis obliterans syndrome).

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Faut-il tout dégainer pour arrêter de fumer ?

Dans la session consacrée aux actualités en tabacologie, Adam Edward Lang (Altoona, Etats-Unis) a fait le point sur les études évaluant des pratiques auxquelles nous sommes parfois peu habitués : l’association des traitements d’aide au sevrage tabagique entre eux.

La combinaison varénicline et patchs de nicotine, contre-intuitive sur le plan pharmacologique, semble plus efficace selon la dernière méta-analyse publiée, avec un risque relatif (comparativement à la varénicline seule)  de sevrage  sur le long terme (à au moins 3 mois) de 1,33 (IC 95 % : 1,04-1,69) au prix d’une tolérance cutanée moindre 1. L’ATS recommande sous conditions cette association chez certains patients 2. Combiner varénicline et bupropion semble avoir un certain bénéfice à court terme, sans que cela ne persiste à 12 mois selon une méta-analyse de 2019, le RR passant de 1,23 (p=0,033) à 1,13 (p=0,305), avec de meilleurs résultats toutefois chez les fumeurs les plus dépendants 3. La dernière revue Cochrane concluait dans le même sens, en l’absence de bénéfice au-delà de 6 mois, et avec des effets indésirables majorés 4

D’après la communication de AE. Lang : ‘I Just Can’t Quit’: Approaching tobacco treatment for challenging populations (session D3)

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La cytisine, panacée du sevrage tabagique ?

L’aide au sevrage tabagique s’appuie depuis près de vingt ans sur 3 outils : les substituts nicotiniques, le bupropion et la varénicline. Une molécule, la cytisine (ou cytisinicline), pourrait bien bouleverser nos prise en charge. Dans la session consacrée aux actualités en tabacologie, Nancy Rigotti (Boston, Etats-Unis) a abordé les principaux résultats des études sur ce traitement.

La cytisine est un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques. Son mécanisme d’action est similaire à la varénicline. Les essais ORCA 2 et 3 1 ont mis en évidence une efficacité supérieure au placebo de la cytisinicline sur le sevrage à 3 mois (pour ORCA-3 : 30,3% contre 9,4% pour le placebo, p<0,0001), avec un traitement qui semble plus efficace sur 12 semaines plutôt que 6, et un bon profil de tolérance. Néanmoins, certains points restent en suspens : quelle efficacité sans association avec un soutien comportemental, dans le sevrage des autres produits de la nicotine (la cigarette électronique au premier plan), et quelle efficacité par rapport aux autres traitements ? Pour cette dernière question, une revue systématique de 2024 trouvait une efficacité supérieur par rapport aux substituts nicotiniques (RR : 1,36 ; IC 95% : 1,06-1,73), mais pas à la varénicline (RR : 0,96 ; IC 95% : 0,63-1,45) 2. Toutefois, une analyse des résultats des études ORCA 2 et 3 et de l’étude EAGLES (portant sur la varénicline) 3, présentée en poster, a retrouvé une supériorité de la cytisine pour l’abstinence continue à 24 semaines (OR ajusté : 1,9 ; IC 95% : 1,1-3,4) et une meilleure tolérance sur la nausée, effet indésirable fréquemment rapporté avec la varénicline (OR ajusté : 0,1 ; IC 95% : 0,1-0,3).

Un autre poster, toujours basé sur les données des études ORCA 2, ORCA 3 et ORCA V1 (un essai de phase 2 évaluant la molécule pour le sevrage de la cigarette électronique) (4, suggérait que la cytisine pourrait à l’avenir être aussi une solution envisageable dans le sevrage du vapotage, notamment compte tenu de son bon profil de tolérance après 52 semaines de traitement au dosage de 3 mg trois fois par jour, avec seulement 5,7% des patients arrêtant la prise en raison des effets indésirables. Une demande d’AMM a été déposée à la FDA en juin 2025, avec une commercialisation attendue aux Etats-Unis dans le premier semestre 2027. Si la molécule est disponible dans certains pays européens, elle ne l’est pas encore en France, mais il n’est pas exclu qu’elle le devienne dans les mois à venir.

D’après la communication orle de N. Rigotti : ‘For the First time in Forever’: Cytisinicline, a New Medication for Nicotine Dependence (session D3) et les posters de M. Rubinstein : Comparative effectiveness of cytisinicline and varenicline for smoking cessation: a matching-adjusted indirect comparison (session D102) et de N. Rigotti : Cytisinicline for cigarette and e-cigarette smoking cessation: long-term safety data from the orca-ol clinical trial (session C102).

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Le SAHOS : ennemi respiratoire… ou sauveur de la BPCO sous VNI ?

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS) est fréquemment retrouvé chez les patients porteurs de BPCO, et il est classiquement reconnu comme associé à une morbi-mortalité plus importante (exacerbations, pathologies cardiovasculaires, hospitalisations et décès). Les patients obèses ou porteurs de SAHOS sont souvent exclus des études sur la VNI. Le travail présenté ici a regardé de façon spécifique le pronostic des patients ventilés par VNI pour BPCO selon qu’ils ont ou non un SAHOS.

Les critères d’inclusion étaient les suivants : patients porteurs de BPCO de plus de 40 ans ayant eu un remboursement de VNI entre janvier 2015 et le 31 décembre 2019. Un total de 54546 patients ont été inclus (70 ans, 51,2% hommes) : 26781 patients dans le groupe overlap syndrome vs 27764 dans le groupe sans SAHOS. Les patients porteurs d’overlap syndrome étaient plus souvent obèses (65,82% vs. 27,13%) et diabétiques (39,53% vs. 19,99%). La mortalité à 12 mois près mise en place de la VNI était de 33% plus faible dans le groupe overlap syndrome, indépendamment des facteurs de risque habituels (âge, sexe, comorbidités). Ces patients avaient une moindre probabilité d’évolution de l’exacerbation sévère vers le décès (10% vs. 22%) ou de l’exacerbation non sévère vers le décès (5% vs. 18%) que les patients sans SAHOS. De même, l’évolution dans le sens inverse (exacerbation sévère vers l’amélioration) était plus importante dans le groupe overlap syndrome.

Comme toujours, les études tirées de ces bases de données connaissent des limites évidentes, au premier rang desquelles le manque de données cliniques (statut tabagique, index de masse corporelle, données gazométriques) mais aussi d’informations sur la VNI (durée d’observance, données de ventilation…). Ces résultats vont dans le même sens que des études préalables montrant un meilleur pronostic des patients BPCO en surpoids par rapport aux patients dénutris. La recherche d’un SAHOS est donc importante chez les patients porteurs de BPCO afin d’affiner au mieux la prise en charge.

 D’après Pépin J.L. et al. Mortality impact of long-term home non-invasive ventilation in COPD patients with versus without obstructive sleep apnea. Am J Respir Crit Care Med. 12026;212:aamag162.2071.  Session D97.

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IMPALA-2 : le molgramostim lui est bien là !

La protéinose alvéolaire pulmonaire (PAP) auto-immune est une maladie rare liée à des auto-anticorps dirigés contre le GM-CSF, entraînant une dysfonction des macrophages alvéolaires et une accumulation progressive de surfactant dans les alvéoles. Des résultats complémentaires cliniques et de tolérance concernant le molgramostim inhalé, GM-CSF recombinant humain, ont été présentés à l’ATS 2026.

IMPALA-2 est un essai international de phase 3, randomisé, en double aveugle contre placebo, incluant 164 patients atteints de PAP auto-immune recevant du molgramostim inhalé 300 µg/jour (n=81) ou un placebo (n=83) pendant 48 semaines, suivi d’une phase ouverte de 96 semaines durant laquelle tous les patients recevaient le traitement. Dans une première analyse exploratoire centrée sur la tolérance à l’effort, le molgramostim améliorait significativement la distance parcourue sur tapis roulant à 48 semaines. La distance de marche augmentait de +167 mètres dans le groupe traité contre +86,4 mètres sous placebo, soit une différence estimée de +80,6 mètres (p=0,03). La durée d’exercice augmentait également davantage sous molgramostim (+2,0 minutes vs. +1,0 minute ; p=0,03).

Les résultats à long terme de la phase ouverte montrent une poursuite du bénéfice fonctionnel respiratoire. Après 48 semaines de traitement en double aveugle, l’amélioration de la DLCO était déjà significativement supérieure sous molgramostim (+11,6 % vs. +3,7 % ; p=0,0008). Chez les patients traités en continu par molgramostim, cette amélioration se poursuivait jusqu’à 96 semaines avec un gain global de +14,7 % de DLCO par rapport à l’inclusion. Les patients initialement sous placebo puis passés sous molgramostim en phase ouverte présentaient eux aussi une amélioration progressive de la DLCO (+8,8 % entre S48 et S96). La qualité de vie « respiratoire », évaluée par les scores SGRQ, continuait également à s’améliorer au cours du suivi prolongé.  Le profil de tolérance était favorable, sans nouveau signal de sécurité identifié. Ces résultats renforcent la place du molgramostim inhalé comme traitement ciblé prometteur dans la PAP auto-immune, avec un bénéfice non seulement sur les échanges gazeux mais également sur la capacité d’effort et la qualité de vie, y compris à long terme.

D’après les communications de McCarthy C : Molgramostim improves exercise distance and duration in patients with autoimmune pulmonary alveolar proteinosis (aPAP): Results from the IMPALA-2 phase 3 clinical trial. Session B95 (Fibrosis, cough, and inflammation: treatment strategies in ILD) et Long-term efficacy and safety of molgramostim in patients with autoimmune pulmonary alveolar proteinosis (aPAP): Results from the IMPALA-2 Trial open-label treatment period. Poster Board #403.

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Fibrinolyse intra-pleurale : nouvelles données provenant d’une méta-analyse

Les infections pleurales demeurent une cause majeure d’hospitalisation et de morbi-mortalité. Il est maintenant établi depuis l’essai MIST-2 1que la fibrinolyse intrapleurale par l’association de tPa et DNase permet une réduction drastique du recours à la chirurgie. Cependant, en pratique courante, le risque de saignement pleural associé à la fibrinolyse est la complication la plus redoutée. Des interrogations persistent : le risque de saignement varie-t-il en fonction de la dose de tPA ? Est-il lié à la dose cumulée ? Une administration séquentielle est-elle moins risquée ?

JT. Gandhi a présenté une méta-analyse traitant du risque de saignement et du profil de sécurité de la fibrinolyse intra-pleurale par tPA/DNase dans les infections pleurales. Cette méta-analyse inclut 2851 patients à travers 21 études, dont la plus grande cohorte multicentrique connue, celle d’Alkulian publiée en 2022, qui regroupe à elle seule 1833 patients. Le critère de jugement principal de cette méta-analyse était le taux d’effets indésirables. Le taux combiné de saignement est globalement de 4,0%. L’effet indésirable le plus fréquent reste la douleur thoracique, avec un taux combiné de 22,5%. Les hémoptysies et les saignements systémiques restent très rares avec des taux combinés respectifs de 0,42% et 0,24%.

Les critères de jugement secondaires ont exploré l’impact de la réduction de dose, de l’administration séquentielle ou concomitante et de la dose cumulée de tPA sur le risque de saignement. Il n’a pas été retrouvé de différence significative sur le risque de saignement pour aucune de ces modalités.

Suite à ces conclusions, T. Gandhi souligne que les facteurs de risque de saignement propres à chaque patient n’ont pas pu être évalués à l’échelle de cette méta-analyse, ce qui ouvre un questionnement sur l’adaptation de dose selon le profil et le risque de saignement individuel.

D’après Gandhi T. et al., C23-10 Bleeding risk and safety profile of intrapleural TPA/DNase therapy for pleural infection, poster 810.

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Adénocarcinome localisé en verre dépoli : vers une prise en charge personnalisée ?

Les progrès dans la détection précoce et l’abord diagnostique des nodules pulmonaires s’accompagnent d’une évolution vers une personnalisation croissante des stratégies thérapeutiques du cancer du poumon localisé.

Janelle Baptiste (Boston, Massachusetts) a notamment discuté l’essai randomisé de phase III ECTOP-1009 publié par Zhang et al. 1, conduit en Chine, évaluant l’intérêt du curage ganglionnaire médiastinal systématique chez des patients porteurs d’un adénocarcinome de stade I de densité en verre dépoli prédominante.

Les critères d’inclusion étaient extrêmement restrictifs : tumeur solitaire cT1N0M0 ≤ 3 cm, ratio consolidation/tumeur ≤ 0,5 au scanner haute résolution, absence d’adénopathie à l’imagerie, et confirmation peropératoire d’un adénocarcinome invasif.

L’analyse intermédiaire sur 302 patients n’a retrouvé aucune métastase ganglionnaire médiastinale dans les deux bras. L’absence de curage réduisait significativement le temps opératoire (74 vs 109 min ; p<0,001), les pertes sanguines (44 vs 82 mL ; p=0,033), la durée d’hospitalisation (3,9 vs 4,5 jours ; p=0,002) et les complications de grade supérieur ou égal à 2 CTCAE (3,3 % vs 9,3 % ; p=0,003). L’essai a été précocement interrompu du fait d’une analyse intermédiaire positive, néanmoins (i) il s’agissait de patients hautement sélectionnés, (ii) les sujets étaient essentiellement issus de populations asiatiques, (iii) la sélection reposait sur une évaluation radiologique du ratio consolidation/tumeur dont la reproductibilité peut constituer une limite, (iv) le recul oncologique demeure encore limité.

Cette étude illustre l’intérêt d’intégrer l’analyse des caractéristiques morphologiques du cancer bronchique en tant que critère d’agressivité.

D’après la session oncologie thoracique présentée par Janelle Baptiste (D1, ‘Clinical Year in Review’).

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