Avec le soutien institutionnel de

Site internet/Application mobiles (iOS et Android) : Guide Zéphir

Comportent pour chaque thérapeutique inhalée commercialisée, une fiche descriptive du produit et une vidéo éducative d’une durée de 1 à 3 minutes accompagnée d’une bande sonore  qui explique “en pratique” comment prendre son inhalateur

Classeur “Zéphir Étiquettes Dynamiques”

Comporte des étiquettes autocollantes portant le nom du médicament et un QR Code dont la lecture active directement la vidéo qui explique “en pratique” comment prendre son inhalateur. 1 planche de QR Codes est disponible par inhalateur commercialisé. La destination des est d’être apposée sur les ordonnances par les prescripteurs ou les pharmaciens.

PoCKeT “Zéphir Étiquettes Dynamiques”

C’est la version miniaturisée du classeur . 1 QR Code de démonstration par inhalateur commercialisé. 

Disque de poche Zéphir  

Permet en un coup d’œil de visualiser sur une face tous les médicaments classés par type de dispositif et sur l’autre face tous les médicaments classés cette fois-ci par classe thérapeutique.

Flashez (le code sur l’étiquette) !
Inhalez (le médicament) !
Respirez (la vie à pleins poumons)

La respiration (dans le sens impropre que le langage courant donne à ce terme, c’est-à-dire « l’activité ventilatoire » qui anime la cage thoracique de mouvements cycliques, par opposition à la « vraie » respiration, celle de la cellule ; pardon aux physiologistes de céder à une certaine facilité de langage), la respiration donc, est une drôle de fonction végétative. Comme les autres fonctions de ce type, elle est automatique, permanente, autorégulée, et inconsciente. Mais à la différence des autres fonctions vitales, elle peut être détournée de sa fonction homéostatique pour exécuter des manoeuvres respiratoires volontaires, ou des actions qui utilisent le système respiratoire, mais n’ont rien à voir avec la respiration. Ainsi, il n’est pas possible d’arrêter ou d’accélérer son coeur ou son transit intestinal volontairement, mais il est possible d’arrêter de respirer, d’accélérer sa respiration, de prendre sur commande une grande inspiration, etc. Cette possibilité, incroyable quand on y réfléchit, tient à l’organisation anatomique et physiologique de la commande ventilatoire (ah, voici notre physiologiste qui refait surface ; commande respiratoire). En effet, celle-ci est située à l’extérieur de l’organe qui en est la cible, au lieu d’y être intégrée. Les poumons sont ainsi passifs, leurs variations de volume dépendant de muscles striés qui « prennent leurs ordres » d’oscillateurs neuronaux situés dans le système nerveux central, au niveau du tronc cérébral, ordres ensuite relayés par des motoneurones spinaux et des « nerfs respiratoires ». C’est très différent de l’organisation cardiaque ou intestinale, caractérisée par un système nerveux « autonome », incorporé à l’organe lui-même. Un coeur peut battre hors de l’organisme. Hors de l’organisme, les poumons resteront mous. Au grand bonheur du proverbial chat. Le circuit bulbospinal qui régit l’automatisme ventilatoire peut être court-circuité (temporairement) par un circuit corticospinal, qui permet la réalisation de toutes les actions qui ont été énumérées ci-dessus. C’est grâce à ce circuit que l’appareil respiratoire a pu, au fil de l’évolution, devenir un outil indispensable à la communication interhumaine. En effet, sans contrôle cortical de la respiration, impossible de parler, de chanter, de siffler, de jouer de la cornemuse, toutes actions qui requièrent de repousser en arrière-plan l’automatisme respiratoire. C’est aussi grâce à ce circuit qu’il est possible de nager le crawl, de peindre à la paille, de souffler le verre ou les bougies du gâteau d’anniversaire ou des bulles de savon ou les aigrettes d’un pissenlit, de tirer à la sarbacane, de pulvériser certaines maisons de petits cochons… Le contrôle corticospinal de la respiration est extrêmement fin, au point de pouvoir être utilisé pour interagir de façon sophistiquée avec des dispositifs électromécaniques ou des jeux vidéos (« commande au souffle »). À ce stade de la lecture, vous êtes sans doute un certain nombre à vous demander s’il n’y a pas une erreur éditoriale et si c’est bien du guide ZÉPHIR qu’il est question. Rassurez-vous la réponse est oui. Car le contrôle corticospinal de la respiration est crucial pour les pneumologues et leurs patients. C’est l’ennemi quand il permet de tirer sur sa clope et de faire des ronds de fumée. C’est l’allié quand il permet la réalisation des explorations fonctionnelles respiratoires, ou la prise de traitements inhalés de l’asthme ou de la BPCO. Dans ces deux derniers cas, il est nécessaire de réaliser des manoeuvres assez complexes du point de vue neuro-respiratoire. Dans le cas particulier des traitements inhalés, il faut coupler ces manoeuvres respiratoires avec des actions locomotrices, ce qui induit un niveau de complexité encore supérieur.
L’une des caractéristiques de la commande corticale des muscles respiratoires est la facilité avec laquelle des personnes qui n’ont jamais fait certaines manoeuvres sont capables de les maîtriser. Il faut très peu d’essais pour arriver à les réaliser de façon adéquate et reproductible, surtout si elles sont bien expliquées et qu’elles font l’objet d’un « feedback » de la part d’un tiers. Apprendre à quelqu’un à faire correctement une manoeuvre expiratoire forcée est facile. Apprendre à quelqu’un à prendre correctement une bouffée de Ventoline est facile. Facile ? Facile, si cette personne dispose de sa pleine capacité à interférer avec les automatismes respiratoires, qui doivent, comme on l’a vu plus haut, temporairement être mis à l’écart. Chez un individu sain, il faut en effet plusieurs dizaines de secondes avant que l’automatisme respiratoire ne vienne « réclamer son dû » et rappeler à l’organisme qu’il y a du dioxyde de carbone à éliminer (lorsque l’on réalise une apnée volontaire, les 25 ou 30 premières secondes sont « confortables », on ne ressent rien). Mais lorsque l’appareil respiratoire est malade et n’effectue plus sa fonction normalement, ce délai se raccourcit. L’importance de respirer, et la difficulté que cela engendre, l’insupportable dyspnée qui caractérise la totalité des affections respiratoires, privent les patients de la souplesse et de la fluidité respiratoires qui sont l’apanage des « normaux ». La parole devient difficile, plus monotone et « essoufflante ». Il reste beaucoup de bougies allumées sur le gâteau. La maison du petit cochon n’a pas besoin d’être en briques pour rester debout. Les « EFR » deviennent une épreuve épuisante. La prise correcte du traitement inhalé n’est plus un jeu d’enfant, mais un casse-tête d’autant plus délicat que les enjeux en deviennent cruciaux, enjeu de l’efficacité symptomatique, enjeu des exacerbations. Et on ne parle pas de la nécessité, parfois, de réaliser ce casse-tête avec des doigts déformés par l’arhtrose. Prendre correctement un traitement inhalé, c’est crucial pour les patients souffrant de maladies respiratoires, mais cela peut être très difficile pour eux. La facilité d’apprentissage évoquée plus haut manque à l’appel. Il faut donc passer du temps à apprendre (pour le patient), à enseigner et vérifier (pour le prescripteur). Comme chacun le sait, ce temps manque au prescripteur. Et comme chacun a pu le constater au fil des années, le sujet s’est complexifié. En effet, même si faciliter une prise correcte du traitement fait partie des objectifs de l’industrie pharmaceutique qui développe les traitements inhalés, la multiplication des produits, des dispositifs, des modes d’emploi est un obstacle de plus en plus difficile à surmonter sur la voie d’une prise correcte de ces traitements. Or, on sait qu’une prise incorrecte est un facteur d’inobservance (puisqu’elle prive le patient des bénéfices symptomatiques du traitement – pourquoi je continuerais à prendre un « machin » qui « ne fait rien » (sic) –) et un facteur de risque de la survenue d’exacerbations (jusqu’à 50 % d’exacerbations excédentaires chez les patients qui commettent des « erreurs critiques » lors de la prise de leur traitement). Comment résoudre cette équation ? En remplaçant les traitements inhalés par des traitements oraux, évidemment (ou administrés par n’importe quelle autre voie, par exemple sous-cutanée, qui n’expose pas à une « perte de charge » de la substance active pouvant atteindre 80 % de la dose délivrée). Ce n’est pas pour tout de suite, mais cela doit rester présent à l’esprit. En attendant, en améliorant l’éducation thérapeutique, et en en déchargeant le prescripteur de première ligne qui n’a pas le temps de la faire correctement, et qui n’en a pas non plus les moyens, perdu qu’il est au milieu de 65 combinaisons différentes de produits et de dispositifs (oui, 65 ; 39 en 2012 ; incroyable évolution, avec des ajouts constants et jamais aucun retrait), ne disposant pas des démonstrateurs placebo pour cette kyrielle de combinaisons, etc. Depuis plus de 10 ans maintenant, c’est l’objectif de la gamme d’outils ZÉPHIR que d’aider ainsi prescripteurs et patients à tirer le meilleur parti des traitements inhalés de l’asthme et de la BPCO. Le succès de ZÉPHIR a largement démontré son adéquation à la problématique visée. L’élément le plus emblématique de ce succès est représenté par les vidéos ZÉPHIR, en libre accès sur le site de la Société de Pneumologie de Langue Française qui porte cette action, et reprises par de très nombreux partenaires, dont, non des moindres, le dictionnaire Vidal® et ses déclinaisons. Pour autant, ZÉPHIR aide à comprendre, éduque, mais ne vérifie pas, ne donne pas de retour d’information. Il a été démontré que vérification et retour d’information sont des outils puissants d’amélioration des résultats. La télémédecine aujourd’hui, l’intelligence artificielle et l’analyse du mouvement demain, viendront compléter ZÉPHIR et optimiser encore la prise des traitements inhalés de l’asthme et de la BPCO, soyons-en convaincus.
Pour cette nouvelle édition 2022, un immense merci pour leur travail patient, organisé, exhaustif à Valery Trosini-Desert, Marie Antignac, et Marie-Hélène Becquemin, qui portent ZÉPHIR sur leurs épaules depuis le début. Et à la Société de Pneumologie de Langue Française pour avoir accepté de labelliser ZÉPHIR dès 2012 et continuer d’en faire bénéficier la communauté médicale et les patients. Longue vie à ZÉPHIR.
PS : il est impossible de parler de traitements inhalés de l’asthme et de la BPCO à la fin de l’année 2021 sans évoquer l’émotion que suscite l’acquisition par une firme cigarettière majeure – Philip Morris – d’une société qui conçoit et commercialise des dispositifs d’inhalation destinés au traitement de l’asthme et de la BPCO – Vectura – dont certains sont utilisés dans des spécialités pharmaceutiques décrites dans ZÉPHIR. Il est évidemment paradoxal de voir « l’ennemi » prendre possession d’un outil de « l’allié » (voir ci-dessus), et il revient à chaque prescripteur de juger, avec son patient, de l’influence que cet évènement doit avoir sur les schémas thérapeutiques choisis. Mais au-delà de ce paradoxe, cette acquisition laisse présager que demain, de nouvelles modalités de consommation du tabac pourraient ressembler aux modalités d’administration des médicaments qui soignent les maladies liées à ce même tabac. Un comble ! Et une question épineuse, qu’il ne faut certainement pas esquiver, et dont le traitement doit sans doute faire appel à des compétences sortant du cadre de la lutte antitabac traditionnelle, y compris sociologiques, anthropologiques et ethnologiques.

Le comité scientifique ZÉPHIR

Valéry TROSINI-DÉSERT
Pneumologue, Praticien Hospitalier, Service de Pneumologie, Groupe Hospitalier APHP. Sorbonne Université, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris
Marie ANTIGNAC
Pharmacien, Praticien Hospitalier, Pharmacie à Usage Intérieur, Hôpital Saint Antoine, Hôpitaux Universitaires Est Parisien. Coordinatrice du diplôme universitaire d’éducation thérapeutique du patient, de l’Université Paris 11
Marie-Hélène BECQUEMIN
Pneumologue, ancien Maître de Conférence des Universités (Paris 7) – ancien Praticien Hospitalier,
Service d’Explorations Fonctionnelles de la Respiration, de l’Exercice et de la Dyspnée, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles Foix, Paris.
Membre du GAT (Groupe Aérosol Thérapie de la Société de Pneumologie de Langue Française)
Le comité scientifique ZÉPHIR
Pneumologue, Professeur des Universités-Praticien Hospitalier, Département R3S (Respiration, Réanimation, Réhabilitation, Sommeil),
Groupe Hospitalier APHP. Sorbonne Université, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

Retour haut de page
SPLF-APPLI

GRATUIT
VOIR