Nouveaux outils diagnostiques en radiomique
CARAMELLA Caroline, Le Plessis-Robinson
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CARAMELLA Caroline, Le Plessis-Robinson
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COULM Bénédicte, Paris
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Grossesse et allaitement : y a-t-il un risque de toxicité pour l’enfant ? Lire la suite »
TAILLE Camille, Paris
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Impact des variations hormonales au cours de la vie de la femme asthmatique Lire la suite »
RAHERISON-SEMJEN Chantal, Pointe-A-Pitre
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Trajectoires respiratoires au cours de la vie : une différence selon le sexe ? Lire la suite »

Comporte des étiquettes autocollantes portant le nom du médicament et un QR Code dont la lecture active directement la vidéo qui explique “en pratique” comment prendre son inhalateur. 1 planche de QR Codes est disponible par inhalateur commercialisé. La destination des
C’est la version miniaturisée du classeur . 1 QR Code de démonstration par inhalateur commercialisé.
Permet en un coup d’œil de visualiser sur une face tous les médicaments classés par type de dispositif et sur l’autre face tous les médicaments classés cette fois-ci par classe thérapeutique.Flashez (le code sur l’étiquette) !
Inhalez (le médicament) !
Respirez (la vie à pleins poumons)
Édition 2024 du Guide ZEPHIR de la Société de pneumologie de langue française.
Éditorial
Pr Thomas Similowski
Département R3S (Respiration, Réanimation, Réadaptation respiratoire, Sommeil)
Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris
thomas.similowski@sorbonne-universite.fr
thomas.similowski@upmc.fr “Guide Zéphir est une marque déposée de la SPLF“, voici ce que l’on peut lire en exergue de la page internet qui donne accès, librement, aux vidéogrammes “d’aide à l’utilisation des thérapeutiques inhalées dans l’asthme et la BPCO chez l’adulte” (Qu’est cela ? C’est le titre). Cette page se trouve à l’adresse https://splf.fr/videos-zephir/. L’édition 2024 du Guide Zephir,devenu depuis plusieurs années non plus un simple guide, mais une marque désignant un ensemble varié d’outils d’aide à l’éducation thérapeutique. La première édition a été rendue publique en janvier 2012 à l’occasion du congrès de pneumologie de langue française. À l’époque, il s’agissait d’un guide papier et uniquement de cela, qui revêtait la forme d’un numéro spécial de la Revue des Maladies Respiratoires, l’un des journaux officiels de la Société de pneumologie de Langue française. Inutile de revenir sur les évolutions qui ont eu lieu depuis cette date (site internet, disques de poche, vidéos de formation, QR codes d’accès direct à ces vidéos d’abord à coller puis directement intégrées aux ordonnances par certains logiciels de prescription), elles ont été décrites en détail de nombreuses fois sur des supports divers. Inutile également de revenir sur le succès du Guide Zephir que ce soit dans le monde professionnel (de très nombreux prix dans le domaine de la communication médicale et dans celui de l’éducation thérapeutique ; la reprise par le dictionnaire Vidal®, d’autres choses encore) qu’auprès des patients (avec ici un succès attesté par les statistiques de connexion aux vidéos, qui montrent un intérêt non seulement soutenu, mais croissant d’année en année). Si l’on ne revient pas sur les évolutions et sur les succès, il importe de mettre en lumière deux éléments très importants. Le premier concerne les personnes qui rendent possible l’existence du Guide Zephir. Elles sont nombreuses, mais l’une d’entre elles mérite une mention particulière. Il s’agit du Dr Valery Trosini-Desert, qui chaque année porte une attention particulière et une rigueur exceptionnelle à la mise à jour des outils du Guide Zephir, y compris, et ce n’est pas la moindre tâche, la réalisation des vidéogrammes concernant les nouveaux produits et l’intégration de ces nouveaux produits à l’ensemble. Elle est aidée en cela par le Dr Marie Antignac, pharmacienne hospitalière, et le Dr Marie-Hélène Becquemin, dont l’activité passée dans le domaine des aérosols est connue de tous. Pour le coordonnateur, qui signe ces lignes, travailler avec une telle équipe rend les choses simples, très simples. Il faut aussi mentionner les efforts inlassables de Mme Frédérique Baudoin pour convaincre les partenaires du Guide Zephir de son importance, et de l’importance pour eux de continuer à contribuer à une opération d’intérêt général, une caractéristique reconnue par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Au-delà des remerciements personnels que l’auteur de ces lignes peut formuler, ce sont les remerciements de la communauté pneumologique, de tous les prescripteurs de traitements inhalés –quelle que soit leur spécialité– et, surtout, des patients concernés qu’il faut porter vers l’équipe du Guide. Le second élément qu’il faut mettre en lumière, c’est le soutien de la SPLF. Ce soutien a été acquis immédiatement, en 2011, lorsque l’idée du Guide Zephir a été proposée au président en exercice à l’époque, le Professeur Dominique Valeyre, et au rédacteur en chef de la Revue des Maladies Respiratoires, le Professeur Nicolas Roche. Leur enthousiasme a été contagieux auprès de tous leurs successeurs au cours du temps, et cela a été un facteur déterminant des évolutions et des succès qui ont été mentionnés plus haut. Idée d’un petit nombre d’individus au service d’un grand nombre de personnes, une large part de la valeur du Guide Zephir réside dans la nature institutionnelle qu’il a acquise dès sa création et toujours conservée depuis. L’utilisation correcte des thérapeutiques inhalées représente un défi majeur pour les patients concernés, pour les prescripteurs, et pour le système de santé. Cette problématique est particulière à la pneumologie, venant encore compliquer les difficultés d’observance qui grèvent le succès du traitement des maladies chroniques en général, même lorsque ce traitement n’impose pas d’être un artiste de la coordination main-bouche-souffle. L’engagement de la SPLF dans le soutien au Guide Zephir est donc fondamental, et, encore une fois, on peut se féliciter qu’il ait toujours été sans faille. La Professeure Chantal Rahérisson-Semjen, présidente de la SPLF de 2020 à 2022, expliquait lors d’une réunion publique à quel point le Guide était devenu un outil clef de sa pratique professionnelle, et à quel point elle était fière que la SPLF l’ait aidé à se développer au cours du temps. Il faut aussi noter que le Guide Zephir contribue, au travers des revenus qu’il génère, à permettre à la SPLF de financer ses actions, y compris dans le domaine de la recherche. La SPLF et Zephir, “gagnant-gagnant” ? Non. Il faut ajouter un “gagnant” au début, et dire “gagnant-gagnant-gagnant”, le premier “gagnant” désignant les patients atteints d’asthme et de BPCO qui doivent recourir à des traitements inhalés. Ces traitements sont contraignants. Ils sont aussi stigmatisants socialement (personne ne prête beaucoup d’attention à une personne qui prend un cachet en public, mais pour prendre un “petit coup de Ventoline”, il faut s’isoler des regards). Autant, alors, qu’ils soient efficaces, et pour cela qu’ils soient pris correctement. Merci à Valery Trosini-Désert et son équipe et merci à la SPLF de contribuer à ce résultat avec autant de rigueur, d’imagination, et de constance.
Valéry TROSINI-DÉSERT
Pneumologue, Praticien Hospitalier, Service de Pneumologie, Groupe Hospitalier APHP. Sorbonne Université, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris
Marie ANTIGNAC
Pharmacien, Praticien Hospitalier, Pharmacie à Usage Intérieur, Hôpital Saint Antoine, Hôpitaux Universitaires Est Parisien. Coordinatrice du diplôme universitaire d’éducation thérapeutique du patient, de l’Université Paris 11
Marie-Hélène BECQUEMIN
Pneumologue, ancien Maître de Conférence des Universités (Paris 7) – ancien Praticien Hospitalier,
Service d’Explorations Fonctionnelles de la Respiration, de l’Exercice et de la Dyspnée, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles Foix, Paris.
Membre du GAT (Groupe Aérosol Thérapie de la Société de Pneumologie de Langue Française)
Thomas SIMILOWSKI
Pneumologue, Professeur des Universités-Praticien Hospitalier, Département R3S (Respiration, Réanimation, Réhabilitation, Sommeil),
Groupe Hospitalier APHP. Sorbonne Université, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

Parmi plus de 50 000 participants, dont la majorité sont des adolescents et des jeunes adultes, 45% n’ont pas d’intoxication, approximativement 5% sont fumeurs, 15% vapotent régulièrement, 18% ont une double intoxication et 17% ont une triple intoxication.
Au sein des 44 articles sélectionnés, les auteurs ont analysé les thématiques communes. Cette méta-analyse confirme plusieurs sujets d’inquiétude :
1.La triple intoxication devient plus fréquente chez les adolescents et les jeunes adultes, ces dernières années.
2.La cigarette électronique est une porte d’entrée vers l’expérimentation mais aussi l’usage régulier de tabac combustible, de cannabis et d’autres substances illicites.
3.La triple intoxication pourrait avoir des effets toxiques cumulatifs ou synergiques sur le système respiratoire mais aussi sur la santé mentale (anxiété et dépression) comme sur le développement d’usage abusif de substances, en raison d’une exposition croissante à des composés chimiques toxiques.
Ces résultats soulignent la nécessité de politiques de prévention mais aussi de législations strictes pour protéger notamment les adolescents et les jeunes adultes, qui sont particulièrement sensibles à la pression sociale et à la publicité.
Marjolaine Georges, Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, Centre de Référence Constitutif des Maladies Pulmonaires Rares de l’Adulte, CHU Dijon Bourgogne, 14 rue Paul Gaffarel, 21079 Dijon cedex
D’après le poster d’A. Singh et al. Triple threat: examining the concurrent use of E-cigarettes, combustible cigarettes, and marijuana and the public health implications. Am J Respir Crit Care Med 2024;209:A7111 (session D26)
Qu’est-ce que vous prendrez ? Cigarette électronique et… Lire la suite »

L’équipe de Grenoble a rapporté une étude sur les éléments cliniques et polysomnographiques au diagnostic associés à l’arrêt de la PPC. Les patients décédés, ayant bénéficié d’une chirurgie bariatrique ou dont le traitement a été modifié pour une VNI ou une ASV ont été exclus.
Mille cent trente-six patients ont été inclus. Le pourcentage de patients ayant arrêté le traitement à 1, 3 et 5 ans était respectivement de 20,51, 30,37 et 32,57. L’analyse a été faite sur 637 patients ayant des données complètes à l’inclusion. Parmi eux, 453 patients (71%) gardent la PPC à 5 ans, 184 (29%) l’ont arrêtée. En analyse multivariée, le sexe masculin (HR 0,7 [0,51 ;0,95] p=0,02) de même que la sévérité initiale du syndrome d’apnées du sommeil : IAH plus élevé (0,99 [0,98 ;0,99], p<0,01), index de désaturations plus élevé (0,99 [0,98 ;1] p<0,01) et SpO2 nocturne moyenne basse (1,19 [1,1 ;1,29] p<0,01) et SpO2 nocturne minimale basse (1,05 [1,02 ;1,08] p<0,01) semblent jouer un rôle « protecteur » (moins d’arrêts de traitement) alors que la nycturie (1,4 [1,02 ;1,92] p=0,04) et la mauvaise qualité du sommeil évaluée par le temps total de sommeil (0,98 [0,96 ;1] p=0,03) et l’index d’éveils (1,03 [1,03 ;1,05] p=0,01), ont l’effet inverse.
La qualité et la quantité de sommeil au diagnostic sont donc des éléments cruciaux à prendre en compte chez les patients que nous appareillons. Une évaluation spécifique de ces éléments et une prise en charge sont donc nécessaires au moins par l’interrogatoire. L’éducation thérapeutique et un suivi plus attentif peuvent donc être proposés à ces patients spécifiquement.
Sandrine Pontier-Marchandise, Service de Pneumologie et unité des soins intensifs– Clinique des Voies Respiratoires, CHU Larrey, 24 chemin de Pouvourville, TSA 30030, 31059 Toulouse Cedex 9
D’après R Tamisier (A109). Impact of obstructive sleep apnea (OSA) clinical and polysomnographic phenotypic traits on continuous positive airway pressure (CPAP) termination rates : a 5-year follow-up study. Am J Respir Crit Care Med 2024 ; 209 : A6864.

L’étude a donc cherché à développer et à valider un modèle automatisé (algorithme) pour prédire l’échec de l’OHD à partir de dossiers médicaux électroniques de patients adultes ayant bénéficié d’OHD dans sept hôpitaux et en utilisant les données médicales (72 variables) au moment de l’initiation de l’OHD de quatre systèmes de soins informatisés différents. Un modèle dit de « gradient boosting » (GBM) a donc été utilisé pour prédire la survenue du critère principal de jugement (CPJ) composite, soit intubation ou décès, dans les 24h suivant l’initiation de l’OHD. Le modèle a été validé sur trois systèmes de soins informatisés et évalué ensuite sur un quatrième, en le comparant au ROX index (1) par analyse de l’aire sous la courbe (AUC) aux différents « timing » d’évaluation. Parmi les 11 619 patients inclus, 6 787 l’ont été dans la cohorte de validation et 4 832 dans la cohorte de test. Le CPJ est survenu chez 1 410/11 619 patients (12,1%). Lors de la validation externe, l’AUC du modèle GBM pour prédire l’échec de l’OHD à H24 était de 0,760, significativement plus élevé que celui du ROX index (0,696 ; p<0,01) (cf. figure). Cette meilleure performance du modèle GBM par rapport au ROX index était maintenue aux différents temps avant la survenue de l’évènement (intubation ou décès), avec une AUC atteignant 0,848, 0,808 et 0,785 respectivement à 2, 6 et 12 heures avant l’échec (cf. figure) (p = 0,04, p = 0,01 et p<0,01 comparativement au ROX index). Les cinq variables les plus pertinentes du modèle GBM étaient les suivantes : fréquence respiratoire, fraction inspirée en oxygène (FiO2), numération plaquettaire, taux de bicarbonates et de lactates plasmatiques.
Le modèle algorithmique développé et validé dans cette étude apparait donc plus performant que le simple ROX index pour prédire l’échec de l’OHD dans l’IRA hypoxémique. Ce modèle, potentiellement utile pour la prise de décision clinique, nécessitera cependant d’être validé cliniquement et prospectivement, et, d’après les variables les plus performantes, d’être notamment évalué dans différentes étiologies d’IRA hypoxémique.
Figure : Prédiction de l’échec de l’OHD (AUC) à différents temps avant survenue de l’évènement (intubation ou décès) selon le ROX index ou le « Gradient Boosting Model »

Christophe Girault, Service de Médecine Intensive et Réanimation, Hôpital Charles Nicolle, CHU-Hôpitaux de Rouen, 37 boulevard Gambetta & UR 3830, Institut de Recherche et d’Innovation Biomédicale (IRIB), Faculté de Médecine et de Pharmacie, Université de Rouen, 76031 Rouen cedex
D’après la communication de Temte B., et al. Development and external validation of a machine learning model to predict high flow nasal cannula failure. Am J Respir Crit Care Med 2024; 209: A6922. Session D14.

De 2008 à 2023, 264 participants apparentés avec une HRCT initiale ont réalisé une HRCT de suivi ou ont développé une FPF clinique.
À l’inclusion, les ILA étaient absentes chez 202 (77 %) participants et présentes chez 62 participants (23 %) dont 49/62 (80%) n’atteignait pas le seuil de 5% de la “Fleischner” et 13/62 (20 %) atteignant ce seuil.
Au cours d’un suivi moyen de 6,4 (± 2,9) ans, 27/202 (13 %) de ceux sans ILA, 33/49 (67 %) des ILA non “Fleischner”, et 10/13 (77 %) des ILA “Fleischner” observées à l’inscription avaient une progression de leur imagerie.
La présence d’ILA (“Fleischner” et non « Fleischner ») était fortement associée à la progression (aOR 12,08, 95 % IC 6,00-24,34, p<0,0001) tout comme la présence de réticulation unilatérale (4,54 ; 95 % IC 1,38-14,95 ; p=0,01) ou bilatérale (16,32 ; 95 % IC 7,32-36,39 ; p<0,0001), de verre dépoli bilatéral, de bronchectasies de traction et de rayon de miel. Les lésions apicales bilatérales étaient de façon originale aussi associées à la progression (4,22 ; 95 % IC 1,67-10,64 ; p=0,002). En revanche les lésions linéaires en bande ne l’étaient pas.
Au total, les apparentés asymptomatiques des patients atteints de fibrose pulmonaire familiale (FPF) présentant des anomalies interstitielles même peu étendues (<5% d’une zone pulmonaire) ont aussi un risque de progression proche de celui des patients ayant un seuil >5%. Les lésions des coiffes apicales ne sont pas considérées comme des ILA mais ne doivent pas être ignorées dans le suivi des patients.
Florence Jeny, Service de pneumologie, hôpital Avicenne, AP-HP, 125 rue de Stalingrad 93000, INSERM UMR1272 Hypoxie et Poumon, USPN SMBH Bobigny
D’après la communication de M.L. Salisbury. Interstitial lung abnormalities below fleischner-defined thresholds are strongly associated with progression in persons at risk for familial pulmonary fibrosis. Am J Respir Crit Care Med 2024;209:A7213 (Session D92)

L’analyse a porté sur 55 sujets atteints HTAP associée à la méthamphétamine. Parmi eux, 25 (45,5 %) ont arrêté la méthamphétamine et 30 (54,5 %) ont poursuivi leur consommation. L’abstinence était définie comme l’absence de consommation déclarée par le patient et l’absence de résultat positif au dépistage urinaire pendant l’intervalle de suivi. Un dépistage urinaire était réalisé à chaque consultation de suivi. La sévérité initiale de l’HTAP était similaire entre les 2 groupes, ainsi que la prise en charge initiale. Vingt et un (91%) patients devenus abstinents et 20 (84%) consommateurs réguliers étaient traités par thérapie combinée pour l’HTAP. La durée médiane de suivi était de 29,3 [9,9-47,7] mois. Le profil hémodynamique au cours du suivi, évalué par cathétérisme cardiaque droit et échographie cardiaque, était similaire entre les 2 groupes. Enfin, la mortalité était similaire entre les 2 groupes : 3/25 (12 %) chez les abstinents contre 3/30 (10 %) chez les consommateurs réguliers, p=0.813.
Cette étude montre que l’arrêt de la consommation de méthamphétamine chez les patients présentant une HTAP associée à cette drogue n’est pas associé à une amélioration hémodynamique ni à une amélioration de la survie. Des observations similaires avaient été faites dans l’HTAP associée aux anorexigènes (ayant un mécanisme d’action proche) : l’arrêt du médicament ne modifiait pas l’évolution de la maladie.
Athénaïs Boucly, Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, Hôpital Bicêtre, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 78, rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
D’après la communication de Uhland C, from highs to lows: impact of continued methamphetamine usage on pulmonary arterial hypertension, Am J Respir Crit Care Med 2024;209:A7364 (Session D105)
HTAP et méthamphétamine, l’arrêt de la drogue change-t-il le cours de la maladie ? Lire la suite »