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Transidentité: une session pour les aider les pneumologues « lost in transition »

Définition et prévalence
La Dr Clara LEROY, endocrinologue à Lille, a rappelé que la transidentité correspond à une identité de genre non-conforme à son genre assigné à la naissance, plaçant le vécu du sujet au centre de la prise en charge. Une femme trans est une personne assignée homme à la naissance dont l’identité de genre est féminine, tandis qu’un homme trans est une personne assignée femme à la naissance et dont l’identité de genre est masculine. Il est essentiel de distinguer le sexe biologique, anatomique, de l’identité de genre, qui renvoie au sentiment d’être un homme ou femme, ainsi que de l’expression de genre qui correspond à ce qui est donné à voir à autrui. La transidentité concernerait jusqu’à 2 à 5% de la population générale. Elle ne s’inscrit pas dans un cadre pathologique somatique ni psychiatrique. Néanmoins, des co-occurrences psychiatriques sont fréquentes, la transidentité constituant un facteur de vulnérabilité pouvant favoriser anxiété, troubles thymiques et dépression.
Sur le plan médical, le terme de « dysphorie de genre » introduit en 2013, a été remplacé en 2022 par celui d’ « incongruence de genre », la notion de dysphorie impliquant une souffrance qui n’est ni constante ni indispensable. Le parcours médical de transition, individualisé, peut inclure une transition sociale avec un support juridique et associatif et/ou hormonale et/ou chirurgicale, mais le support médical n’est pas indispensable. Ce parcours a été réactualisé dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé en 2025. Il n’existe aucun déterminant biologique, social, familial ni marqueur diagnostic de transidentité, celle-ci relevant d’une démarche d’auto détermination. Il n’est pas attendu du corps médical qu’il pose un diagnostic mais qu’il accompagne.

Quelles thérapeutiques sont utilisées dans la transition de genre ?
Trois axes thérapeutiques peuvent être proposés, sans caractère obligatoire. Le premier est la psychothérapie transaffirmative qui peut permettre de surseoir à un traitement anxiolytique ou thymorégulateur. Le second concerne les traitements hormonaux avant lesquels il est systématiquement proposé une consultation de préservation de la fertilité. Ces traitements sont tous hors AMM et combinent une stratégie de blocage hormonal (agonistes GnRH bloquant l’axe hypothalamo hypophysaire, spironolactone à forte posologie, progestatifs anti gonadotropes) associés simultanément ou secondairement à un traitement hormonal substitutif (œstrogènes ou androgènes) visant le développement des caractères sexuels du genre vécu. Enfin, un traitement chirurgical de féminisation ou de masculinisation peut être envisagé.

Conséquences respiratoires des traitements utilisés pour la transition de genre 
Dans la seconde partie de la session le Pr Laurent PLANTIER (Tours) s’est intéressé aux conséquences respiratoires des traitements utilisés dans la transition de genre. Les données scientifiques chez les personnes transgenres étant limitées, les effets indésirables potentiels peuvent être extrapolés à partir des populations cisgenres.
Parmi les traitements féminisants, le 17β-œstradiol, administré préférentiellement par voie transdermique limite le risque de maladie thromboembolique veineuse (MTEV) par rapport à la voie orale. Néanmoins, les bases de données américaines montrent une incidence de MTEV plus élevée chez les femmes transgenres que chez les femmes cisgenre. La cyprotérone expose à un risque de méningiome et peut entrainer une hyperventilation par stimulation des centres respiratoires liée à l’effet progestatif. La spironolactone n’est pas associée à des effets respiratoires spécifiques mais expose à un risque de DRESS.
Le traitement masculinisant repose principalement sur la testostérone, administrée par voie transdermique ou intramusculaire retard. Les méta-analyses n’ont pas confirmé le sur-risque d’évènement cardiovasculaire. En revanche, de rares cas de microembolies huileuses pulmonaires ont été décrites, se manifestant par une toux dans l’heure suivant l’injection intramusculaire, associée à une dysgueusie. Ces cas sont extrêmement rares (0,3 pour 1000), spontanément résolutifs et sans gravité. Il ne semble pas exister de surrisque d’apnées du sommeil, bien qu’une augmentation de la prévalence des ronflements ait été rapportée.
Enfin, les agonistes GnRH (triptoréline et leuproréline), peptides potentiellement immunogènes, exposent à un risque d’anaphylaxie. Des cas de pneumopathie interstitielle diffuses ont également été décrits chez des hommes traités pour un carcinome de la prostate, avec du verre dépoli et un aspect en « crazy paving ». Ces tableaux survenaient dans les 2 mois suivant l’introduction du traitement et évoluaient généralement favorablement.  


D’après la session A02 Pour aider les pneumologues « lost in transition »
Quelles thérapeutiques sont utilisées dans la transition de genre ? (Dr Clara Leroy)
Conséquences respiratoires des traitements utilisés pour la transition de genre (Pr Laurent PLANTIER)

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Hypertension pulmonaire et BPCO

La session de cet après-midi reprend en premier lieu les dernières définitions de l’hypertension pulmonaire, à savoir une PAPm > 20 mmHg, et, pour parler d’hypertension pulmonaire précapillaire (dans le cadre de la BPCO), une PAPO ≤ 15 mmHg et des RVP > 2 UW. Bien que ces définitions et ces seuils aient évolué au cours du temps, les études de cohortes historiques rapportent la présence d’une hypertension pulmonaire chez la très grande majorité des patients atteints de BPCO.
Chez ces patients, trois mécanismes sont responsables de l’élévation des pressions pulmonaires : la vasoconstriction hypoxique, la raréfaction vasculaire et le remodelage vasculaire pulmonaire.
La vasoconstriction hypoxique et la raréfaction vasculaire entraînent généralement une hypertension pulmonaire modérée, souvent assez linéaire par rapport à la sévérité de l’atteinte respiratoire. À l’inverse, le remodelage vasculaire pulmonaire semble plutôt associé à une atteinte vasculaire très importante, parfois disproportionnée par rapport à une fonction respiratoire relativement préservée. On observe alors une hypertension pulmonaire qui paraît disproportionnée par rapport à la pathologie respiratoire sous-jacente : on parle de BPCO avec phénotype vasculaire.
Cliniquement, ces patients présentent une dyspnée « disproportionnée », des modifications à l’ECG ou des signes indirects marqués d’hypertension pulmonaire à l’échographie, au-delà de la seule élévation de la vitesse de régurgitation tricuspide, ainsi que des épisodes répétés de décompensation cardiaque droite. Sur le plan fonctionnel, on retrouve une obstruction bronchique plutôt modérée, une TLCO très basse, associée à une hypoxémie et une hypocapnie. Au cathétérisme cardiaque, un seuil de RVP > 5 UW a été proposé pour définir l’HTP sévère associée à la BPCO.
Au-delà de la proposition d’un nouveau sous-groupe, cette classification permet de reposer la question du traitement des patients BPCO présentant une hypertension pulmonaire sévère.
La question de la place des traitements spécifiques de l’hypertension pulmonaire a déjà été abordée à plusieurs reprises et reste source de débat. En effet, il existe un risque théorique de dégradation de l’état des patients lié à la vasodilatation des artères pulmonaires. Les études portant sur l’utilisation du bosentan n’ont montré aucun effet sur la distance au test de marche et ont mis en évidence une dégradation des échanges gazeux (baisse de la PaO₂). Les traitements par IPDE5 n’ont pas permis d’amélioration clinique franche, tandis que le tréprostinil inhalé était associé à des effets indésirables importants. Cependant, toutes ces études se sont intéressées à des patients BPCO avec hypertension pulmonaire sans sélectionner les formes les plus sévères, notamment les patients avec un phénotype vasculaire, chez qui l’atteinte vasculaire est possiblement liée à une véritable maladie du vaisseau (remodelage vasculaire) et ne constitue pas uniquement une conséquence de la pathologie respiratoire.
C’est dans ce contexte qu’a été proposée l’étude ERASE-COPD, financée dans le cadre d’un PHRC national, évaluant l’impact du tadalafil per os chez des patients BPCO présentant des RVP > 5 UW et une fonction respiratoire relativement préservée (VEMS > 30 %). On attend les résultats avec impatience.


D’après la session du Vendredi 30/01 16h30 18h00 Session interaction cœur Poumon – Pr MONTANI

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Quels risques cardiovasculaires dans la BPCO ?

En introduction de cette session consacrée aux interactions entre le cœur et le poumon dans la BPCO, le Pr Bauer rappelle que 79,4 % des patients atteints de BPCO présentent une maladie cardiaque ou des facteurs de risque cardiovasculaire, parfois à un stade préclinique.
En effet, de nombreux déterminants sont communs aux deux pathologies : l’âge, le tabagisme et la pollution.
Dans le cadre de la BPCO, les deux principales complications cardiovasculaires sont l’arythmie et l’insuffisance cardiaque. Ainsi, dans les séries issues de la cardiologie, on retrouve une BPCO associée chez 33 à 50 % des patients insuffisants cardiaques.
Au-delà de ces complications, il est important de souligner que l’exacerbation de BPCO constitue un facteur de risque cardiovasculaire majeur, avec une période de vulnérabilité d’environ 30 jours en post-exacerbation, en particulier après une exacerbation hospitalisée, et a fortiori après un séjour en réanimation. Une surveillance rapprochée des événements cardiovasculaires durant cette période apparaît donc nécessaire.
Il est ainsi recommandé de rechercher systématiquement les facteurs de risque cardiovasculaire chez tous les patients atteints de BPCO, et de réaliser un ECG ainsi qu’un dosage du NT-proBNP de manière relativement systématique.
Enfin, il convient de rappeler que les scores actuellement proposés pour évaluer le risque cardiovasculaire ne sont pas adaptés aux patients atteints de BPCO. Leur utilisation doit donc être limitée, ou à tout le moins interprétée avec prudence.
À quand une étude pilotée conjointement par un pneumologue et un cardiologue chez nos patients BPCO ?


D’après la session du Vendredi 30/01 16h30 18h00 Session interaction cœur Poumon – Pr BAUER

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Abonnement Info Respiration

Les abonnements des adhérents de la SPLF à Info Respiration sont collectés par la Société de pneumologie de Langue française.

Ils bénéficient d’un tarif préférentiel (voir tableau ci-dessous). 

Les tarifs pour l’année 2026 sont les suivants (en euros) :

Adhérents SPLF*
France UE-Suisse-DOM-TOM : 40 €
Étudiants (sur justificatif) : 20 €
Autres pays version digitale : 28 €

Non-adhérents France UE-Suisse-DOM-TOM : 80€
Autres pays version digitale : 70 €
Étudiants (sur justificatif) : 36 €

*sous réserve du paiement de la cotisation annuelle à la SPLF
Merci d’imprimer ce document et de le renvoyer avec votre règlement à l’adresse indiquée. Pour plus d’information contacter le secrétariat de la SPLF : secretariat@splf.org

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Poste de Chef(fe) de Clinique Assistant(e) Service de Physiologie – Explorations Fonctionnelles Respiratoires Hôpital Avicenne (AP-HP), Bobigny (93) Prise de poste : novembre 2026 pour une durée de 1 à 4 ans

Le service de Physiologie et explorations fonctionnelles – secteur respiratoire de l’hôpital Avicenne (Bobigny, Hôpitaux Universitaires de Paris Seine-St-Denis) propose un poste de Chef(fe) de Clinique Assistant(e) (CCA) formateur, stimulant et adaptable, au sein d’une équipe investie dans les soins, l’enseignement et la recherche. Le service est composé des secteurs suivants : respiratoire, exercice, sommeil, neurologie, vasculaire (doppler et PO2 transcutanée).
Le poste concerne le secteur respiratoire (± exercice ± sommeil).

Ce poste est particulièrement adapté à un(e) pneumologue souhaitant :
• Acquérir une expertise en réalisation et interprétation d’EFR et à l’utilisation des logiciels adaptés, dans un projet d’exercice libéral ou mixte (libéral/hospitalier).
• Se former à la réalisation d’épreuves d’exercice cardio-respiratoires et développer un projet professionnel en lien avec la réadaptation respiratoire.
• Développer ou maintenir une expertise dans les maladies respiratoires rares, au sein d’un centre de référence national.
• Avoir la possibilité de mener des travaux scientifiques (accès à des bases de données, et temps disponible) dans un projet carrière hospitalo-universitaire, en lien avec l’unité INSERM 1272 « Hypoxie et Poumon » (Dir. : Pr Carole Planès).

Une formation complète à la physiologie respiratoire : EFR, EFX, tests d’hyperventilation, sommeil, allergologie respiratoire sera réalisée à l’arrivée du candidat dans le service.

Interprétation des EFR.
• Réalisation et interprétation de tests de provocation d’hyperventilation.
• Présence régulière dans le service de physiologie explorations fonctionnelles.
• Enseignement de la physiologie (enseignements dirigés ± cours magistraux), participation aux ateliers de simulation et aux ECOS au sein de l’UFR SMBH
Léonard de Vinci (Faculté de médecine de Bobigny, Université Sorbonne Paris Nord).
• Encadrement des étudiant(e)s hospitalier(e)s (en binôme avec le/la CCA du secteur neurologie) et participation à leur évaluation.

• Réalisation d’épreuves d’exercice cardio-respiratoires (EFX).
• Interprétation de polygraphies ventilatoires.
• Participation à des réunions et activités spécialisées :
– DMD Maladies pulmonaires rares (PID).
– RCP nationale EXPO-PID.
– RCA asthme sévère.
– Fibroscopie bronchique et EBUS.
• Activité de consultation (pneumologie, sommeil, allergologie… selon le profil du/de la CCA).
• Participation à des projets de recherche clinique ou translationnelle.

• Accès facilité aux congrès, journées de formation, RCP spécialisées
• Intégration dans un environnement stimulant : centre de compétences des maladies pulmonaires rares
• Participation active aux projets pédagogiques, cliniques et scientifiques du service

Pas de gardes ni d’astreintes.
• Horaires compatibles avec une bonne qualité de vie.
•  Très bonne ambiance de service, tant médicale que paramédicale.
• Activité construite à la carte, selon les aspirations du/de la candidat(e) : clinique, recherche, enseignement.
• L’hôpital Avicenne se situe à Bobigny avec un accès facile en transport en commun, pistes cyclables jusqu’à l’hôpital et parking.
• Food truck à l’hôpital une à deux fois par semaine.

L’équipe de physiologie se compose de :
Secteur respiratoire, exercice et sommeil : Pr Carole Planès (PU-PH), Dr Lucile Sesé (MCU-PH) Dr Thomas Gille (MCU-PH), Dr Simon Chauveau (PH), Dr Fatma Kort (PH), Dr Caroline Diou (PH), Dr Amélie Rivière (PH), 1 poste de CCA.
Secteur neurologie : Dr Sophie Ng Wing Tin (MCU-PH), Astrid de Liège (PH), Julie Mazoyer (PH), Marie Mongin (PH), Dr Philippe Manceau (PH), Dr Arnaud Lapostolle (PH), Francine Mesrati (Attachée), 1 poste de CCA.
Secteur vasculaire : Dr Christine Purser (PH), Dr Antonio Morabito (PH).
10 IDE/techniciennes labo ; 2 AS ; 1 secrétaire.


Pour toute information ou pour postuler, merci de contacter :

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