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Bénéfices et risques de l’azithromycine dans le traitement des pneumonies hospitalisées

Il existe une controverse sur l’intérêt de l’utilisation des macrolides dans le traitement des pneumonies. Une diminution de la mortalité a été rapportée dans des études préliminaires et attribuée à leurs propriétés anti-inflammatoires. Cependant, une augmentation du risque de complications cardiaques a également été soulignée récemment. Mortensen et al. ont réalisé une large étude sur la base de données des vétérans américains. Ils ont inclus 43 301 patients âgés de plus de 65 ans (98,2 % d’hommes, âge moyen de 75 ans) ayant reçu de l’azithromycine en association avec une bêtalactamine versus une fluoroquinolone antipneumococcique ou une association bêta-lactamine-fluoroquinolone. Il n’y avait pas de différence dans les comorbidités des deux populations. En utilisant un score de propension incluant 39 facteurs confondants les auteurs ont observé une augmentation faible, mais significative du nombre d’événements cardiaques à J90 (odds ratio 1,04 et 1,05 pour l’insuffisance cardiaque et l’arythmie respectivement) et une diminution significative de la mortalité avec un odds ratio de 0,84 (IC 0,80 à 0,88).

En conclusion, cette large étude est en faveur de l’intérêt de l’utilisation de l’azithromycine en association dans le traitement des pneumonies sévères.

 

 

 

 

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Émilie Catherinot, d’après la communication de E.M. Mortensen, Dallas, Texas. Azithromycin is associated with increased cardiac events but lower mortality for patients hospitalized with pneumonia. Am J Respir Crit Care Med187 ; 2013. [Publication page A1144]. Session A25 « The changing face of pneumonia and its management ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nouvelles cibles thérapeutiques dans l’HTAP : le temps de la génétique et de l’épigénétique ?

La grande majorité des HTAP survenant dans un contexte familial et plus de 20 % des HTAP sporadiques sont associées à des mutations du gène BMPR2, codant pour un membre de la famille des récepteurs du TGF-β, impliqué dans le contrôle de la prolifération cellulaire. L’épigénétique définit l’ensemble des mécanismes régulant l’expression génique, sans altération des séquences nucléotidiques. Parmi les mécanismes de régulation post-transcriptionnels, les microRNAs (miRNAs) ont un rôle majeur : en se fixant à l’ARNm du gène cible, ils sont capables d’entraîner la dégradation de l’ARNm ou de réprimer la transcription du gène. Actuellement, près d’une dizaine de miRNAs ont été impliqués dans la physiopathologie de l’HTAP. Corriger les anomalies génétiques de BMPR2 ou modifier l’action des miRNAs pourraient constituer des voies thérapeutiques innovantes dans l’HTAP.

Dans ce contexte, une équipe de Cleveland [1] a montré qu’il était possible de restaurer l’expression et la fonction de BMPR-II dans des cellules endothéliales de patients présentant des anomalies du gène BMPR2. Dans les cellules d’un patient présentant une délétion partielle du gène BMPR2, l’utilisation de la chloroquine a permis d’inhiber la dégradation lysosomale de la protéine anormale et ainsi de rétablir une partie de sa fonction. De même, l’utilisation d’une molécule PTC124 (Ataluren) a permis de maintenir la transcription de gène BMPR2 malgré la présence d’une mutation non-sens. Cette molécule est utilisable sous forme orale et actuellement en cours d’évaluation dans d’autres maladies génétiques avec mutation non-sens (mucoviscidose, myopathie de Duchenne).

Plusieurs équipes ont démontré, dans des modèles animaux, l’intérêt thérapeutique potentiel de cibler les anomalies d’expression de miRNAs observés dans l’HTAP. Ainsi, ces équipes ont montré que des modifications d’expression de miRNAs (administration d’anti-miRNA-145 ou administration de miRNA-204) permettaient de corriger l’hypertension pulmonaire expérimentale. [1], [1], [1]

Ces données préliminaires suggèrent que des thérapies ciblant les mutations génétiques de BMPR2 ou ciblant les anomalies de miRNAs pourraient constituer de nouvelles pistes thérapeutiques dans l’HTAP.

 

 

 

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David Montani, d’après les communications :

 

[1] K.M. Drake et al. Therapeutic approaches to correct BMP signaling in heritable pulmonary hypertension. [Publication page : A1026]. Am J Respir Crit Care Med 187. Session A17 « Novel therapeutic targets in pulmonary hypertension ».

[2] J.M. McLendon, et al. Targeted pulmonary delivery of a microRNA-145 inhibitor reverses severe pulmonary arterial hypertension in rats. [Publication page : A2093]. Am J Respir Crit Care Med 187 ; 2013 . Session A97 « The role of microRNAs in pulmonary vascular disease ».

[3] . G. Margaillan, et al. RUNX2 regulates the normoxic activation of the hypoxic inductible factor (HIF-1) under the influence of miR-204 in pulmonary arterial hypertension. [Publication Page : A2094]. Am J Respir Crit Care Med 187. Session A97 « The role of microRNAs in pulmonary vascular disease ».

[4] S.R. Joshi, et al. Treatment with anti-microRNA145 in an experimental model of occlusive pulmonary arterial hypertension reverses vascular remodeling. [Publication page : A2095]. Am J Respir Crit Care Med 187. Session A97 « The role of microRNAs in pulmonary vascular disease ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Relations nez/bronches dans l’asthme : STAN, un essai clinique qui dérange !

L’existence de liens entre rhinite et asthme est bien connue et repose sur de nombreux arguments épidémiologiques, cliniques et physiopathologiques. L’existence d’une atteinte chronique des voies aériennes supérieures fait classiquement partie des facteurs de risque d’asthme mal contrôlé. En conséquence, il est de pratique courante de proposer aux patients asthmatiques de traiter leur nez pour améliorer leur asthme. Cette attitude thérapeutique, communément admise, repose davantage sur des hypothèses physiopathologiques et sur quelques études épidémiologiques transversales rapportant un moindre accès aux soins des patients asthmatiques recevant un traitement de leur atteinte nasale que sur des essais thérapeutiques prospectif à long terme. Dans ce domaine la communication dimanche 19 mai au congrès de l’ATS des résultats de l’étude STAN (Asthma and nasal steroids) a jeté un sacré pavé dans la mare des « United Airways » supporters. Cet essai clinique académique (donc non financé par l’industrie pharmaceutique) a sélectionné 388 asthmatiques non contrôlés (enfants de plus de 6 ans et adultes). Le non-contrôle de l’asthme était établi par un score < 19 au test ACT ou à sa variante cACT (childhood ACT) chez l’enfant. Tous ces patients avaient une symptomatologie rhino-sinusienne confirmée par un questionnaire spécifique. Ils ont été randomisés en deux groupes, l’un recevant un placebo, l’autre une corticothérapie endonasale (mométasone 50 microg/j dans chaque narine chez l’enfant et 100 microg/j dans chaque narine chez l’adulte) pendant six mois. L’objectif principal était l’évolution du contrôle de l’asthme. Celui-ci s’est amélioré modestement au cours de l’étude dans les deux groupes sans différence significative entre le bras traité et le bras placebo. De façon non surprenante, la symptomatologie nasale et la qualité de vie spécifique liée à l’atteinte nasale se sont améliorées de façon significative dans le sous-groupe des adultes traités par corticothérapie endo-nasale mais cet effet n’était pas observé chez l’enfant. Dans le sous-groupe des enfants un effet significatif (mais tout juste, p = 0,049) a été noté sur l’amélioration du VEMS dans le groupe traité par rapport au groupe sous placebo. Toutes les autres analyses concernant les évènements liés à l’asthme ou l’évolution de la fonction ventilatoire n’ont pas mis en évidence de différence entre les deux groupes au terme des six mois.

Au total cet essai prospectif bien mené montre que prescrire une corticothérapie endonasale à un asthmatique non contrôlé porteur d’une atteinte rhinosinusienne symptomatique améliore son nez mais pas le contrôle de son asthme.

 

 

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Alain Didier, d’après la communication de L.B. Gerald (Tucson) et A.E. Dixon (Burlington), ATS 2013, session L2 « Asthma and nasal steroïds ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Du soja pour l’asthme incontrôlé

Des données épidémiologiques et cliniques démontrent qu’un régime riche en isoflavones et notamment en génistéine est associé à une meilleure fonction pulmonaire et un meilleur contrôle de l’asthme. Les isoflavones sont retrouvés abondamment dans le soja et connues principalement pour leurs effets pro-œstrogéniques. Elles ont également des propriétés anti-inflammatoires (inhibition de la lipo-oxygénase, de la voie des leucotriènes) in vitro et in vivo, qui en font un candidat intéressant pour un nouveau traitement de l’asthme, peu onéreux et bien toléré. L’American Lung Association a donc lancé une large étude multicentrique, en double aveugle, randomisée, testant l’intérêt du soja (NovaSoy® 100 mg/j) contre placebo.

Cette étude a concerné quelque 386 patients adultes ayant un asthme non contrôlé (ACT moyen à 17) sous un traitement ne comprenant que des stéroïdes inhalés ou du montelukast, avec un VEMS > 50 %. Il s’agissait d’une population plutôt jeune (âge moyen 38 ans), majoritairement féminine, qui avait reçu dans la moitié des cas des stéroïdes oraux au cours de l’année précédente et dont 77 % des patients étaient allés aux urgences au moins une fois. Aucun patient n’avait de carence d’apport à l’inclusion et aucun n’a modifié son régime pendant l’étude. La dose choisie avait déjà montré une efficacité sur le contrôle de l’asthme dans une étude préliminaire. Le VEMS était le critère principal d’évaluation après 24 semaines de traitement : il n’était pas différent dans les deux groupes. L’ACT augmentait de 2 points chez tous les patients. Le nombre d’épisodes de perte de contrôle était similaire dans les deux groupes. Il n’y avait pas non plus de modifications significatives des critères biologiques (IL-6, CRP, éosinophilie sanguine, NO exhalé), quel que soit le traitement reçu. Le traitement a été bien toléré, notamment sur le plan gynécologique. La négativité de cette étude souligne qu’il existe souvent un large fossé entre les résultats des études transversales ou des études in vitro et ceux des interventions nutritionnelles dans l’asthme.

 

 

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Camille Taillé, d’après la communication orale de C. Bime (Baltimore) et L.J. Smith (Chicago) « Soy isoflavones in asthma (SOYA) ». Session L2.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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IFCT-1302 CLINALK

Cohorte rétrospective de patients porteurs d’un adénocarcinome broncho-pulmonaire avancé, présentant un réarrangement du gène ALK et ayant bénéficié d’un traitement par le crizotinib dans le cadre de l’ATU et/ou de l’AMM : description clinique, biologique et suivi à long terme

Essais dont le recrutement est terminé

Investigateur Coordinateur : Pr Denis Moro-Sibilot (Grenoble)

Type d’étude : cohorte rétrospective, nationale, multicentrique.

Rationnel : L’individualisation des stratégies thérapeutiques constitue l’avenir de la prise en charge des patients présentant un cancer. En 2007, la protéine de fusion EML4-ALK a été mise en évidence dans les cancers non à petites cellules. Cette découverte a abouti à la mise au point d’une thérapie ciblée efficace (inhibiteur de tyrosine kinase) : le crizotinib. En France, cette molécule est disponible en ATU depuis novembre 2010 et a obtenu l’AMM européenne en octobre 2012.

L’objectif de ce projet est de décrire les caractéristiques cliniques et biologique à long terme de patients porteurs d’un adénocarcinome broncho-pulmonaire avancé, présentant un réarrangement du gène ALK et ayant bénéficié d’un traitement par le crizotinib dans le cadre de l’ATU et/ou de l’AMM. Ces données ne sont actuellement pas disponibles avec les résultats issus des seuls essais cliniques.

Objectif principal :
Description de la prise en charge thérapeutique après une progression sous crizotinib

Objectifs secondaires

  • description des données initiales d’inclusion
  • description clinico-biologique avant, pendant et après le traitement par le crizotinib
  • description des événements indésirables graves rares sous crizotinib : hepatotoxicité, pneumonie interstitielle, insuffisance cardiaque

Population de l’étude : Chaque patient porteur d’un CBNPC ayant bénéficié d’un traitement par le crizotinib en ATU et/ou en AMM entre le 18/11/2010 et le 31/12/2013.

Critères de non inclusion :

  • patient inclus dans un essai sur le crizotinib
  • patient âgé de moins de 18 ans
  • patient qui a été traité par crizotinib moins d’une semaine
  • patient présentant des antécédents psychiatriques ne permettant pas la compréhension de la notice d’information

Nombre d’inclusions attendues : recueil exhaustif dans la période d’inclusion (environ 300 patients).

Plan d’étude :

  • Les investigateurs participants sont ceux du réseau IFCT qui ont prescrit du crizotinib en ATU ou en AMM entre le 18/11/ 2010 et le 31/12/2013
  • Les investigateurs participant s’engagent à autoriser le recueil des données cliniques de leur patients inclus par un attaché de recherche clinique dédié, formé et tenu au secret professionnel
  • Les données sont saisies dans une base de données sécurisée hébergée à l’IFCT en vue de leur analyse

[themify_box style=”info grey rounded” ]Toutes les informations sur le site de L’IFCT[/themify_box]

Durée de l’étude : 2 ans
Date d’inclusion du dernier patient : 31/12/2014
Date de dernière mise à jour suivi patient : 31/12/2015
 

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AVIS relatif à la prise en charge des patients suspects d’infections dues au nouveau coronavirus (HCoV-EMC)

Haut Conseil de la Santé Publique – Mars 2013

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