
L’exposition au toluène à l’intérieur des écoles augmente le risque de symptômes respiratoires chez les enfants
Un des objectifs de santé publique est d’assurer à nos enfants en milieu scolaire une excellente qualité de l’air. L’étude HESE (Health Effects of School Environment) avait pour objectif d’évaluer la qualité de l’air à l’intérieur des écoles, dans des villes de cinq pays européens (Norvège, Suède, Danemark, Italie, France). Vingt et une écoles soit 46 classes ont été incluses. Pour la France, 4 écoles basées à Reims ont participé. Les enfants âgés en moyenne de 9-11 ans ont répondu à un questionnaire, ainsi que les parents. Un sous-échantillon de 5 enfants par classe a participé à un examen plus détaillé avec mesure de la fonction respiratoire et réalisation de tests cutanés. L’évaluation de la qualité de l’air a porté sur les mesurages de polluants comme le toluène, PM 2.5, NO2, composés organiques volatils, les acariens, et les moisissures. Les symptômes respiratoires étudiés étaient la toux sèche et l’existence de sifflements au cours des douze derniers mois.
La quantité de toluène à l’intérieur des écoles était homogène pour la plupart des pays européens, sauf pour la France où la quantité de toluène dans les écoles de la ville de Reims était très élevée.
L’exposition au toluène augmentait significativement le risque de sifflements et de toux, les résultats étaient la même après exclusion des données françaises. Selon les auteurs l’exposition au toluène serait contenue dans les solvants de certaines peintures.
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Chantal Raherison : Service des maladies respiratoires Pôle cardioThoracique, CHU Bordeaux, Pessac
D’après la communication orale de M. Simoni, I. Annesi-Maesano,T. Sigsgaard, G. Wieslander, W. Nystad, M. Canciani, P. Setini, G. Viegi. 02/09/2012 Relationships between school indoor toluene and respiratory symptoms in children of five European countries (CO 1370) Session : Asthma from childhood environment to adult phenotypes
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Les Index multidimensionnels de sévérités de la BPCO sont-ils sensibles à l’évolution des patients BPCO pris en charge en réhabilitation respiratoire ?
L’étude porte sur 35 patients atteints de BPCO : âge moyen 66 ans, VEMS moyen à 43 % de la théorique plus ou moins 16 %. Tous les patients ont bénéficié d’un programme de réentrainement trois fois par semaines pendant 12 semaines (36 semaines), associant un réentrainement en endurance et en force musculaire. L’évaluation des patients reposait sur la réalisation en début et à la fin du programme de : — questionnaires évaluant l’état général du patient, la dyspnée (MRC), la qualité de vie (SGRQ) ; — une spirométrie et des tests de capacité à l’exercice (6MWT, et ISWT) ; — 5 scores multidimensionnels évaluant la sévérité de leur maladie : BODE (Celli 2004), SAFE (Azarisman 2007), update BODE (Puhan 2009), ADO (Puhan 2009) et i-BODE (Williams 2012). Les résultats objectivent une évolution prévisible du test de marche passant en moyenne de 442 m à 488 m, et du score de qualité de vie au SGRQ qui passe de 52 à 44. La mesure de la dyspnée, de la spirométrie et de ISWT est inchangée. L’amélioration des index multidimensionnels en fin de programme est de 23 % pour le BODE, 49 % pour le SAFE, 23 % pour upBODE, 20 % pour ADO et 23 % pour i-BODE. Ces résultats témoignent du peu de sensibilité des tests multidimensionnels de sévérité de la BPCO, aux bénéfices d’un programme réentrainement à l’effort.
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Alain Bernardy Polyclinique Côte Basque Sud, Saint Jean de luz Réseau de réhabilitation respiratoire du Pays Basque et des Landes (R3VPBL)
Mesquita R, Hernandes NA, Sant’Anna T, Probst VS, Pitta F. Responsiveness of different multidimensional severity indices to pulmonary rehabilitation in patients with COPD.
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Comparaison n’est pas raison ? Tiotropium : Respimat versus Handihaler
LLes données de la méta-analyse parue en 2011 dans le British Medical Journal [1] ont rapporté une augmentation significative de la mortalité chez les utilisateurs du tiotropium par Respimat® comparativement aux utilisateurs de tiotropium par Spiriva®. Pour préciser ces résultats qui interpellent, une équipe belge a présenté ce dimanche au cours d’une des premières sessions consacrées à la BPCO, les premières analyses d’une nouvelle étude réalisée à partir des données d’une database (Integrated Primary Care Information) néerlandaise. Les chercheurs ont identifié les patients consommateurs de Respimat® ou de Spiriva® (11 287 patients). Toutes les causes de décès ont ensuite été systématiquement recherchées et vérifiées entre 2008 et 2011. Les résultats de l’analyse statistique retrouvent une augmentation significative du risque de décès (RR 1,33, IC95 % [1,07-1,65]) chez les utilisateurs de tiotropium par Respimat®. L’association entre le décès et l’utilisation du Respimat est retrouvée plus forte encore lorsque le décès est lié à une cause cardio- ou cérébrovasculaire sans atteindre toutefois ici la significativité (RR 1,87, IC95% [0,74-4,73]).
Ces résultats, limités par la méthodologie de l’étude, accentuent les attentes autour des résultats de l’essai randomisé actuellement en cours. Ceux-ci devraient définitivement clore les débats.
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Martin Dres Service de réanimation médicale Hôpital de Bicêtre
Verhamme K. Increased risk of mortality in COPD patients using tiotropium respimat vs. tiotropium Handihaler. Communication orale, Congrès de l’European Respiratory Society, Vienne 2012.
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La méthode du clustering pour suivre l’évolution des patients asthmatiques
La méthode du clustering, cette approche qui a permis d’identifier des phénotypes de patients dans l’asthme comme dans la BPCO, n’a jamais été étudiée dans l’asthme sur sa stabilité dans le temps. L’étude présentée sous forme de présentation orale par V. Siroux a pour objectif de démontrer l’identification par clustering de phénotype et d’observer l’évolution et les transitions entre ces phénotypes par une analyse de structure latente sur un intervalle de dix ans. Les données de trois études épidémiologiques (ECHRS ; n = 1450, SAPALDIA ; n = 589, et EGEA, n = 360) comprenant 2 399 patients asthmatiques ont été analysées par une analyse de structure latente. À partir de 14 variables, 4 phénotypes sont décris, les deux premiers concernent des patients ayant un asthme actif, mais diffèrent sur le statut allergique et l’âge de début. Les deux suivants sont des patients ayant un asthme inactif ou peu sévère, mais ne diffèrent pas leur statut allergique. Après dix ans, 60 % des patients figurent dans le même phénotype après une nouvelle analyse. Ceux ayant changé de phénotype d’asthme passe en majorité d’une classe active à inactive sans modification du statut allergique. On retrouve donc une certaine stabilité des phénotypes à dix ans d’intervalle. Ce type d’analyse peut permettre à l’avenir d’évaluer les changements des patients asthmatiques à travers le temps, de l’enfance à la vieillesse.
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Nicolas Péron Cardiologie, hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt
Siroux V. Asthma : from childhood environment to adult phenotypes. Présentation orale, congrès de l’European Respiratory Society, Vienne 2012.
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Le rôle de la fumée de cigarette dans le développement de l’asthme et de la sensibilisation aux acariens
Il existe une association entre l’exposition à la fumée de cigarette et le développement et l’aggravation de l’asthme chez l’enfant et l’adulte. L’étude présentée par E. Lanckacker de Gent a pour objectif de démontrer à partir d’un modèle murin l’impact de la cigarette à chaque stade de la maladie asthmatique, en particulier durant la phase de sensibilisation. Des souris ont donc été exposées à 25 µg d’extraits d’acariens par voie nasale, une fois par semaine pendant trois semaines et associés à une exposition à de l’air ou de la fumée de cigarette (3 fois par jour, 5 jours par semaine). Les résultats de cette étude retrouvent une augmentation significative du taux d’éosinophiles et de cellules caliciformes et de l’hyperréactivité bronchique. De plus, une exposition durant la phase de sensibilisation seulement (la première semaine) était suffisante pour induire une aggravation de la maladie asthmatique. Le développement de l’asthme allergique aux acariens paraît donc facilité par une exposition de quelques jours à la fumée de cigarette. La période de sensibilisation paraît également être la période la plus sensible à la fumée de cigarette.
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Nicolas Péron Cardiologie, hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt
E. Lanckacker. Cigarette smoke exposure facilitates allergic sensitization to house dust mite and aggravates the asthmatic phenotype in mice. Présentation orale, Congrès de l’European Respiratory Society, Vienne 2012.
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Décret no 2012-639 du 4 mai 2012 relatif aux risques d’exposition à l’amiante
© Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. 2011
Voir d’autres recommandations et textes sur l’amiante
Suivi post-professionnel (SPP) des personnes exposées à l’amiante
Décret no 2012-639 du 4 mai 2012 relatif aux risques d’exposition à l’amiante
© Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. 2011 Télécharger le décret Voir…
Décret no 2012-639 du 4 mai 2012 relatif aux risques d’exposition à l’amiante Lire la suite »
Parcours de soins de la bronchopneumopathie chronique obstructive – HAS février 2012
Choix et durées d’antibiothérapies dans les exacerbations aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive (EABPCO)
Optimisation du traitement médicamenteux des patients atteints de BPCO en état stable . Position de la SPLF Actualisation 2021
Réponses rapides dans le cadre de la COVID-19 – Suivi des patients Covid-19 en ambulatoire – Place de l’oxymètre de pouls
Propositions concernant la prise en charge des malades atteints de BPCO dans le contexte de l’épidémie du COVID-19 groupe BPCO de la SPLF 29-03-2020
Recommandations sur la mise en œuvre de la démarche palliative chez les patients qui présentent une exacerbation aiguë de BPCO
Prise en charge des exacerbations de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Recommandations de la SPLF
Parcours de soins de la bronchopneumopathie chronique obstructive – HAS février 2012 Lire la suite »
Documents et liens GAT
DOCUMENTS RECOMMANDES PAR LE GROUPE
Recommandations sur les pratiques de l’aérosolthérapie en pneumologie – Octobre 2011 Traduction Octobre 2012
Extrait de l’étude de la Société Européenne Respiratoire (ERS) et de la Société Internationale sur les aérosols en médecine (ISAM) Travail soutenu et validé par le Groupe Aérosolthérapie (GAT) de la Société de Pneumologie de langue Française (SPLF)
© 2011 European Respiratory Journal. Tous droits réservés.
Enquête sur l’utilisation des nébulisations de pentamidine en pédiatrie
© 2012 SPLF. Revue des Maladies Respiratoires . Article Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
What the pulmonary specialist should know about the new inhalation therapies
ERS/ISAM 2011 abstract– B.L. Laube, H.M. Janssens, F.H.C. de Jongh, S.G. Devadason, R. Dhand, P. Diot, M.L. Everard, I. Horvath, P. Navalesi, T. Voshaar and H. Chrystyn – European Respiratory Journal volume 37 number 6
Bonnes pratiques de l’aérosolthérapie par nébulisation
Réunions de formation à la nébulisation Pharmaciens d’officine /UTIP
Savoir lire la nouvelle norme sur les systèmes de nébulisation (Laurent Vecellio)
Module de formation en aérosolthérapieModule de formation en aérosolthérapie élaboré par le GAT en 2003 et comprenant 146 diapos.
Fiches
Fiches traitant de l’association entre les médicaments et les nébuliseurs (Dr Jean-Pierre Chaumuzeau)
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LES PRESENTATIONS DES CPLF
• Influence des caractéristiques d’un aérosol sur son dépôt dans l’appareil respiratoire – CPLF 2010 – M H. Becquemin Cliquez-ici pour télécharger le document (pdf 2,8 Mo)
• L’impact de l’insuffisance respiratoire sur la cinétique in vivo des aérosols” CPLF 2010 – Pr Patrice Diot Cliquez-ici pour télécharger le document (pdf 3,8 Mo)
• Place de la nébulisation -de bronchodilatateurs -en pédiatrie CPLF 2007 Cliquez-ici pour télécharger le document (power point 2,2 Mo)
• Des progrès dans les traitements inhalés de la mucoviscidose CPLF 2007 Cliquez-ici pour télécharger le document (power point 1,5 Mo)
• Nouveautés dans les traitements inhalés CPLF 2005 Cliquez-ici pour télécharger le document (power point 1,5 Mo)
• EMI-U 00-10 Protéases et vectorisation CPLF 2004 – Pr Patrice Diot Cliquez-ici pour télécharger le document (power point 3,1 Mo)
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LIENS RECOMMANDES PAR LE GROUPE En cours d’actualisation
Traduction française du SRI
Le SRI est un questionnaire de qualité de vie liée à la santé (QVLS), construit et rédigé en langue allemande. Sa validation originelle a inclus 226 patients atteints de pathologies pulmonaires restrictives et obstructives évoluées, tous ventilés au long cours depuis en moyenne 23 mois par masque nasal ou facial à domicile, avec ou sans oxygénothérapie additionnelle.
Le questionnaire SRI possède d’excellentes caractéristiques psychométriques, avec une validité interne et une spécificité élevés par comparaison au questionnaire SF-36. De ce fait, le SRI est un outil potentiel pour la recherche clinique chez les patients traités par ventilation à domicile. Il complète les outils d’évaluation objectifs utilisés en routine chez ces patients (EFR, gaz du sang, etc…) mais qui ne mesurent pas l’impact de la maladie sur la vie quotidienne.
Le SRI est un questionnaire auto-administré qui comporte 49 items et dont les réponses sont établies sur une échelle en 5 points de Likert. Le patient a pour consigne de répondre à la totalité des questions, en se remémorant son état de santé ressenti au cours des huit jours précédents. Les items sont classés en 7 domaines concernant chacun différents aspects de la QVLS. Un score est calculé pour chacun des domaines en recodant certains items et en calculant un pourcentage. Le score total (score SRI) est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des scores de chaque domaine, un score total élevé indiquant une bonne QLVS alors qu’un score total bas indique une faible QVLS.
Le questionnaire SRI est un instrument de mesure spécifiquement créé pour évaluer la qualité de vie liée à la santé chez les patients ventilés à domicile. Ce questionnaire, construit en langue allemande a été validé et a fait la preuve de propriétés psychométriques intéressantes. Le procédé de traduction et contre-traduction a permis de produire une version française qui est comparable à la version originale et utilisable par les patients français. Sa validité est actuellement testée par une étude multicentrique en France.
Cuvelier A, Lamia B, Molano L-C, Muir J-F, Windisch W pour le Groupe Assistance Ventilatoire (GAV) de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF). Traduction française et adaptation culturelle du questionnaire SRI. Questionnaire de qualité de vie liée à la santé des patients insuffisants respiratoires chroniques traités par ventilation à domicile. Rev Mal Respir 2012; 29:705-13
Traduction française du questionnaire SRI (Rev Mal Respir 2012; 29:705-13)
[themify_box style=”download blue rounded” ]Questionnaire_SRI_Francais-1[/themify_box]
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