
Suivi post-professionnel (SPP) des personnes exposées à l’amiante

HAS 2011
Voir d’autres recommandations et textes sur l’amiante :
Suivi post-professionnel (SPP) des personnes exposées à l’amiante
Décret no 2012-639 du 4 mai 2012 relatif aux risques d’exposition à l’amiante
© Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. 2011 Télécharger le décret Voir…
Suivi post-professionnel (SPP) des personnes exposées à l’amiante Lire la suite »
Recommandations pour la pratique clinique concernant les explorations fonctionnelles respiratoires 2008—2010

HAS 2©SPLF-Elsevier-Masson 2011
Voir d’autres recommandations et textes sur les EFR
Utilisation des valeurs de références GLI pour l’interprétation des résultats EFR . Prise de position du groupe Fonction Respiratoire de la SPLF
SPLF 2023 Télécharger le document
Recommandations pour le test de provocation bronchique à la méthacholine en pratique clinique à partir de l’âge scolaire
SPLF-2018 Télécharger le texte Voir d’autres recommandations :
Recommandations pour la pratique clinique concernant les explorations fonctionnelles respiratoires 2008—2010
HAS 2©SPLF-Elsevier-Masson 2011 Télécharger le texte court Télécharger le texte long Voir d’autres recommandations et textes…
Propositions du groupe Fonction concernant les tests de bronchodilatation ou provocation bronchique et la mesure du NO exhalé et nasal, en période d’épidémie COVID-19
SPLF octobre 2020 Télécharger le texte Voir d’autres recommandations Covid19 :
Position du groupe Fonction de la SPLF concernant la pratique des Explorations Fonctionnelles Respiratoires pendant la période d’épidémie COVID-19
SPLF 17 mars 2020 Télécharger le texte Voir d’autres recommandations Covid19 :
Traitement antibiotique de la légionellose chez l’adulte
HAS – Mise au point – © Afssaps juin 2011
Voir d’autres recommandations et textes sur les légionelloses :
Traitement antibiotique de la légionellose chez l’adulte Lire la suite »
Accès réservé aux membres de la SPLF
Vous n'êtes pas autorisé(e) à voir ce contenu.
Afin de pouvoir consulter cette page, merci de bien vouloir
- vous connecter par le menu central de la page d'accueil https://splf.fr/login ou en bas et à droite de la page d'accueil
- faire votre demande d'adhésion à la SPLF : https://splf.fr/inscription/
- vous acquitter de votre cotisation pour l'année en cours, identifiez-vous https://splf.fr/login et aller dans l'onglet Cotisations.
Si vous êtes à jour de votre cotisation et ne pouvez consulter cette page contactez webmaster@splf.org
Merci
Décompensation de BPCO : le pronostic des patients est meilleur dans les centres prenant en charge des volumes élevés de patients
Le bénéfice de la ventilation non invasive (VNI) dans les décompensations de BPCO est clairement établi : réduction du taux d’intubation et de mortalité. On ne sait pas, toutefois, si les équipes prenant en charge un nombre croissant de patients pour décompensation de BPCO gagnent en expérience et administrent plus fréquemment de la VNI. De plus, on ne sait pas si le volume de patients traités par VNI a un impact sur la mortalité.
De façon à répondre à cette question, Dress et coll. ont réalisé une étude rétrospective sur la base de données CUB-REA qui collige les données de 32 réanimations d’Île-de-France. De 1998 à 2008, 225 481 patients ont été admis, dont 13 417 pour décompensation de BPCO. La proportion de patients ventilés a augmenté (de 66 % en 1998 à 85 % en 2008) avec un accroissement marqué de l’utilisation de la VNI (de 19 % à 43 %), mais une diminution significative du recours à la ventilation invasive (de 35 % à 23 %). Parallèlement, la sévérité des patients a augmenté avec pour conséquence une augmentation de la mortalité en réanimation (de 11 % à 16 %) et hospitalière (de 16 % à 20 %). De façon très intéressante, il existait un lien statistique entre le volume de patients BPCO prise charge par chaque centre, le taux d’utilisation de la VNI chez ces patients (OR 5,61 ; 95 % IC 4,87 – 6,46) et leur mortalité (OR 0,83 ; 95 % IC 0,73 – 0,94). L’implication de ces résultats est majeure puisqu’ils suggèrent que, dans la décompensation de BPCO, les centres prenant en charge beaucoup de patients offrent plus fréquemment de la VNI et, surtout, offrent un meilleur pronostic.
[hr]
A. Demoule d’après la communication de M. Dress, Paris, France
[hr]
[themify_button style=”blue rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]
© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011
Une signature virale prédictive du risque d’hypertension pulmonaire (HP) liée au VIH
L’hypertension pulmonaire est une complication non infectieuse significative de l’infection VIH. Sa prévalence est de 0,2 à 0,5 % chez les patients VIH+, pour 0,0002 % en population générale. L’atteinte vasculaire pulmonaire peut être la conséquence de l’exposition aux protéines virales dans le poumon et de la dérégulation immunologique. HIV-1 Nef est une protéine virale exprimée dans le poumon dont les fonctions principales sont la diminution de l’expression de CD4 et du CMH de classe I. Dans un modèle macaque, les auteurs ont démontré que Nef est nécessaire au remodelage vasculaire dans le poumon. [1] L’étude présentée s’intéresse aux polymorphismes de Nef et à leur association, à l’existence ou non d’une HP. Les auteurs ont comparé les polymorphismes de Nef chez 20 patients VIH+ ayant une HP, sans facteur de risque surajouté d’HP, issus des registres nationaux français et italiens d’HP, et pour deux patients d’une cohorte de suivi pulmonaire longitudinal à San Francisco à 38 patients VIH+ sans HP enrôlé dans la même cohorte Californienne. Ils ont mis en évidence des polymorphismes de Nef associés au phénotype HP, la plupart de ces polymorphismes se situant dans le domaine fonctionnel de la protéine. La somme des polymorphismes était en moyenne de 1,4 dans le groupe HP- et de 3 dans le groupe HP+ (p = 0,0003).
Les polymorphismes de Nef mis en évidence dans les cellules mononucléées sanguines étaient retrouvés de manière quasiment identique dans le plasma analysé de manière contemporaine aux cellules mononucléées et dans le lavage bronchioloalvéolaire pour quatre des cinq patients explorés. En conclusion, des séquences signatures de Nef sont associées à l’HP ce qui peut avoir un intérêt pour l’identification des patients à risque d’HP.
[1] Marecki JC et coll. AJRCCM 2006.
[hr]
Résumé rédigé par E. Catherinot d’après la communication de S. Almodovar, San Francisco, États-Unis
[hr]
[themify_button style=”blue rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]
© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011
Une signature virale prédictive du risque d’hypertension pulmonaire (HP) liée au VIH Lire la suite »
Fibrose pulmonaire idiopathique et anticoagulants : quoi de neuf ?
Les données épidémiologiques confortant l’augmentation du risque de maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) au cours de la FPI se multiplient. Une étude britannique avait montré une augmentation des MTEV au cours de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) en comparaison à une population témoin (OR 3,39 ; IC 95 % 1,57-7,28). [1] Plus récemment, l’existence d’une MTEV était associée au risque de développer une pneumopathie interstitielle idiopathique (HR 1,8 ; IC 95 % 1,7-1,9) dans une large étude épidémiologique danoise. [2]
A.L. Olson et coll. (Denver, Colorado) se sont intéressés à la place de la MTEV dans les causes de décès répertoriés entre 1988 et 2007 aux États-Unis. Au sein des 218 991 certificats de décès chez des patients ayant une FPI, la prévalence de la MTEV était de 1,74 % contre 1,31 % dans la population totale des patients décédés (OR 1,34 ; IC95 % 1,29-1,38). La comparaison avec des patients ayant un cancer pulmonaire ou encore une BPCO montrait également que la MTEV était plus fréquemment associée à la FPI avec des OR respectivement de 1,54 (IC 95 % 1,49-1,59) et 1,44 (IC 95 % 1,39-1,49). Chez les patients ayant une FPI, l’âge moyen au décès était plus faible chez ceux ayant une MTEV quel que soit le sexe (p < 0,0001). Ces données semblent donc aller dans le même sens et plaider pour un rôle de l’état procoagulant dans la FPI et son pronostic, justifiant une approche thérapeutique de ce phénomène.
Le réseau IPF network avait mis en place un essai thérapeutique de phase 3 évaluant l’efficacité de l’anticoagulation (warfarine) contre placebo en double aveugle dans le traitement de la FPI. L’objectif principal était le délai avant progression, décès ou encore hospitalisation (pour une cause non liée à un saignement). Cet essai a inclus 145 patients ayant une FPI en échec de traitement ou au diagnostic de leur maladie. L’âge moyen était de 67 ans (une majorité d’hommes) avec une CVF de 57 % et une DLCO à 33 % en moyenne. L’essai a été interrompu par un comité indépendant en raison d’un excès de mortalité dans le groupe warfarine. Les résultats complets de cette étude devraient être annoncés en juillet 2011…
L’intrication entre les phénomènes procoagulants intra-alvéolaires et intravasculaires n’est pas claire, mais pourrait néanmoins faire envisager d’autres candidats, comme les inhibiteurs de PAR 1 (Proteinase Activated Receptor) : à suivre…
[1] Hubbard et coll. Am J Respir Crit Care Med 2008 Dec 15 ; 178 (12) : 1257-61.
[2] 2. Sode et coll. Am J Respir Crit Care Med 2010 ; 181 : 1085-92.
[hr]
Résumé rédigé par Y.Uzunhan d’après les communications de A.L. Olson (Denver) (16 05 11) et K.K. Brown (Denver), États-Unis.
[hr]
[themify_button style=”blue rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]
© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011
Fibrose pulmonaire idiopathique et anticoagulants : quoi de neuf ? Lire la suite »
Les oscillations forcées vont-elles s’introduire en ventilation non invasive ?
La technique des oscillations forcées permet d’analyser de façon simple les résistances et la réactance (inertie et compliance) des voies aériennes. L. Govoni et coll. ont implanté un générateur d’oscillations forcées à la sortie d’un ventilateur à turbine avec l’objectif de quantifier en continu la limitation des débits expiratoires lors de la ventilation au masque.
Le principe est de superposer des petites oscillations de 0,5 cmH2O à une fréquence de 5 Hz au débit délivré par le ventilateur. La sensibilité et la spécificité des mesures des limitations de débit ont été établies par rapport à la technique de référence de Mead et Whittenberger et s’avèrent satisfaisantes. Chez un patient BPCO, la technique permet d’identifier cette limitation de débit en temps réel et sa correction lors du réglage de la pression positive expiratoire (PEP) sur le ventilateur. Il est prévu que ce procédé soit implémenté d’ici une douzaine de mois sur un ou plusieurs ventilateurs d’un fabriquant européen. S’il est validé en pratique clinique, on peut imaginer un jour l’adaptation automatique de la PEP délivrée par rapport à l’auto-PEP du patient.
Maksym et coll. ont présenté une technique de quantification de la dynamique glottique par la technique des oscillations forcées. Ils ont validé leur technique par rapport à un modèle sur banc d’essai montrant qu’en respiration spontanée les modifications du calibre glottique interviennent pour 25 % des variations de l’impédance des voies aériennes. Les auteurs pensent possible d’utiliser ces mesures sous VNI, ce qui aiderait à identifier plus facilement les fermetures de glotte à l’origine d’asynchronismes patient-ventilateur et de micro-éveils.
[hr]
Résumé rédigé par A. Cuvelier d’après la communication de L. Govoni et coll., Liverpool, Grande-Bretagne, et G.N. Maksym et coll., Halifax, Grande Bretagne
[hr]
[themify_button style=”blue rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]
© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011
Les oscillations forcées vont-elles s’introduire en ventilation non invasive ? Lire la suite »
Devons-nous continuer à réaliser des antigénuries ?
Les guides actuelles de l’ATS/IDSA et de la BTS recommandent la réalisation des tests urinaires pour légionelle et pneumocoque à tous les patients ayant une pneumopathie communautaire sévère.
Une équipe du Texas a étudié rétrospectivement tous les patients admis dans leur hôpital ayant eu un test urinaire réalisé pour le diagnostic de pneumopathie entre 2000 et 2009. Ils ont observé une augmentation exponentielle de la prescription de l’antigénurie légionelle depuis 2004, ce qui correspond à l’introduction de l’antigénurie pneumocoque dans leur hôpital et aux recommandations ; 77 % des tests urinaires étant demandés de manière concomitante pour les deux pathogènes.
Les antigénuries légionelle représentaient moins de 100 tests par an entre 2000 et 2004, 1 059 tests par an en 2007, 1 882 tests par an en 2009. Le nombre de tests pratiqués rapportés au nombre de pneumopathies était de 2 à 3 % entre 2000 et 2004, 57 % en 2007 et 81 % en 2009. Parmi les 6 105 antigénuries légionelle réalisées, 11 étaient positives soit 0,19 % des échantillons (0,4 % dans le groupe des patients de soins intensifs). Les onze patients étaient traités de manière appropriée avant le résultat de l’antigénurie positive. Parallèlement, 402/7 849 antigénuries pneumocoques étaient positives soit 5,12 % (6 % chez les patients de soins intensifs).
Le nombre de légionelloses rapportées au Texas a augmenté entre les périodes 2000-2003 et 2004-2009, respectivement de 15 à 28 cas par an et de 55 à 137 cas par an. Cette augmentation est probablement liée à l’augmentation du nombre d’antigénuries pratiquées. Cependant, l’incidence de la légionellose demeure faible : environ un cas pour 300 000 habitants par an. Il existe une hétérogénéité géographique des cas de légionellose dans les différents états, de 0 cas à 503 cas rapportés en 2008, le plus grand nombre de cas et la plus grande incidence étant observé dans les états du Nord-Est (région des Grands Lacs).
Les auteurs rapportent une augmentation des coûts liés à la pratique en routine des antigénuries, pour un impact clinique négligeable en ce qui concerne le diagnostic et la prise en charge des pneumopathies à légionelle. Les auteurs concluent à la nécessité d’une évaluation locale des recommandations.
[hr]
Résumé rédigé par E. Catherinot d’après la communication de M.H. Henderson, Temple, Texas, États-Unis
[hr]
[themify_button style=”blue rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]
© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011
Devons-nous continuer à réaliser des antigénuries ? Lire la suite »
Asynchronies et ventilation non invasive : vive la NAVA !
La NAVA (Neurally Adjusted Ventilatory Assist) est un mode de ventilation assistée récent qui utilise l’activité électrique du diaphragme (Eadi), enregistrée à l’aide d’électrodes œsophagiennes, pour déclencher le ventilateur, délivrer l’assistance ventilatoire au patient de façon proportionnelle à sa demande inspiratoire et cycler le ventilateur en phase expiratoire. Il a été montré que la NAVA améliorait la synchronisation patient-ventilateur chez les patients intubé-ventilés comparativement à l’aide inspiratoire (AI). [1]En ventilation non-invasive (VNI), la synchronisation patient-ventilateur peut être encore plus difficile, en raison des fuites qui interfèrent avec le déclenchement et le cyclage du ventilateur, ce qui peut conduire à une intolérance, voire à un échec de la VNI nécessitant l’intubation. L’utilisation de l’Eadi, un signal indépendant de la mécanique ventilatoire du patient et des fuites, peut donc s’avérer tout à fait intéressante. La NAVA a ainsi été comparée à l’AI chez 12 patients sous VNI (dont 6 BPCO) au cours de deux périodes de ventilation de 20 minutes chacune appliquées de façon randomisée et croisée. Les réglages de l’AI étaient ceux prescrits par le clinicien et le gain de la NAVA (facteur de proportionnalité entre l’Eadi et la pression délivrée) était ajusté pour obtenir le même niveau de pression inspiratoire qu’en AI. La pression des voies aériennes, le débit, l’Eadi étaient mesurés en continu pour chacun des modes, permettant d’évaluer le délai de déclenchement, le temps inspiratoire neural, la durée et l’excès de pressurisation ainsi que le nombre et le type d’asynchronies par minute. L’importance des fuites, le volume courant et la pression inspiratoire étaient comparables avec les deux modes. Un index d’asynchronies sévères (> 10 %) était retrouvé plus fréquemment en AI (8/12 patients) qu’en NAVA (3/12). Comparativement à l’AI, la NAVA réduisait significativement le délai de déclenchement (p < 0, 001) et le nombre total d’asynchronies (p = 0,04). Parmi les types d’asynchronies, la NAVA ne générait aucun effort inefficace et aucun cyclage prématuré ou retardé, le nombre d’auto- et double déclenchements étant comparables entre les deux modes. La NAVA permet donc d’améliorer la synchronisation patient-ventilateur au cours de la VNI. On peut regretter que le confort des patients n’ait pas été évalué parallèlement dans cette étude, mais dans l’immédiat l’impact clinique d’une telle optimisation de la synchronisation reste encore à démontrer.
[1] Piquilloud L et coll. Intensive Care Med 2011 ; 37 : 263-71.
[hr]
Résumé rédigé par C. Girault d’après la communication de P. Jolliet et coll., Lausanne, Suisse
[hr]
[themify_button style=”blue rounded” color=”#0080FF” link=”https://splf.fr/les-points-forts/en-direct-de-lats-2011/” text=”#1B0A2A” ]Retour au sommaire[/themify_button]
© iSPLF – Mission ATS – MAI 2011
Asynchronies et ventilation non invasive : vive la NAVA ! Lire la suite »


