bpco

Umeclidinium : la FDA approuve un nouvel anticholinergique dans la BPCO

L’umeclidinium inhalé par voie orale une fois par jour améliore les fonctions pulmonaires chez des patients atteints de BPCO
La FDA des États-Unis a approuvé Incruse Ellipta (États-Unis) un inhalateur à agent unique contenant l’anticholinergique à longue durée d’action umeclidinium, pour le traitement d’entretien une fois par jour de la bronchopneumopathie obstructive chronique (BPCO). Cette molécule n’est pas disponible en France. Comme l’indique la revue The Medical Letter,1 l’umeclidinium a été initialement approuvé en combinaison avec l’agoniste bêta2-adrénergique à longue durée d’action, le vilantérol. Dans une étude de 12 semaines en double aveugle, 206 patients atteints de BPCO modérée à sévère ont été randomisés pour recevoir 62,5 ou 125 μg d’umeclidinium ou un placebo. 2. Après 12 semaines, l’amélioration moyenne du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) par rapport au début de l’étude était significativement plus grande avec les deux doses d’umeclidinium qu’avec le placebo. Dans un essai de 24 semaines en double aveugle, 1 532 patients atteints de BPCO modérée à sévère ont été randomisés pour recevoir une fois par jour 62,5 μg d’umeclidinium, 25 μg de vilantérol, 62,5/25 μg d’umeclidinium, ou un placebo 3 Comparé au placebo, le VEMS prédose a augmenté de 115 mL avec l’umeclidinium, de 72 mL avec le vilantérol et de 167 mL avec l’umeclidinium/vilantérol, des différences toutes statistiquement significatives. Reste à comparer cette molécule à d’autres anticholinergiques à inhaler Dans ces essais, les effets indésirables les plus fréquents de l’uméclidinium ont été une rhinopharyngite, une infection des voies respiratoires supérieures, une toux et des arthralgies. Une fibrillation auriculaire est survenue chez moins de 1 % des patients, mais elle était plus fréquente parmi ceux traités avec l’umeclidinium que dans le groupe placebo. 4
Dans une étude de sécurité de 52 semaines, les incidences de quelques arythmies auriculaires étaient au moins de 2 % supérieures avec 125 μg d’umeclidinium — plus élevées que la dose approuvée par la FDA — qu’avec le placebo. Les anticholinergiques, comme l’umeclidinium, doivent être utilisés avec précaution chez les patients ayant un glaucome à angle fermé
et chez ceux avec une hyperplasie prostatique ou une obstruction du col vésical. Les médications inhalées peuvent induire un bronchospasme paradoxal qui peut être fatal. « Il reste donc à comparer l’efficacité et la sécurité d’emploi de ce nouveau produit à d’autres anticholinergiques à inhaler », commente The Medical Letter.

Info Respiration N° 128 – (Août-septembre 2015).

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Réduction de volume endoscopique : des valves pour dégonfler

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Il est maintenant admis, notamment sur la base des résultats de l’étude VENT que l’absence de ventilation collatérale (VC) est un prérequis indispensable pour espérer tirer un bénéfice de la pose de valves unidirectionnelles chez l’emphysémateux. L’équipe de Groningen (Pays-Bas) a présenté les résultats d’une étude contrôlée testant le bénéfice des valves unidirectionnelles chez les patients ne présentant pas de ventilation collatérale (étude STELVIO).

Les auteurs ont inclus des patients emphysémateux avec un VEMS < 45 % th, ayant sur le TDM thoracique un emphysème sévère et une intégrité apparente de la scissure pulmonaire adjacente au lobe cible, laissant espérer l’absence de VC. Tous les patients ont eu une recherche de VC par le système Chartis (la méthode consiste à introduire dans le lobe cible, en passant par le canal opérateur de l’endoscope, un cathéter muni d’un ballonnet gonflable et à mesurer après gonflement du ballonnet le débit aérien résiduel dans le lobe cible).

Au total, 84 patients ont été inclus : 53 étaient des femmes, leur âge moyen était de 59 (± 9) ans, un VEMS à 29 (± 8 %th), un volume résiduel (VR) à 220 (± 37 % th) et 370 (± 94) m au TM6. Le test Chartis a permis d’exclure 13 patients ayant une CV et 3 autres pour des raisons anatomiques laissant 68 patients randomisés en deux bras : prise en charge standard chez 34 patients ou pose de valves endobronchiques (médiane de 4 valves posées) chez les 34 autres.

Les critères primaires de jugement étaient la variation du VEMS, de la FVC et de la distance parcourue au TM6 à 6 mois par rapport aux valeurs de base. À 6 mois, l’amélioration par rapport aux valeurs basales était de 22,7 % (95 %CI, 12,2 à 33,3) pour le VEMS, de 442 mL (215 à 668 mL) pour la CV, de – 831 mL (-1 101 à -560 ml) pour le VR, de 106 m (80 à 133 m) au TM6 et de -14,7points (-21,8 à -7,6 points) pour le SGRQ (tous avec p < 0001) dans le bras valves. Si on prend en compte la différence minimale cliniquement significative pour chaque paramètre, les taux de réponse à 6 mois dans le groupe valves et dans le groupe contrôle était de 62 % vs 17 % pour le VEMS, de 80 % vs 35 % pour le SGRQ, de 70 % vs 3 % pour le VR. L’incidence de pneumothorax a été de 17,6 % dans le groupe valves. Un patient est décédé dans le groupe valves et aucun dans le groupe contrôle. Aucune autre différence entre les deux groupes concernant les effets secondaires sérieux n’a été relevée.

On peut donc conclure de cette étude importante que la RDV par valves permet d’obtenir un gain statistiquement et cliniquement significatif chez des patients sélectionnés sur l’absence de VC, au prix d’un risque non négligeable de pneumothorax.

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Hervé MAL

D’après la communication de K Klooster et al. Session A25, A6312.

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Il n’est pas nécessaire de montrer patte blanche pour intégrer un programme de réhabilitation respiratoire

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Cette session a discuté l’influence des comorbidités sur l’efficacité de la réhabilitation respiratoire chez les patients BPCO.

Vanfleteren a présenté les résultats d’une méta-analyse à paraître dans l’European Respiratory Journal (ERJ). Aucune comorbidité, qu’elle soit cardiaque, métabolique, squelettique ou psychologique, n’influe l’amélioration des performances physiques (distance au test de marche des 6 minutes) et de la qualité de vie. 1

O’Donnell a ensuite détaillé les avantages mécaniques respiratoires de l’obésité. Le principal est la chute constante du volume de réserve expiratoire qui, en augmentant la capacité inspiratoire et la réserve ventilatoire, retarde l’apparition de l’inflation dynamique. À même niveau de ventilation, les patients obèses atteints de BPCO sont moins essoufflés.2 Il y a même une discrète amélioration de la performance physique (bicyclette ergonomique ou test de marche des 6 minutes). 3

Les comorbidités n’ont donc pas d’impact significatif sur l’efficacité de la réhabilitation respiratoire. Elles ne doivent pas être un frein à la prescription. Il est, en revanche, nécessaire d’adapter le programme de réhabilitation. Par exemple, on pourra proposer aux patients BPCO obèses avec des complications articulaires des exercices dans l’eau.

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Marjolaine GEORGES

D’après les communications de L.E. Vanfleteren (Pays-Bas) et D. O’Donnell (Kingston, Canada) au cours de la session C8.

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Les opioïdes : un début plutôt qu’une fin !

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La dyspnée réfractaire est définie par la persistance de sensations respiratoires désagréables malgré un traitement étiologique. Cela concernerait jusqu’à un tiers des patients essoufflés. Pourtant, la prise en charge de la dyspnée réfractaire en elle-même reste marginale, par manque d’expérience et par peur des effets secondaires.

S’il n’y a pas d’essai randomisé contrôlé disponible, les données d’études qualitatives et d’essais thérapeutiques ne peuvent être ignorées. Après une période de titration de deux semaines, les patients BPCO bénéficient d’un traitement par 10 mg (66 patients inclus) 1 ou 14 mg (65 patients inclus) 2  par jour de morphine. Une faible mais significative diminution de l’intensité de la dyspnée entraîne des modifications de grande ampleur de la qualité de vie sans effets secondaires respiratoires (modifications gazométriques, hospitalisations ou décès).

Une méta-analyse 3  vient de confirmer les données de sécurité. Deux mille deux cent quarante-neuf patients ont été analysés dont 509 sous oxygénothérapie. Il n’y a pas de modification de la mortalité si les doses restent inférieures à 30 mg par jour, bien inférieures à celle utilisées en cancérologie pour l’antalgie.

Les recommandations canadiennes, sur le schéma de la douleur, recommandent 3 paliers de prise en charge de la dyspnée :

  • initiation et optimisation des traitements de la BPCO (bronchodilatateurs de courte et longue durée d’action, corticoïdes inhalés, théophylline, oxygénothérapie à domicile) ;
  • initiation et optimisation des traitements non pharmacologiques de la dyspnée (réhabilitation respiratoire, expiration à lèvres pincée, technique d’autodrainage, soutien psychologique, acupressure…) ;
  • initiation et optimisation des traitements opioïdes.

Ces résultats sont un véritable plaidoyer pour l’évaluation et le traitement de la dyspnée en tant que symptôme dans la pratique quotidienne.

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Marjolaine GEORGES

D’après les communications de M. Johnson (Hull, Royaume-Uni) et G. Rocker (Halifax, Canada) au cours de la session C88.

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Toxicité à l’oxygène souvent méconnue, elle ne concerne pas que les patients BPCO

Les effets néfastes de l’hyperoxie sont connus depuis plus de 50 ans chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et sont bien décrits en néonatalogie. Mais d’autres populations sont concernées par la toxicité potentielle de l’oxygène. L’administration d’oxygène fait partie des thérapies les plus couramment utilisées à l’hôpital ainsi qu’en préhospitalier et les effets de ce médicament devraient être bien connus. Plusieurs sociétés scientifiques ont publié des recommandations quant à l’utilisation de l’oxygène. Ces recommandations sont parfois mal utilisées et ce, probablement à cause d’une sous-appréciation de ce que représente le problème de l’hyperoxie en phase de traitement aiguë ainsi qu’en préhospitalier.

Rédaction Info Respiration N° 124 – (Janvier 2015).

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La distension thoracique est associée à une moindre survie au cours de la BPCO Copy

Plusieurs travaux suggèrent que la distension thoracique est un facteur prédictif de morbimortalité chez les patients atteints de BPCO. French et coll. ont repris les dossiers de l’ensemble des patients venus effectuer dans les années 80-90 des EFR dans leur laboratoire d’explorations fonctionnelles. Ils ont identifié 984 patients ayant les critères fonctionnels d’une BPCO et ont croisé leurs noms avec une base nationale des décès. 596 patients étaient décédés au moment de l’analyse. Les auteurs montrent que la survie diminue au fur et à mesure que le ratio capacité inspiratoire/capacité pulmonaire totale (CI/CPT) diminue. Par comparaison avec un ratio CI/CPT > 45 % des valeurs théoriques, un ratio CI/CPT ≤ 25% était associé à un risque relatif de décès de 5,23 (IC95 % 3,28 – 8,35) et une survie médiane de 4,3 ans. Chez les patients avec CI/CPT de 25 à 35 %, le risque relatif était de 2,82 et la survie médiane de 8,9 ans. Chez les patients avec CI/CPT de 35 à 45 %, le risque relatif était de 1,76 avec une survie médiane de 14,1 ans. En analyse multivariée, le rapport CI/CPT est un facteur prédictif de la survie, et ce indépendamment du niveau de sévérité GOLD, de l’âge, du sexe, du DLCO et de l’IMC. Cet index, mesuré en condition statique, est un outil pour évaluer la sévérité de nos patients atteints de BPCO.

 

 

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Résumé rédigé par A. Cuvelier d’après deux communications de A.N. French, Los Angeles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Azithromycine et exacerbations de BPCO, comment ça marche ?

Hors BPCO, l’azithromycine au long cours a été démontrée bénéfique dans diverses maladies bronchiques chroniques, comme la panbronchiolite japonaise, la mucoviscidose, la bronchiolite oblitérante, la dilatation des bronches. Selon les indications, le bénéfice a été démontré sur la mortalité, la fonction respiratoire et/ou le nombre d’exacerbations. Dans la BPCO, il existe un bénéfice sur le nombre d’exacerbations chez les patients exacerbateurs fréquents. [1]

Cet antibiotique ayant des vertus anti-inflammatoires et immunomodulatrices, il est important de savoir si le bénéfice clinique observé provient de ces propriétés ou de son activité antibiotique. L’équipe du Dr Sethi a essayé d’y répondre.

Ils ont étudié l’évolution sous traitement de la réponse anticorps spécifique vis-à-vis de Moraxella catarrhalis (MC), Hæmophilus influenzæ (HI) et Streptococcus pneumoniæ (SP) avec comme contrôle le titre d’anticorps antitétaniques chez les patients inclus dans l’étude MACRO (Azithromycin for Prevention of Exacerbation in COPD). Mille cent quarante-deux patients ont été inclus dans l’étude MACRO, comparant azithromycine 250 mg par jour pendant 12 mois à un placebo. Les échantillons de 254 patients (126 du groupe azithromycine et 128 du groupe placebo) ont été utilisés pour cette étude.

Il était plus souvent observé une diminution du titre d’anticorps spécifiques vis-à-vis de MP, HI et SP entre M3 et M12 dans le groupe azithromycine. Le plus intéressant est que cette diminution du titre d’anticorps restait significative pour MC et HI dans le sous-groupe des patients n’ayant pas présenté d’exacerbations. Elle ne paraît pas liée à une diminution globale de la réponse anticorps puisque le titre d’anticorps antitétaniques n’était pas modifié.

Les résultats de cette étude suggèrent que l’azithromycine au long cours maintient un contrôle antibiotique sur les colonisations bactériennes. Ce contrôle antibiotique participe probablement à son bénéfice sur les exacerbations.

 

[1] 1. Albert RK, Connett J, Bailey WC, Casaburi R, et al. ; COPD Clinical Research Network. Azithromycin for prevention of exacerbations of COPD. N Engl J Med 2011 Aug 25 ; 365(8) : 689-98.

 

 

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Émilie Catherinot d’après la communication de K. Rangelov ; S.Sethi et al. Publication A6012 Chronic Azithromycin Use In COPD Is Associated With Reduction In Serum Antibodies To Nontypeable Haemophilus Influenzae
Session D44 COPD : treatment from bronchodilatators to other pharmacological interventions

 

 

 

 

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Pas de French paradox dans la BPCO

L’alcool « à fortes doses » favorise les infections ; à « doses modérées », il protégerait du risque cardiovasculaire, par effet anti-inflammatoire. À l’appui de ces données, les auteurs étudient l’impact de la consommation d’alcool sur l’incidence des exacerbations de BPCO, émettant l’hypothèse d’un risque accru chez les « gros buveurs » et d’un effet protecteur chez les buveurs modérés.

Mille quatre-vingt-deux patients âgés de plus de 40 ans, fumeurs (≥ 10 paquets-années), atteints de BPCO présentant un risque d’exacerbation (patient sous oxygénothérapie ou ayant présenté un épisode d’exacerbation aiguë documenté au cours des 12 derniers mois) sont inclus dans une étude prospective. Leur consommation d’alcool mensuelle au cours de l’année précédant l’inclusion est recueillie par autoquestionnaire. Les patients sont divisés en trois groupes, selon leur consommation d’alcool déclarée : faible (moins de 12 verres au cours de 12 derniers mois ; n = 645), modérée (entre 1 et 60 verres par mois ; n = 363) et élevée (> 60 verres par mois ; n = 74). Le critère primaire est l’incidence annuelle des exacerbations.

L’incidence annuelle des exacerbations est de 1,66 (1,51-1,8) pour l’ensemble du groupe, et respectivement 1,62 (1,53-1,94), 1,44 (1,31-1,71), 1,68 (1,17-2,19) dans les groupes « consommation faible, modérée ou élevée ». Il n’y a pas de différence significative de l’incidence des exacerbations en fonction de la consommation d’alcool, ni dans le sens d’une incidence accrue chez les gros buveurs, ni dans le sens d’une incidence diminuée chez les buveurs modérés. Le délai avant exacerbation au cours de la période de suivi ne diffère pas d’un groupe à l’autre.

 

 

 

 

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Anne Guillaumot d’après la communication de E.E. Wetherbee (Minneapolis, États-Unis), et al, A2863 « Alcohol intake and acute exacerbations of COPD ».
Session B39 « COPD exacerbations : precipitating factors, prevention and outcome ».

 

 

    

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Réduire la durée de l’antibiothérapie en réanimation : yes, we can !

ats2010-2

Réduire la durée de l’antibiothérapie est une exigence fondamentale en réanimation pour diminuer le risque de résistances, les effets secondaires ainsi que les coûts. Depuis plusieurs années, la procalcitonine (PCT) est considérée comme un marqueur intéressant dans l’évaluation de la gravité des infections et leur évolution, notamment par rapport à la C Reactive Protein (CRP).

J. Chastre, Paris, a exposé les résultats récents de deux grandes études multicentriques randomisées réalisées en réanimation : l’étude ProVAP, dans les pneumonies acquises sous ventilateur et le ProRata Trial portant sur 630 patients hospitalisés en réanimation présentant des infections sévères communautaires ou nosocomiales, respiratoires ou extrarespiratoires. Les deux essais montrent une diminution significative de la durée de l’antibiothérapie lorsque l’arrêt de celle-ci est fondé sur la cinétique de décroissance de la PCT. Cette démarche ne présente pas plus d’échec thérapeutique que l’attitude habituelle.

La stratégie de diminution de la durée de l’antibiothérapie guidée par la PCT est donc intéressante en réanimation comme dans les pneumonies communautaires ou dans les exacerbations de BPCO 1.

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Rédaction : Sandrine Pontier, service de pneumologie, CHU de Toulouse. ATS session C84 — Ventilator-Associated Pneumonia in 2010. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, mai 2010.

Source : American Thoracic Society International Conference, Louisiane, Nouvelle-Orléans, États-Unis 14-19 mai 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.

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