L’équipe TIILD a été créée en janvier 2026. Son objectif général est de mieux comprendre les anomalies immunopathologiques à l’origine du développement et de l’évolution des maladies pulmonaires inflammatoires chroniques, à savoir l’asthme et la BPCO. L’approche de notre équipe repose sur une complémentarité bidirectionnelle entre la recherche fondamentale et la recherche translationnelle, impliquant à la fois des chercheurs fondamentaux et des chercheurs cliniques. La pierre angulaire de notre projet réside dans une approche « du laboratoire au chevet du patient », où l’expertise et les connaissances collectives des membres de l’équipe TIILD contribuent à une recherche translationnelle significative visant à répondre à des enjeux de santé majeurs. Nous testerons des hypothèses à la fois sur des modèles murins in vivo et ex vivo chez l’homme, à partir d’échantillons de patients fournis par le Centre hospitalier universitaire de Lille, avec la possibilité spécifique de passer des enfants aux adultes.
Axe principal
Mécanismes physiopathologiques de la BPCO et de l’asthme
Les biothérapies ont transformé la prise en charge de l’asthme sévère mais également d’autres pathologies telles que la dermatite atopique, la polypose nasosinusienne, etc. Toutefois, une surveillance de leur profil de sécurité au long cours, en vie réelle, est nécessaire.
Dr Guillaume DARGENTOLLE (Dijon) a présenté une étude observationnelle basée sur les données de pharmacovigilance française concernant 5 biothérapies disposant d’une autorisation de mise sur le marché (omalizumab, mepolizumab, benralizumab, dupilumab et tezepelumab). L’analyse portait sur la période comprise entre leur date de mise sur le marché et le 17 septembre 2024, toute indication confondue, et s’appuyait également sur les données d’exposition de l’assurance maladie (Open Medic) entre 2014 et 2024. Les effets indésirables graves et inattendus ont fait l’objet d’une analyse détaillée à partir des données cliniques disponibles.
En 2024, plus de 90 000 patients étaient traités par biothérapie : 43 600 par dupilumab, 23 778 par omalizumab, 11 754 par mepolizumab, 8 065 par benralizumab et 4 774 par tezepelumab. Les mineurs représentaient 10% des patients traités par omalizumab et dupilumab, 4% de ceux traités par mepolizumab et tezepelumab et seulement 1% des patients traités par benralizumab. La prescription était essentiellement hospitalière, sans précision sur les spécialistes prescripteurs, tandis que les prescripteurs libéraux étaient principalement des pneumologues. L’asthme représentait l’indication principale pour toutes les biothérapies à l’exception du dupilumab, qui était majoritairement prescrit pour la dermatite atopique.
Au total, 1830 cas regroupant 3299 effets indésirables (1,8 effets/cas) ont été analysés. Les déclarations étaient essentiellement réalisées par les médecins (77%) et pharmaciens (14%) alors que les notifications faites par les patients restaient minoritaires (3 à 11% selon les molécules). La proportion de cas grave était notable, représentant 43% des signalements.
La majorité des effets indésirables étaient commune à toutes les molécules : asthénie, réactions au site d’injection, manifestations cutanées, céphalées, nausées, douleurs abdominales et arthralgies. Ces dernières semblaient survenir de façon plus tardive sous mepolizumab (11 mois versus 4 mois pour les autres biothérapies). Une résolution rapide à l’arrêt du traitement était généralement observée, bien que certaines arthralgies aient nécessité une corticothérapie et/ou des antalgiques de palier 1 et 2. Le dupilumab était associé à des conjonctivites et blépharites, principalement chez les patients traités pour une dermatite atopique, ainsi qu’a des hyperéosinophilies désormais bien documentées, le plus souvent asymptomatique mais pouvant parfois entrainer des manifestations systémiques.
Peu décrits jusqu’à présent, des effets indésirables thrombo-emboliques ont été rapportés sous omalizumab : 13 cas d’embolies pulmonaires, 9 cas de thromboses veineuses, 2 cas de thromboses artérielles. Des effets indésirables spécifiques à certaines indications ont également été mis en évidence, notamment 4 cas d’hémophilie acquise sous omalizumab dans l’indication de pemphigoïde bulleuse ainsi que des pneumonies organisées sous dupilumab chez des patients traités pour une polypose nasosinusienne.
Aucun signal oncologique significatif n’a été identifié, en dehors d’une augmentation du nombre de tumeurs cutanées sous dupilumab. Celle-ci semble toutefois liée à un biais d’indication, les patients concernés étant traités pour des pathologies dermatologique.
Ces résultats soulignent l’importance de poursuivre la déclaration systématique des effets indésirables, y compris lorsqu’ils sont déjà connus, afin d’améliorer la surveillance et la sécurité d’utilisation des biothérapies.
Marina Gueçamburu, service des Maladies Respiratoires et des épreuves fonctionnelles respiratoires CHU Bordeaux
D’après la session CO07 – Asthme, « Effets indésirables des biothérapies de l’asthme sévère : étude observationnelle à partir des données de la base de pharmacovigilance française depuis leur mise sur le marché »
Des données de la cohorte internationale en vie réelle NOVELTY qui avait pour but d’évaluer l’influence du sexe sur les symptômes, la fonction pulmonaire, les facteurs de risque et les exacerbations respiratoires ont été présentées lors du congrès.
L’étude NOVELTY incluait des patients atteints d’asthme et/ou de BPCO, avec un diagnostic effectué par un médecin, suivis pendant une période pouvant aller jusqu’à 3 ans. Parmi les 11 192 patients inclus, 52% étaient des femmes, avec un âge moyen de 59 ans pour les femmes et 61 ans pour les hommes. Les hommes avaient un tabagisme cumulé plus élevée (30 vs 14 paquets-années, p < 0,001). Concernant les symptômes, les hommes signalaient plus fréquemment une toux productive chronique (33% vs 29%, p < 0,001), mais les femmes avaient un score total de qualité de vie de Saint Georges (SGRQ) plus élevé (36 vs 34, p < 0,001). Les hommes avaient un volume expiré maximal en 1 seconde (VEMS) de base plus faible (72% vs 79%, p < 0,001) mais le déclin annuel du VEMS était plus prononcé chez les femmes (−1,6% vs −1,2%, p < 0,001). Les femmes ont présenté des exacerbations moyennes plus élevées que les hommes entre l’inclusion et la troisième année de suivi (p < 0,001).
Résultats spécifiques liés à l’asthme
L’asthme était plus fréquent chez les femmes que chez les hommes (63% vs 41%, p<0,001). Ces dernières étaient plus souvent hospitalisées au cours des 12 derniers mois que les hommes (0,06 vs 0,03, p < 0,001). En revanche, concernant les marqueurs inflammatoires, les hommes présentaient des taux d’éosinophiles sanguins plus élevés à l’inclusion (0,24 vs 0,21 cellules par µL, p < 0,001) ainsi qu’une fraction exhalée du monoxyde d’azote (FeNO) supérieure (37 vs 30ppm, p < 0,001).
Résultats spécifiques liés à BPCO
Concernant la BPCO, elle était plus fréquente chez les hommes que chez les femmes (44% vs 25%, p<0,001). Les femmes atteintes de BPCO étaient plus jeunes, plus fréquemment fumeuses actives (34% vs 26%, p < 0,001), mais présentaient une exposition tabagique inférieure à celle des hommes (34 vs 48 paquets-années, p < 0,001).
Ainsi, des différences significatives et cliniquement pertinentes liées au sexe ont été observées dans la présentation clinique et l’évolution de la maladie a la fois dans l’asthme et dans la BPCO.
Marina Gueçamburu, service des Maladies Respiratoires et des épreuves fonctionnelles respiratoires CHU Bordeaux
D’après le poster PO161 « Différences selon le sexe des caractéristiques et paramètres cliniques chez les patients ayant un diagnostic médical d’asthme et/ou de BPCO dans l’étude Novelty ».
Mettre une VNI, oui, mettre de l’oxygène, oui. Mais mettre les deux en même temps peut soulever des questions. Bien que laisser les lunettes à oxygène sous le masque de VNI fasse consensus dans la communauté pneumologique comme une mauvaise idée, la question du lieu de mise en place de l’oxygénothérapie sur le montage du ventilateur fait débat. Palazzolo et al. essaient de nous apporter des réponses à travers une étude sur banc.
Il s’agit d’une étude sur banc comparant trois positions d’apport de l’oxygène : au niveau du raccord du masque, au niveau de la sortie du ventilateur et au « cul » de la machine.
Le critère de jugement principal était la FiO₂ au niveau du poumon artificiel. L’impact du débit d’oxygène et des différents montages a aussi été testé (monobranche avec masque à fuite intégrée, monobranche avec valve à fuite, double branche sans fuites intentionnelles).
Le principal résultat est qu’il existe une réduction de la FiO₂ lorsque l’O₂ est injecté au niveau du raccord du masque, et cette différence se creuse avec l’augmentation des débits, quel que soit le montage utilisé.
Lorsque l’O₂ est injecté à la sortie du ventilateur ou au « cul » de la machine, il ne semble pas exister de différence franche de FiO₂, quel que soit le débit d’O₂ ou le montage utilisé.
En conclusion, mettre l’O₂ près du masque ne semble pas être une bonne idée. En plus, ce n’est pas franchement pratique !
Bien évidemment, ces résultats sur banc nécessitent une poursuite des analyses afin d’évaluer l’impact clinique que cela peut avoir dans notre pratique quotidienne.
Léo Grassion, département de Pneumologie, Hôpital du Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, Pessac, Centre de Recherche Cardio-Thoracique de Bordeaux, INSERM U1045, CIC1401
D’après le poster 135 – Le site d’injection d’oxygène influence la FiO2 en VNI : près du patient, loin d’être optimal Session poster PO01 appareillage samedi 31/01 10h00-11h30 – L. Palazzolo, ML. Arango-Cortes, A. Mendoza-Ruiz, J. Gonzalez-Bermejo
“Ça ne peut pas être le cœur, l’échographie est normale !” Combien de fois avons-nous entendu cette phrase chez ces patients âgés, souvent fumeurs, consultant aux urgences pour dyspnée ? Et pourtant, aujourd’hui, un cardiologue nous a rappelé que, parfois… même les cardiologues peuvent se tromper.
Le Pr Lamblin a présenté dans cette session l’insuffisance cardiaque gauche à fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) préservée.
Il a d’abord rappelé les dernières définitions de l’insuffisance cardiaque, qui reposent sur l’association de symptômes ou de signes cliniques (notamment la dyspnée) et soit une élévation des peptides natriurétiques (BNP ou NT-proBNP), soit la présence de signes de congestion pulmonaire ou systémique.
Sur cette base, on distingue trois catégories d’insuffisance cardiaque (IC) :
IC à FEVG réduite,
IC à FEVG modérément réduite,
IC à FEVG préservée (> 50 %).
Dans l’IC à FEVG réduite, c’est principalement le cœur qui est malade et qui entraîne les complications cliniques. À l’inverse, dans l’IC à FEVG préservée, ce sont souvent les comorbidités du patient — par exemple l’hypoxémie chez les patients atteints de BPCO, l’obésité, l’hypertension artérielle — qui contribuent secondairement à l’atteinte cardiaque.
Comme évoqué précédemment, le dosage du BNP et du NT-proBNP constitue un outil précieux pour le dépistage de ces patients, avec des seuils proposés de 35 pg/mL pour le BNP et de 125 pg/mL pour le NT-proBNP. Il convient toutefois d’interpréter ces valeurs avec prudence, en tenant compte des variations physiologiques liées à l’âge (qui tend à augmenter les seuils) ou à l’obésité (qui les abaisse), ainsi que de certaines situations cliniques comme l’insuffisance rénale ou la fibrillation auriculaire.
Enfin, nous apprenons que l’échocardiographie peut être mise en défaut dans ce contexte. En effet, par définition, la FEVG est conservée, les pressions de remplissage (E/e’) ne sont pas nécessairement élevées, et une évaluation multiparamétrique fine est souvent indispensable, parfois au cours d’un test d’effort, pour étayer le diagnostic.
Ainsi, il est tout à fait possible d’observer un tableau de décompensation cardiaque avec une échocardiographie apparemment normale.
À l’état stable, des scores prédictifs peuvent également être utiles, comme le score H₂FPEF (poids, HTA, fibrillation auriculaire, hypertension pulmonaire, âge > 60 ans, pressions de remplissage élevées) ou le score européen.
Ce diagnostic est d’autant plus important que des traitements existent, notamment les antagonistes des récepteurs de l’aldostérone, qui semblent particulièrement pertinents dans cette situation.
Léo Grassion, département de Pneumologie, Hôpital du Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, Pessac, Centre de Recherche Cardio-Thoracique de Bordeaux, INSERM U1045, CIC1401
D’après la session du Vendredi 30/01 16h30 18h00 Session interaction cœur Poumon – Pr LAMBLIN
Alors que pour beaucoup, l’hypertension pulmonaire dans le cadre de la BPCO n’est qu’une conséquence de celle-ci, et que son traitement repose avant tout sur la prise en charge de la pathologie respiratoire sous-jacente, le Pr Montani nous explique dans cette session pourquoi il ne faut pas mettre tous les patients dans le même panier et pourquoi certains pourraient bénéficier de traitements spécifiques de l’hypertension pulmonaire.
La session de cet après-midi reprend en premier lieu les dernières définitions de l’hypertension pulmonaire, à savoir une PAPm > 20 mmHg, et, pour parler d’hypertension pulmonaire précapillaire (dans le cadre de la BPCO), une PAPO ≤ 15 mmHg et des RVP > 2 UW. Bien que ces définitions et ces seuils aient évolué au cours du temps, les études de cohortes historiques rapportent la présence d’une hypertension pulmonaire chez la très grande majorité des patients atteints de BPCO. Chez ces patients, trois mécanismes sont responsables de l’élévation des pressions pulmonaires : la vasoconstriction hypoxique, la raréfaction vasculaire et le remodelage vasculaire pulmonaire. La vasoconstriction hypoxique et la raréfaction vasculaire entraînent généralement une hypertension pulmonaire modérée, souvent assez linéaire par rapport à la sévérité de l’atteinte respiratoire. À l’inverse, le remodelage vasculaire pulmonaire semble plutôt associé à une atteinte vasculaire très importante, parfois disproportionnée par rapport à une fonction respiratoire relativement préservée. On observe alors une hypertension pulmonaire qui paraît disproportionnée par rapport à la pathologie respiratoire sous-jacente : on parle de BPCO avec phénotype vasculaire. Cliniquement, ces patients présentent une dyspnée « disproportionnée », des modifications à l’ECG ou des signes indirects marqués d’hypertension pulmonaire à l’échographie, au-delà de la seule élévation de la vitesse de régurgitation tricuspide, ainsi que des épisodes répétés de décompensation cardiaque droite. Sur le plan fonctionnel, on retrouve une obstruction bronchique plutôt modérée, une TLCO très basse, associée à une hypoxémie et une hypocapnie. Au cathétérisme cardiaque, un seuil de RVP > 5 UW a été proposé pour définir l’HTP sévère associée à la BPCO. Au-delà de la proposition d’un nouveau sous-groupe, cette classification permet de reposer la question du traitement des patients BPCO présentant une hypertension pulmonaire sévère. La question de la place des traitements spécifiques de l’hypertension pulmonaire a déjà été abordée à plusieurs reprises et reste source de débat. En effet, il existe un risque théorique de dégradation de l’état des patients lié à la vasodilatation des artères pulmonaires. Les études portant sur l’utilisation du bosentan n’ont montré aucun effet sur la distance au test de marche et ont mis en évidence une dégradation des échanges gazeux (baisse de la PaO₂). Les traitements par IPDE5 n’ont pas permis d’amélioration clinique franche, tandis que le tréprostinil inhalé était associé à des effets indésirables importants. Cependant, toutes ces études se sont intéressées à des patients BPCO avec hypertension pulmonaire sans sélectionner les formes les plus sévères, notamment les patients avec un phénotype vasculaire, chez qui l’atteinte vasculaire est possiblement liée à une véritable maladie du vaisseau (remodelage vasculaire) et ne constitue pas uniquement une conséquence de la pathologie respiratoire. C’est dans ce contexte qu’a été proposée l’étude ERASE-COPD, financée dans le cadre d’un PHRC national, évaluant l’impact du tadalafil per os chez des patients BPCO présentant des RVP > 5 UW et une fonction respiratoire relativement préservée (VEMS > 30 %). On attend les résultats avec impatience.
Léo Grassion, département de Pneumologie, Hôpital du Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, Pessac, Centre de Recherche Cardio-Thoracique de Bordeaux, INSERM U1045, CIC1401
D’après la session du Vendredi 30/01 16h30 18h00 Session interaction cœur Poumon – Pr MONTANI
Une fois n’est pas coutume : au Congrès de pneumologie de langue française, un cardiologue est venu nous parler des pathologies cardiaques associées à la BPCO.
En introduction de cette session consacrée aux interactions entre le cœur et le poumon dans la BPCO, le Pr Bauer rappelle que 79,4 % des patients atteints de BPCO présentent une maladie cardiaque ou des facteurs de risque cardiovasculaire, parfois à un stade préclinique. En effet, de nombreux déterminants sont communs aux deux pathologies : l’âge, le tabagisme et la pollution. Dans le cadre de la BPCO, les deux principales complications cardiovasculaires sont l’arythmie et l’insuffisance cardiaque. Ainsi, dans les séries issues de la cardiologie, on retrouve une BPCO associée chez 33 à 50 % des patients insuffisants cardiaques. Au-delà de ces complications, il est important de souligner que l’exacerbation de BPCO constitue un facteur de risque cardiovasculaire majeur, avec une période de vulnérabilité d’environ 30 jours en post-exacerbation, en particulier après une exacerbation hospitalisée, et a fortiori après un séjour en réanimation. Une surveillance rapprochée des événements cardiovasculaires durant cette période apparaît donc nécessaire. Il est ainsi recommandé de rechercher systématiquement les facteurs de risque cardiovasculaire chez tous les patients atteints de BPCO, et de réaliser un ECG ainsi qu’un dosage du NT-proBNP de manière relativement systématique. Enfin, il convient de rappeler que les scores actuellement proposés pour évaluer le risque cardiovasculaire ne sont pas adaptés aux patients atteints de BPCO. Leur utilisation doit donc être limitée, ou à tout le moins interprétée avec prudence. À quand une étude pilotée conjointement par un pneumologue et un cardiologue chez nos patients BPCO ?
Léo Grassion, département de Pneumologie, Hôpital du Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, Pessac, Centre de Recherche Cardio-Thoracique de Bordeaux, INSERM U1045, CIC1401
D’après la session du Vendredi 30/01 16h30 18h00 Session interaction cœur Poumon – Pr BAUER