SAOS

Faites travailler votre langue pour passer de meilleures nuits !

Les premiers résultats encourageants de l’électrostimulation de l’hypoglosse dans le traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) ont permis de confirmer le rôle de la contraction de la langue dans le maintien de la perméabilité des voies aériennes supérieures. 

Par ailleurs, il a été démontré qu’un réentraînement de la langue pendant une heure était suffisant pour induire une plasticité spécifique de l’excitabilité corticomotrice de la langue chez le sujet sain. Cette dernière pourrait s’accompagner d’une augmentation de l’endurance et de la performance de la langue comme cela a été démontré pour les muscles périphériques. Il apparaissait logique, dans ces conditions, de s’orienter vers une rééducation spécifique du génioglosse, telle que celle proposée par l’équipe de F. Sériès (Québec, Canada). Celle-ci a été réalisée par contraction de la langue aboutissant à sa protraction contre une faible résistance (1 Newton) afin d’atteindre une cible de performance visualisée par le patient, d’une durée de deux secondes, toutes les dix secondes, pendant une heure. Ce réentraînement centré sur l’amélioration de l’endurance du génioglosse a été poursuivi pendant sept jours chez dix patients présentant un SAOS modéré (20,9 ± 5,3 /h). La réalisation de cet exercice s’est accompagnée d’une réduction significative (p < 0,001), bien que modérée, de l’IAH (16,7 ± 6,6 /h), qui s’est maintenue sept jours après l’arrêt du réentraînement. Cette technique pourra probablement être optimisée après recherche du niveau de résistance à appliquer sur la langue en fonction des patients, et implémentation progressive de celle-ci au fur et à mesure de la poursuite du réentraînement, permettant d’évoquer l’intérêt de cette technique lors de son utilisation plus prolongée dans le traitement du SAOS modéré.

 

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Jean-Claude Meurice d’après la communication de C. Melo Silva (Quebec, Canada) ; F.Sériès et al. Publication A5622 Effects of one week tongue-talk training on sleep apnea severity, force and endurance of the tongue protrusion in obstructive sleep apnea patients
Session D 30 Novel screening approaches and therapies for sleep disordered breathing 

 

 

 

 

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Pas de limite d’âge pour la PPC !

Au cours d’un mini Symposium consacré à la présentation de résultats d’études de recherche clinique randomisées et contrôlées, l’équipe de J. Stradling a présenté les résultats du premier essai randomisé concernant l’utilisation de la PPC chez les sujets âgés (70,6 ± 4,7 ans [65-89]), avec, comme objectif principal, l’efficacité clinique à 3 mois ainsi que le rapport coût/efficacité à 12 mois. Deux cent soixante-dix-huit patients porteurs d’un syndrome d’apnées du sommeil obstructif ont ainsi été randomisés en fonction du traitement proposé : PPC autopilotée vs prise en charge symptomatique. Alors que les patients des deux groupes étaient identiques initialement en termes de sévérité (index de désaturations nocturnes : 18,2/heure [11,7 – 36,3] vs 18,6/heure [11,4 – 31,3], Epworth : 11,6 ± 3,9 vs [11,6 ± 3,4]) et de comorbidités cardiovasculaire et métabolique, il existait une amélioration significative de la somnolence diurne à 3 mois (différence du score Epworth entre les deux groupes = -2,1 [-3,0 -1,3] p < 0,001) directement corrélée à l’importance de l’observance vis-à-vis de la PPC, en s’associant à une amélioration de la qualité de vie. À 12 mois, il n’existait pas différence entre les deux groupes en termes économiques, et il est probable que la moindre persistance des effets de la PPC sur le niveau de somnolence diurne, la mobilité et les performances cognitives soit rapportée à une durée d’utilisation quotidienne faible (en moyenne, 1,26 heure/nuit (0,04 – 4,45)). Bien que ces résultats méritent d’être validés à plus long terme, dans les conditions d’observance et de suivi telles que nous les connaissons habituellement en France, la rigueur méthodologique de cette étude confirme nos recommandations dans le sens d’une utilisation sans réserve de la PPC chez les sujets âgés porteurs d’un SAOS.

 

 

 

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Jean-Claude Meurice d’après la communication de R. Faria (Londres, Grande-Bretagne), et al. A3668 A 12 Month Multicenter, Parallel, Randomized Trial Of Continuous Positive Airway Pressure In Older People With Obstructive Sleep Apnea Syndrome
Session B99 – Randomized controlled and prospective clinical trials in sleep disordered breathing

 

 

 

    

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Jeudi de la SPLF – 15 mai 2014

SAS et insuffisance cardiaque

Pr Marie Pia D’ORTHO

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Piégés par un masque facial

ers2013

Le masque nasal (MN) et le masque facial (MF) sont deux interfaces utilisées en ventilation non invasive. Chez les patients apnéiques, quelques données suggèrent que le MN est mieux toléré et permet d’obtenir un index d’apnées-hypopnées (IAH) résiduel significativement meilleur qu’un MF. Cette question a donc été l’objet d’une étude prospective…

Les auteurs ont enregistré de façon prospective, entre 2011 et 2013, 54 patients (35 traités par pression positive autopilotée, 17 traités par double niveau de pression et 2 par pression auto-asservie) utilisant habituellement un MF.

Les critères d’inclusion étaient les suivants : persistance sous ventilation d’évènements obstructifs malgré une pression ≥ 14 cmH20 en PPC ou > 10 cmH2O en VNI. Deux polysomnographies ont été réalisées sous des réglages identiques, la première avec un MN, la seconde avec un MF.

L’IAH enregistré sous MF est significativement supérieur à celui enregistré sous MN (43 évènements par heure vs 8 évènements par heure sous MF, p<0,001). Pour 81% des patients, l’IAH est augmenté de plus de 20 évènements par heure sous MF. Les anomalies résiduelles sont majoritairement obstructives. Le sommeil est plus fragmenté sous MF que sous MN. La pression nécessaire au bon contrôle des apnées résiduelles est également supérieure sous MF (18 cmH2O vs 14 cmH2O, p<0,001) alors que les fuites sont similaires.

Cette étude suggère que le MF est susceptible de dégrader la qualité de la ventilation en PPC comme en VNI. Ces résultats sont probablement liés au fait que le MF repousse vers l’arrière la langue ou la mâchoire inférieure. Le MN devrait donc être préféré au MF en première intention.

 

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Marjolaine Georges service de pneumologie, CHU Dijon
Liens d’intérêts : Aucun en rapport avec la brève

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Présentation :C. Rabec et al. Could facial interface have an impact on efficacy of non-invasive ventilation ? (session 373, P3728)

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© iSPLF septembre 2013 – En direct de l’ERS 2013

Réveillons les cardiologues

ers2013

Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) obstructif et central est fréquemment associé au syndrome coronarien aigu (SCA). L’augmentation de la morbimortalité associée au SAS et la possibilité d’introduire un traitement simple et efficace justifieraient un dépistage très précoce. Mais la réalisation d’une polysomnographie (PSG) dans la phase très aigüe du SCA pose de nombreux problèmes techniques…

Dans cette étude prospective, une PSG est réalisée chez 27 patients (81% d’hommes, âge moyen de 62 ans, IMC moyen 25 kg/m2) pendant les 3 premiers jours d’hospitalisation aux Soins Intensifs Cardiologiques pour un SCA grâce à un système de télésurveillance, la SleepBox (Medatec Company, Brussels, Belgium). Ce matériel permet aux infirmières du Laboratoire du Sommeil de surveiller l’enregistrement à distance et de faire intervenir les infirmières de Cardiologie pour replacer les capteurs (intervention nécessaire dans 48% des tracés, remise en place des canules nasales dans 80% des cas). Un enregistrement interprétable du sommeil est disponible pour tous les malades. Un SAS est diagnostiqué dans 82% des cas. Alors que la fraction d’éjection ventriculaire gauche est conservée, en moyenne à 48%, on constate de façon très surprenante une large prédominance de SAS central et de respiration périodique de Cheyne-Stokes. Un dépistage précoce du SAS chez les patients hospitalisés pour un SCA permettrait de diminuer les facteurs de risque cardiovasculaires potentiellement traitables mais la meilleure méthode reste à définir. Contrairement aux précédents travaux qui retrouvaient une majorité de SAS obstructifs, cette étude met en évidence une forte prévalence des évènements centraux sans que son design ne permette d’expliquer ce phénomène. Il pourrait impliquer une instabilité du contrôle ventilatoire secondaire au SCA, un sub-œdème pulmonaire ou des micro-éveils répétés.

 

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Marjolaine Georges service de pneumologie, CHU Dijon
Liens d’intérêts : Aucun en rapport avec la brève

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Présentation : S. Van Den Broecke et al. Very early screening of sleep-disordered breathing in acute coronary syndrome patients with preserved ventricular function (Session 254,P2548)

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© iSPLF septembre 2013 – En direct de l’ERS 2013

La prévalence accrue du syndrome d’apnées du sommeil obstructif chez l’homme : une « histoire d’eau »…

L’augmentation des résistances des voies aériennes supérieures (VAS) à l’origine du syndrome d’apnées du sommeil obstructif (SAOS) est multifactoriel, et il est désormais admis que le déplacement du secteur liquidien des jambes vers la région cervicale en décubitus dorsal joue un rôle important dans ce phénomène.

L’équipe de D. Bradley (Toronto, Canada) a fait un pas supplémentaire dans l’exploration de ce mécanisme, suite à de précédents travaux qui avaient permis de mettre en évidence une relation significative, chez l’homme mais pas chez la femme, entre l’importance de ce déplacement d’eau en décubitus dorsal et la sévérité des troubles respiratoires au cours du sommeil. Les auteurs ont analysé chez 37 volontaires sains (21 hommes âgés de 43,1 ± 11,4 ans, et 16 femmes âgées de 36,7 ± 7,3 ans) la répartition du déplacement hydrique en fonction du volume d’eau mis en évidence par analyse d’impédance bio électrique au niveau de l’abdomen, du thorax, et du cou, 30 minutes après le passage en décubitus dorsal. C’est ainsi qu’ils ont pu retrouver le déplacement d’un volume d’eau identique dans les deux sexes, mais avec une répartition significativement différente, celle-ci étant plus marquée au niveau abdominal chez les femmes, alors qu’elle était significativement plus importante au niveau cervical et thoracique chez les hommes.

Il est difficile actuellement de juger de l’importance de l’impact de ces résultats dans la physiopathologie du SAOS, mais il s’agit d’une clé supplémentaire dans l’explication de la prévalence masculine de cette pathologie.

 

 

 

 

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Jean-Claude Meurice, d’après le poster de A. Yadollahi (Toronto, Canada) lors de la session D30. Am J Respir Crit Care Med 2013 ; 187. [Publication Page : A5478] Differences in supine fluid redistribution within multiple body segments between men and women. Session D30 « Sleep apnea pathogenesis : mechanical and neural mechanisms ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’hypertension artérielle ne résiste pas à la pression positive continue… !!!

L’étude HIPARCO est la première étude contrôlée randomisée portant sur une large population dont l’objectif principal était d’évaluer les effets de la PPC sur l’évolution de l’hypertension artérielle (HTA) résistante. Ses résultats ont été présentés à l’occasion d’un symposium dédié aux principaux essais cliniques contrôlés consacrés aux complications cardiovasculaires du syndrome d’apnées du sommeil obstructif (SAOS).

Cent quatre-vingt quatorze patients porteurs d’une HTA résistante et d’un SAOS (IAH : 40,4 ± 18,9/h) ont été randomisés en deux groupes en fonction de l’association ou non d’une PPC au traitement médicamenteux conventionnel comprenant au minimum une association de quatre molécules. L’objectif principal de cette étude reposait sur l’évolution de la pression artérielle mesurée sur 24 heures après 12 semaines de traitement. Alors que les patients des deux groupes ne présentaient pas de différence initialement en termes de gravité du SAOS et de chiffres tensionnels, l’évaluation à 12 semaines était marquée par une réduction significative des valeurs de pression systolique, diastolique et moyenne sous PPC. Par ailleurs, l’analyse en intention de traiter révélait une probabilité de retrouver une réduction des chiffres tensionnels au cours du sommeil, plus de 2,5 fois plus importante sous PPC, avec une corrélation significative entre l’amélioration de la pression artérielle et le temps d’utilisation de la PPC.

Cette étude, en confirmant l’efficacité du traitement par PPC dans l’HTA résistante associée au SAOS, est d’un intérêt capital compte tenu de la prévalence de cette association proche de 80 % des cas, et de l’amélioration du pronostic cardiovasculaire qu’elle apporte à ces patients.

 

 

  

 

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Jean-Claude Meurice, d’après la communication de M.A. Marinez Garcia (Valencia, Espagne). Session C5 «  Late breaking results of cardiovascular randomized controlled trials in obstructive sleep apnea. »

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un traitement du syndrome d’apnées du sommeil obstructif par pression… négative !

La recherche d’alternatives thérapeutiques à la pression positive continue a conduit au développement de nouveaux systèmes tels que l’application d’une pression négative dans la cavité buccale permettant d’entraîner une augmentation de la taille des voies aériennes supérieures dans leur portion rétropalatine, en entraînant une attraction antérieure de la langue et du palais mou (Système Apnicure, WinxTM). Les premiers résultats, actuellement sous presse, portaient sur son utilisation pendant 28 jours par 63 patients porteurs d’un syndrome d’apnées obstructives (SAOS) modéré à sévère, et avaient permis de retrouver une réduction de moitié de l’index d’apnées hypopnées (IAH) dans 42 % des cas, avec une normalisation de l’IAH chez 32 % des patients, associée à une amélioration clinique subjective significative. Les résultats de la poursuite prospective et ouverte de cette étude portant sur 32 patients nous ont été présentés en exclusivité confirmant l’amélioration polysomnographique obtenue à court terme avec ce système sur la régression des troubles respiratoires nocturnes (IAH initial 27,0 ± 20,6/h ; IAH 28 J 10,4 ± 7,9/h ; IAH 3 mois 12,7 ± 10,1/h), en particulier chez les patients dont l’IAH initial était le moins sévère, et l’amélioration de la qualité du sommeil. Ces résultats ont été obtenus avec une observance moyenne de plus de 6h/nuit et en l’absence d’effet secondaire indésirable. Ces résultats satisfaisants permettent d’entrevoir ce nouveau système comme une véritable alternative thérapeutique du SAOS modéré à sévère, et mériteront d’être confirmés sur un plus long terme, en tentant de mettre en évidence des facteurs prédictifs d’efficacité.

 

 

 

 

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Jean-Claude Meurice, d’après la communication de M. Colrain (Menlo Park, CA) lors de la session A99 « Sleepdisorderedbreathing : diagnostic and therapeuticapproaches »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une stéatose hépatique n’est pas toujours d’origine alcoolique : pensez au syndrome d’apnées du sommeil !

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) représente un facteur de risque indépendant vis-à-vis de nombreuses complications cardiovasculaires et métaboliques au rang desquelles il faut ajouter le développement d’affections hépatiques non alcooliques

Le développement des maladies hépatiques chroniques non alcooliques a augmenté considérablement au cours des quinze dernières années, et des études réalisées chez la souris avaient permis de retrouver une relation de cause à effet entre la présence d’une hypoxie intermittente, telles que l’on peut la rencontrer au cours du SAOS , et la survenue d’une stéatose hépatique, plus particulièrement chez les souris obèses. L’objectif de l’étude présentée par l’équipe de P. Lévy était de tenter de mettre en évidence cette relation chez l’homme à partir d’une large population de patients porteurs d’un SAOS, à l’aide de tests non invasifs permettant d’éviter le recours à une biopsie hépatique. Deux cent vingt-six patients (hommes : 55 % âge, median : 56 ans ; IMC moyen : 34 kg/m2) ont bénéficié d’un enregistrement polysomnographique (195 SAOS) associé à des tests hépatiques (Stéatotest®, NASHtest®, Fibrotest®) et à une évaluation de la fonction endothéliale par analyse tonométrique artérielle (PAT). Il est intéressant de noter que 61,5 % des patients présentaient un indice significatif de stéatose hépatique, avec un effet d’autant plus marqué chez les patients présentant les désaturations nocturnes les plus sévères (SaO2 90, = 0,01). Parallèlement, la fonction endothéliale était plus altérée, et il était retrouvé une élévation de la pression artérielle systolique chez les sujets présentant un test positif pour la recherche de stéatose ou d’une possible NASH. Ces résultats sont d’autant plus importants qu’il s’agit de la première étude permettant de démontrer le développement d’une telle conséquence cardiovasculaire associée au SAOS.

 

 

 

 

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Résumé rédigé Jean-Claude Meurice à partir de la communication de C. Minville (Grenoble-France) lors de la session D18 (Sleep disordered breathing and metabolic function : how unsweet it is).

 

 

  

 

 

 

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Le bénéfice de la PPC chez les patients atteints d’une fibrose pulmonaire associée à un SAOS

La forte prévalence d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil est connue au cours des maladies pulmonaires chroniques et, en particulier, au cours de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). Sa prévalence a été évaluée à 88 % des patients dans la série américaine rapportée par Lancaster, et al. (Nashville, États Unis) en 2009. La question qui restait en suspens était de savoir si la prise en charge spécifique de ce SAOS avait un impact sur l’évolution des patients.

O.K. Giddings (Nashville, États-Unis) a rapporté les résultats d’une étude prospective portant sur 36 patients ayant un SAOS au cours d’une FPI. La sévérité du SAOS n’était pas précisée. Une ventilation par PPC a été proposée et prescrite à tous les patients, mais certains ont refusé (n = 13). Ainsi, 64 % des patients (n = 23) sont compliants au traitement par PPC. Ces deux groupes sont comparables en termes de sexe (78 % hommes) et d’IMC (IMC moyen 32,5 ±5,4), mais les patients non observants sont plus jeunes (59,5 ± 9,1 vs 66,8 ± 6,6 ; p = 0,01). La prévalence du reflux gastro-oesophagien est élevée dans les deux groupes en moyenne à 78 % et celle de l’hypertension pulmonaire à 14 % des patients. Les paramètres fonctionnels respiratoires sont comparables avec une CVF moyenne à 71 % et une DLCO à 47 % avec une oxygénothérapie de repos chez 28 % des patients en moyenne (11 % dans le groupe non compliant vs 35 % dans le groupe compliant, p = 0,18). Le suivi évolutif des patients montre une évolution comparable des paramètres fonctionnels respiratoires (CVF et DLCO), mais une nette différence de courbe de survie. En effet, l’analyse des courbes de Kaplan Meier montre une survie à 5 ans de 40 % dans le groupe non compliant contre 70 % dans le groupe compliant (p = 0,04).

Bien que ces courbes de survie soient troublantes car habituellement plus courtes au cours de la FPI, ces résultats sont intéressants et inciteraient à l’appareillage des patients ayant un SAOS au cours de la FPI.

 

 

 

 

 

 

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Yurdagül Uzunhan, d’après la communication d’O.K. Giddings (Nashville, États-Unis) Am J Respir Crit Care Med 185 ; 2012 : A3637.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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