Chef de Clinique, Service de Pneumologie et Oncologie Thoracique, Hôpital Tenon, APHP- Sorbonne Université, Paris
Après le cancer du sein, du côlon et du col de l’utérus, un nouveau programme de dépistage organisé s’apprête à voir le jour en France : celui du cancer du poumon. Actuellement en phase expérimentale sous l’appellation « programme IMPULSION », ce dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique faiblement dosé et s’adressera aux personnes âgées de 50 à 74 ans, ayant fumé plus de 20 paquets-années, encore fumeuses ou sevrées depuis moins de 15 ans. Un dépistage du cancer… mais aussi des maladies cardiovasculaires ?
Deux essais cliniques randomisés, NLST (États-Unis) et NELSON (Pays-Bas, Belgique), ainsi que les études menées au cours des quinze dernières années, ont permis de définir un cadre pour expérimenter un dépistage organisé du cancer du poumon en France :
ce dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose, effectué à intervalles réguliers (deux fois à un an d’intervalle, puis tous les deux ans), avec des algorithmes d’interprétation standardisés pour limiter le nombre de faux positifs ;
il permet de réduire la mortalité par cancer du poumon d’environ 20 %, en détectant les tumeurs à un stade plus précoce ;
il doit cibler des individus présentant un risque élevé de cancer du poumon, afin d’être pertinent en termes de santé publique. La sélection peut se faire selon des critères d’âge et de tabagisme ou à l’aide de scores cliniques de risque. Cependant, les personnes à risque de cancer du poumon sont aussi exposées à d’autres maladies liées au tabac. Le tabagisme est effectivement reconnu comme un facteur pro-thrombotique et athérogène : il favorise la formation de caillots sanguins et l’apparition de plaques d’athérome dans les artères, augmentant ainsi le risque de syndromes coronariens aigus (SCA), d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), d’anévrismes de l’aorte ou encore de maladies vasculaires périphériques. La population ciblée par le dépistage du cancer du poumon est donc également à haut risque cardiovasculaire. Les études NLST et NELSON le confirment : dans ces essais, les décès étaient autant liés aux maladies cardiovasculaires (24,8 % et 21,4 %) qu’au cancer du poumon (24,1 % et 21,4 %)1,2. Dans une expérimentation française (LUMASCAN, Créteil), 20 % des participants à un programme de dépistage du cancer du poumon présentaient des antécédents d’événements cardiovasculaires majeurs ou en ont développé un dans les cinq années suivant leur inclusion dans le programme3. Par ailleurs, lorsqu’une évaluation du risque cardiovasculaire est intégrée au parcours de dépistage du cancer du poumon, les données montrent que la majorité des participants ne sont pas pris en charge conformément aux recommandations, comme l’a révélé une étude anglaise où 56 % des sujets ne suivaient pas les mesures de prévention recommandées4. Cette vulnérabilité pourrait impacter l’efficacité du dépistage du cancer du poumon en réduisant l’espérance de vie des personnes dépistées et en limitant l’accès aux traitements comme la chirurgie5. Au-delà de son objectif principal, le dépistage du cancer du poumon pourrait donc constituer une « porte d’entrée » pour un parcours de prévention cardiovasculaire, et offrir ainsi un double bénéfice en luttant à la fois contre le cancer du poumon et les maladies cardiovasculaires.
Article réservé aux abonné.e.s à Info Respiration u003ca href=u0022https://splf.fr/abonnement-info-respiration/u0022u003eS’abonneru003c/au003en• Si vous êtes abonné.e, connectez-vous u003ca href=u0022https://splf.fr/login/u0022u003ehttps://splf.fr/login/u003c/au003e
Université de Montpellier, UFR de Médecine – Équipe Pneumologie et Oncologie, Service de Pneumologie, Allergologie et Oncologie Thoracique, Hôpital Arnaud de Villeneuve, CHU Montpellier – Unité INSERM U1194
De nombreuses innovations thérapeutiques significatives pour la prise en charge du cancer du poumon ont été présentées cette année au congrès de l’ASCO qui s’est tenu à Chicago du 30 mai au 3 juin 2025. Parmi celles-ci, deux thématiques ont fait les gros titres : la révolution confirmée du traitement néoadjuvant chez les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade précoce et l’arrivée de nouvelles options thérapeutiques dans le cancer du poumon à petites cellules (CPPC).
Données actualisées de la CHECKMATE-816 :une amélioration nette de la survie globale par l’immunochimiothérapie (ICT) néoadjuvante dans le CPNPC résécable Cette étude de phase III avait pour but de tester l’intérêt d’un traitement néoadjuvant par ICT versus chimiothérapie (CT) seule chez des patients atteints d’un CPNPC résécable, de taille ≥ 4 cm et/ou atteinte ganglionnaire N1/N2, sans altération EGFR/ALK, avec une stratification sur le stade et l’expression de PD-L1. En 2022, l’analyse intermédiaire avait déjà montré la positivité de cet essai sur son co-critère de jugement principal (taux de réponse pathologique majeure et survie sans événement)2. L’analyse finale, avec un suivi médian de 68,4 mois, montre, dans le bras expérimental, un gain notable de survie globale (SG) à 5 ans (65 vs 55 %) et une survie spécifique au cancer pulmonaire à 5 ans (75 vs 65 %). Ce bénéfice était plus marqué dans les sous-groupes PD-L1 ≥ 1 % et stade IIIA. De manière exploratoire, la présence d’une réponse pathologique complète (24 % des patients) et la clairance préopératoire de l’ADN tumoral circulant étaient associées à de meilleurs taux de SG à 5 ans, avec respectivement 95 et 75 %. Compte tenu de ces résultats et d’un profil de tolérance tout à fait comparable à celui de la chimiothérapie néoadjuvante, ces données viennent confirmer la place d’une ICT néoadjuvante comme le traitement de référence chez des patients atteints d’un CPNPC de stade II-III (TNM 8e édition) sans altération EGFR/ALK. De futurs essais en cours et à venir permettront de déterminer si cette stratégie est suffisante ou doit être complétée par une immunothérapie adjuvante dans une stratégie dite périopératoire.
IMforte : la musique du progrès en 1re ligne de traitement du CPPC L’immunothérapie par anti-PD-L1 a désormais sa place en tant que traitement standard de 1re ligne chez les patients atteints de CPPC de stade étendu, d’abord combinée avec une CT en induction, puis seule en maintenance. Cette étude de phase 3 avait pour but de comparer une stratégie de maintenance standard par atézolizumab (bras contrôle) à une ICT de maintenance par lurbinectidine et atézolizumab (bras expérimental). La maladie devait être contrôlée après 4 cures d’ICT d’induction, sans atteinte métastatique du système nerveux central, et la randomisation était réalisée après l’induction, avec une stratification sur le PS (performance status), les LDH (lactate déshydrogénase), la présence de métastases hépatiques et la réalisation d’une irradiation prophylactique cérébrale (IPC). La durée médiane de suivi était de 15 mois et cette étude montre un allongement significatif de la survie médiane dans le bras atézolizumab + lurbinectidine vs atézolizumab seul : la SSP (survie sans progression) était de 5,4 vs 2,1 mois (HR 0,54 ; IC95 % : 0,43-0,67 ; p < 0,0001) et la SG était de 13,2 vs 10,6 mois (HR 0,73 ; IC95 % : 0,57-0,95 ; p=0,0174). Il semble exister un moindre bénéfice en présence d’un taux élevé de LDH à l’inclusion et lorsqu’une IPC avait été réalisée. Il ressort un plus fort taux d’événements indésirables (EI) dans le bras expérimental avec des EI de grade 3-4 essentiellement de type digestif et hématologique […]
Article réservé aux abonné.e.s à Info Respiration u003ca href=u0022https://splf.fr/abonnement-info-respiration/u0022u003eS’abonneru003c/au003en• Si vous êtes abonné.e, connectez-vous u003ca href=u0022https://splf.fr/login/u0022u003ehttps://splf.fr/login/u003c/au003e
Service de Pneumologie et Oncologie thoracique – Hôpital Tenon AP HP Sorbonne Université – Paris
Le Congrès Européen de Cancérologie Thoracique (ELCC) s’est tenu à Paris du 26 au 29 mars 2025 et a rassemblé plus de 4 000 participants venus du monde entier. Ce rendez-vous majeur a été marqué par la présentation de résultats attendus sur les CBNPC porteurs d’une mutation EGFR.
LAURA : osimertinib après chimioradiothérapie Chez les patients atteints de CBNPC localement avancé, non résécable, porteurs d’une mutation commune EGFR, l’osimertinib avait déjà démontré un bénéfice majeur en survie sans progression (PFS) dans l’étude LAURA. Après chimioradiothérapie (CRT), il avait permis de porter la PFS à 39,1 mois contre 5,6 mois avec placebo (HR 0,16 ; p<0,001). L’analyse actualisée de la survie globale (SG), présentée à l’ELCC 2025, montre un signal encourageant : la médiane de SG atteint 58,8 mois sous osimertinib, contre 54,0 mois sous placebo (HR 0,67 ; IC95 % : 0,40–1,14). Bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative à ce stade (maturité 31 %), elle suggère un bénéfice potentiel, malgré un taux élevé de crossover dans le bras placebo (77 % des patients ont reçu de l’osimertinib en 2nde ligne). Ces résultats confortent la place de l’osimertinib en entretien après CRT, mais l’absence de durée de traitement définie continue de faire l’objet de discussions parmi les experts.
MARIPOSA : gain de survie globale sous Ami+Laz en 1re ligne des CBNPC mutés EGFR L’essai MARIPOSA (phase III) a comparé l’association amivantamab-lazertinib (Ami+Laz) à l’osimertinib seul en 1re ligne chez des patients EGFR mutés métastatiques. L’amivantamab est un anticorps bispécifique ciblant EGFR et MET et le lazertinib est, comme l’osimertinib, un inhibiteur de tyrosine kinase de 3e génération. Avec un suivi médian de 37,8 mois, le bras Ami+Laz a montré un gain significatif en survie globale : médiane non atteinte contre 36,7 mois sous osimertinib (HR 0,75 ; IC95 % : 0,61–0,92 ; p<0,005). À trois ans, 60 % des patients sous Ami+Laz étaient encore en vie, contre 51 % dans le bras osimertinib. L’association Ami+Laz améliore également la PFS intracrânienne et la durée de réponse intracrânienne, un point particulièrement intéressant chez les CBNPC mutés EGFR, souvent associés à des localisations cérébrales.
Article réservé aux abonné.e.s à Info Respiration u003ca href=u0022https://splf.fr/abonnement-info-respiration/u0022u003eS’abonneru003c/au003en• Si vous êtes abonné.e, connectez-vous u003ca href=u0022https://splf.fr/login/u0022u003ehttps://splf.fr/login/u003c/au003e
Laure Guéroult-Accolas1 d’après une interview réalisée par Caroline Guignot
Fondatrice et Directrice Générale de l’association Patients en réseau
Pharmacienne de formation, Laure Guéroult-Accolas, a fondé l’association Patients en réseau pour briser l’isolement des malades et créer des ponts entre eux, entre les proches aidants, en lien avec les professionnels de santé. Un levier pour rompre l’isolement, comprendre sa maladie, ses traitements, adhérer aux soins et accéder à des ressources utiles.
« Pharmacienne de formation, j’ai moi-même été touchée par un cancer du sein assez jeune. Malgré mes connaissances, et malgré l’accompagnement que ma mère, malade avant moi, a pu m’apporter durant mon parcours de soins, j’ai vu à quel point il était difficile d’être du côté patient. Parce qu’on ne prévoit pas de tomber malade. Et quand ça arrive, on ne sait pas toujours comment s’y retrouver dans le parcours de soins. Il y a beaucoup de choses que l’on découvre trop tard. J’avais moi-même raté beaucoup d’informations pratiques. Mais je ne savais pas qu’il existait des associations, je ne connaissais pas les possibilités d’accès à un psychologue, à des cures thermales… Après coup, on se rend compte qu’on aurait pu faire autrement et éviter de vraies souffrances, personnelles, familiales, professionnelles. Et puis j’aurais aimé, à l’époque, pouvoir parler à quelqu’un de mon âge, une jeune maman comme je l’étais pour parler de tout cela. »
« C’est cette épreuve qui m’a motivée à créer l’association en 2014, au travers de Mon Réseau Cancer du Sein. À travers ce projet, je voulais gommer les kilomètres, rendre possible le lien entre les patients et entre les proches aidants, qu’importe leur lieu de vie, de soin ou l’avancée de la maladie. L’objectif était d’aider chacun à trouver une information utile, un soutien, une communauté. En 2016, des pneumo-oncologues nous ont contactés pour que l’on puisse aider à mettre en lien les patients atteints de cancer du poumon. C’est ainsi que Mon Réseau Cancer du Poumon est né. Il permet de répondre à un vrai besoin d’échange : même au stade avancé ou métastatique, beaucoup de patients vivent longtemps grâce aux traitements innovants. Mais ils ne comprennent pas toujours pourquoi leurs traitements sont différents, ce qu’impliquent certaines mutations. Et il y a de grosses différences de connaissance au départ et d’information voire d’accompagnement selon les lieux de prise en charge. Nous avons donc développé un réseau social privé autour de cette maladie et proposé un programme d’information : webconférences sur les traitements, les soins de support, les préparations aux traitements, les avancées en chirurgie… Mieux comprendre son traitement, c’est davantage y adhérer, se projeter,s’impliquer. Nous proposons aussi des rencontres en ligne mensuelles pour les patients Poumon, d’autres pour les nouveaux arrivants, autour de certains sujets, ou pour proposer des ateliers comme la sophrologie… nous organisons aussi quelques rencontres en présentiel, des marches. Concernant l’immunothérapie, nous avons plus récemment conçu un serious game, Mon Immuno Poumon : un véritable quartier virtuel dans lequel on peut se déplacer entre la maison, l’hôpital, le cabinet médical, l’hospitalisation à domicile… et s’informer à chaque étape sur la maladie, les traitements, le rôle des professionnels concernés et ce qu’on doit faire quand on est à la maison (soit la majorité du temps !)… C’est un outil destiné à accompagner les patients dès la première prescription, dans les aspects très concrets de leur quotidien. Depuis, nous avons déployé Mon Réseau Cancer Gynéco en 2019, Mon Réseau Cancer Colorectal en 2020 et Mon Réseau Cancer Proches en 2024. »
Article réservé aux abonné.e.s à Info Respiration u003ca href=u0022https://splf.fr/abonnement-info-respiration/u0022u003eS’abonneru003c/au003en• Si vous êtes abonné.e, connectez-vous u003ca href=u0022https://splf.fr/login/u0022u003ehttps://splf.fr/login/u003c/au003e
Secrétaire Général du Comité Patients Cancer de l’AP-HP Nord Université Paris Cité et militant engagé de l’association ALK+ ROS1 France cancer poumon
Abdelhalim El Gaddari, psychologue de formation et anciennement directeur d’association, a reçu un diagnostic de cancer du poumon en 2022. Il partage son parcours médical, son engagement son ressenti et ses espérances. Fort de 25 années d’engagement dans la lutte contre le VIH et frappé par le manque de structuration, de place faite aux patients et de soutien suffisant des politiques de santé, il s’investit dans l’association ALK+ ROS1 France cancer poumon, un acteur indispensable pour traduire les savoirs médicaux, orienter, soutenir et donner une voix à celles et ceux qu’on entend rarement.
En mars 2022, à l’âge de 49 ans, j’ai reçu un diagnostic de cancer du poumon non à petites cellules de stade 4, avec une altération génétique rare – ROS1 – qui touche moins de 2 % des patient.e.s atteint.e.s de cancer du poumon, et concerne souvent des non-fumeurs, comme moi. Heureusement, des traitements ciblés – les inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) – s’ils ne guérissent pas, peuvent freiner la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie.
Les premiers mois : choc, traitement, résistance Tout a commencé par une toux persistante, accompagnée d’un épanchement pleural. Quinze jours d’hospitalisation plus tard, les nombreux examens révélaient deux tumeurs et de nombreux nodules pulmonaires. La chimiothérapie a démarré sans attendre, avant même la confirmation de l’altération ROS1. Ce n’était pas ma première confrontation au cancer, qui m’avait touché à l’âge de 14 ans, mais mon regard était désormais modifié par ma maturité et mon expérience. J’ai été traité efficacement près de deux ans par la chimiothérapie. L’apparition d’une atteinte méningée a conduit à un changement de traitement : j’ai commencé le lorlatinib, un TKI administré par voie orale. Finis les hôpitaux de jour toutes les trois semaines. Mon quotidien est redevenu un peu plus léger, même si un essoufflement persistant continue de me gêner profondément.
Article réservé aux abonné.e.s à Info Respiration u003ca href=u0022https://splf.fr/abonnement-info-respiration/u0022u003eS’abonneru003c/au003en• Si vous êtes abonné.e, connectez-vous u003ca href=u0022https://splf.fr/login/u0022u003ehttps://splf.fr/login/u003c/au003e
Anne-Claire Toffart1, Michaël Duruisseaux2d’après une interview réalisée par Caroline Guignot
CHU Grenoble, Grenoble.
Hôpital Pradel, Institut de Cancérologie des Hospices Civils de Lyon, Lyon
Le couple mutation du gène de l’Epidermal Growth Factor (EGFR) et inhibiteur « spécifique » de la tyrosine kinase de l’EGFR (ITK-EGFR) a eu 20 ans en 2024. Quelles leçons avons-nous appris de ce développement thérapeutique dans les adénocarcinomes (ADC) métastatiques mutés EGFR ?
Comme chaque année, les cours du GOLF proposent une vision globale des standards et de l’actualité scientifique en oncopneumologie, abordant tous les aspects du diagnostic au traitement – chirurgie, radiothérapie, traitement systémique. Voilà près d’un an et demi que nous avons commencé à organiser l’événement avec le Pr Sébastien Couraud (Lyon) et la Dr Aurélie Swalduz (Lyon) au sein du Conseil d’organisation, et en lien avec le Conseil scientifique de l’évènement. Les cours du GOLF se distinguent par leur format standardisé, qui répond aux exigences du Développement Professionnel Continu (DPC). Contrairement à d’autres congrès, la marge de manoeuvre pour la sélection des thématiques est limitée. Mais les Conférences Prestige qui ponctuent l’évènement nous permettent d’aborder des thématiques innovantes et transversales. Par ailleurs, nous avons eu à coeur de favoriser la parité parmi les intervenants et modérateurs, et de mettre en avant les associations de patients.
Conférences Prestige : mettre l’oncologie thoracique en perspective Les conférences Prestige permettent de mettre en perspective les actualités scientifiques évoquées au cours des sessions du GOLF. Il s’agit d’apporter des éléments transverses ou pratico-pratiques, complémentaires des connaissances. Cette année, nous avons voulu retenir trois thématiques importantes : la première concerne le microbiote avec la conférence « Les secrets intestinaux de la thérapie du cancer bronchique », animée par le Dr Lisa Derosa. Elle explorera l’interaction complexe entre le système immunitaire et les cellules tumorales, de la carcinogenèse à la métastase, et comment le microbiote influence l’immunothérapie.
Service de Pneumologie et Oncologie thoracique – Hôpital Tenon AP HP Sorbonne Université – Paris
L’oncologie thoracique connaît depuis quelques années une véritable révolution, tant sur le plan thérapeutique que dans l’approche globale du patient. Le développement des thérapies ciblées – dont nous célébrons cette année les 20 ans des premiers inhibiteurs de l’EGFR – a profondément transformé la prise en soin des cancers bronchiques non à petites cellules (cf. numéro de juin 2025). L’immunothérapie, désormais incontournable à tous les stades de la maladie, poursuit son essor, notamment dans les stratégies périopératoires. Ces avancées marquent une nouvelle ère de santé publique, portée par une intensification de la lutte antitabac et, en 2025, par le lancement du dépistage organisé du cancer du poumon à l’échelle nationale via le programme IMPULSION. À Lyon, les cours du GOLF s’inscrivent pleinement dans une dynamique d’actualisation des connaissances et de décloisonnement des pratiques. Vous découvrirez dans ce numéro l’interview des Prs Michaël Duruisseaux et Anne-Claire Toffart, membres du conseil d’organisation. Nous vous proposons également un tour d’horizon des temps forts de deux congrès majeurs de l’année – l’ELCC à Paris et l’ASCO à Chicago – avec les données les plus marquantes qui redessinent les standards de prise en charge. Nous avons aussi souhaité donner la parole aux associations de patients, dont l’engagement a profondément contribué à faire évoluer le paysage de l’oncologie thoracique. Partenaires désormais incontournables du soin, elles soutiennent les malades, sensibilisent le grand public, coconstruisent des outils pédagogiques, participent aux réflexions sur l’accès à l’innovation et organisent des colloques scientifiques. La parole des patients, relayée ici par deux figures engagées – M. El Gaddari (ALK+ROS1 France) et Mme Guéroult-Accolas (Patients en réseau) – nous rappelle que l’humain ne peut être dissocié de l’innovation. Mieux informer, mieux accompagner, mieux représenter : les associations enrichissent les parcours de soins en leur donnant davantage d’humanité. Elles contribuent à faire émerger une médecine plus efficace, plus accessible, plus engagée. Bonne lecture.
Les Journées Francophones de Pneumologie Interventionnelle (JoFPI) 2025
Les Journées Francophones de Pneumologie Interventionnelle (JoFPI) reviennent le 17 octobre 2025 en format 100% digital via la plateforme INVIVOX. Organisées par le GETIF SPLF, ces journées sont l’événement incontournable pour tous les spécialistes en pneumologie interventionnelle et chirurgie thoracique.
Formez-vous avec les meilleurs experts : Pr Hervé Dutau, Dr Samy LACHKAR, Pr Fabien Maldonado, Dr THOMAS EGENOD… et bien d’autres partageront leurs connaissances sur des sujets clés comme : La bronchoscopie rigide et les prothèses innovantes Le diagnostic précoce du cancer du poumon et le périphérique Les cryobiopsies sous EBUS Les nouvelles approches chirurgicales et robotiques La prise en charge interventionnelle dans la BPCO/Emphysème
Restez à la pointe des dernières avancées dans un domaine en constante évolution. Échangez avec vos pairs et nouez des contacts professionnels enrichissants, le tout depuis chez vous ou votre lieu de travail. Flexibilité maximale : pas de déplacement, une participation facile et accessible.
Au programme : des sessions de 30 minutes en immersion au sein de nos blocs, des présentations interactives, des échanges avec les experts, et des temps dédiés aux questions-réponses.
Date : Vendredi 17 octobre 2025 Horaires : De 12h30 à 16h30 Où : En ligne, via la plateforme INVIVOX
Inscrivez-vous dès maintenant pour ne pas manquer cette opportunité unique de monter en compétences et de partager avec les acteurs clés de la pneumologie interventionnelle : c’est gratuit !
Cette année, le prix du GETIF a récompensé le travail de Laure-Anne Pernaut, interne du CHU de Lille, pour son analyse des résultats des LBA chez des patients admis en réanimation pour infection à la SARS-CoV2. Toutes nos félicitations !
Le GETIF est heureux de partager les 3 premières publications liées au registre EpiGETIF et à l’activité de bronchoscopie rigide thérapeutique en oncologie.
La seconde, menée par le Dr Clément Daigmorte, s’est intéressée spécifiquement à la population des patients traités pour une obstruction maligne proximale liée à l’évolution métastatique d’un cancer solide extra-thoracique: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/resp.14723
Enfin, dans un troisième travail mené par le Dr Pascalin Roy, nous avons évalué les résultats à court et long terme de la bronchoscopie rigide thérapeutique pour la prise en charge d’obstructions malignes responsables de détresse respiratoire aiguë: https://www.atsjournals.org/doi/10.1513/AnnalsATS.202311-943RL
Un immense merci aux praticiens des 35 centres participant à EpiGETIF pour leurs efforts !
STEP ( Saint-Etienne plèvre) est le premier congrès international, organisé en France, sur la plèvre
28 et 29 septembre 2023 à l’auditorium de la Cité du Design, 3 rue Javelin Pagnon 42000 St-Etienne Tarif normal : 210 euros/ tarif internes: 80 euros
Nous venons d’apprendre avec infiniment de tristesse le décès brutal, oh combien prématuré de notre collègue et ami le Pr Fabien Vaylet le 30 Avril 2023. Fabien Vaylet était un membre de la première heure du GELF puis du GETIF. Pneumo-oncologue de grand renom, il avait dirigé le service de pneumologie de l’hôpital des armées Percy de Clamart à la suite de son maître le Pr L’Her. Son expertise en oncologie thoracique s’était tout particulièrement exprimée dans ses travaux sur la TEP, TEP dont il était l’un des premiers utilisateurs en France. Passionné d’endoscopie, je me souviens de ses recherches sur les gaines jetables pour les endoscopes, bien avant que l’on parle d’endoscopes à usage unique. Il avait publié ses travaux en 2004 dans Respiration. Je me souviens aussi encore très bien d’une réunion qu’il avait organisé en 2004. Il avait invité plusieurs membres du GELF pour des conférences sur l’endoscopie au Val de Grâce. On avait bénéficié avec lui d’une visite incroyable de ce lieu chargé d’histoire. Il connaissait tout. Un moment magique. L’arrivée de l’échoendoscopie du médiastin lui avait permis ensuite de combiner ses 2 passions de l’oncologie et de l’endoscopie. Adieu Fabien. Par-delà tes travaux scientifiques de premier plan, nous garderons de toi ta gentillesse, ta disponibilité, ton enthousiasme et ta bonne humeur si communicative. L’ensemble de notre communauté du GETIF se joint à moi pour transmettre à sa famille et à ses amis toute nos condoléances et notre profonde sympathie.
Le Dr Thomas Villeneuve (CHU Toulouse) a recu le prix du GETIF pour ses 2 communications orales dans le domaine de l’endoscopie au CPLF 2023 :
Étude CELTICS : diagnostic en temps réel et non invasif du rejet aigu cellulaire par endomicroscopie confocale LASER chez les transplantés pulmonaires
Intérêt de l’endoscopie bronchique chez les malades avec vascularites à ANCA
JOURNEES STEPHANOISES DE PNEUMOLOGIEINTERVENTIONNELLE / JOSPI ont eu lieu les 24 ET 25 SEPTEMBRE 2021 en PRESENTIEL !
Les Journées méditerranéennes de pneumologie interventionnelles (JoMPI) organisées à Marseille en 2018 furent pour le GETIF un beau succès et montrèrent qu’un congrès francophone de pneumologie interventionnelle avait toute sa place. Le format avec un jour de conférences et un jour d’ateliers fut largement plébiscité. Les JoSPI (journées stéphanoises de pneumologie interventionnelle) devaient prendre la suite en 2020 mais la pandémie a contraint de les déplacer en 2021 pour assurer un présentiel indispensable pour une telle formation. Les JoSPI ont eu lieu les 24 et 25 Septembre dans un cadre original, la cité du Design au sein d’un bâtiment industriel historique. 150 participants étaient présents dont beaucoup de jeunes pneumologues en formation. On aurait pu espérer une participation plus forte mais de nombreux collègues n’ont pu se déplacer en raison des contraintes sanitaires. Vingt partenaires industriels et associations s’étaient impliqués en amenant pour certains du matériel, jamais encore présenté. Le premier jour a été consacré à des mises au point sur les grands thèmes de l’endoscopie interventionnelle avec des exposés de très haut niveau. Merci à tous pour cette implication. Je crois que le témoignage d’une patiente, insuffisante respiratoire, traitée par valves a aussi été un temps d’émotion particulier. Le second moment fort a bien sûr été la transmission attendue de la responsabilité du GETIF à son nouveau président Nicolas Guibert. Après 20 ans aux manettes, il était largement temps pour moi de laisser la nouvelle génération, comme le deuxième étage de la fusée, lancer encore plus haut le GETIF. Je souhaite à Nicolas autant de bonheur que j’en ai eu à travailler avec tous les amis du GETIF. A la soirée d’ailleurs, et en musique l’ex président a été bien gâté ! Le samedi 25 tout le monde était sur le pont pour les ateliers. 18 ateliers en tout pour explorer toutes les techniques de la pneumologie interventionnelle. Le matin, les gestes les plus basiques (extraction de corps étrangers, ponction à l’aiguille, échographie médiastinale et thoracique etc) et l’après midi des gestes plus sophistiqués dont cryobiopsies, dénervation, pose de valves ou thermoplastie. Les poumons de cochon ont donné le meilleur d’eux même et merci à nos 2 volontaires qui ont prêté leur thorax pour l’échographie. Par contre pour les ponctions échoguidées on a préféré le rôti fourré aux olives ! Vous verrez quelques photos pour apprécier l’ambiance de ces ateliers. Merci à tous ceux qui ont animé ces ateliers et ce fut parfois dur de répéter 9 à 10 fois de suite les mêmes conseils aux groupes successifs … La couverture médiatique des joSPI a été assurée sur les réseaux sociaux mais aussi par des émissions de radio, des articles dans la presse et 3 émissions sur les télévisions régionales. Qui sera volontaire pour une nouvelle édition de nos journées ? Amitiés à tous Jean Michel Vergnon (past-président du GETIF)
PRIX DU GETIF 2021
2021 • Le prix du GETIF a été décerné cette année à deux internes Stéphanoises pour leur travail sur la prise en charge bronchoscopique des métastases endobronchiques du cancer du rein. Par l’analyse rétrospective de la plus large série rapportée à ce jour, Marie-Pierre Perquis et Valentine Mismetti apportent des informations importantes sur la présentation anatomique et l’histoire naturelle de ces lésions, ainsi que les techniques utilisées et leurs résultats. Le GETIF renouvelle ses félicitations aux jeunes pneumologues récompensées pour ce travail encadré par le Pr Jean Michel Vergnon
Décidément la WABIP honore le GELF de façon répétée. Après le Wabib-Dumon award du Dr Dutau, voici le prix du meilleur poster présenté au congrès WCBIP de Shangaî en Novembre 2020 décerné à notre collègue le Dr Adrian Crutu, membre très actif du GELF . Adrian Crutu travaille à l’hôpital Marie Lannelongue.
Tout le GELF le félicite pour cette distinction particulièrement méritée. Vous pourrez lire ici son poster
Hervé Dutau, notre vice président, a reçu cette année de la part de la WABIP (World Association for bronchology and interventional pulmonology) le prix WABIP-Dumon Award pour sa carrière dévolue à la pneumologie interventionnelle. Tout le GELF le félicite chaleureusement pour ce prix qui honore aussi l’ensemble de notre groupe . Pr JM Vergnon président du GELF
>>>REPORT JOSPI (JOURNÉES STEPHANOISES DE PNEUMOLOGIE INTERVENTIONNELLE) les 24-25 sept 2021
24 et 25 mai 2019 – réunion de printemps du GELF à Rouen organisée par le Dr Samy Lackar sur le thème « le couple pneumologue interventionnel et le chirurgien »
Dr Louise BONDEELLE, service de pneumologie des hôpitaux universitaires de Genève (HUG) , Suisse Liens d’intérêt : L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt.
Dr Vanessa BIRONNEAU, service de pneumologie, CHU de Poitiers Liens d’intérêt :Bourses : ADAIRC, Alize Santé, SOS oxygène,Invitation congrès : Alizé, ADAIRC, Chiesi, Orateur / modérateur : Resmed, ADAIRC, Alize santé, GSK, ADS
Dr Vincent FALLET, service de pneumologie hôpital Tenon, Paris. Liens d’intérêt : Le Dr Fallet a reçu des rémunérations d’Amgen, Bristol-Myers Squibb, Boehringer Ingelheim, Takeda, AstraZeneca, Sanofi, Isis Medical, Jansen, Roche, Pfizer, MSD, Novartis, Regeneron pour des activités de conseil, animation symposium, conférences, board. Il a été investigateur dans le cadre d’essais thérapeutiques pour d’AbbVie, Amgen, AstraZeneca, Daiichi, Dizal, Boehringer-Ingelheim, BMS, Lilly, Mirati, MSD, Roche, Takeda, IFCT et GFPC sans recevoir d’honoraires.
Dr Virginie FERRY, service de pneumologie, hôpital Bichat Claude Bernard, Paris. Liens d’intérêt :Invitation aux congrès ORKYN, Vitalaire et une hospitalité par Pfizer.
Dr Marina GUECAMBURU Service des Maladies Respiratoires et des épreuves fonctionnelles respiratoires CHU Bordeaux, 33604, Pessac, France Liens d’intérêt : L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt.
Dr Thomas GILLE, AP-HP,service Physiologie et Explorations Fonctionnelles, Hôpitaux Universitaires de Paris Seine-St-Denis, Sites Avicenne Bobigny et Jean Verdier (Bondy), Université Sorbonne Paris Nord, Inserm U1272 “Hypoxie et Poumon”, UFR SMBH Léonard de Vinci, Bobigny. Liens d’intérêt :Boehringer Ingelheim and Roche/Genetech, supports non financiers Oyxvie, LVL Medical, Vitalaire, Vivisol
Dr Dorian HASSOUN, service des explorations fonctionnelles, CHU de Nantes Liens d’intérêt :
Dr Raphaël HINDRÉ Service d’explorations fonctionnelles, Hôpital Avicenne, Bobigny, Université Sorbonne Paris Nord Liens d’intérêt : Prise en charge congrès Oxyvie et Boehringer
Pr Étienne-Marie JUTANT, service de pneumologie, CHU de Poitiers Liens d’intérêt : Interventions rémunérées (Chiesi, MSD) invitations à des congrès (MSD, Janssen)
Dr Marianne RIOU, service de pneumologie, hôpitaux universitaires de Strasbourg Liens d’intérêt :
Dr Camille ROLLAND DEBORD , service de pneumologie, CHU Clermont-Ferrand Liens d’intérêt :
Dr Simon VALENTIN département de Pneumologie, CHRU de Nancy Liens d’intérêt :