Info Respiration

Innovations médicales et société en interaction

Vincent Fallet1,

  1. Service de Pneumologie et Oncologie thoracique – Hôpital Tenon AP HP Sorbonne Université – Paris

L’oncologie thoracique connaît depuis quelques années une véritable révolution, tant sur le plan thérapeutique que dans l’approche globale du patient. Le développement des thérapies ciblées – dont nous célébrons cette année les 20 ans des premiers inhibiteurs de l’EGFR – a profondément transformé la prise en soin des cancers bronchiques non à petites cellules (cf. numéro de juin 2025). L’immunothérapie, désormais incontournable à tous les stades de la maladie, poursuit son essor, notamment dans les stratégies périopératoires.
Ces avancées marquent une nouvelle ère de santé publique, portée par une intensification de la lutte antitabac et, en 2025, par le lancement du dépistage organisé du cancer du poumon à l’échelle nationale via le programme IMPULSION.
À Lyon, les cours du GOLF s’inscrivent pleinement dans une dynamique d’actualisation des connaissances et de décloisonnement des pratiques. Vous découvrirez dans ce numéro l’interview des Prs Michaël Duruisseaux et Anne-Claire Toffart, membres du conseil d’organisation.
Nous vous proposons également un tour d’horizon des temps forts de deux congrès majeurs de l’année – l’ELCC à Paris et l’ASCO à Chicago – avec les données les plus marquantes qui redessinent les standards de prise en charge.
Nous avons aussi souhaité donner la parole aux associations de patients, dont l’engagement a profondément contribué à faire évoluer le paysage de l’oncologie thoracique. Partenaires désormais incontournables du soin, elles soutiennent les malades, sensibilisent le grand public, coconstruisent des outils pédagogiques, participent aux réflexions sur l’accès à l’innovation et organisent des colloques scientifiques. La parole des patients, relayée ici par deux figures engagées – M. El Gaddari (ALK+ROS1 France) et Mme Guéroult-Accolas (Patients en réseau) – nous rappelle que l’humain ne peut être dissocié de l’innovation.
Mieux informer, mieux accompagner, mieux représenter : les associations enrichissent les parcours de soins en leur donnant davantage d’humanité. Elles contribuent à faire émerger une médecine plus efficace, plus accessible, plus engagée.
Bonne lecture.

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Info -Respiration Numéro 187-juin 2025

Jacques Cadranel Lire plus

Laure-Emmanuelle Zaragosi d’après une interview réalisée par Agnès Lara Lire plus


Léo Grassion

François Bughin

Jean-Paul Vasseur

Thomas Réginault

Joëlle Texereau

Éditorial
Halte aux inhalateurs avec gaz propulseur ?! Oui mais…
Étienne-Marie Jutant Lire plus

Congrès
ATS 2025 : entre découvertes scientifiques et résilience conjoncturelle aux États désunis d’Amérique 
Anh Tuan DINH-XUAN et les membres de la mission ATS 2025 Lire plus

Recherche
Trajectoires des maladies atopiques de l’enfant : de la marche atopique au concept de multimorbidité atopique
 Amina Lasmi, Flore Amat Lire plus

Pratique Infirmière
L’ETP en sortie d’hospitalisation – Un enjeu clé pour la prise en charge des maladies chroniques : focus sur l’asthme pédiatrique 
Virginie Sagorin, Virginie Serabian Lire plus
Mucoviscidose : l’Infirmière en Pratique Avancée, pilier du parcours de soins à l’ère des modulateurs de CFTR 
 Nadège Goriot Raynaud, Laurent Mely Lire plus

Lu pour Vous
La pollution est-elle (aussi) un problème pour les patients transplantés pulmonaires ?
Jonathan Messika Lire plus

Culture
Les paysages normands de David Hockney
 Jean-Pierre Orlando Lire plus

Vie de la Société
Pourquoi un « avis d’experts » sur la Réadaptation Respiratoire en France en 2025 ? 
J.-M. Grosbois, S. Gephine, O. Le Rouzic, F. Caron, A. Lino, A. Martin, H. Ouksel, J. Pernot, G. Prieur, S. Stelianides, E. Villiot Danger, F. Costes. Groupe Alvéole : groupe expert de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) pour l’exercice et la réadaptation Lire plus

In Memoriam. Hommage au Docteur Jean-Michel Chavaillon (1948-2025) 
Francis Martin, pour le Conseil d’administration du Collège de Pneumologues des Hôpitaux Généraux Lire plus
In Memoriam. Hommage au Professeur Vincent Ninane (1956-2025)
Marie Bruyneel Lire plus

Communiqués de presse

Extension d’indication européenne et française pour le comprimé ITULAZAX® chez les enfants et adolescents (5-17 ans) : une nouvelle option thérapeutique pour la prise en charge de la rhinite allergique aux pollens de bouleau et homologues en pédiatrie
Les résultats de l’étude de phase 3 ZENITH ont été présentés dans le cadre d’une présentation orale “late breaking” lors du congrès annuel de l’American College of 
Cardiology (ACC.25) et ont été publiés simultanément dans le New England Journal of Medicine (NEJM)

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Info -Respiration Numéro 186-Avril 2025

Étienne-Marie Jutant Lire plus

Jean-Louis Pujol, Benoît Roch Lire plus

Actualités
Témoignage : pneumologue au Liban, un éternel combat
Béatrice Le Bon Chami Lire plus

Recherche
Le poumon dans l’espace
Pierre Vaïda d’après une interview réalisée par Caroline Guignot Lire plus
Stephen Alamo : Médecin de vol des astronautes européens
Stephen Alamo d’après une interview réalisée par Caroline Guignot Lire plus

Mise au Point
Toxicité pulmonaire des anticorps conjugués (ADC) : un effet indésirable grave à anticiper
Anthony Canellas, Lana Elu, Jacques Cadranel Lire plus
Les manifestations respiratoires de la maladie de Sjögren
Caroline Diou Lire plus
Place de la cryobiopsie pulmonaire transbronchique dans les pneumopathies infiltrantes diffuses
Olivia Freynet Lire plus

Santé Publique
Les CES de l’Assurance Maladie, acteurs du dépistage et de la prévention des maladies respiratoires
Émilie Lobertreau, Gérard Peiffer Lire plus

Pratique Infirmière
Retour d’expérience d’un IPA dans la prise en charge de patients atteints de BPCO 
Guillaume Fieutelot Lire plus

Lu pour Vous
Essai ELEVATE-2 : la fin de l’histoire de la sérotonine dans l’HTAP ?
Adam Saâa, Étienne-Marie Jutant Lire plus

Culture
Jörg Immendorff (1945-2007). J’ai encore quelque chose à vous dire
Jean-Pierre Orlando Lire plus

Made in AJPO2
Demi-journée d’accueil des internes de pneumologie en phase socle, la PNEUMOSOCLE
Marina Gueçamburu, Pascal Wang Lire plus

Vie de la Société
Les rapports d’activité 2024 des groupes de travail de la SPLF
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Communiqués de presse

•       Pneumonies et infections à pneumocoque : la vaccination désormais recommandée en France à toutes les personnes de 65 ans et plus
•       Les résultats positifs de Tezspire® (tézépélumab) dans l’étude de phase III WAYPOINT démontrent un effet rapide et maintenu dans la polypose
naso-sinusienne sévère
•       Vers une prévention vaccinale accrue contre le pneumocoque avec un vaccin dédié aux adultes et seniors
•       Sotatercept : un changement de paradigme dans l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) Lire plus

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L’ingéniosité marketing sans limites de l’industrie du tabac

Karine Gallopel-Morvan1 d’après une interview réalisée par Agnès Lara

1.Professeure des Universités (Marketing social). École des Hautes Études en Santé Publique. ARENES (UMR CNRS 6051)  et unité INSERM U1309. Professeure honoraire, Université de Stirling (Écosse)


Les mesures de santé publique entreprises depuis une trentaine d’années ont modifié l’image du tabac chez les jeunes, ainsi que sa dangerosité perçue, incitant nombre d’entre eux à s’en détourner. Pour conserver cette populationcible essentielle, les industriels du tabac s’adaptent et innovent en jouantla carte de la réduction du risque.

Pr Gallopel-Morvan, en quoi le marketing de l’industrie du tabac est-il particulièrement innovant et avant-gardiste ?

 L’industrie du tabac a toujours été à la pointe de l’innovation en termes de marketing et a souvent été imitée par d’autres industries. Les industriels du tabac ont par exemple été les premiers à utiliser le placement de produits dans les films dès les années 1930. Ces stratégies sont ensuite devenues pratiques courantes jusqu’à leur interdiction dans certains pays dont la France en 1991 au travers de la loi Évin. Les industriels du tabac ont aussi été les premiers à associer leur marque à des événements de musique ou sportifs par le biais du sponsoring. Jusqu’à l’arrivée du paquet neutre, le paquet de cigarettes était aussi utilisé pour valoriser le produit lorsque les publicités dans les médias étaient interdites, via des personnages de bande dessinée, des mentions tabac « bio »…

Pour faire face aux différentes réglementations, les stratégies marketing évoluent et s’adaptent sans cesse. Aujourd’hui, les marques de tabac sont très présentes sur les réseaux sociaux, notamment à travers des influenceurs. Ces supports ont l’avantage d’être plus discrets et éphémères que d’autres supports publicitaires et facilitent leur utilisation en dehors du cadre légal. Ces stratagèmes de contournement des lois représentent aussi l’une des spécificités de l’industrie du tabac.

Quelle est la principale cible des industriels du tabac ?

Les jeunes constituent une cible prioritaire puisqu’ils représentent les futurs consommateurs, ceux qui assureront le marché durant plusieurs années tant qu’ils seront dépendants. Pour les inciter à entrer dans la consommation de tabac, les industriels ont proposé des produits aromatisés – mangue, fraise, chocolat… – plus agréables à consommer pour les débutants ou encore des produits innovants, comme les cigarettes à capsules : interdites aujourd’hui en France ; ces cigarettes ont un filtre contenant une ou plusieurs capsules qui, sous la pression des doigts, peut libérer un arôme à la menthe, fraise, etc. Les enquêtes réalisées par Santé publique France et l’Observatoire Français des drogues et des tendances addictives (OFDT) montrent que les jeunes répondent aux mesures de santé publique mises en place ces trente dernières années en se détournant du tabac classique. Ils se tournent vers le vapotage et les autres nouveaux produits du tabac. Mais le tabac à rouler, en raison de son faible prix, est aussi davantage consommé par les jeunes que le tabac manufacturé. Pour s’adapter à ces nouveaux usages, les industriels appliquent le marketing du tabac classique à la e-cigarette : design attractif, high-tech, arômes, production de beaucoup de fumée ou de vapeur, ce qui plaît beaucoup aux jeunes. 

Lire la suite de l’article ci-dessous (réservé abonné.e à la revue Info Respiration)

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Réunions de concertation pluridisciplinaires RespiFil : un outil stratégique pour les pneumologues confrontés à des situations complexes

Flore Mathurin¹, Sabrina Aberbache¹, Céline Lustremant¹, Nathalie Aboufarah¹, Mohamed Ihaddadene¹, Sophie Yavordios², Vincent Cottin³

1.Équipe opérationnelle de la filière de santé des maladies respiratoires rares RespiFil. 2.Chargée de mission traitement au sein de la filière RespiFil ; exerce par ailleurs au service de pneumologie du CHU Louis Pradel, Hospices Civils de Lyon (Lyon, France) ; affiliée au LBBE (UMR CNRS 5558). Coordonnateur de la filière RespiFil. 3.Coordonnateur du CRMR des maladies pulmonaires rares (OrphaLung). Chef du service de pneumologie à l’Hôpital Louis Pradel, Hospices Civils de Lyon (Lyon, France) et affilié à l’UMR 754, Université Claude Bernard Lyon 1 (Lyon, France).


Dans le champ des maladies respiratoires rares, le pneumologue est souvent en première ligne face à des diagnostics incertains, des trajectoires cliniques atypiques ou des décisions thérapeutiques
à fort enjeu. Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) nationales organisées par la filière RespiFil constituent un dispositif structurant pour sécuriser ces décisions et rompre l’isolement face aux situations complexes.

Créée en 2014, RespiFil est la filière nationale de santé dédiée aux maladies respiratoires rares. Labellisée et financée par le ministère chargé de la Santé, elle vise à structurer l’expertise nationale, améliorer l’accès au diagnostic, harmoniser les pratiques et soutenir la recherche et la formation. Elle déploie notamment un réseau de Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) nationales, permettant la discussion collective des cas complexes de maladies respiratoires rares.

Un outil d’aide à la décision

Pour le pneumologue hospitalier ou libéral, les RCP RespiFil permettent :

  • d’obtenir un avis collégial national sur un dossier complexe ;
  • d’accéder à une expertise hyperspécialisée ;
  • de sécuriser une stratégie diagnostique ou
    thérapeutique ;
  • d’orienter un patient vers un centre expert ;
  • d’optimiser l’accès au diagnostic génétique.
    Chaque séance réunit au minimum trois spécialités différentes (pneumologues, généticiens, radiologues, anatomopathologistes, pharmaciens…), garantissant une discussion multidisciplinaire.

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Info -Respiration Numéro 192-Avril 2026

Entretiens
Retour sur le ras-le-bol des médecins libéraux Lire Plus
Bruno Stach d’après une interview réalisée par Caroline Guignot
L’intelligence artificielle en pratique clinique Oncologie thoracique Lire Plus
Julien Ancel d’après une interview réalisée par Agnès Lara

Actualités
Réunions de concertation pluridisciplinaires RespiFil : un outil stratégique pour les pneumologues confrontés à des situations complexes Lire Plus
Flore Mathurin, Sabrina Aberbache, Céline Lustremant, Nathalie Aboufarah,
Mohamed Ihaddadene, Sophie Yavordios, Vincent Cottin

Éditorial
Étienne-Marie Jutant Lire Plus

Carte Blanche à …
Espace Francophone de Pneumologie (EFP). Prise en charge de la tuberculose en Tunisie Lire Plus
Fatma Tritar, Leila Slim, Rachid Fourati, Hafaoua Daghfous

Mise au point
Les nouveaux marqueurs du Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil : pronostiques du risque cardiovasculaire ? Lire Plus
Vanessa Bironneau

Lu pour vous
In broncho VERITAS Lire Plus
Yannick Simonneau

Culture
Le trait de côte de Christophe Boltanski Lire Plus
Jean-Pierre Orlando

Vie de la Société
L’Espace francophone de pneumologie (EFP) : quinze ans déjà ! Lire Plus
Georges Khayat

Les rapports d’activité 2025 des groupes de travail de la SPLF Lire Plus

• Groupe AJPO2 – Association des Jeunes Pneumologues de France
• Groupe Alvéole
• Groupe G2A – Groupe Asthme & Allergies• Groupe GAT – Groupe AérosolThérapie
• Groupe GELF/GETIF – Groupe d’Endoscopie de Langue Française/Groupe d’Endo­scopie Thoracique et Interventionnel Francophone
• Groupe GKR – Groupe Kinésithérapie Respiratoire
• Groupe GTI – Groupe de Travail Infirmier
• Groupe RESPIRenT – RESeau de Pneumologie en Innovation et Recherche translaTionnelle
• Groupe SOMMEIL
• Groupe TTI – Tabac Toxiques Inhalés

Communiqué de Presse
• Le tozorakimab atteint son critère d’évaluation principal dans les essais de phase III OBERON et TITANIA menés chez des patients atteints de BPCO Lire Plus

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Retour sur le ras-le-bol des médecins libéraux

Bruno Stach

Pneumologue à Valenciennes. Président du Syndicat de l’Appareil Respiratoire
d’après une interview réalisée par Caroline Guignot


Le 10 janvier 2026, une grande partie des médecins libéraux – dont de nombreux pneumologues – entamaient une grève nationale d’une dizaine de jours pour protester contre le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 et plusieurs réformes touchant de plein fouet l’exercice libéral. Le Dr Bruno Stach, pneumologue à Valenciennes et président du Syndicat de l’appareil respiratoire rappelle les revendications qui ont nourri ce mouvement, et qui ont été pour partie entendues.

Pourquoi les médecins libéraux ont-ils initié ce mouvement de grève en janvier dernier ?

Cela faisait plusieurs mois que la médecine libérale faisait l’objet d’attaques en règle de la part des parlementaires. Les discussions qui ont eu lieu dans le cadre du PLFSS 2026 ont constitué un nouveau palier pour nous car le texte proposé aux parlements bafouait véritablement la convention médicale.
Cette dernière est normalement négociée entre les deux parties, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les médecins. Or, certaines mesures conduisaient à tourner le dos à ce principe de discussion. Je pense notamment à l’article 77, qui permet à la CNAM de décider unilatéralement de la baisse du tarif de certains actes, qui a bel et bien été voté dans le PLFSS. Or, des baisses tarifaires ont déjà été actées pour certaines spécialités, comme les radiologues, ou les pneumologues qui ont perdu une cotation supplémentaire à l’interprétation des radiographies. Preuve des craintes de baisses tarifaires que nous craignons de voir se généraliser si l’article
77 venait à être appliqué.
Une autre limitation prévue par ce texte visait pour la première fois à pénaliser financièrement les professionnels de santé n’ayant pas renseigné systématiquement le Dossier Médical Partagé (DMP) de leur patient, alors que ce dispositif n’est pas finalisé.
Ce point a finalement été retiré par le Conseil d’État, au motif qu’il ne relevait pas d’une loi de finances, mais il pourrait tout à fait faire l’objet d’une petite loi ultérieure.

Juste avant le projet de loi, les députés Garot et Moulier avaient fait des propositions visant à réguler l’installation des médecins libéraux et à leur imposer des obligations en contrepartie de la liberté d’installation.
Tout cela, mis bout à bout, a alimenté une énorme colère qui s’est traduit dans ce mouvement de grève. Tout cela s’inscrit à l’encontre de la convention et des missions de la médecine libérale, qui constitue un pont essentiel entre le premier recours et l’hôpital, un rôle qui fonctionne particulièrement bien en pneumologie d’ailleurs. Depuis plusieurs mois, les médecins libéraux s’organisent en Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et pour les spécialistes hors médecine générale en Équipe de soins spécialisés (ESS), et tout cela finit par nous démotiver à investir autant de temps dans l’organisation de ces équipes de soins spécialisés.

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