Info Respiration

Info -Respiration Numéro 189-Octobre 2025

Vie de la Société
Rendre le plan d’action écrit pour l’asthme accessible à tous : une ambition qui prend forme
Cindy Barnig, Jeanne-Marie Perotin-Collard, Camille Taillé Lire Plus

Santé Publique
Sevrage tabagique : la varénicline réintègre l’arsenal thérapeutique
Gérard Peiffer, Jean Perriot Lire Plus

Mise au Point
Bouchons muqueux : au-delà de la « bronchite chronique »
Jérémy Charriot Lire Plus

Éditorial
ERS 2025 : retour sur une année riche en actualités
Claire Andréjak Lire Plus

ASTHME
Asthme sévère : l’efficacité des biothérapies est-elle maintenue en vie réelle chez les tabagiques actifs ou sevrés ?
Marina Gueçamburu Lire Plus
Polypose naso-sinusienne (PNS) sévère et asthme associé
Camille Rolland-Debord Lire Plus
Quoi de neuf sur le dépémokimab dans l’asthme sévère ?
Dorian Hassoun Lire Plus
READAPTATION FONCTIONNELLE
La réadaptation pour tous·tes
Thomas Gille Lire Plus
PNEUMOPATHIES INTERSTITIELLES DIFFUSES
Recommandations ERS/EULAR sur le dépistage, le diagnostic et le traitement des PID de connectivites
Raphaël Hindré Lire Plus
Soins palliatifs : pourquoi et comment prendre en compte les différences culturelles de nos patient·es ?
Thomas Gille Lire Plus
HYPERTENSION PULMONAIRE
Hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) : une quatrième étude sur le sotatercept publiée dans le New England Journal of Medicine
Marianne Riou Lire Plus
MALADIES PLEURALES
La plèvre dans tous ses états à l’échelle mondiale
Vanessa Bironneau Lire Plus
ONCOLOGIE
TNM 9e édition : en 2025, nouvelle classification des cancers pulmonaires
Vincent Fallet Lire Plus
TROUBLES RESPIRATOIRES DU SOMMEIL
Tout savoir sur le syndrome d’apnées du sommeil central
Vanessa Bironneau Lire Plus
Pression positive continue (PPC) : l’auto-initiation est aussi efficace que l’initiation en face-à-face avec une sélection appropriée des patients
Virginie Ferry Lire Plus

Mise au Point
Suivi partagé des transplantés pulmonaires : que vient faire le pneumologue traitant dans cette histoire ?
Clément Picard Lire Plus
Quoi de neuf dans la prise en charge de l’allergie au chat ? Flore Amat Lire Plus

Lu pour Vous
Étude API-CAT – Apixaban à dose réduite : une nouvelle référence pour l’anticoagulation prolongée dans la maladie thromboembolique veineuse associée au cancer
Vincent Rothstein Lire Plus
Comment traiter les patients avec HTAP et comorbidités cardiovasculaires ?
Laurianne Michaud, Marianne Riou Lire Plus

Pratique Infirmière
Quelle place pour l’IPA dans le suivi du patient asthmatique ?
Mayalen Poublan Lire Plus

Kinésithérapie Respiratoire
Accès à la réadaptation respiratoire : les kinés de ville peuvent vous aider !
Mathieu Delorme, Benoit Bouteleux Lire Plus

Culture
L’Histoire du soldat d’Igor Stravinsky (1882-1971) : une histoire peut en cacher une autre…Jean-Pierre Orlando Lire Plus

Vie de la Société
Une nouvelle dynamique pour le Groupe de travail infirmier (GTI)
Espérie Burnet Lire Plus

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Info -Respiration Numéro 188-septembre 2025

Vincent Fallet Lire plus

Anne-Claire Toffart, Michaël Duruisseaux d’après une interview réalisée par Caroline Guignot Lire plus

Abdelhalim El Gaddari Lire plus


Laure Guéroult-Accolas d’après une interview réalisée par Caroline Guignot Lire plus

Vincent Fallet Lire plus


Benoît Roch Lire plus

Sébastien Gendarme Lire plus

Éditorial
Quelle est aujourd’hui la place de la Francophonie en pneumologie ?
Étienne-Marie Jutant Lire Plus

Entretien
Tour de France : gérer son souffle sur la Grande Boucle
Jacky Maillot, Florence Pommerie d’après une interview réalisée par Caroline Guignot Lire Plus

Mise au Point
Bilan de thrombophilie : sortir du réflexe systématique 
Elena-Mihaela Cordeanu, Dominique Stephan Lire Plus
Traitements médicamenteux de la sarcoïdose pulmonaire : actualités 
Florence Jeny Lire Plus
Oxygénothérapie nocturne : une approche débattue
 David Sorel, Ari Chaouat Lire Plus

Santé publique
2025 : la vape a-t-elle gagné sa place dans l’arsenal anti-tabac ?
 Gérard Peiffer, Jean Perriot, Philippe Guichenez Lire Plus

Pratique Infirmière
AVATAR : évAluation de la réalité Virtuelle pour réduire l’AnxiéTé, la douleur et lA durée d’une FibRoscopie bronchique vigile non urgente en soins critiques
Alexandra Gomes, Anaïs Rastello, Amélie Sardet Lire Plus
Votre patient est dyspnéique, la sollicitude empathique peut contribuer à soulager ce symptôme !
 Nathalie Nion Lire Plus

Kinésithérapie Respiratoire
Kinédiaph : une étude contrôlée randomisée pour évaluer deux stratégies de rééducation dans la prise en charge de la dysfonction diaphragmatique unilatérale isolée
Estelle Wozniak Lire Plus

Lu pour Vous
Cancer bronchique : quelle efficacité de la réadaptation respiratoire préopératoire ? 
Violaine Varvier Lire Plus

Culture
Marguerite Matisse. Cachez ce trou que je ne saurais voir…
Jean-Pierre Orlando Lire Plus

Vie de la Société
Le DPC pour les nuls : tout comprendre en 5 minutes !
 Julien Soler Lire Plus

Made in AJPO2
Publier dans la Revue des Maladies Respiratoires : un atout majeur pour la pneumologie francophone Laurent Plantier, Pascal Wang Lire Plus

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Un dépistage du cancer du poumon…et des maladies cardiovasculaires : d’une pierre deux coups !

Sébastien Gendarme1

  1. Chef de Clinique, Service de Pneumologie et Oncologie Thoracique, Hôpital Tenon, APHP- Sorbonne Université, Paris

Après le cancer du sein, du côlon et du col de l’utérus, un nouveau programme de dépistage organisé s’apprête à voir le jour en France : celui du cancer du poumon. Actuellement en phase expérimentale sous l’appellation « programme IMPULSION », ce dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique faiblement dosé et s’adressera aux personnes âgées de 50 à 74 ans, ayant fumé plus de 20 paquets-années, encore fumeuses ou sevrées depuis moins de 15 ans. Un dépistage du cancer… mais aussi des maladies cardiovasculaires ?

Deux essais cliniques randomisés, NLST (États-Unis) et NELSON (Pays-Bas, Belgique), ainsi que les études menées au cours des quinze dernières années, ont permis de définir un cadre pour expérimenter un dépistage organisé du cancer du poumon en France :

  • ce dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose, effectué à intervalles réguliers (deux fois à un an d’intervalle, puis tous les deux ans), avec des algorithmes d’interprétation standardisés pour limiter le nombre de faux positifs ;
  • il permet de réduire la mortalité par cancer du poumon d’environ 20 %, en détectant les tumeurs à un stade plus précoce ;
  • il doit cibler des individus présentant un risque élevé de cancer du poumon, afin d’être pertinent en termes de santé publique. La sélection peut se faire selon des critères d’âge et de tabagisme ou à l’aide de scores cliniques de risque.
    Cependant, les personnes à risque de cancer du poumon sont aussi exposées à d’autres maladies liées au tabac. Le tabagisme est effectivement reconnu comme un facteur pro-thrombotique et athérogène : il favorise la formation de caillots sanguins et l’apparition de plaques d’athérome dans les artères, augmentant ainsi le risque de syndromes coronariens aigus (SCA), d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), d’anévrismes de l’aorte ou encore de maladies vasculaires périphériques. La population ciblée par le dépistage du cancer du poumon est donc également à haut risque cardiovasculaire. Les études NLST et NELSON le confirment : dans ces essais, les décès étaient autant liés aux maladies cardiovasculaires (24,8 % et 21,4 %) qu’au cancer du poumon (24,1 % et 21,4 %)1,2. Dans une expérimentation française (LUMASCAN, Créteil), 20 % des participants à un programme de dépistage du cancer du poumon présentaient des antécédents d’événements cardiovasculaires majeurs ou en ont développé un dans les cinq années suivant leur inclusion dans le programme3. Par ailleurs, lorsqu’une évaluation du risque cardiovasculaire est intégrée au parcours de dépistage du cancer du poumon, les données montrent que la majorité des participants ne sont pas pris en charge conformément aux recommandations, comme l’a révélé une étude anglaise où 56 % des sujets ne suivaient pas les mesures de prévention recommandées4. Cette vulnérabilité pourrait impacter l’efficacité du dépistage du cancer du poumon en réduisant l’espérance de vie des personnes dépistées et en limitant l’accès aux traitements comme la chirurgie5.
    Au-delà de son objectif principal, le dépistage du cancer du poumon pourrait donc constituer une « porte d’entrée » pour un parcours de prévention cardiovasculaire, et offrir ainsi un double bénéfice en luttant à la fois contre le cancer du poumon et les maladies cardiovasculaires.
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Actualités au congrès de l’ASCO 2025

Benoît Roch1

  1. Université de Montpellier, UFR de Médecine – Équipe Pneumologie et Oncologie, Service de Pneumologie, Allergologie et Oncologie Thoracique, Hôpital Arnaud de Villeneuve, CHU Montpellier – Unité INSERM U1194

De nombreuses innovations thérapeutiques significatives pour la prise en charge du cancer du poumon ont été présentées cette année au congrès de l’ASCO qui s’est tenu à Chicago du 30 mai au 3 juin 2025. Parmi celles-ci, deux thématiques ont fait les gros titres : la révolution confirmée du traitement néoadjuvant chez les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade précoce et l’arrivée de nouvelles options thérapeutiques dans le cancer du poumon à petites cellules (CPPC).

Données actualisées de la CHECKMATE-816 : une amélioration nette de la survie globale par l’immunochimiothérapie (ICT) néoadjuvante dans le CPNPC résécable
Cette étude de phase III avait pour but de tester l’intérêt d’un traitement néoadjuvant par ICT versus chimiothérapie (CT) seule chez des patients atteints d’un CPNPC résécable, de taille ≥ 4 cm et/ou atteinte ganglionnaire N1/N2, sans altération EGFR/ALK, avec une stratification sur le stade et l’expression de PD-L1. En 2022, l’analyse intermédiaire avait déjà montré la positivité de cet essai sur son co-critère de jugement principal (taux de réponse pathologique majeure et survie sans événement)2. L’analyse finale, avec un suivi médian de 68,4 mois, montre, dans le bras expérimental, un gain notable de survie globale (SG) à 5 ans (65 vs 55 %) et une survie spécifique au cancer pulmonaire à 5 ans (75 vs 65 %). Ce bénéfice était plus marqué dans les sous-groupes PD-L1 ≥ 1 % et stade IIIA. De manière exploratoire, la présence d’une réponse pathologique complète (24 % des patients) et la clairance préopératoire de l’ADN tumoral circulant étaient associées à de meilleurs taux de SG à 5 ans, avec respectivement 95 et 75 %. Compte tenu de ces résultats et d’un profil de tolérance tout à fait comparable à celui de la chimiothérapie néoadjuvante, ces données viennent confirmer la place d’une ICT néoadjuvante comme le traitement de référence chez des patients atteints d’un CPNPC de stade II-III (TNM 8e édition) sans altération EGFR/ALK. De futurs essais en cours et à venir permettront de déterminer si cette stratégie est suffisante ou doit être complétée par une immunothérapie adjuvante dans une stratégie dite périopératoire.

IMforte : la musique du progrès en 1re ligne de traitement du CPPC
L’immunothérapie par anti-PD-L1 a désormais sa place en tant que traitement standard de 1re ligne chez les patients atteints de CPPC de stade étendu, d’abord combinée avec une CT en induction, puis seule en maintenance. Cette étude de phase 3 avait pour but de comparer une stratégie de maintenance standard par atézolizumab (bras contrôle) à une ICT de maintenance par lurbinectidine et atézolizumab (bras expérimental). La maladie devait être contrôlée après 4 cures d’ICT d’induction, sans atteinte métastatique du système nerveux central, et la randomisation était réalisée après l’induction, avec une stratification sur le PS (performance status), les LDH (lactate déshydrogénase), la présence de métastases hépatiques et la réalisation d’une irradiation prophylactique cérébrale (IPC). La durée médiane de suivi était de 15 mois et cette étude montre un allongement significatif de la survie médiane dans le bras atézolizumab + lurbinectidine vs atézolizumab seul : la SSP (survie sans progression) était de 5,4 vs 2,1 mois (HR 0,54 ; IC95 % : 0,43-0,67 ; p < 0,0001) et la SG était de 13,2 vs 10,6 mois (HR 0,73 ; IC95 % : 0,57-0,95 ; p=0,0174). Il semble exister un moindre bénéfice en présence d’un taux élevé de LDH à l’inclusion et lorsqu’une IPC avait été réalisée. Il ressort un plus fort taux d’événements indésirables (EI) dans le bras expérimental avec des EI de grade 3-4 essentiellement de type digestif et hématologique […]

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ELCC 2025 : nouvelles données dans les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) mutés EGFR

Vincent Fallet1

  1. Service de Pneumologie et Oncologie thoracique – Hôpital Tenon AP HP Sorbonne Université – Paris

Le Congrès Européen de Cancérologie Thoracique (ELCC) s’est tenu à Paris du 26 au 29 mars 2025
et a rassemblé plus de 4 000 participants venus du monde entier. Ce rendez-vous majeur a été
marqué par la présentation de résultats attendus sur les CBNPC porteurs d’une mutation EGFR.

 LAURA : osimertinib après chimioradiothérapie
Chez les patients atteints de CBNPC localement avancé, non résécable, porteurs d’une mutation commune EGFR, l’osimertinib avait déjà démontré un bénéfice majeur en survie sans progression (PFS) dans l’étude LAURA. Après chimioradiothérapie (CRT), il avait permis de porter la PFS à 39,1 mois contre 5,6 mois avec placebo (HR 0,16 ; p<0,001).
L’analyse actualisée de la survie globale (SG), présentée à l’ELCC 2025, montre un signal encourageant : la médiane de SG atteint 58,8 mois sous osimertinib, contre 54,0 mois sous placebo (HR 0,67 ; IC95 % : 0,40–1,14). Bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative à ce stade (maturité 31 %), elle suggère un bénéfice potentiel, malgré un taux élevé de crossover dans le bras placebo (77 % des patients ont reçu de l’osimertinib en 2nde ligne). Ces résultats confortent la place de l’osimertinib en entretien après CRT, mais l’absence de durée de traitement définie continue de faire l’objet de discussions parmi les experts.

MARIPOSA : gain de survie globale
sous Ami+Laz en 1re ligne des CBNPC
mutés EGFR
L’essai MARIPOSA (phase III) a comparé l’association amivantamab-lazertinib (Ami+Laz) à l’osimertinib seul en 1re ligne chez des patients EGFR mutés métastatiques. L’amivantamab est un anticorps bispécifique ciblant EGFR et MET et le lazertinib est, comme l’osimertinib, un inhibiteur de tyrosine kinase de 3e génération.
Avec un suivi médian de 37,8 mois, le bras Ami+Laz a montré un gain significatif en survie globale : médiane non atteinte contre 36,7 mois sous osimertinib (HR 0,75 ; IC95 % : 0,61–0,92 ; p<0,005). À trois ans, 60 % des patients sous Ami+Laz étaient encore en vie, contre 51 % dans le bras osimertinib. L’association Ami+Laz améliore également la PFS intracrânienne et la durée de réponse intracrânienne, un point particulièrement intéressant chez les CBNPC mutés EGFR, souvent associés à des localisations cérébrales.

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Les associations facilitent le quotidien des médecins

Laure Guéroult-Accolas1 d’après une interview réalisée par Caroline Guignot

  1. Fondatrice et Directrice Générale de l’association Patients en réseau

Pharmacienne de formation, Laure Guéroult-Accolas, a fondé l’association Patients en réseau pour briser l’isolement des malades et créer des ponts entre eux, entre les proches aidants, en lien avec les professionnels de santé. Un levier pour rompre l’isolement, comprendre sa maladie, ses traitements, adhérer aux soins et accéder à des ressources utiles.

 « Pharmacienne de formation, j’ai moi-même été touchée par un cancer du sein assez jeune. Malgré mes connaissances, et malgré l’accompagnement que ma mère, malade avant moi, a pu m’apporter durant mon parcours de soins, j’ai vu à quel point il était difficile d’être du côté patient. Parce qu’on ne prévoit pas de tomber malade. Et quand ça arrive, on ne sait pas toujours comment s’y retrouver dans le parcours de soins. Il y a beaucoup de choses que l’on découvre trop tard. J’avais moi-même raté beaucoup d’informations pratiques. Mais je ne savais pas qu’il existait des associations, je ne connaissais pas les possibilités d’accès à un psychologue, à des cures thermales… Après coup, on se rend compte qu’on aurait pu faire autrement et éviter de vraies souffrances, personnelles, familiales, professionnelles. Et puis j’aurais aimé, à l’époque, pouvoir parler à quelqu’un de mon âge, une jeune maman comme je l’étais pour parler de tout cela. »

« C’est cette épreuve qui m’a motivée à créer l’association en 2014, au travers de Mon Réseau Cancer du Sein. À travers ce projet, je voulais gommer les kilomètres, rendre possible le lien entre les patients et entre les proches aidants, qu’importe leur lieu de vie, de soin ou l’avancée de la maladie. L’objectif était d’aider chacun à trouver une information utile, un soutien, une communauté. En 2016, des pneumo-oncologues nous ont contactés pour que l’on puisse aider à mettre en lien les patients atteints de cancer du poumon. C’est ainsi que Mon Réseau Cancer du Poumon est né. Il permet de répondre à un vrai besoin d’échange : même au stade avancé ou métastatique, beaucoup de patients vivent longtemps grâce aux traitements innovants. Mais ils ne comprennent pas toujours pourquoi leurs traitements sont différents, ce qu’impliquent certaines mutations. Et il y a de grosses différences de connaissance au départ et d’information voire d’accompagnement selon les lieux de prise en charge. Nous avons donc développé un réseau social privé autour de cette maladie et proposé un programme d’information : webconférences sur les traitements, les soins de support, les préparations aux traitements, les avancées en chirurgie… Mieux comprendre son traitement, c’est davantage y adhérer, se projeter,s’impliquer. Nous proposons aussi des rencontres
en ligne mensuelles pour les patients Poumon, d’autres pour les nouveaux arrivants, autour de certains sujets, ou pour proposer des ateliers comme la sophrologie… nous organisons aussi quelques rencontres en présentiel, des marches. Concernant l’immunothérapie, nous avons plus récemment conçu un serious game, Mon Immuno Poumon : un véritable quartier virtuel dans lequel on peut se déplacer entre la maison, l’hôpital, le cabinet médical, l’hospitalisation à domicile… et s’informer à chaque étape sur la maladie, les traitements, le rôle des professionnels concernés et ce qu’on doit faire quand on est à la maison (soit la majorité du temps !)… C’est un outil destiné à accompagner les patients dès la première prescription, dans les aspects très concrets de leur quotidien. Depuis, nous avons déployé Mon Réseau Cancer Gynéco en 2019, Mon Réseau Cancer Colorectal en 2020 et Mon Réseau Cancer Proches en 2024. »

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Vivre avec un cancer ROS1 : un parcours de soins, d’engagement et de lucidité

Interview de Abdelhalim El Gaddari 1

  1. Secrétaire Général du Comité Patients Cancer de l’AP-HP Nord Université Paris Cité et militant engagé de l’association ALK+ ROS1 France cancer poumon

Abdelhalim El Gaddari, psychologue de formation et anciennement directeur d’association, a reçu un diagnostic de cancer du poumon en 2022. Il partage son parcours médical, son engagement son ressenti et ses espérances.
Fort de 25 années d’engagement dans la lutte contre le VIH et frappé par le manque de structuration, de place faite aux patients et de soutien suffisant des politiques de santé, il s’investit dans l’association ALK+ ROS1 France cancer poumon, un acteur indispensable pour traduire les savoirs médicaux, orienter, soutenir et donner une voix à celles et ceux qu’on entend rarement.

 En mars 2022, à l’âge de 49 ans, j’ai reçu un diagnostic de cancer du poumon non à petites cellules de stade 4, avec une altération génétique rare – ROS1 – qui touche moins de 2 % des patient.e.s atteint.e.s de cancer du poumon, et concerne souvent des non-fumeurs, comme moi. Heureusement, des traitements ciblés – les inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) – s’ils ne guérissent pas, peuvent freiner la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie.

Les premiers mois : choc, traitement, résistance
Tout a commencé par une toux persistante, accompagnée d’un épanchement pleural. Quinze jours d’hospitalisation plus tard, les nombreux examens révélaient deux tumeurs et de nombreux nodules pulmonaires. La chimiothérapie a démarré sans attendre, avant même la confirmation de l’altération ROS1. Ce n’était pas ma première confrontation au cancer, qui m’avait touché à l’âge de 14 ans, mais mon regard était désormais modifié par ma maturité et mon expérience.
J’ai été traité efficacement près de deux ans par la chimiothérapie. L’apparition d’une atteinte méningée a conduit à un changement de traitement : j’ai commencé le lorlatinib, un TKI administré par voie orale. Finis les hôpitaux de jour toutes les trois semaines. Mon quotidien est redevenu un peu plus léger, même si un essoufflement persistant continue de me gêner profondément.

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Les cours du GOLF 2025 : focus sur le rendez vous annuel de l’oncologie thoracique

Anne-Claire Toffart1, Michaël Duruisseaux2 d’après une interview réalisée par Caroline Guignot

  1. CHU Grenoble, Grenoble.
  2. Hôpital Pradel, Institut de Cancérologie des Hospices Civils de Lyon, Lyon

Le couple mutation du gène de l’Epidermal Growth Factor (EGFR) et inhibiteur « spécifique » de
la tyrosine kinase de l’EGFR (ITK-EGFR) a eu 20 ans en 2024. Quelles leçons avons-nous appris de
ce développement thérapeutique dans les adénocarcinomes (ADC) métastatiques mutés EGFR ?

 Comme chaque année, les cours du GOLF proposent une vision globale des standards et de l’actualité scientifique en oncopneumologie, abordant tous les aspects du diagnostic au traitement – chirurgie, radiothérapie, traitement systémique. Voilà près d’un an et demi que nous avons commencé à organiser l’événement avec le Pr Sébastien Couraud (Lyon) et la Dr Aurélie Swalduz (Lyon) au sein du Conseil d’organisation, et en lien avec le Conseil scientifique de l’évènement. Les cours du GOLF se distinguent par leur format standardisé, qui répond aux exigences du Développement Professionnel Continu (DPC). Contrairement à d’autres congrès, la marge de manoeuvre pour la sélection des thématiques est limitée. Mais les Conférences Prestige qui ponctuent l’évènement nous permettent d’aborder des thématiques innovantes et transversales. Par ailleurs, nous avons eu à coeur de favoriser la parité parmi les intervenants et modérateurs, et de mettre en avant les associations de patients.

Conférences Prestige : mettre l’oncologie thoracique en perspective
Les conférences Prestige permettent de mettre en perspective les actualités scientifiques évoquées au cours des sessions du GOLF. Il s’agit d’apporter des éléments transverses ou pratico-pratiques, complémentaires des connaissances. Cette année, nous avons voulu retenir trois thématiques importantes : la première concerne le microbiote avec la conférence « Les secrets intestinaux de la thérapie du cancer bronchique », animée par le Dr Lisa Derosa. Elle explorera l’interaction complexe entre le système immunitaire et les cellules tumorales, de la carcinogenèse à la métastase, et comment le microbiote influence l’immunothérapie.

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