ELCC 2025 : nouvelles données dans les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) mutés EGFR

Vincent Fallet1

  1. Service de Pneumologie et Oncologie thoracique – Hôpital Tenon AP HP Sorbonne Université – Paris

Le Congrès Européen de Cancérologie Thoracique (ELCC) s’est tenu à Paris du 26 au 29 mars 2025
et a rassemblé plus de 4 000 participants venus du monde entier. Ce rendez-vous majeur a été
marqué par la présentation de résultats attendus sur les CBNPC porteurs d’une mutation EGFR.

 LAURA : osimertinib après chimioradiothérapie
Chez les patients atteints de CBNPC localement avancé, non résécable, porteurs d’une mutation commune EGFR, l’osimertinib avait déjà démontré un bénéfice majeur en survie sans progression (PFS) dans l’étude LAURA. Après chimioradiothérapie (CRT), il avait permis de porter la PFS à 39,1 mois contre 5,6 mois avec placebo (HR 0,16 ; p<0,001).
L’analyse actualisée de la survie globale (SG), présentée à l’ELCC 2025, montre un signal encourageant : la médiane de SG atteint 58,8 mois sous osimertinib, contre 54,0 mois sous placebo (HR 0,67 ; IC95 % : 0,40–1,14). Bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative à ce stade (maturité 31 %), elle suggère un bénéfice potentiel, malgré un taux élevé de crossover dans le bras placebo (77 % des patients ont reçu de l’osimertinib en 2nde ligne). Ces résultats confortent la place de l’osimertinib en entretien après CRT, mais l’absence de durée de traitement définie continue de faire l’objet de discussions parmi les experts.

MARIPOSA : gain de survie globale
sous Ami+Laz en 1re ligne des CBNPC
mutés EGFR
L’essai MARIPOSA (phase III) a comparé l’association amivantamab-lazertinib (Ami+Laz) à l’osimertinib seul en 1re ligne chez des patients EGFR mutés métastatiques. L’amivantamab est un anticorps bispécifique ciblant EGFR et MET et le lazertinib est, comme l’osimertinib, un inhibiteur de tyrosine kinase de 3e génération.
Avec un suivi médian de 37,8 mois, le bras Ami+Laz a montré un gain significatif en survie globale : médiane non atteinte contre 36,7 mois sous osimertinib (HR 0,75 ; IC95 % : 0,61–0,92 ; p<0,005). À trois ans, 60 % des patients sous Ami+Laz étaient encore en vie, contre 51 % dans le bras osimertinib. L’association Ami+Laz améliore également la PFS intracrânienne et la durée de réponse intracrânienne, un point particulièrement intéressant chez les CBNPC mutés EGFR, souvent associés à des localisations cérébrales.

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