apnée

Webinaire Post ERS 2025

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Modérateurs  : Pr Claire Andréjak – Pr Etienne-Marie Jutant (Poitiers)

Épisode 2 : Introduction  Pr Claire Andréjak – Pr Etienne-Marie Jutant (Poitiers)

Épisode 3 : Données de vie réelle sur l’utilisation des biothérapies, Marina Gueçamburu, Bordeaux

 Épisode 4 : Nouveautés dans la prise en charge de l’HTAP Marianne Riou, Strasbourg

Épisode 5 : Nouveautés en Oncologie Thoracique Vincent Fallet, Paris

Épisode 6 : La variabilité dans le SAHOS, tout une histoire ! Vanessa Bironneau, Poitiers

Épisode 7 : Nouveautés en infectiologie Louise Bondeelle, Genève 

Épisode 8 : Physiologie, dyspnée, exercice, réadaptation; Thomas Gille, Bobigny 

Épisode 9 : Nouveautés dans l’asthme, Dorian Hassoun, Nantes et Camille Rolland-Debord, Clermont-Ferrand 

Épisode 10 : Actualités sur les pneumopathies interstitielles diffuses Raphaël Hindré, Bobigny

Épisode 11 : Questions-réponses 

Épisode 12 : Le mot de la fin  

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Variabilité dans le syndrome d’apnée du sommeil obstructif

Le syndrome d’apnée du sommeil est défini par un obstacle des voies aériennes supérieures intermittent au cours du sommeil. Ce syndrome est hétérogène avec différents facteurs de variabilité en interaction.

Cette session d’est intéressée aux différents facteurs de variabilité dans les SAHOS

Variabilité selon l’exposome 

La variation du SAHOS est d’abord reliée aux facteurs environnement et comportement de vie. 

La sévérité du SAHOS varie selon les saisons et les températures ambiantes (exemple pris en France avec un IAH plus élevé en France durant l’hiver et l’été par rapport aux saisons intermédiaires).

De ce fait le réchauffement climatique pourrait augmenter le risque de SAHOS.

Sur un intervalle de temps plus réduit, il existe aussi un syndrome d’apnées “social » avec un SAHOS plus sévère en fin de semaine, notamment chez les individus masculins et jeunes, dans un contexte d’usage de l’alcool et de fort tabagisme. Par ailleurs le SAHOS étant prédominant lors des phases de sommeil paradoxal, celui-ci est plus présent le WE lors des rattrapages de dettes de sommeil ou des jet-lag.

Variabilité selon les endotypes

  • parmi un même endotype, il existe une variabilité entre chaque nuit, du fait de la variation de l’intensité et des sites de collapsus, mais également de la commande respiratoire, de l’obstruction nasale et de la répartition des cycles de sommeil.
  • Des variabilités existent aussi à long terme chez les hommes et les femmes, notamment avec les changements hormonaux tels que la ménopause qui modifient le SAHOS.

Variabilité des symptômes

Ces variations peuvent entrainer pour un même individu une variation des symptômes entre les différentes nuits, telles que la fatigue, la somnolence ou au contraire l’insomnie, mais également des paramètres plus objectifs comme le stress métabolique ou l’IAH.

Variabilité sur la réponse à la PPC

L’IAH peut varier entre les nuits mais également selon l’état cardiaque, l’interface de PPC, les problèmes psychiques…

Variabilité sur l’accessibilité au traitement de la PPC 

Il existe des différences d’accès à la PPC dans le monde, mais aussi en Europe, avec par exemple un facteur 30 d’accès à la PPC entre la Roumanie et la France.  L’orateur mettait aussi en relation des populations similaires en terme d’épidémiologie du SAHOS comme la France et l’Italie, avec 3,14% de patients traités sur l’ensemble de la population française contre 0,39% de la population appareillée par PPC en Italie. Il imputait ces différences à celles des guidelines en termes de diagnostic et d’appareillage entre chaque pays, mais également aux  personnels autorisés à prescrire les PPC dans les deux pays. Les différentes recommandations influaient également les modalités de suivi, avec un suivi beaucoup plus rapproché en Espagne qu’en France par exemple.

Pour conclure le SAHOS est un syndrome hétérogène , variable dans le temps et chez un même individu. Il faut intégrer ces variations pour une prise en charge personnalisée et adaptée des patients.

Virginie Ferry, hôpital Bichat Claude Bernard, Paris


D’après la session Hot topic : understanding disease variability and its impact on the management of obstructive sleep apnea  du Pr Pépin, Grenoble

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Coexistence d’apnées du sommeil et d’insomnie : des enjeux spécifiques

La coexistence d’un syndrome d’apnées du sommeil (SAS) et d’une insomnie porte le nom de COMISA (COMorbid Insomnia and Sleep Apnea). Il s’agit d’une entité propre reconnue par la communauté internationale, qui présente des enjeux spécifiques en termes de traitement et de prise en charge, et dont la physiopathologie montre des intrications fortes entres insomnie et SAS.

Le COMISA, une entité fréquente

L’insomnie est caractérisée dans la classification ICSD3 par l’association de symptômes nocturnes (difficultés à initier ou maintenir le sommeil, mauvaise qualité de sommeil) et diurnes (retentissement de l’insomnie). Par ailleurs, la révision de la classification a conduit à introduire l’insomnie comme un symptôme possible de SAS. Le COMISA est une entité fréquente (14% dans la cohorte des Pays de la Loire, et jusqu’à 50 dans la cohorte ESADA, avec ou sans somnolence diurne) 1, 2. Cette entité peut également toucher l’enfant, comme l’a montré une étude exploratoire rétrospective sur 384 enfants ayant réalisé une polysomnographie : le COMISA atteignait 16% des enfants, et ils étaient d’avantage somnolents et fatigués 3.

Cette coexistence fréquente implique de bien rechercher la présence d’un mauvais sommeil de nuit à l’interrogatoire, afin de privilégier la polysomnographie sur la polygraphie, comme le mentionne l’algorithme des recommandations pour la pratique clinique sur le SAS 4

Les conséquences négatives du COMISA

La coexistence SAS et insomnie a également un impact sur le retentissement, avec une moins bonne qualité de vie et d’avantage de dépression en comparaison à l’insomnie seule ou le SAS seul 5,6,7. La durée de sommeil est également le paramètre le plus corrélé au pronostic cardiovasculaire. La survie globale des sujets avec COMISA dans la cohorte du Wisconsin (suivi à 20 ans, 1115 sujets) est moins bonne que celle des sujets SAS ou insomniaques et dans la Sleep Heart Health Study (4160 sujets suivis), la survie cardiovasculaire est moins bonne à 10 ans 8,9.

La séquence de traitement pour le COMISA non définie

Traiter l’insomnie peut améliorer le SAS même sans ventilation à pression positive continue (PPC), en améliorant l’instabilité du sommeil et le loop gain. Il convient donc de traiter les deux entités, mais la séquence de traitement (PPC/orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) d’abord, thérapie cognitive et comportementale de l’insomnie (TCCi) d’abord, ou les deux en même temps) n’est pas clairement définie par la littérature et dépend probablement des symptômes au premier plan. Chez les patients sous PPC, il conviendra de regarder l’observance à la PPC avec un œil critique, entre PPC portée sans dormir et PPC portée sur un temps de sommeil court faisant croire à une inobservance. La TCCi permet l’amélioration de l’observance à la PPC d’environ 60 minutes par nuit 10.


D’après la communication « COMISA, insomnie et SAOS » présentée par Sandrine Launois (Neuilly sur Seine), cours de perfectionnement CP07 « Sommeil » du vendredi 24 janvier 2025.

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Webinaire Post ERS 2024

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Modérateurs  : Jésus Gonzalez (Paris) – Etienne-Marie Jutant (Poitiers)

Épisode 2 : Introduction  Pr Jésus Gonzalez, Paris et Etienne Marie Jutant, Poitiers

Épisode 3 : Nouveautés en recherche et infectiologie, Louise Bondeelle, Genève

 Épisode 40: Prise en charge médicamenteuse des troubles respiratoires du sommeil : ça avance doucement…Wojciech Trzepizur Angers

Épisode 5 : Nodules suspectes et staging médiastinal : validation des données pour la pratique clinique Vincent Fallet, Paris

Épisode 6 : Biothérapies ciblant les alarmines dans la BPCO Marina Gueçamburu, Bordeaux

Épisode 7 : Vers une médecine personnalisée dans l’hypertension pulmonaire ? Marianne Riou, Strasbourg 

Épisode 8 : Qu’a t-on appris de nouveau sur les biothérapies dans l’asthme sévère ? Dorian Hassoun, Nantes 

Épisode 9 : Actualités en explorations fonctionnelles, Thomas Gille, Bobigny 

Épisode 10 : Questions-réponses

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La réponse cardiaque aux apnées : un biomarqueur innovant et automatique pour prédire les risques cardiaques chez les patients apnéiques.

La réponse cardiaque aux désaturations en oxygène est un biomarqueur prometteur dont le calcul nécessite une lecture manuelle des évènements. Un calcul automatique se basant exclusivement sur les désaturations pourrait-il faire aussi bien ?

La réponse cardiaque spécifique à l’apnée du sommeil (ΔHR) a été proposée comme biomarqueur pour évaluer le risque cardiovasculaire (CV) et prédire les bénéfices de la pression positive continue (PPC) chez les patients souffrant d’apnée obstructive du sommeil (SAHOS). Cependant, l’analyse manuelle des événements respiratoires, préalable à la mesure de ΔHR, limite son accessibilité. Cette étude vise à évaluer une méthode automatisée basée sur la réponse de la fréquence cardiaque aux désaturations en oxygène, appelée ΔHRoxi, pour stratifier les risques CV chez les patients SAHOS.

Mesure de la variation de fréquence cardiaque aux apnées du sommeil avec analyse manuelle des événements respiratoires versus automatisée

L’étude a utilisé des données provenant de la cohorte IRSR de sommeil des Pays de la Loire (IRSR) (5002 patients) et de la cohorte HypnoLaus (1307 patients). L’objectif principal était d’analyser les événements cardiovasculaires majeurs (MACE), comprenant la mortalité, les AVC et les maladies cardiaques. Les réponses ΔHR et ΔHRoxi ont été mesurées et classées en trois catégories : faible, intermédiaire et élevée. Les modèles de régression de Cox ont été utilisés pour évaluer l’association entre ΔHRoxi et MACE.

Un risque de MACE accru en cas de ΔHRoxi et de ΔHR plus élevés

Les résultats ont montré que 768 patients dans la cohorte IRSR et 87 dans la cohorte HypnoLaus ont présenté des MACE au cours d’un suivi médian de 8,0 et 7,5 ans respectivement. Les modèles de Cox multivariés ont révélé que les sujets ayant un ΔHRoxi élevé (par rapport à la catégorie intermédiaire) présentaient un risque accru de MACE dans la cohorte IRSR (risque relatif [RR] : 1,42 ; IC95% [1,19-1,71]) et dans HypnoLaus (RR : 1,75 [1,05-2,90]). Des résultats similaires ont été observés pour un ΔHR élevé.

Parmi les 2 718 patients de la cohorte IRSR traités par PPC, l’association entre l’adhérence à la PPC (utilisation ≥ 4h/nuit) et la survenue de MACE était modifiée par les valeurs de ΔHR et ΔHRoxi au départ (p pour interaction < 0,05). Cela suggère que ces réponses cardiaques pourraient aider à identifier les patients les plus à risque et à prédire les bénéfices CV du traitement par PPC.

En conclusion

ΔHRoxi, mesurée automatiquement via l’oxymétrie de pouls, pourrait constituer un biomarqueur fiable et facile à utiliser pour stratifier les risques cardiovasculaires chez les patients SAHOS et prédire les bénéfices de la PPC.


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Effet des micro-éveils non respiratoires sur la somnolence résiduelle sous PPC

Une étude suggère que les micro-éveils d’origine non respiratoire pourraient représenter à la fois un élément d’explication physiopathologique, mais également un outil permettant d’identifier a priori les sujets les plus à risque de somnolence diurne résiduelle sous PPC.

Le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est un trouble respiratoire chronique qui est souvent traité par pression positive continue (PPC). Cependant, malgré une bonne observance de cette thérapie, certains patients continuent de souffrir de somnolence diurne résiduelle. La recherche autour ce sujet a gagné de l’intérêt depuis l’apparition de traitements médicamenteux dédiés. La physiopathologie de cette symptomatologie reste cependant mal comprise. L’étude présentée sous forme de poster par Alexandros Kalkanis a exploré l’impact des microéveils non respiratoires sur la persistance de cette somnolence résiduelle chez les patients traités par PPC. Les micro-éveils non respiratoires, distincts des micro-éveils liés à des événements apnéiques, peuvent jouer un rôle dans la fragmentation du sommeil et influencer l’efficacité du traitement par PPC.

La proportion de micro-éveils non respiratoires a-t-elle un impact sur la somnolence diurne résiduelle ?

Les chercheurs ont inclus 800 patients atteints de SAHOS issus de la cohorte ESADA, qui avaient des données sur les micro-éveils lors de la polysomnographie réalisée à l’inclusion.  Ils étaient ensuite suivis par au moins deux visites. Les participants ont été stratifiés en tertiles selon leur ratio de micro-éveils non respiratoires par rapport au total des micro-éveils (RMNR). L’évolution de la somnolence résiduelle a été mesurée à l’aide de l’échelle de somnolence d’Epworth lors de trois visites, après 152, 470, et 637 jours suivant l’initiation de la PPC. L’impact des tertiles de RMNR sur la somnolence résiduelle a été étudiée après ajustement sur plusieurs variables, telles que le sexe, les comorbidités, l’indice de masse corporelle (IMC) et l’observance de la PPC.

Des taux de micro-éveil non respiratoires élevés associés à une somnolence diurne résiduelle plus importante

L’étude a révélé que les patients ayant un RMNR élevé avaient une somnolence diurne résiduelle plus importante que ceux des groupes à faible et moyen RMNR, surtout lors de la troisième visite (p = 0,003). En moyenne, les patients du tertile supérieur (RMNR élevé) ont présenté un score ESE supérieur d’environ 1 point par rapport à la moyenne globale, alors que ceux du tertile inférieur avaient un score ESS inférieur de 1,07 à 1,76 points lors des visites successives. Ces différences sont restées significatives après ajustement surur les variables de base, telles que les principales comorbidités ou l’observance à la PPC.

En conclusion

Cette étude souligne que les micro-éveils non respiratoires peuvent être un marqueur important de la fragmentation du sommeil chez les patients atteints de SAHOS traités par PPC, et qu’ils sont fortement associés à la somnolence diurne résiduelle sous PPC. Ce constat est d’autant plus intéressant que cette donnée est déjà disponible sur les polysomnographies pratiquées en routine. L’identification a priori des patients à risque de somnolence diurne résiduelle est une première étape intéressante. L’étape suivante serait d’envisager des études thérapeutiques ciblant plus particulièrement ces micro-éveils non respiratoires.

Wojciech Trzepizur, département de Pneumologie et de Médecine du Sommeil, CHU d’Angers MITOVASC UMR Inserm 1083 / UMR CNRS 6015, Université d’Angers


D’après le poster PA3541 « Effect of non-respiratory arousals on residual sleepiness in CPAP-treated OSA patients” présenté par Alexandros Kalkanis (Leuven, Belgique) et coll. Session de posters 328 « Positive airway pressure treatment for sleep-disordered breathing: outcomes, adherence and side effects » du lundi 9 septembre 2024

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