Allergologie moléculaire : les bases pour le pneumologue
Carine Metz-Favre (Strasbourg)
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Vous pouvez voir les communications présentées lors de cette journée
Épisode 1 : La physiologie respiratoire ? Cindy Barnig, Besançon
Épisode 2 : Allergologie moléculaire : les bases pour le pneumologue Carine Metz-Favre (Strasbourg)
Épisode 3 : Tests cutanés et biologiques : la boîte à outils en allergologie Béatrice Famin (Reims)
Épisode 4 : Vignettes cliniques allergologie moléculaire : pollinoses, acariens, phanères Jean-François Fontaine (Reims), Cyrille Hoarau (Tours)
Épisode 5 : Immunothérapie allergénique en pratique Sarah Court Devilliers (Dijon
Journée allergologie respiratoire “pour les nuls” Lire la suite »
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La physiopathologie de l’allergie respiratoire Lire la suite »


Avec le soutien institutionnel des laboratoires AstraZeneca et Chiesi


En direct un jeudi par mois à 13h, puis disponibles en rediffusion et en podcast sans limitation à partir de 15h le jour de la diffusion
![]() | 16 janvier 2025 Nouveautés dans la prise en charge de la maladie veineuse thrombo-embolique. Francis Couturaud/Cécile Tromeur (GT CP2) | |
![]() | 13 février 2025 Qu’est ce qu’une sarcoïdose dangereuse ? (GT sarcoïdose) | |
![]() | 13 mars 2025 Prophylaxie anti-infectieuse du transplanté. Hélène Salvator, Suresnes (GT GREPI) | |
![]() | 17 avril 2025 Télésurveillance. Léo Grassion/Sandrine Pontier (GT GAVO2) | |
![]() | 15 mai 2025 Nouvelles modalités de réalisation de la réadaptation respiratoire, à propos des expériences article 51. Daniel Bajon et Jean Marie Grosbois (GT Alvéole) | |
![]() | 12 juin 2025 Initiation VNI à domicile : chez les NM. Antoine Léotard (GT MNMs ) Initiation VNI à domicile : chez les obèses et BPCO. Pierre Tankéré(GT GAVO2) | |
![]() | 18 septembre 2025 Activité physique et réhabilitation, comment faire bouger les asthmatiques ? Jean-Marie Grosbois (GT G2A) | |
![]() | 16 octobre 2025 la santé respiratoire des femmes en 2025 : Où en est-on ? Chantal Raherison (GT Femmes et Poumon) | |
![]() | 13 Novembre 2025 Prise en charge des pneumopathies aigues communautaires. Yacine Tandjaoui (GT GREPI) | |
![]() | 11 décembre 2025 Fatigue et syndrome parasarcoïdien : comment les prendre en charge ? (GT Sarcoïdose) | |
| MAJ-17-12-2025 |
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Qu’a t-on appris de nouveau sur les biothérapies dans l’asthme sévère ? Lire la suite »

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Vous pouvez le suivre en entier ci-dessus ou par épisode ci-dessous :
Modérateurs : Jésus Gonzalez (Paris) – Etienne-Marie Jutant (Poitiers)
Épisode 2 : Introduction Pr Jésus Gonzalez, Paris et Etienne Marie Jutant, Poitiers
Épisode 3 : Nouveautés en recherche et infectiologie, Louise Bondeelle, Genève
Épisode 40: Prise en charge médicamenteuse des troubles respiratoires du sommeil : ça avance doucement…Wojciech Trzepizur Angers
Épisode 5 : Nodules suspectes et staging médiastinal : validation des données pour la pratique clinique Vincent Fallet, Paris
Épisode 6 : Biothérapies ciblant les alarmines dans la BPCO Marina Gueçamburu, Bordeaux
Épisode 7 : Vers une médecine personnalisée dans l’hypertension pulmonaire ? Marianne Riou, Strasbourg
Épisode 8 : Qu’a t-on appris de nouveau sur les biothérapies dans l’asthme sévère ? Dorian Hassoun, Nantes
Épisode 9 : Actualités en explorations fonctionnelles, Thomas Gille, Bobigny
Épisode 10 : Questions-réponses
Disponible également en podcast


L’étude XALOC est une étude prospective observationnelle internationale (Allemagne, Belgique, Canada). Elle a analysé les données de 535 patients dont les caractéristiques cliniques et démographiques sont proches de la cohorte française (RAMSES), à l’exception notable d’une proportion plus importante de patients sous corticoïdes oraux au long cours (58,9%). Les exacerbations à l’instauration du traitement étaient fréquentes (médiane à 2,0/an [1,0-4,0]) avec 90,5% des patients présentant une asthme non contrôlé évalué par le score ACQ (≥1,5).
Une amélioration significative du contrôle de l’asthme (score ACQ) a été constatée après 56 semaines de traitement. En effet, 78,6% des patients ont présenté une amélioration cliniquement significative(≥ -0,5 points d’ACQ) avec 33,2% des patients ayant un asthme bien contrôlé (≤0,75) et 23,2% un asthme partiellement contrôlé (ACQ 0,75-1,5).
Cette amélioration était observée quel que soit le nombre d’exacerbations annuel à l’instauration, l’élévation de la FENO ou l’utilisation antérieure d’une biothérapie. En revanche, seuls les patients présentant une éosinophilie sanguine au moins supérieure ou égale à 300/mm3 ont obtenu une amélioration cliniquement significative de l’ACQ (moyenne et intervalle de confiance inclus). Enfin, la cinétique du score ACQ sous traitement montre que l’amélioration est significative (statistiquement et cliniquement) dès la 4ème semaine de traitement.
Dorian Hassoun, service des explorations fonctionnelles, CHU de Nantes
D’après le poster PA5358 “Early and continued asthma control improvement in patients with severe eosinophilic asthma (SEA) over 1 year post benralizumab initiation: real-world XALOC-2 programme” présenté par Lieven Dupont (Louvain, Belgique). Session de posters 489 « Unravelling the potential of interleukin-5 pathways in asthma » du mardi 10 septembre 2024.
Données internationales de l’utilisation du benralizumab en pratique courante Lire la suite »


RAMSES (NCT04077528) est une étude observationnelle multicentrique d’évaluation enpratique clinique courante de l’utilisation des biothérapies dans l’asthme sévère. Plus de 2 000 patients asthmatiques sévères ont été inclus dans l’étude, nous donnant une opportunité unique d’amélioration de nos connaissances sur les biothérapies en condition de vie réelle.
Ce mardi 10 septembre, nous ont été présentées les données portant sur un total de 212 patients chez lesquels le benralizumab avait été initié et pour lesquels on disposait de 12 mois de recul.
Des patients asthmatiques sévères de type T2
Les patients inclus dans l’étude avaient un profil démographique et clinique classique pour des asthmes sévères T2 : patients âgés d’une cinquantaine d’année (53,5+/-14,3 ans), majoritairement féminin (58,5%), avec une éosinophilie sanguine moyenne de 550,1/mm3. La rhinosinusite chronique était particulièrement fréquente (71,2%) et pour la majorité compliquée d’une polypose nasosinusienne (73,5%). La cohorte incluait d’anciens fumeurs (39,1%), mais aussi des fumeurs actifs (6,3%). Enfin, 25,5% des patients était sous corticoïdes oraux au long cours (au moins 6 mois sur un an), avec une posologie moyenne de 18,5 +/- 13,8 mg/jour.
Forte réduction des exacerbations et meilleur contrôle de la maladie sous benralizumab
Après 12 mois, 77% des patients étaient toujours sous benralizumab et obtenait une réduction moyenne de 80% des exacerbations annuelles, 72,8% des patients n’ayant pas présenté d’exacerbation en un an sous traitement (vs 27,9% avant l’instauration du traitement). Le contrôle de la maladie était significativement amélioré avec 56,7% des patients présentant un score ACT ≥ 20 à 12 mois contre 13,8% à l’instauration. Enfin, concernant la corticothérapie orale, elle était diminuée en moyenne de 51,6% (+/- 50%).
Près de la moitié des patients améliorent leur fonction respiratoire
Sur le plan fonctionnel respiratoire, une proportion importante de patients a amélioré son VEMS d’au moins 10% (44,9%), voire même d’au moins 20% (24,5%).
Concernant l’impact sur la rhinosinusite chronique, une amélioration cliniquement significative (diminution du SNOT-22 d’au moins 9 points) a été constatée chez 56,7% des patients.
Le traitement est bien toléré dans la grande majorité des cas
La majorité des arrêts a été décidée du fait d’une efficacité jugée insuffisante (84%). Aucun effet secondaire non décrit pour le benralizumab n’a été observé durant le suivi.
En conclusion
Les données françaises issues de la cohorte RAMSES concernant l’utilisation du benralizumab sont cohérentes avec les données internationales présentées durant le congrès .
Merci aux patients et aux investigateurs engagés dans la recherche clinique française de nous fournir des connaissances au plus près de nos pratiques. Et bien sûr, merci par avance à celles et ceux, parmi nos lecteurs peut-être, qui participeront à cette entreprise collective !
Dorian Hassoun, service des explorations fonctionnelles, CHU de Nantes
D’après le poster PA3934 « Real-life effectiveness of benralizumab in severe asthma: 12-month data from the RAMSES cohort in France » présenté par Camille Taillé et coll. Session de poster 387 “Biological treatments for asthma: novel real-world and clinical studies” du mardi 10 septembre 2024.


Vers l’obtention de la rémission clinique chez l’enfant sous dupilumab
La rémission clinique sous biothérapie est un sujet brûlant et les analyses post hoc de l’étude VOYAGE (NCT02948959) présentées à l’ERS ont permis d’en savoir plus sur son obtention chez l’enfant. Pour rappel, cette étude avait démontré l’efficacité du dupilumab sur la réduction du taux annualisé d’exacerbations sévères (Risque relatif (RR) réduit de 59,3%) chez les enfants asthmatiques modérés à sévères non contrôlés de 6 à 11 ans. La rémission clinique était définie par la présence de 3 critères :
Sous dupilumab, une proportion significativement plus importante d’enfants atteignait une rémission clinique (3 critères) à la 52ème semaine avec critère ACQ-5 strict (<0,75) par comparaison au groupe placebo (41,9% versus 23,7%, p=0,0008). Cette différence était globalement conservée lorsqu’une rémission clinique avec ACQ-5<1,5 était considérée (45,8% vs 27,2%). De manière intéressante, la représentation des flux (alluvial plot) d’obtention des critères de rémission (0, 1, 2 et 3 critères) montrait que la majorité des enfants atteignait la rémission clinique « complète » (3 critères) dès la 12ème semaine.
D’après la communication RCT3719 “Late Breaking Abstract – Clinical remission with dupilumab in children with uncontrolled, moderate-to-severe, type 2 asthma” présenté par Leonard Bacharier (Nashville, États Unis) et coll. Session Essais cliniques 356 « ALERT 2: Fighting the burden of asthma and respiratory symptoms » du lundi 9 septembre 2024.
L’étude VESTIGE nous aide-t-elle à y voir plus clair sur l’amélioration du VEMS sous dupilumab ?
Le(s) mécanisme(s) sous-tendant l’amélioration du VEMS sous dupilumab reste(nt) globalement méconnu(s). VESTIGE (NCT04400318) est une étude dont l’objectif principal est d’évaluer l’effet du dupilumab sur l’inflammation pulmonaire (% de participants avec une FeNO <25ppb) et les changements relatifs des volumes des voies aériennes par imagerie fonctionnelle respiratoire (% de changement de volume des voies aériennes à la CPT) à la 24ème semaine.
Lors du congrés, les analyses du mucus par imagerie ont été rapportées. Elles montrent une réduction statistiquement significative des scores de mucus (-4,9 [0,8], p<0,001) et de leur volume (-0,11 [0,02] mL, p<0,001) des patients traités par dupilumab (n=72) comparé au groupe placebo (n=37) à la 24ème semaine. À ce temps, 67,3% des patients sous dupilumab présentaient un score de mucus <4 (absence ou faible impact) contre 23,3% dans le groupe placebo. En plus de confirmer l’amélioration significative du VEMS sous dupilumab par rapport au placebo, il a été montré que cette amélioration était corrélée positivement avec celle du score de mucus (coefficient de Pearson à -0,61, p<0,001).
Concernant l’inflammation, les patients traités par dupilumab avaient une probabilité 9,8 fois plus importante d’avoir une FENO <25ppb (57% des patients) par rapport aux patients contrôles (11%).
Enfin, le traitement par dupilumab était associé à une fréquence plus importante d’obtention de la rémission clinique par comparaison avec le placebo (38,9% vs 18,9%, soit un OR à 2,83 ; IC95% 1) à la 24ème semaine. La rémission était définie ici par l’absence d’exacerbation sévère, l’absence d’utilisation de corticoïdes systémiques, un score ACQ-5<1,5 et un VEMS preBD ≥80% (ou amélioration de plus de 100mL).
Les résultats de l’étude, notamment concernant les volumes des voies aériennes en imagerie, seront probablement publiés dans les semaines qui suivent.
D’après :
La presentation orale OA3649 “Dupilumab reduces mucus plugging and volume: phase 4 VESTIGE trial” de Celeste Michala Porsbjerg (Copenhagen, Danemark), et coll. Session 345 “Recent advances in biological treatments for asthma and chronic obstructive pulmonary disease » du lundi 9 septembre 2024.
Le poster PA1202 “Dupilumab-treated patients with moderate-to-severe asthma are more likely to meet clinical remission criteria: results from the VESTIGE trial” presenté par Njira Lugogo (Durham, États Unis) et coll. Session de posters 133 “All the way to clinical remission of asthma » du Dimanche 8 septembre 2024.
Que faire de l’augmentation précoce des éosinophiles circulants chez les patients asthmatiques sévères traités par dupilumab ?
Ceux qui prescrivent le dupilumab ont probablement déjà été confrontés à l’augmentation des éosinophiles circulants lors de la première année de traitement et à la question suivante : que dois-je faire ? Les résultats de l’étude d’extension TRAVERSE et de l’étude QUEST apportent une réponse à cette question.
Les patients ont été catégorisés selon l’existence ou non d’un doublement (≥2X) des éosinophiles circulants à la quatrième semaine par rapport à l’état basal. Au terme des 52 semaines de l’étude QUEST, l’existence d’un doublement précoce des éosinophiles ne modifiait pas significativement l’efficacité du dupilumab sur la réduction des exacerbations ni sur l’amélioration du VEMS pré-bronchodilatateur. Ces constatations étaient confirmées dans l’étude TRAVERSE jusqu’à la 96ème semaine.
Enfin, ce doublement des éosinophiles n’était pas associé à un taux d’effet secondaire différent ni à un arrêt plus fréquent du dupilumab.
Si ces données sont rassurantes, il est important de rappeler que l’apparition de signes cliniques concomitants de l’hyper-éosinophilie doit être explorée rigoureusement (effet secondaire ? autre cause d’hyperéosinophilie ?) et faire l’objet, le cas échéant, d’une déclaration à la pharmacovigilance.
D’après la presentation orale OA2779 “ Impact of early transient increase in eosinophils in patients with moderate-to-severe asthma on the long-term efficacy of dupilumab in TRAVERSE” de Ian Douglas Pavord (Oxford (Oxfordshire), Royaume Uni) et coll. Session de presentations orales 265 “Airway diseases therapeutics: novel research studies » du lundi 9 septembre 2024.
Dorian Hassoun, service des explorations fonctionnelles, CHU de Nantes
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L’atteinte des voies aériennes distales (VAD) joue un rôle central dans la physiopathologie de l’asthme sévère et contribue à la sévérité des symptômes et à la persistance de l’obstruction bronchique. Cependant, la relation entre l’implication des VAD et la réponse aux traitements, notamment aux thérapies biologiques, reste peu explorée.
Mesurer le piégeage gazeux par scanner thoracique avant introduction du benralizumab
Une étude prospective multicentrique en ouvert a cherché à évaluer la valeur pronostique du piégeage gazeux, mesuré par scanner thoracique dynamique haute résolution, avant l’introduction du benralizumab (30 mg SC) chez des patients asthmatiques sévères, caractérisés par au moins deux exacerbations annuelles et un taux d’éosinophiles sanguins ≥ 300/mm³. La quantification du piégeage aérien a été mesurée chez 44 patients avant l’introduction du benralizumab par cartographie de réponse paramétrique (PRM), afin d’analyser la composante distale de l’atteinte des voies aériennes (SAD). L’analyse ROC a été utilisée pour comparer la capacité prédictive des différents paramètres. Les patients ont été classés en répondeurs (n=31) et non-répondeurs (n=13) en fonction de leur amélioration clinique 12 mois après l’initiation du traitement (0 ou 1 exacerbation mineure, ΔFEV1 > 300 ml et ΔACQ5 > 0,5).
La possibilité de prédire les patients susceptibles de répondre au benralizumab ?
Les résultats montrent que la PRM SAD ajustée à l’âge offre une meilleure capacité prédictive de réponse au traitement, avec une sensibilité de 84,6 % et une spécificité de 60 %. En comparaison, le taux d’éosinophiles sanguins, présente une performance inférieure, avec une sensibilité de 62 % et une spécificité de 63 % pour un seuil de 365/mm³.
Ces résultats suggèrent que l’évaluation du piégeage gazeux par quantification en scanner thoracique haute résolution pourrait être un outil pour identifier les phénotypes d’asthmatiques sévères susceptibles de répondre favorablement au benralizumab.
Cindy Barnig, Pneumologie, service d’oncologie thoracique et allergologie respiratoire, CHU de Besançon
D’après la presentation orale OA 2772 “Air trapping measured at HRCT predicts benralizumab response better than blood eosinophil count in severe asthma” de Arnaud Bourdin et coll. Session de presentations orales 265 “Oral presentation: Airway diseases therapeutics: novel research studies” du lundi 9 septembre 2024.