bpco

BPCO : quel taux de réhospitalisation après une exacerbation ?

Le taux de réhospitalisation dans les suites d’une exacerbation de BPCO est variable selon les études, mais toutes s’accordent à reconnaître que des efforts sont nécessaires pour le diminuer. À cet égard, l’expérience de l’équipe de Brian Carlin de Pittsburgh (États-Unis) est intéressante. Les auteurs rapportent les effets sur le taux de réadmission à J30 de la mise en place d’un programme de suivi après hospitalisation pour exacerbation de BPCO. La population est particulière puisqu’il s’agit de patients sous oxygénothérapie au long cours et donc supposés sévères. Ce programme incluant la venue d’un kinésithérapeute à domicile au cours de trois visites (J2, J7 et J30) propose également des séances d’éducation thérapeutique centrées sur le réentraînement à l’effort, l’alimentation, la modification comportementale et la titration de l’oxygénothérapie à l’effort. Parmi les 385 patients auxquels ce programme a été proposé pendant deux années consécutives, 69 % (209) l’ont suivi avec un taux de réadmission dans les 30 jours de 2,8 %. Ce résultat est intéressant lorsqu’il est comparé au taux de réadmission précédent la mise en place du programme : 25 %. Compte tenu de la méthodologie (absence de bras contrôle), l’extrapolation de ces résultats est limitée. Mais la réflexion autour du cost effectif chère aux services d’assurance maladie américains est clairement au cœur de la question et devrait promouvoir le lancement de nouvelles études permettant d’y répondre.

 

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Martin Dres, service de réanimation médicale, hôpital de Bicêtre

Windisch W. High-intensity noninvasive positive pressure ventilation in COPD : it works ! Symposium, congrès de l’European Respiratory Society, Vienne 2012.

Session 87 : Thematic Poster : The latest insights in integrated care
B. Carlin, K. Wiles, D. Easley. Rehospitalization rates for patients with COPD who requires supplemental oxygen therapy following a hospitalization for an exacerbation. Poster thématique, congrès de l’European Respiratory Society, Vienne 2012.

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Les Index multidimensionnels de sévérités de la BPCO sont-ils sensibles à l’évolution des patients BPCO pris en charge en réhabilitation respiratoire ?

L’étude porte sur 35 patients atteints de BPCO : âge moyen 66 ans, VEMS moyen à 43 % de la théorique plus ou moins 16 %. Tous les patients ont bénéficié d’un programme de réentrainement trois fois par semaines pendant 12 semaines (36 semaines), associant un réentrainement en endurance et en force musculaire. L’évaluation des patients reposait sur la réalisation en début et à la fin du programme de : — questionnaires évaluant l’état général du patient, la dyspnée (MRC), la qualité de vie (SGRQ) ; — une spirométrie et des tests de capacité à l’exercice (6MWT, et ISWT) ; — 5 scores multidimensionnels évaluant la sévérité de leur maladie : BODE (Celli 2004), SAFE (Azarisman 2007), update BODE (Puhan 2009), ADO (Puhan 2009) et i-BODE (Williams 2012). Les résultats objectivent une évolution prévisible du test de marche passant en moyenne de 442 m à 488 m, et du score de qualité de vie au SGRQ qui passe de 52 à 44. La mesure de la dyspnée, de la spirométrie et de ISWT est inchangée. L’amélioration des index multidimensionnels en fin de programme est de 23 % pour le BODE, 49 % pour le SAFE, 23 % pour upBODE, 20 % pour ADO et 23 % pour i-BODE. Ces résultats témoignent du peu de sensibilité des tests multidimensionnels de sévérité de la BPCO, aux bénéfices d’un programme réentrainement à l’effort.

bpco-ers2012-2 bpco-ers2012-1

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Alain Bernardy Polyclinique Côte Basque Sud, Saint Jean de luz Réseau de réhabilitation respiratoire du Pays Basque et des Landes (R3VPBL)

Mesquita R, Hernandes NA, Sant’Anna T, Probst VS, Pitta F. Responsiveness of different multidimensional severity indices to pulmonary rehabilitation in patients with COPD.

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Comparaison n’est pas raison ? Tiotropium : Respimat versus Handihaler

LLes données de la méta-analyse parue en 2011 dans le British Medical Journal  [1] ont rapporté une augmentation significative de la mortalité chez les utilisateurs du tiotropium par Respimat® comparativement aux utilisateurs de tiotropium par Spiriva®. Pour préciser ces résultats qui interpellent, une équipe belge a présenté ce dimanche au cours d’une des premières sessions consacrées à la BPCO, les premières analyses d’une nouvelle étude réalisée à partir des données d’une database (Integrated Primary Care Information) néerlandaise. Les chercheurs ont identifié les patients consommateurs de Respimat® ou de Spiriva® (11 287 patients). Toutes les causes de décès ont ensuite été systématiquement recherchées et vérifiées entre 2008 et 2011. Les résultats de l’analyse statistique retrouvent une augmentation significative du risque de décès (RR 1,33, IC95 % [1,07-1,65]) chez les utilisateurs de tiotropium par Respimat®. L’association entre le décès et l’utilisation du Respimat est retrouvée plus forte encore lorsque le décès est lié à une cause cardio- ou cérébrovasculaire sans atteindre toutefois ici la significativité (RR 1,87, IC95% [0,74-4,73]).
Ces résultats, limités par la méthodologie de l’étude, accentuent les attentes autour des résultats de l’essai randomisé actuellement en cours. Ceux-ci devraient définitivement clore les débats.

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Martin Dres Service de réanimation médicale Hôpital de Bicêtre

Verhamme K. Increased risk of mortality in COPD patients using tiotropium respimat vs. tiotropium Handihaler. Communication orale, Congrès de l’European Respiratory Society, Vienne 2012.

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BPCO : chanter pour mieux respirer ?

L’amélioration de la qualité de vie est un souci constant dans la prise en charge des maladies chroniques. De nombreux patients atteints de BPCO souffrent non seulement de handicap physique et d’une diminution globale de leurs activités, mais aussi d’une désocialisation aggravant les phénomènes dépressifs de plus en plus souvent rapportés dans la littérature.
Un poster présenté par une équipe de Londres complète une étude publiée, il y a deux ans sur une méthode originale d’amélioration de la qualité de vie. 1Trente-deux patients atteints de BPCO ont été randomisés en aveugle en un groupe bénéficiant d’un cours de chant deux fois par semaine et un groupe allant voir un film par semaine. Ce travail était poursuivi sur huit semaines. Dans les deux groupes, on constate une amélioration des paramètres psychologiques du SF36 de l’anxiété et de la dépression. Le groupe « chant » s’améliore aussi sur les éléments physiques du SF36, mais il n’y a pas de différence concernant les éléments objectifs de mesure de la ventilation ou de l’activité physique. Sur un plan plus subjectif, les patients « chanteurs » rapportaient un meilleur contrôle de leur ventilation pendant le chant. Sans faire chanter tous nos patients, ce travail montre une approche originale d’amélioration de la qualité de vie et montre que les activités de groupe sont appréciées et efficaces sur certains paramètres.

 

 

 

 

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Sandrine Pontier-Marchandise d’après un poster de Lord VM, et al., Londres. « Effects of ”Singing for Breathing” in Patients with Chronic Obstructive Pulmonary Diseae (COPD) – A Randomised Controlled Trial ».

 

 

  

 

 

 

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Le risque cardiovasculaire individuel augmente avec les exacerbations de la BPCO

Plusieurs études de nature épidémiologique ont établi que la morbi-mortalité cardiovasculaire augmentait au décours immédiat d’épisode infectieux respiratoire bactériens, en particulier après les exacerbations de la BPCO. Le mécanisme physiopathologique n’est pas connu.

La rigidité artérielle est un marqueur de risque cardiovasculaire validé, significativement plus élevé dans la BPCO que chez les fumeurs non BPCO. Elle est mesurable à l’aide d’une sonde Doppler en quantifiant la vitesse de l’onde de pouls le long d’un segment carotidien et fémoral, et utilise un électrocardiogramme comme référence de temps. Dans une population de 98 patients atteints de BPCO, Patel, et al. montrent que les valeurs moyennes de rigidité artérielle sont significativement plus élevées à l’état de base chez les patients fréquents-exacerbateurs (≥ 2 exacerbations/an), par rapport aux patients faisant moins de deux exacerbations chaque année. Il est à noter que ces deux groupes avaient les mêmes caractéristiques fonctionnelles respiratoires à l’état de base, mais les fréquents-exacerbateurs avaient une pression artérielle systolique significativement plus élevée. Chez 55 autres patients, la même équipe montre que la rigidité artérielle augmente significativement dès le tout début d’une exacerbation (+ 11,4 %), diminue au septième jour et reste significativement élevée pendant les cinq semaines suivantes. Cette élévation aiguë de la rigidité artérielle pourrait constituer un des mécanismes de la morbi-mortalité cardiovasculaire chez les patients atteints de BPCO.

 

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Antoine Cuvelier, d’après les communications de Patel, et al. (A5853 et A5854).

 

 

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Exacerbation de BPCO : à chacun son germe !

L’équipe de S. Sethi (États-Unis) a précisé les relations entre colonisation bronchique et survenue d’exacerbation chez les patients atteints de BPCO.

Les auteurs ont présenté les résultats d’une analyse de 9 525 expectorations recueillies tous les mois et lors de chaque épisode d’exacerbation chez 177 patients BPCO. Ils ont identifié et comparé tous les germes présents à l’état stable et lors des exacerbations chez chaque patient. Ainsi, chez un patient colonisé à Haemophilus influenzae, la probabilité de développer une exacerbation due à Hæmophilus influenzæ est significativement élevée. Il en est de même pour les patients colonisés à Moraxella catharralis, à Streptococcus pneumoniæ ou à Pseudomonas æruginosa. La probabilité est presque deux fois plus forte pour ce dernier germe, qui colonise volontiers les patients les plus sévères. Les auteurs montrent ensuite que le fait d’être colonisé à Hæmophilus influenzæ, Streptococcus pneumoniæ ou Pseudomonas æruginosa n’est pas prédictif de la survenue d’une exacerbation due à une autre espèce bactérienne. Par contre, qu’un patient soit colonisé à Hæmophilus influenzæ, à Moraxella catharralis, à Streptococcus pneumoniæ ou à Pseudomonas æruginosa, la fréquence des exacerbations ultérieures est similaire. Aucun germe n’est donc responsable de plus d’exacerbations qu’un autre.
Les auteurs concluent qu’il existe vraisemblablement une susceptibilité individuelle pour chacun des germes les plus fréquemment impliqués dans la colonisation bronchique et les exacerbations de la BPCO. Les mécanismes de cette susceptibilité individuelle varient vraisemblablement d’un germe à l’autre et ne sont pas connus à ce jour.

 

 

 

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Antoine Cuvelier, d’après la communication de G.I. Parameswaran, et al (A3743).

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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Vous êtes un homme et vous avez une BPCO : attention à vos os !

L’ostéoporose est une des comorbidités majeures des patients atteints de BPCO. En population générale, la prévalence de l’ostéoporose liée à l’âge est plus élevée chez les femmes. Peu de données sont disponibles chez les patients atteints de BPCO. À partir de la cohorte COPDgene, les auteurs ont évalué la densité minérale osseuse mesurée lors des scanners thoraciques effectués chez les fumeurs, avec et sans BPCO, ainsi que chez les sujets contrôles non fumeurs.

Parmi les 3 331 sujets qui ont été inclus dans cette étude (âge moyen = 59,4 ± 9 ans, sexe ratio H/F = 1,08), 58 % des sujets étaient ostéoporotiques, 30,5 % ostéopéniques et seulement 11,5 % avaient une densité minérale osseuse normale pour l’âge. L’ostéoporose n’était diagnostiquée, avant cette étude, que chez 8,8 % des sujets. La prévalence de l’ostéoporose augmentait avec la sévérité de la BPCO (stade GOLD) : de 60 % chez les fumeurs non obstructifs jusqu’à 84 % chez les patients GOLD 4. Hormis chez les non-fumeurs (sujets contrôles), la prévalence de l’ostéoporose était significativement plus importante chez les hommes que chez les femmes, et ce, pour chaque stade GOLD.
Grâce à un modèle statistique de régression multiple, les auteurs ont pu mettre en évidence que le fait d’être plus âgé, de sexe masculin, de race blanche ou d’avoir un index de masse corporelle plus faible était prédictif d’une densité minérale osseuse significativement plus basse. En revanche, la corticothérapie ne semblait pas avoir d’impact sur le risque de diminution de la densité minérale osseuse.
Il nous faut donc être plus actif dans le diagnostic de l’ostéoporose et de l’ostéopénie, notamment, chez les sujets fumeurs de sexe masculin. Le scanner thoracique peut être utilisé pour la mesure de la densité minérale osseuse.

 

 

 

 

 

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Résumé rédigé par Stéphane Jouneau, d’après la communication de J.D. Jaramillo, Denver, États-Unis. Séance C23.

 

 

 

  

 

 

 

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Cocaïne et BPCO : « very bad trip » vers l’emphysème…

La cocaïne est la deuxième drogue récréative dans le monde, et concerne 5,7 millions de personnes aux États-Unis (2 % de la population). Les complications sont nombreuses, notamment au niveau respiratoire, mais peu de données existent chez les patients atteints de BPCO. 

Une équipe américaine (Floride) a analysé rétrospectivement les 426 dossiers des patients hospitalisés dans leur service via les urgences pour exacerbation aiguë de BPCO (EABPCO) d’octobre 2007 à juillet 2010. Le screening urinaire pour la cocaïne est revenu positif chez 114 patients (fumeurs de cocaïne), ce groupe a été comparé à un groupe BPCO contrôle négatif (n = 154). Les patients cocaïnomanes étaient significativement plus jeunes (50 vs 53 ans, p = 0,0026) et plus souvent d’origine afro-américaine (79 vs 54 %, p = 0,0005). L’emphysème était plus souvent présent sur le scanner thoracique des cocaïnomanes : 72 % vs 55 %. Les cocaïnomanes étaient aussi plus fréquemment fumeurs (96 % vs81 %), mais leurs nombres de paquets-années étaient similaires (30 PA), de même que le pourcentage d’utilisateur de marijuana (14 et 11 %) et d’infection par le VIH (16 et 19 %). La durée d’hospitalisation des deux groupes était identique : 4 jours. Il n’y avait pas non plus de différence significative en termes de nécessité d’hospitalisation en réanimation (37 % vs 34 %, p = 0,67), de recours à la ventilation mécanique (25 % vs 21%, p = 0,56), ou d’utilisation de corticoïdes (71 %vs 73 %, p = 0,89).

 

 

 

 

 

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Résumé rédigé par Stéphane Jouneau d’après la communication de V. Seeram, Jacksonville, États-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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La BPCO non tabagique : une entité à ne pas oublier !

La prévalence de la BPCO chez les non-tabagiques a pu être établie, entre autres, à partir de l’étude BOLD : sur les 4 291 sujets non fumeurs qui ont bénéficié d’une spirométrie avec test de réversibilité aux bronchodilatateurs, 5,6 % présentaient une BPCO Gold II ou plus, et 6,6 % une BPCO Gold I [1] Les non-fumeurs représentaient plus de 20 % des patients atteints de BPCO. Cette proportion de BPCO non-fumeurs était également retrouvée dans l’étude PLATINO. [2] S. Salvi nous a présenté les résultats de plusieurs études réalisées en Inde. À partir d’un questionnaire soumis à une très large cohorte (243 575 sujets), Salvi et coll. ont retrouvé une fréquence de la bronchite chronique à 3,5 %. L’âge moyen était de 37 ± 15 ans, et la prévalence était plus élevée en milieu rural (4 %) qu’en milieu urbain (2,5 %). Cinquante-neuf pour cent de ces patients étaient non-fumeurs.
La même équipe s’est intéressée à la prévalence de la BPCO chez 3 500 sujets âgés de plus de 25 ans qui ont bénéficié d’un questionnaire et d’une spirométrie avec test de réversibilité aux bronchodilatateurs. La prévalence de la BPCO était de 5,1 % et les non-fumeurs représentaient 85 % de ces patients. L’exposition à des combustibles naturels (bois, charbon, kérosène…) serait l’étiologie principale de cette BPCO non tabagique en milieu rural dans les pays en voie de développement. Ces chiffres de prévalence sont superposables à ceux d’une étude pilote récente de dépistage réalisée en Bretagne qui retrouvait une prévalence de la BPCO non tabagique chez les agriculteurs (BPCO agricole) de 4,7 %, mais sans exposition aux combustibles naturels (Jouneau et coll., en révision). En comparant les EFR des patients atteints de BPCO post-tabagique à ceux des patients atteints de BPCO non tabagique (secondaire à l’exposition aux combustibles ou « biomass fuel »), Salvi et coll. retrouvaient une obstruction distale plus importante (ratio DEM 25-75 significativement plus bas) chez les BPCO non tabagiques, alors que les autres paramètres fonctionnels étaient similaires. Cette obstruction distale plus importante chez les BPCO non tabagiques était également retrouvée en oscillométrie par impulsion. La prévalence de la BPCO non tabagique est donc élevée, et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il faut savoir y penser et la rechercher chez les sujets non tabagiques, notamment en cas de profession exposée, en particulier chez les agriculteurs.

 

[1] Lamprecht B, Mcburnie MA, Vollmer WM, Gudmundsson G, Welte T, Nizankowska-Mogilnicka E, Studnicka M, Bateman E, Anto JM, Burney P, Mannino DM, Buist SA. Copd in never smokers : Results from the population-based burden of obstructive lung disease study. Chest 2011 ; 139 : 752-63.

[2] Menezes AM, Perez-Padilla R, Jardim JR, Muino A, Lopez MV, Valdivia G, Montes De Oca M, Talamo C, Hallal PC, Victora CG. Chronic obstructive pulmonary disease in five latin american cities (the platino study) : A prevalence study.Lancet 2005 ; 366 : 1875-81.

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Résumé rédigé par S. Jouneau d’après les communications de D.M. Mannino, Lexington, États Unis et S. Salvi, Pune, Inde.

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