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Auteurs ATS 2024

François-Xavier Blanc, Université de Nantes ; CHU de Nantes, l’institut du thorax, Hôpital G. et R. Laennec, Service de Pneumologie ; INSERM UMR 1087, CNRS UMR 6291, Nantes, France – Liens d’intérêt : AstraZeneca, GSK, Insmed, Sanofi

Athénaïs Boucly, Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, Hôpital Bicêtre, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 78, rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin-Bicêtre, France – Liens d’intérêts : AOP Orphan, AstraZeneca, Ferrer, Janssen, MSD.

Pierre-Yves Brillet, INSERM 1272, Santé-Médecine-Biologie-Humaine, Université Paris 13 et Service de radiologie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France – Liens d’intérêt : Boehringer Ingelheim (prise en charge de congrès, paiement pour des enseignements, board)

Anh Tuan Dinh-Xuan, Service de Physiologie-Explorations Fonctionnelles, Hôpital Cochin, 27, rue du faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris –Liens d’intérêts : Boehringer, Chiesi, GSK, Menarini, Pfizer, Sanofi

Kinan El Husseini, Inserm UMR 1152 – Physiopathologie et Epidémiologie des Maladies Respiratoires, Université Paris Cité, Site Bichat et Service de Pneumologie B Transplantation Pulmonaire, Hôpital Bichat APHP, Paris, France – Liens d’intérêt : Aucun

Marjolaine Georges, Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, Centre de Référence Constitutif des Maladies Pulmonaires Rares de l’Adulte, CHU Dijon Bourgogne, 14 rue Paul Gaffarel, 21079 Dijon cedex, France – Liens d’intérêts : participation à des congrès et à des formations pédagogiques pour Asten Santé, ResMed, Fisher et Paykel, Oxylis, Elivie.

Christophe Girault, Service de Médecine Intensive et Réanimation, Hôpital Charles Nicolle, CHU-Hôpitaux de Rouen, 37 boulevard Gambetta & UR 3830, Institut de Recherche et d’Innovation Biomédicale (IRIB), Faculté de Médecine et de Pharmacie, Université de Rouen, 76031 Rouen cedex, France – Liens d’intérêts : participation à congrès, formations pédagogiques et travaux scientifiques de la part de Fischer & Paykel, Resmed, Lowenstein Medical, et Asten Santé.

Marina Gueçamburu Service des Maladies Respiratoires et des épreuves fonctionnelles respiratoires CHU Bordeaux, 33604, Pessac, France – Liens d’intérêt : 

Florence Jeny, Service de pneumologie, hôpital Avicenne, AP-HP, 125 rue de Stalingrad 93000, INSERM UMR1272 Hypoxie et Poumon, USPN SMBH Bobigny, France- Liens d’intérêt : honoraires perçus pour conférences/congrès par Boehringer Ingelheim, frais de déplacement congrès par oxyvie.

Jean-Claude Meurice, Service de Pneumologie, CHU de Poitiers, 86035 Poitiers, France –Liens d’intérêt :  

Sandrine Pontier-Marchandise, Service de Pneumologie et unité des soins intensifs– Clinique des Voies Respiratoires, CHU Larrey, 24 chemin de Pouvourville, TSA 30030, 31059 Toulouse Cedex 9, France – Liens d’intérêts : Sociétés Asten Santé, Vitalaire, ISIS, Lowenstein, Fisher et Paykel pour symposiums rémunérés

Frédéric Schlemmer, Antenne de Pneumologie, Réanimation médicale, GH Henri Mondor, IMRB INSERM U955 équipe GEIC2O, Université Paris Est Créteil, 94010 Créteil, France – Liens d’intérêts : Boehringer-Ingelheim, Chiesi, Elivie, Gilead, Oxyvie, Pfizer, Vivisol

Thomas Villeneuve, Service de Pneumologie et unité des soins intensifs– Clinique des Voies Respiratoires, CHU Larrey, 24 chemin de Pouvourville, TSA 30030, 31059 Toulouse Cedex 9, France – Liens d’intérêts : Astra Zeneca, Boeringer Ingelheim, Ferrer, GSK, Mauna Kea Technologies, Menarini

maj 16/05/2024

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Numéro 180–Avril2024

Jésus Gonzalez, Bertrand Dautzenberg  Lire plus

Bertrand Dautzenberg, Fabienne Duguet, Chantal Raherison, d’après une interview réalisée par Agnès Lara Lire plus

Étienne-Marie Jutant Lire plus

Pascal Demoly Lire plus

Camille Taillé Lire plus

Nicolas Roche Lire plus

Bernard Milleron, Elisabeth Quoix Lire plus

Thomas Similowski Lire plus

Damien Basille, Gilles Mangiapan Lire plus

Francis Couturaud Lire plus

Jean-Michel Vergnon Lire plus

Bruno Crestani Lire plus

Marc Humbert, Gérald Simonneau Lire plus

Claire Andréjak, Benoît Douvry, Philippe Fraisse, Jean-Louis Herrmann, Geneviève Hery-Arnaud,

Jonathan Messika, Frédéric Schlemmer, Yacine Tandjaoui-Lambiotte et le bureau du GREPI Lire plus

Jean-Christian Borel, d’après une interview réalisée par Agnès Lara Lire plus

Bertrand Dautzenberg Lire plus

Marlène Murris-Espin Lire plus

Jean-Claude Meurice Lire plus

Hervé Mal Lire plus

Pierre-Yves Blanchard Lire plus

Jean-Pierre Orlando Lire plus

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La vie d’Info Respiration in utero dès 1982,et sa véritable naissance en 1994

Chers lecteurs d’Info Respiration,

J’ai le plaisir d’introduire ce numéro qui fête les 30 ans de notre revue d’information. Info Respiration a participé et a suivi l’histoire de la pneumologie française durant toutes ces années. Cette revue nous l’avons tous connue, et chaque président de la SPLF, chaque rédacteur en chef et chaque comité éditorial, l’ont ensemble fait évoluer au fil des années. Personnellement, j’ai demandé en 2023 à ce que le titre soit plus visible et j’en suis très fier.
Découvrez 30 ans d’histoire d’Info Respiration et de la pneumologie dans ce numéro.

Jésus Gonzalez
Président de la SPLF


Bertrand Dautzenberg
Pneumologue à l’hôpital Pitié-Salpêtrière de 1978 à 2018, Tabacologue à l’Institut Arthur Vernes depuis 2018 (Paris)

En 1982, le monde de la pneumologie ne ressemblait en rien à celui d’aujourd’hui:

• la Société Française de la Tuberculose et des Maladies Respiratoires n’avait pas encore changé de nom. Ce n’est que le 16 avril 1983 qu’elle deviendra la SPLF (Société de Pneumologie de Langue Française). La phtisiologie qui avait conduit à la création de notre spécialité, une des premières spécialités médicales, laissait de plus en plus la place à la pneumologie et le désir de rompre avec l’entre-soi Paris/Province avait faire naître une volonté de s’ouvrir à toute la francophonie;

• il y avait toujours l’appareil de scopie près de mon box de consultation du pavillon Rambuteau de la Salpêtrière (détruit depuis). Un appareil de tomodensitométrie était présent dans le service, avant que l’apparition du scanner ne le détrône définitivement;

• les ordinateurs n’existaient pas, mais les machines à écrire à boule IBM gardaient en mémoire une ligne entière que l’on pouvait corriger avant de passer à la ligne suivante;

• l’Agence du médicament n’existait pas et l’ANSM pas davantage, le ministère de la santé gérait en direct les autorisations et la surveillance des médicaments, et il n’y avait pas non plus de HAS, d’INCa ou de Santé publique France;

• un amphithéâtre occupait le rez-de-chaussée et le sous-sol du 66 boulevard Saint-Michel dans lequel se tenaient les Journées de Pneumologie où les jeunes pneumologues venaient présenter leurs travaux.

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Deux avancées dans le traitement du cancer du poumon à petites cellules en 2025 

Jean-Louis Pujol, Benoît Roch 1

  1. Université de Montpellier – UFR de médecine, Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, Unité INSERM U 1194

Le cancer pulmonaire à petites cellules (CPPC) est un tel défi scientifique qu’il est qualifié de « cancer récalcitrant ». L’introduction depuis 2018 de l’immunothérapie dans l’arsenal thérapeutique est la dernière avancée. Sa principale application est l’immunochimiothérapie en première ligne, laquelle est désormais le traitement standard des formes étendues du CPPC. Dans le court espace de cette mise au point, nous proposons l’analyse critique de l’extension de l’indication de l’immunothérapie aux CPPC de stade limité en consolidation de la réponse tumorale après chimioradiothérapie concomitante (CRTc, en anglais chemoradiotherapy ou cCRT). L’autre défi majeur est celui du traitement de la récidive pour laquelle la dernière molécule spécifiquement approuvée est le topotécan délivré aux patients pour lesquels la réintroduction de la chimiothérapie de première ligne n’est pas indiquée. De nombreuses pistes sont explorées, et l’une d’entre elles est une candidate sérieuse. 

Immunothérapie de consolidation en fin de CRTc concomitante des CPPC de stade limité

Une première étude académique de phase II* a inclus les patients atteints de CPPC de stade limité qui n’avaient pas progressé après la fin de la CRTc; elle avait pour critère de jugement principal la survie sans progression et comparait la simple observation (groupe contrôle) à l’association ipilimumab/nivolumab 1 L’étude est négative, car la survie sans progression était identique dans les deux groupes. Aucun sous-groupe clinique ne se dégageait comme potentiellement bénéficiaire de la double immunothérapie de consolidation. Une analyse post-hoc n’a pas permis d’identifier de profil tumoral de répondeur (charge mutationnelle tumorale et immunophénotype compris) (en soumission). De facto, il est difficile d’obtenir des échantillons tumoraux fiables. Cependant, l’exploration de plus de 7 000 protéines sériques a permis d’identifier cinq protéotypes avec trois groupes distincts : patients avec bénéfice clinique, patients sans bénéfice clinique et patients avec hyperprogression. Ces protéotypes étaient indépendants des paramètres cliniques et leur origine tumorale était certaine comme le démontraient leurs cartographies sur les données de séquençage ARN de cellule unique [article en préparation].

L’autre étude plus récente nommée « ADRIATIC » incluait une population de patients similaire, i.e. CPPC limités après CRTc 2 Les patients étaient tirés au sort entre un groupe placebo et un groupe immunothérapie (durvalumab mensuel pour une durée de deux ans en l’absence de progression ou de toxicité limitante). À la différence de l’étude plus ancienne, cette étude du durvalumab en consolidation n’a pas directement contrôlé les critères de qualité du bilan préthérapeutique, de la procédure de CRTc et du bilan d’évaluation post-traitement. Le groupe des patients recevant le durvalumab a bénéficié d’une survie globale plus longue que ceux du groupe placebo (médianes respectives de 56 mois contre 34 mois, HR = 0,73). En France, la Haute Autorité de Santé a délivré une autorisation d’accès précoce dans cette indication.

*http://clinicaltrials.gov/show/NCT02046733

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Une France sans lobby du tabac, ça vous intéresse ? 

Étienne-Marie Jutant1,

  1. Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers 

Éditorial

 Le 2 janvier 2025, une immense bâche publicitaire recouvrait l’église en travaux Notre Dame de Lorette dans le 9e arrondissement de Paris. Inscrit en lettres capitales : « Une France sans tabac, ça vous intéresse ? Nous aussi. » Et en plus petit avec un QR code « Et si on se parlait des alternatives ? » 

Le 15 février 2025, tous les coordinateurs de centres de compétence et de référence de l’hypertension pulmonaire français recevaient une invitation à participer à une étude de phase 2A testant une molécule innovante dans l’hypertension artérielle pulmonaire. 

Le point commun entre ces deux épisodes, d’apparence anodine ? L’industrie du tabac. La bâche publicitaire était financée par le géant du tabac British American Tobacco (BAT) qui affichait fièrement son logo en bas de l’affiche géante, restée en place 15 jours avant que la mairie de Paris ne la fasse retirer. Et les alternatives en question étaient en réalité les nouveaux produits du tabac commercialisés par ces mêmes industries. Quant à l’étude clinique, elle était promue par une filiale de la Japan Tobacco Company. Les réseaux français et européen de l’hypertension pulmonaire ont immédiatement réagi en informant tous leurs membres de ne pas participer à cette étude. 

Ces deux faits récents illustrent le dynamisme actuel de l’industrie du tabac, qui déploie un lobby encore plus décomplexé depuis quelques années. Info Respiration était présent à la journée de table ronde Marketing et Lobbying du tabac : Comment lutter ?* , organisée en février à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) à Aubervilliers. Le Pr Karine Gallopel-Morvan, professeure des universités en Marketing social à l’EHESP nous explique dans ce numéro l’ingéniosité marketing sans limites de l’industrie du tabac, notamment grâce à l’appui des nouvelles technologies et des influenceurs sur les réseaux sociaux. Avec toujours un objectif : normaliser les produits du tabac. 

La SPLF s’engage fermement contre le lobby et les stratégies d’influence de cette industrie. A ce titre, et comme l’ATS et l’ERS l’ont déjà fait, la SPLF ajoute désormais à sa demande d’adhésion ou de réadhésion, une déclaration attestant de l’absence de tout lien avec l’industrie du tabac. Restons sur nos gardes et oeuvrons à dénormaliser les produits du tabac ! 

* drogueshs.hypotheses.org/2462 

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