NLST

Le dépistage du cancer pulmonaire en ligne de miR

Suite à la publication de l’essai américain du National Lung Screening Trial (NLST) en 2011 (n = 53 454), les sociétés savantes américaines et européennes (dont le GOLF associé à l’IFCT) ont validé un dépistage individuel du cancer pulmonaire par le scanner thoracique (à faible dose d’irradiation) dans une population à risque élevé de cancer pulmonaire (sujets âgés de 55 à 74 ans, tabagiques > 30 PA actifs ou sevrés < 15 ans). Ce dépistage avait permis une réduction significative de 20 % de la mortalité liée au cancer pulmonaire dans le NLST.

Une récente méta-analyse de l’US Preventive Services Task Force a confirmé l’intérêt d’un dépistage sur ces critères (RR = 0,81 [0,72-0,91]). Cependant, les risques du dépistage, directs ou liés aux investigations réalisées en cas de (micro)nodule suspect (25 % des cas dans le NLST dont 96 % de faux positifs !) sont importants. Ils justifient une information complète des sujets, la mise en place d’équipes multidisciplinaires dédiées, et le développement de biomarqueurs sanguins afin de diminuer le nombre d’explorations invasives à risque.

Ainsi, le dosage plasmatique d’un panel de 24 micro-ARN (miR) semble très prometteur sur les résultats obtenus lors de l’essai de dépistage Multicenter Italian Lung Detection (MILD), avec une sensibilité de 87 %, une spécificité de 81 % et une valeur prédictive négative de 99 % de la nature tumorale d’un nodule pulmonaire dépisté (n = 939 dont 69 patients avec cancer pulmonaire et 870 sujets sains). Ce test était indépendant du stade du cancer pulmonaire, pouvait être positif avant le dépistage par scanner du cancer et même détecter des cas de cancers non dépistés par le scanner. De plus, le dosage sanguin de ces miR a montré une valeur pronostique et prédictive (diminution après chirurgie de résection).

Néanmoins, ce dosage prometteur et relativement simple doit encore être validé en routine avant d’intégrer la démarche du dépistage.

 

 

 

 

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Arnaud Scherpereeld’après la communication de G. Sozzi (Milan, Italie)
Session A2 « Implementation of Lung Cancer Screening : a toolbox for clinicians and researchers ».

 

 

 

    

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2014

 

Dépistage du cancer pulmonaire par TDM : ça tourne rond chez nos voisins

Le succès de l’étude NLST de dépistage du cancer bronchopulmonaire par TDM nécessite d’être confirmé (diminution de la mortalité par cancer pulmonaire de 20 % en cas de dépistage). Les résultats finaux de la cohorte européenne Nelson devraient bientôt être dévoilés et les données initiales sont conformes aux prédictions.

L’étude Nelson est la plus large cohorte européenne incluant 15 822 participants suivis pendant 5,5 ans. L’étude a commencé en 2003 et les résultats finaux devraient être dévoilés en 2015. Les patients étaient suivis par TDM à 1, 2, puis 2,5 ans en cas de négativité. La force de l’étude est d’augmenter la spécificité du dépistage par un calcul du volume du nodule (positif si > 500 mm3) et du temps de doublement (positif si < 400 jours) à l’aide de logiciels spécifiques. Ces critères stricts permettent de diminuer les patients classés positifs (n = 493). Les premiers résultats sont conformes aux prédictions avec 200 cancers dépistés (2 %) ce qui donne un taux relativement bas de faux positifs autour de 60 %. Les cancers sont dans 51 % des adénocarcinomes, et 70 % sont diagnostiqués à un stade I (résultats publiés récemment : Am J Respir Crit Care Med 2013 ; vol. 187(8) : 848-54). C’est un bon début !

 

 

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Pierre-Yves Brillet, d’après les communications de N. Horeweg, Rotterdam/NL : — Characteristics of lung cancers detected by computer tomography screening in the randomized NELSON trial. Am J Respir Crit Care Med 187 ; 2013 : A2342. — Participants’ results of three rounds of the randomised dutch-belgian lung cancer screening trial ; a volumetry-based computer tomography screening strategy, [Publication page : A2344]. Am J Respir Crit Care Med 187 ; 2013 : A2344. Session B16 « Improving screening for lung Cancer. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2013

Vers un dépistage systématique du cancer pulmonaire ?

Les résultats de l’essai NLST (National Lung Screening Trial) annoncés par le National Cancer Institute en novembre dernier font débat. Cet essai est le premier essai randomisé à comparer deux modalités de dépistage du cancer pulmonaire, soit par radiographie pulmonaire, soit par scanner thoracique à faible dose, réalisés une fois par an, trois ans de suite, avec un suivi de cinq ans minimum, sur une population cible à risque (fumeurs repentis ou actifs > 30 Pa, de 55 à 74 ans, exclusion des patients aux antécédents de cancer pulmonaire). Les nodules de plus de 4 mm faisaient l’objet d’un suivi et/ou d’investigations complémentaires. Plus de 50 000 patients ont été randomisés. L’objectif de l’essai, la mise en évidence d’une réduction de 20 % de la mortalité par cancer pulmonaire dans le bras « scanner » par rapport au bras « radio », a été atteint avant même la fin programmée du suivi (247 contre 309 décès/100 000 personnes-années,p = 0,004). Il s’agit donc du premier essai montrant de façon solide l’efficacité d’une politique de dépistage du cancer pulmonaire. Beaucoup de questions restent en suspens : quel est le rapport coût-efficacité d’une telle mesure étendue dans le temps ? Faut-il redéfinir et mieux préciser les patients « à risque » (patients BPCO) ? Quel est l’impact sur la santé d’un scanner annuel, même à faible dose ? Peut-on identifier de meilleurs critères de malignité des nodules détectés (utilisation des mesures volumétriques) ? Les résultats complets de l’étude, qui devraient paraître prochainement dans le New England Journal of Medicine, ceux du consortium d’études européennes en cours (notamment, l’étude NELSON) attendus pour l’année prochaine, ainsi que la création par l’International Association for Study on Lung Cancer d’une task force chargée d’émettre des recommandations sur l’application à large échelle du dépistage du cancer pulmonaire par scanner, devraient faire avancer ce débat.

 

 

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Résumé rédigé par A. Cortot d’après la communication de D.R. Aberle, MD, Los Angeles, États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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