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Quoi de neuf docteur ?

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“Quoi de neuf Docteur ?” est un outil proposé par la Société de Pneumologie de Langue Française.

Il permet aux médecins pneumologues, ou d’autres spécialités d’écouter un expert francophone parler d’un sujet pointu de pneumologie en 5 minutes.

Pour ceux qui avaient regardé les e-formations de la SPLF de l’expert “les jeudis de la SPLF” ou les mardis du GOLF  vous aurez une mise à jour en 5’ de cette e-formation, pour les autres, ce sera l’occasion de se mettre à jour sur le sujet, en 5 minutes ! Sur votre vélo, dans votre voiture, pendant une pause.

Bonne découverte ! Bonne mise à jour de vos connaissances avec les meilleurs experts !

Les épisodes déjà diffusés

• Actualités vaccinales Élodie Blanchard (Groupe GREPI) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Cancers bronchiques non à petites cellules avec mutations de KRAS M. Duruisseaux (Lyon) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Anticorps conjugués médicaments : principes et développements en cancérologie thoracique.P. Tomasini (Marseille)Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
Explorations fonctionnelles de repos et d’exercice chez le sujet âgé.Rémi Gauthier ( GT fonction)Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
Biologie moléculaire des cancers du poumon : ce qu’il faut savoir en 2026. Camille Leonce Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
Ventilation et radiothérapie.Nicolas Audag(Groupe Kinésithérapie respiratoire) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• ABPA : recommandations et actualités Thomas Maitre, Paris (Groupe GREPI) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Cancer bronchique à petites cellules de stade étendu : quoi de neuf ? Denis MORO SIBILOT (Grenoble) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Dépistage du cancer du poumon : où en sommes-nous? Sébastien COURAUD (Lyon) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Suivi partagé en transplantation pulmonaire- Helene-Morisse-Pradier Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Suivi partagé en transplantation pulmonaire- Benjamin Renaud-Picard Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Abord diagnostique du nodule pulmonaire en échographie thoracique.Gilles Mangiapan (Groupe GECHO) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Nouvelle classification et terminologie des PID.Raphaël Borie (Groupe Orphalung) Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Prise en charge des effets indésirables des nouvelles immunothérapies. Mariana BRANDÃO (Bruxelles)Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici

• Quelle place pour l’oncogénétique dans la prise en charge du cancer du poumon ? P. BENUSIGLIO (Paris)Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Abord diagnostique du nodule pulmonaire en échographie thoracique.Gilles Mangiapan (Groupe GECHO) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Nouvelle classification et terminologie des PID.Raphaël Borie (Groupe Orphalung) Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Prise en charge des effets indésirables des nouvelles immunothérapies. Mariana BRANDÃO (Bruxelles)Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici

• Fatigue et syndrome parasarcoïdien : comment les prendre en charge ?  Florence Jeny (GT sarcoïdose)Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Prise en charge des cancers broncho-pulmonaires chez les sujets âgés. Céline Mascaux Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Prise en charge des pneumopathies aigues communautaires. Yacine Tandjaoui (GT GREPI) Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• CBNPC avec anomalie génomique actionnable au delà d’EGFR et ALK, Alexis Cortot Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• La santé respiratoire des femmes en 2025 : Où en est-on ? Chantal Raherison (GT Femmes et Poumon) Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Cancers broncho-pulmonaires et VIH, Mariana Brandao, Ecouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Activité physique et réhabilitation, comment faire bouger les asthmatiques ? Jean-marie Grosbois Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Chirurgie des cancers broncho-pulmonaires : place des résections limitées. Nicolas Venissac, Lille Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Initiation VNI à domicile : chez les NM.Antoine Léotard (GT MNMs )Initiation VNI à domicile : chez les obèses et BPCO.Pierre Tankéré( GT GAVO2) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
•Tumeurs thymiquesJordi Remon, Villejuif Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Nouvelles modalités de réalisation de la réadaptation respiratoire, à propos des expériences de l’article 51 Groupe Alvéole Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• TélésurveillanceSandrine Pontier (GT GAVO2) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Télésurveillance Léo Grassion (GT GAVO2) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Néoplasies neuro-endocrines (NEN). Elisabeth Gaye, Lille Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Prophylaxie anti-infectieuse du transplanté. Hélène Salvator, Suresnes (GT GREPI) Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Jacques Cadranel, Paris Actualités dans la prise en charge des cancers broncho-pulmonaires mutés EGFR Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
Florence Jeny, Bobigny Qu’est-ce qu’une sarcoïdose dangereuse ? Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
Benoit Roch, Montpellier Cancers bronchiques à petites cellules de stade limité Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Francis Couturaud, Brest Nouveautés dans la prise en charge de la maladie veineuse thrombo-embolique Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
• Simon Baldacci, Lille Oncogenèse des cancers broncho-pulmonaires Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici

2024

  • Lucile Regard, Paris (GT BPCO) Infections respiratoires du BPCO. Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • David Perol, Lyon Les statistiques nécessaires pour interpréter les essais cliniques en oncologie thoracique.Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Laurent Guilleminault, Toulouse (GT Toux chronique) Recommandations de la SPLF sur la Toux Chronique.Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Anne-Claire Toffart, Grenoble Désescalade de l’immunothérapie ?Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Romin Pichon, Rennes (GT Kinésithérapie Respiratoire) Equilibre des patients BPCO : nouvelles perspectives. Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Elvire Pons Tostivint Métastases cérébrales Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Thomas Egenod, Limoges (GT GETIF)Apport des cryobiopsies en pneumologie.Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Laurent Savale, David Montani , le Kremlin Bicêtre Innovation thérapeutique dans l’HTAP : cibler la voie du TGF-beta. Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Arnaud Scherpereel, Lille, Le patient acteur de sa santé Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Nicolas Roche (Groupe GAT), Paris Mieux prescrire,mieux éduquer pour réduire l’empreinte carbone desproduits pour inhalation Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Boris Duchemann, Bobigny Prise en charge du cancer bronchique chez les patients immunodéprimés ou transplantés.Boris Duchemann, Bobigny Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Jean-François Mornex (GT Orphalung) Recommandations de la SPLF sur le déficit en alpha-1 antitrypsine Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Florence Jeny, Bobigny, Hilario Nunes, Bobigny (GT Sarcoïdose) Recommandations diagnostiques et thérapeutiques de la sarcoïdose : apport et limite. Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Marie Lachatre, Paris Vaccination et cancers du poumon. Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Claire Andrejak, (GT GREPI) Mycobactéries non tuberculeuses.Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Elise Noël-Savina, (GT GECHO) Toulouse, Dans quelles situations de l’écho thoracique peut ou doit remplacer la radio ? Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Laurent Greillier Marseille, Mésothéliome pleural : quelles séquences thérapeutiques ? Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici

 

2023

  • Françoise le Pimpes Barthes Résections infra lobaires : vers un nouveau standard ? Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Pascal Chanez (GT G2A)  l’asthme en 2023 Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Marios Froudarakis, St Etienne (GT GEcho)Place de la Pleuroscopie dans la prise en charge des pathologies pleurales. Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Romain Corre (Quimper) Patients âgés Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Marie Wislez, Traitements péri-opératoires Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Gérard Peiffer, Metz BPCO, tabagisme : attentes des patients et réponses des professionnels de santé.Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Cécile Tromeur (Brest) Thrombose et cancer, ce qu’il faut connaitre Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Sandrine Launois, Paris, Dany Jaffuel, Montpellier, Frédéric Gagnadoux, Angers (GT Sommeil)  Recommandations sur le SAS central Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
    Aurélie Schwalduz (Lyon) Mutation ALK Ros Écouter directement son”Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • David Montani, Le Kremlin Bicêtre & Raphael Borie, Paris (GT Orphalung + Respifil + Pulmontension) Génétique des maladies pulmonaires rares Écouter directement leur “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Laurent Greillier (Marseille) Prise en charge des cancers bronchiques avec addiction oncogénique hors EGFR, BRAF, ALK, ROS1 Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Marjolaine Georges (Dijon), Thierry Perez (Lille) et Deborah Schenesse (Dijon)Mise à jour pour l’exploration des muscles respiratoires Écouter directement leur “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Karen Leroy (Paris) Mutations EGFR nouvelle classification ? Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Hervé Dutau, Marseille (GT GETIF) Indications et techniques Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Julien Legodec Marseille (GT GETIF) Données du registre EPIGELFT Écouter directement leur  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Christophe Massard (Rennes) Apport et Méthodologie Innovante des essais de phase 1 en oncologie thoracique Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Damien Basille (Amiens) Prise en charge des pleurésie infectieuses Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Céline Mascaux (Strasbourg) Gestion des effets indésirables des immunothérapies Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Bertrand Dautzenberg, Paris (GT Tabac) Le tabac chauffé et autres formes hybrides : qu’en penser ? Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Maxime Patout Oxygène haut débit humidifié en pneumologie. Oui en aigu mais au domicile Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici

2022

  • François Laurent (Bordeaux) Imagerie des voies aériennes que nous apprend-elle ? Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Gérard Zalcman Covid et cancer thoracique, Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Frédéric Schlemmer Séquelles de l’infection à Covid 19 Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Arnaud Scherpereel Pleurésies malignes Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Vincent Cottin, Recommandations 2022 sur la fibrose pulmonaire idiopathique. Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Nicolas Girard, Tumeurs thymiques Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Bouchra Lamia, Conséquence hémodynamique de la ventilation non invasive : monitorage par échocardiographie. Écouter directement son “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Marie Wislez Traitements péri-opératoires Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Thierry Urban Actualités sur le sevrage tabagique : place de la cigarette électronique Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Julien Mazières, Immunothérapie en pratique Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Gilles Mangiapan : Abord pleural : les règles d’un drainage réussi Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Maurice Perrol Stratégies de 1ère ligne hors addiction Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Anne-Marie Ruppert Cannabis et poumon. Quels risques, quels conseils en pratique? Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Clément Gauvain Clés méthodologiques : application aux essais d’oncologie thoracique Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Jacques Cardanel et Boris Duchemann,  Fibrose et Cancer Écouter directement leur  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Anne Charloux, Bilan fonctionnel pré-opératoire Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Hélène Laurent, Préhabilitation du candidat à une résection pour cancer broncho-pulmonaire. Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Nicolas Venissac La RAAC Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici

2021

  • Dr Arnaud Prigent , Télésuivi des patients traités par pression positive continue : rationnel et arbre décisionnel. Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Pr Marie Wislez , Kras les nouveautés Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Anne-Claire Toffart , Cancer du poumon et réanimation. Mise au point des indications et des procédures Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Pascale Tomasini, Marseille Toxicités pulmonaires des nouveaux traitements anticancéreux,  (GT GOLF) Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Hélène Prigent, Matthieu Lacombe, Garches, Assistance à la toux et mobilisation thoracique chez le patient neuro-musculaire : quel patient en bénéficie ? quel appareil choisir ? quels paramètres prescrire ?  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Pr Laurent Greillier, Marseille, Immunothérapie et sous-types histologiques particuliers.  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Gilles Mangiapan , Créteil, Prise en charge du pneumothorax spontané, à l’ère de l’écho couter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Camille Travert , Marseille,  Maladie oligométastatique traitements loco-ablatifs alternatifs à la chirurgie. Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Laurent Guilleminault,  Toux chronique et BPCO : un symptôme pas si anodin Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Pierre-Jean Souquet,   Rechallenge des immunothérapies Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Sandrine le Guellec (GT GAT) Comment améliorer la prise des traitements inhalés en 2021 ?  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Boris Duchemann  Indications complexes des Immunothérapies : Fibrose pulmonaire et Maladies autoimmmunes Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Dr Thomas Egenod de Limoges (GT GETIF) Actualités du traitement endoscopique dans l’emphysème Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Eric Dansin et Florence Le Tignier Radiothérapie et immunothérapie Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Marjolaine Georges Gestion et sevrage d’une trachéotomie Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Armelle Lavollé, Fast-Track diagnostic rapide cancer du poumon Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur”Cliquez ici
  • Arnaud Prigent, Télésurveillance de la VNI. Etape(s) Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Pascale Tomasini, Métastases cérébrales et cancer du poumon : les indispensables Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Jennifer Arrondeau, Réhabilitation à l’effort et cancer du poumon, Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici

2020

  • Maurice Pérol, Cancers broncho-pulmonaires : immunothérapies. Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Arnaud Scherpereel Mésothéliomes : actualité 2020 Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Valérie Gounant,  Cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules :populations particulières Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  •  Identifier le phénotype allergique d’asthme pour une médecine personnalisée : quelle stratégie pour quel patient ? Antoine Magnan Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Chantal Raherison,  Santé Respiratoire de la femme  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Jacques Cadranel, Traitement des cancers bronchiques avec mutation de l’EGFR juin 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Dominique Gossot Les nouvelles chirurgies thoraciques : chirurgie mini-invasive, résections infra-lobaires. juin 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Arnaud Bourdin Réduire la consommation de corticoïdes oraux dans l’asthme sévère: un objectif ultime mai 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Laurent Savale Maladies hépatiques et poumons (syndrome hépato-pulmonaire et hypertension portale) avril 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Maha Ayyoub Bases de l’immunothérapie février 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Samy Lachkar Le diagnostic des nodules pulmonaires périphériques diffusée  en février 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
    Pierre Jean Souquet   Tumeurs carcinoïdes diffusée  en janvier 2020  Écouter directement son  “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici
  • Bruno Degano et Gilles Garcia L’EFR des maladies obstructives : au-delà du VEMS diffusée en janvier 2020 Écouter directement leur   “Quoi de neuf Docteur” Cliquez ici

2019

2018

2017

2016

2015

2009


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Clinique l’Amandier Ramsay Santé à Chatenay Malabry (92) recrute un.e pneumologue

Description du poste

Contexte

Avec 36 000 salariés, Ramsay Santé, l’un des leaders européens de la prise en charge globale du patient, est un recruteur majeur dans le secteur de la santé en France.

En hospitalisation, le Groupe propose la quasi-totalité des prises en charges médicales et chirurgicales dans trois métiers : Médecine-Chirurgie-Obstétrique (MCO), Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) et Santé mentale. Partout où il est présent, le Groupe participe aux missions de service public de santé et au maillage sanitaire du territoire.

Le Groupe investit tous les ans plus de 200 millions d’€ dans l’innovation que ce soit dans les nouvelles technologies chirurgicales, d’imagerie, la construction et la modernisation d’établissements.

La Clinique L’Amandier est un établissement de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR). Elle a une capacité de 164 lits et places d’hospitalisation dont :

  • 37 lits de Cancérologie, 38 lits de Gériatrie, 36 lits de Polyvalent, affections respiratoires et affections du système digestif
  • 30 places d’Hôpital de Jour en Polyvalent, affections respiratoires et Gériatrie

La Clinique de l’Amandier renforce son équipe médicale et recherche un médecin pneumologue en CDI.

Rejoindre notre établissement, c’est intégrer une structure reconnue pour la qualité de sa prise en charge et son engagement constant envers l’amélioration du parcours patient.

Vos missions principales (liste non exhaustive)

  • Coordonner la prise en charge des patients, en lien étroit avec les équipes pluridisciplinaires
  • Participer activement aux projets stratégiques et aux réflexions sur le développement de la clinique
  • Organiser et garantir l’application des procédures qualité, sécurité et réglementaires

Fiche de Poste – Talents Recrut, Ramsay Santé                                                                                                                        
  • Assurer un lien privilégié avec les médecins libéraux du territoire
  • Poste salarié en CDI, à temps plein
  • Équipe pluridisciplinaire dynamique, encadrement médical et projets en cours de structuration
  • Possibilité de s’impliquer dans le développement de l’hospitalisation de jour
  • Cadre de travail agréable, à proximité immédiate des établissements partenaires et centres de cancérologie
Profil, rémunération et divers
Référence26/97/SEL/4928
FonctionMédecin pneumologue
EtablissementClinique L’Amandier SMR
ContratCDI
Temps de travailTemps complet
LieuFrance / Île-de-France / Hauts-de-Seine / Châtenay-Malabry
Niveau formation> Bac +5
Niveau Expérience2-5 ans, 5-10 ans, > 10 ans,
Nombre de poste1
Salaire bas :80k€
Salaire haut :97k€

Profil :

– Médecin pneumologue

Sens du relationnel, engagement et volonté de contribuer à un projet médical structurant AVANTAGES :

  • Ce poste est à pouvoir en CDI dès que possible
  • 1 jour de consultation à définir avec Hôpital Privé d’Antony
  • Salaire : à définir selon expérience
  • Durée hebdomadaire : 35h00
  • Une prime de fin d’année avec montant évolutif en fonction de l’ancienneté
  • Une prise en charge de la mutuelle par l’employeur
  • Une prise en charge des frais de transport à hauteur de 75%
  • Une politique de mobilité interne (entre les différents services) et externe (avec les établissements du groupe)
  • La présence d’un CSE (Chèques cadeaux à noël, chèques vacances, etc.)
  • Possibilité de place en crèche
  • Un self et parking sur place
  • Parcours d’intégration : période de doublon, journée d’intégration, modules de formation• Accompagnement dans votre évolution de carrière


Contacts

Dr Anne Sophie Veyer – Tél. : 01.41.87.11.86 

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Le SAHOS et ses complications cardio-vasculaires : tout une histoire

Vanessa Bironneau, Service de Pneumologie, CHU  de Poitiers

Quelles nouveautés présentées dans cette session de communications orales concernant l’analyse de complications cardio-vasculaires du SAHOS ?

Aujourd’hui, il est reconnu que l’hypoxie intermittente et la fragmentation du sommeil liées au SAHOS sont associées à un risque cardiovasculaire accru. L’élément intermédiaire pourrait être la rigidité artérielle qui est un marqueur reconnu de déclin vasculaire et un prédicteur indépendant d’événements cardiovasculaires. Pinella L et al a montré que la sévérité du SAHOS et sa variabilité inter nuit sont toutes deux associées indépendamment à une rigidité artérielle plus élevée. Cette dernière pourra par la suite faire le lit des complications cardiovasculaires. Outre la variabilité inter nuit, le COMISA (SAHOS + insomnie) est un facteur favorisant les complications. Or les projections estiment une augmentation de 40% de COMISA en 2050 et possiblement, si la prise en charge ne change pas, une augmentation proportionnelle des pathologies cardio-vasculaires (Boers E et al).

Est-il possible de diminuer ce risque ? Tout d’abord, Pépin JL et al ont montré que chaque heure supplémentaire d’utilisation quotidienne de la PPC au-delà de 2h/nuit est associée à une réduction de 13 % de la mortalité toutes causes confondues. Il existe une relation dose-réponse claire avec la réduction de la mortalité mais également du critère combinant la mortalité toute cause et les évènements cardio-vasculaires majeurs. De plus, Gagnadoux et al a pu confirmer cette diminution du risque cardio-vasculaire sous traitement par PPC dans une population à risque définie par une charge hypoxic > 40,6 %·min/h et un delta Heart rate (variation de la fréquence cardiaque) > 21,7 bpm. A l’inverse, il n’y avait aucune diminution de l’incidence des évènements cardio-vasculaires quel que soit l’observance thérapeutique chez les patients définis comme à bas risque cardio-vasculaire.

Pour tenter d’améliorer l’observance du traitement par PPC, et qu’elle perdure au long cours, une bonne adhérence au traitement est importante dans les premières semaines. Pour cela, l’équipe de Baillieul a montré que les interventions des prestataires à domicile sont plus intenses la première année, puis en baisse les années suivantes, tout en restant globalement stables sur la durée. Bianquis et al a confirmé l’effet positif des interventions des prestataires sur l’adhérence.
Cet effet est plus marqué chez les patients ayant une adhérence initiale plus faible.
Les interventions entraînent aussi une augmentation de la proportion de patients avec un gain cliniquement pertinent, défini comme une amélioration de plus de 30 minutes. On note également une amélioration de l’IAH résiduel et des fuites.

Enfin, toujours dans le but d’améliorer l’observance de la PPC et donc son efficacité, Hanifi et al ont développé AI-Driven cMAP®, un logiciel de contrôle de la CPAP basé sur l’IA. Ce système peut être installé sur tout appareil de PPC et utilise les capteurs de pression et de débit de l’appareil pour contrôler la pompe. Sa principale particularité technique réside dans un réseau neuronal entraîné sur des millions de profils respiratoires, ce qui lui permet de générer des prévisions immédiates et à court terme des événements respiratoires. L’objectif global est de réduire la pression sans compromettre l’efficacité du traitement tout en améliorant le confort et en allégeant la charge de travail du personnel spécialisé en médecine du sommeil. Ce système permet une amélioration significative de l’observance en partie grâce à une pression plus faible et un sommeil plus stable.

Conclusion

Les complications cardio-vasculaires, notamment en lien avec une rigidité artérielle, et tout particulièrement en cas de comorbidités (COMISA par ex), peuvent être améliorées sous PPC en cas d’observance suffisante, avec un effet dose-réponse, et tout particulièrement pour les patients définis à haut risque grâce aux nouveaux biomarqueurs. Un suivi rapproché par les prestataires et les nouvelles technologies peuvent aider à optimiser cette prise en charge.


D’après la session : Oral presentation: Diversity of presentation: details on sleep apnoea cohorts in different settings
Late Breaking Abstract – Dose-response relationship between continuous positive airway pressure therapy usage and all-cause mortality and major adverse cardiovascular events in obstructive sleep apnoea: a French national database analysis. Jean-Louis Pépin (Grenoble, France), Atul Malhotra, Peter Cistulli, Elise Comte, Florent Lavergne, Melike Deger-Wehr, Pierre Rinder, Renaud Tamisier, Sebastien Bailly
Real-world evidence of home provider interventions on positive airway pressure adherence using a time-aligned exact-matching method. Clara Bianquis (Paris, France), Arnaud Prigent, Sébastien Baillieul, Sarah Alami, Manuella Schaller, Léa Pasquet, Joelle Texereau, Frédéric Gagnadoux
Comparing PAP Adherence and Clinical Resource Burden between AI-Driven cMAP® and APAP Algorithms. Hamed Hanafi (Halifax (NS), Canada), Matthew Hickey, Kazi Antor Hasan, Najmeh Sadatnejad, Guillermo Aristi, Meagan Sinclaire, Gregory Begin, Megan Neil, Kaitlyn Dicks, Steve Driscoll, Scott Lowe, Ingo Fietze, Thomas Penzel, Reena Mehra, Yuksul Peker, Sanja Jelic, Debra Morrison
Five-year adherence and persistence to positive airway pressure in obstructive sleep apnea: findings from a large French cohort of 85 000 adults. Sébastien Baillieul (Grenoble, France), Arnaud Prigent, Clara Bianquis, Sara Alami, Manuella Schaller, Fabienne Diaz, Joëlle Texereau, Frédéric Gagnadoux

Association of positive airway pressure adherence with mortality and cardiovascular events in high vs low risk obstructive sleep apnoea. Frédéric Gagnadoux (Orvault, France), Sébastien Bailly, Margaux Blanchard, Adam Benjafield, Wojciech Trzepizur, Sandrine Kerbrat, François Goupil, Audrey Thomas, Raphael Heinzer, Abdelkebir Sabil
Real-World associations of multi-night obstructive sleep apnoea severity and night-to-night variability with arterial stiffness. Lucia Pinilla (Adelaide, Australia), Bastien Lechat, Kelly Sansom, Philomène Letzelter, Andrew Vakulin, Ashley Montero, Anna Hudson, Pierre Escourrou, Jean-Louis Pepin, Robert Adams, Peter Catcheside, Danny Eckert

Comorbid Insomnia and Obstructive Sleep Apnea (COMISA) and Cardiovascular Disease in Three European Countries: Population Projections Through 2050. Elroy Boers (Calgary, Canada), Fatima Sert, Kimberly Sterling, Alison Wimms, Emerson Wickwire

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Le syndrome de chevauchement : quand le SAHOS s’allie à la BPCO

Vanessa Bironneau, Service de Pneumologie, CHU  de Poitiers

Au cours du syndrome de chevauchement BPCO–SAHOS, les symptômes de ces 2 pathologies vont être exacerbés. Il est donc nécessaire de détecter ce phénotype et d’adapter le traitement selon le profil du patient, afin de réduire les exacerbations, les hospitalisations et la mortalité.

Le sommeil est un état vulnérable, avec des modifications de la commande respiratoire, de la fonction des muscles respiratoires et de la mécanique pulmonaire. Chez les patients atteints de BPCO, ces altérations peuvent aggraver les variations de ventilation, d’oxygénation et de CO2. Le risque d’exacerbations sera alors plus marqué.

Le syndrome de chevauchement est associé à une augmentation de la mortalité toutes causes (X1.74). Il existe également un risque plus élevé d’exacerbations de BPCO.
Les patients BPCO à risque intermédiaire ou élevé de SAHOS ont un risque accru de décès ou d’hospitalisation, ont d’avantage d’exacerbations etune qualité de vie spécifique et générale plus faible. L’hypoxémie nocturne comme marqueur indirect du SAHOS a confirmé un mauvais pronostic, surtout dans les formes combinées. A noter qu’il existe un effet synergique du couple BPCO–SAHOS sur le risque cardiovasculaire chez les femmes.
En cas de syndrome de chevauchement, le patient présente un morphotype rond, avec tour de cou élevé, une qualité du sommeil plus altérée, moins de somnolence, mais une fatigue et des symptômes dépressifs. On note de nombreuses comorbidités cardiométaboliques. Il existe une pression artérielle plus élevée ainsi qu’une désaturation nocturne pus marquée. Ces éléments sont des signes d’alerte qui devront faire rechercher un SAHOS dans la BPCO, tout comme les exacerbations fréquentes.

Physiopathologie

 La BPCO peut favoriser le SAHOS par plusieurs mécanismes dont un IMC élevé, le tabagisme, l’usage de corticoïdes inhalés ou systémiques, l’accumulation de graisse cervicale, et la redistribution des fluides en décubitus.
À l’inverse, certains profils de BPCO semblent partiellement protecteurs et notamment en cas d’hyperinflation pulmonaire limitant l’obstruction des voies aériennes supérieures, en cas d’IMC bas, de diminution du sommeil paradoxal et éventuellement en cas de recours à l’oxygénothérapie.
Le phénotype bronchitique chronique paraît plus exposé au SAHOS, alors que le phénotype emphysémateux semble présenter certains facteurs protecteurs.

Chez les patients avec chevauchement BPCO-SAHOS, il est mis en évidence une cascade pro inflammatoire et un stress oxydant majoré, en lien avec la charge hypoxique et hypercapnique plus élevée. Ceci va être responsable des issues les plus défavorables notamment en termes de mortalité.
Dans ce contexte, la désaturation nocturne est souvent le meilleur marqueur de gravité.

Prise en charge

La prise en charge de la composante BPCO doit suivre les recommandations standard comprenant le choix du bronchodilatateur adapté, l’arrêt du tabac, une activité physique adaptée, une couverture vaccinale, et la réadaptation respiratoire pour les sous-groupes concernés.
Le traitement du SAHOS peut se faire en 1ère intention par PPC permettant une diminution des exacerbations, des hospitalisations et de la mortalité. En cas de syndrome de chevauchement, l’adhésion au traitement par pression positive est un levier majeur pour améliorer les résultats cliniques.
Chez les patients présentant un syndrome de chevauchement associé à une insuffisance respiratoire hypercapnique, la VNI permet une amélioration de la survie sans réadmission après une exacerbation sévère, ainsi qu’une réduction de la mortalité. De plus, on note une meilleure survie sous VNI chez ces patients que chez ceux ayant seulement une BPCO, ce qui suggère que le syndrome  de chevauchement constitue un phénotype particulièrement pertinent pour cette stratégie.

Conclusion

En présence d’une BPCO, il faut rechercher activement un SAHOS associé, car il est fréquent, souvent non diagnostiqué et associé à un surrisque cardiovasculaire et respiratoire. Le choix du traitement doit être guidé par le phénotype : la PPC pour un SAHOS prédominant sans hypercapnie ou la VNI dans le cas contraire
La prise en charge de ces patients doit être optimisée afin d’améliorer durablement leur pronostic.


D’après la session : Symposium: Uncontrolled obstructive airway disease: is obstructive sleep apnoea the missing link?
Pathophysiological crosstalk between sleep-disordered breathing and obstructive airway disease. Alexander Mathioudakis (Manchester, United Kingdom)
Clinical consequences of obstructive sleep apnoea in COPD and the impact of treatment. Dries Testelmans (Leuven, Belgium)
Evidence gaps and future perspectives on disease control and patient-related outcomes in patients with obstructive airway disease and sleep-disordered breathing. Sophia E. Schiza (Heraklion, Greece)

Le syndrome de chevauchement : quand le SAHOS s’allie à la BPCO Lire la suite »

Asthme, obésité, SAHOS : un cercle vicieux qui s’auto-entretient

Vanessa Bironneau, Service de Pneumologie, CHU  de Poitiers

Environ 5 % de la population mondiale est concernée par l’association asthme et SAHOS. Cette coexistence est d’autant plus forte dans les formes sévères d’asthme.
L’obésité quant à elle est associée à un risque accru d’apnée du sommeil mais également au phénotype d’asthme tardif. Ces 3 pathologies étant très fréquemment associées, il est nécessaire de mettre en place un dépistage précoce.

Physiopathologie

Plusieurs facteurs liés à l’asthme peuvent augmenter la susceptibilité au SAHOS : l’inflammation des voies aériennes supérieures, l’obstruction nasale, l’obésité, le reflux gastro-œsophagien, l’exposition aux corticoïdes,  et l’inflammation persistante.
L’asthme présente aussi une variabilité circadienne avec la baisse du calibre bronchique en fin de nuit ou tôt le matin, l’augmentation du tonus vagal nocturne, la diminution du cortisol matinal et la majoration de l’hyperréactivité et des symptômes au réveil.
 Le SAOS peut à son tour aggraver l’asthme via l’inflammation plus marquée, l’orientation possible vers un phénotype neutrophilique, le risque accru d’exacerbations et une réponse potentiellement réduite aux corticoïdes.

De plus, l’obésité peut s’inviter dans ce binôme. Il existe des mécanismes partagés entre obésité et apnées, incluant la résistance à l’insuline, l’inflammation, le stress oxydatif, l’hypoxie intermittente, et l’augmentation du risque cardiovasculaire. Les données expérimentales et cliniques suggèrent que l’hypoxie intermittente chronique peut augmenter l’activité inflammatoire pulmonaire, favoriser l’activation de la voie NLRP3 et orienter la réponse immunitaire vers un profil plus pro-inflammatoire, notamment via les macrophages de type M1.

Chez les patients asthmatiques, il faut suspecter un trouble du sommeil lorsque les symptômes nocturnes persistent malgré l’optimisation du traitement de l’asthme. Il faut également l’envisager lorsqu’apparaissent une toux nocturne, des réveils, des difficultés d’endormissement, une somnolence diurne ou une fatigue. La présence de symptômes disproportionnés par rapport au contrôle de l’asthme doit également alerter le praticien.

Prise en charge

Le patient présentant les 3 pathologies associées doit être pris en charge dans sa globalité. Si seul l’asthme est pris en charge, l’effet est limité voire nul sur le SAHOS et inexistant sur l’obésité
A l’inverse, si l’on associe le traitement du SAHOS, cela va améliorer le contrôle de l’asthme, peut réduire les exacerbations et améliore le bien-être global du patient. Ceci justifie de rechercher activement une apnée du sommeil chez tout patient asthmatique obèse. La prise en charge de l’obésité va également améliorer la sévérité du SAHOS et améliorer aussi l’asthme. La chirurgie bariatrique a notamment déjà montré des effets favorables. En revanche, les nouvelles molécules anti-obésité, comme les agonistes du récepteur GLP-1, n’ont pas encore suffisamment de données dans l’asthme.

Conclusion

Les patients présentant un asthme associé à une obésité et un SAHOS, doivent être pris en charge précocement sur les trois plans. L’objectif est d’améliorer rapidement le confort, les symptômes et la qualité de vie, tout en réduisant l’inflammation et le risque de cercle vicieux entre ces maladies, pour une amélioration durable de l’état clinique du patient.


D’après la session : Hot topics: Advanced telemedicine for obstructive sleep apnoea
Application of telemedicine for diagnostic purposes in obstructive sleep apnoea. Marie Bruyneel (Brussels, Belgium)
ERS statement on advanced telemedicine in obstructive sleep apnoea. Johan Verbraecken (Edegem (Antwerp), Belgium)

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La spirométrie sans spiromètre : attachez vos ceintures !

Thomas Gille, Service d’explorations fonctionnelles, Hôpital Avicenne, Bobigny

Une équipe turque tente de développer une ceinture thoracique qui serait capable d’estimer les principales variables mesurées en spirométrie forcée… mais sans spiromètre !

Le problème de l’accès à la spirométrie

Alors que les explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) et notamment la spirométrie sont une composante essentielle du suivi des maladies respiratoires chroniques, l’OMS estime que seulement 32 % des clinicien·nes ont accès à un spiromètre, avec de grandes disparités selon les pays et les systèmes de santé. C’est la raison pour laquelle une équipe de l’Université de Marmara en Turquie tente de mettre au point une ceinture thoracique qui serait capable d’estimer les valeurs de volumes maximal expiré dans la première seconde (VEMS) et de capacité vitale forcée (CVF) avec une précision suffisante, et pour un coût équivalent à seulement 2 ou 3 % du prix d’un spiromètre.

Un équipement simple en apparence 

Le principe de cette ceinture repose sur un senseur capable de détecter les mouvements thoraciques. Elle contient en effet un potentiomètre fonctionnant grossièrement comme un ressort. Son extension ou son relâchement indique au système le volume thoracique qui a été déplacé, les débits sont eux estimés selon la vitesse à laquelle ces volumes ont été déplacés. Le sujet portant la ceinture doit effectuer les mêmes manœuvres qu’un patient réalisant une spirométrie forcée classique : inspiration profonde, expiration brutale et immédiatement maximale, puis prolongée pendant plus de 6 secondes.

Dans ce travail pilote mené dans le cadre d’une thèse en collaboration avec l’industrie, 30 sujets volontaires en bonne santé (sexe masculin ; âge moyen 28 ans ; IMC moyen 24,4 ; 11 fumeurs / 19 non-fumeurs) ont réalisé des mesures simultanées comparant les valeurs obtenues avec la ceinture et avec un spiromètre.

Des premiers résultats encourageants

Une très forte corrélation a été observée entre les valeurs rendues par la ceinture et celles rendues par le spiromètre pour le VEMS (r = 0,86), la CVF (r = 0,94), et le rapport de Tiffeneau (r = 0,94). L’agrément était également bon concernant la classification en trouble ventilatoire obstructif ou rapport de Tiffeneau normal. Ces résultats préliminaires sont encourageants mais concernaient des résultats pour la plupart normaux ou subnormaux ; ils devront bien sûr être confirmés sur des effectifs de plus grande ampleur, comportant des femmes, des sujets plus variés sur l’échelle de l’index de masse corporelle, et surtout chez des patient·es avec une fonction pulmonaire plus altérée. Et qui sait, dans le futur il pourrait suffire de… serrer la ceinture pour faire de substantielles économies.


A partir de la présentation « Is wearable and cost-effective FEV1/FVC measurement device possible ? » (Ceren Derya Gültekin)

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La télémédecine : un outil intégré pour le diagnostic du SAHOS

Vanessa Bironneau, Service de Pneumologie, CHU  de Poitiers

L’utilisation de la télémédecine au cours du diagnostic de SAHOS permet de diminuer les délais de prise en charge et de diviser par 2 le taux d’échec de l’enregistrement, avec la possibilité d’y associer une surveillance vidéo. Ces systèmes ont démontré leur intérêt et leur faisabilité clinique et technique. A noté malgré tout, la persistance de quelques limites.

La télémédecine s’inscrit dans une approche multidimensionnelle associant expertise clinique, technologies d’informations et dispositifs médicaux/capteurs. Dans le cadre du SAHOS, elle peut notamment être utilisée pour une 1ère consultation à distance mais également pour la réalisation d’examens du sommeil à domicile. Devant des délais pouvant être très longs pour un enregistrement du sommeil en laboratoire et un taux d’échec de l’enregistrement de 5 à 30%, la télémédecine a donc toute sa place pour le diagnostic du SAHOS.

Télé consultation 

La télémédecine peut organiser un parcours complet de prise en charge, et ce dès la 1ère consultation. Cependant, cela semble possible dans des contextes sélectionnés. Les études ont montré que bien que cette télé consultation soit jugée satisfaisante, elle reste globalement moins bien perçue que la consultation hospitalière classique.
Les points positifs relevés sont : un accès plus facile aux professionnels de santé dans certaines situations avec une utilité toute particulière en zone rurale ou quand l’accès à l’hôpital est difficile. Elle est tout à fait compatible avec une première évaluation basée sur un interrogatoire structuré et des questionnaires cliniques. Cependant, la compréhension des consignes est parfois plus difficile en téléconsultation qu’en présentiel, notamment pour l’usage de la PPC ou des dispositifs de test. Les consultations semblent moins standardisées sans trame structurée, avec l’absence d’examen clinique et une difficulté à percevoir certains signes cliniques. La téléconsultation doit donc être structurée et homogénéisée, mais ne doit pas être généralisée à tous les patients

Enregistrement du sommeil

La télétransmission concerne l’envoi à distance des données d’une polygraphie ou polysomnographie réalisée à domicile. En cas de suspicion de SAHOS, il est possible d’orienter le patient vers une poly(somno)graphie par télétransmission. La confirmation du diagnostic sera suivie d’une (télé)consultation. Cependant, la télémédecine ne doit pas être vue comme un remplacement universel du parcours de soin « classique » mais comme une solution adaptée à des contextes spécifiques. De nouveaux outils diagnostiques s’offrent à nous (bague, montre, bandeaux). Ces outils miniaturisés permettent des enregistrement multi-nuits. Ils donnent accès aux nouveaux biomarqueurs tels que la charge hypoxique, la variabilité de la fréquence cardiaque ou encore la variabilité de l’amplitude de l’onde de pouls. La polysomnographie télé monitorée reste utile pour le diagnostic, mais son développement futur paraît limité face à ces nouvelles technologies

Limites

Bien que la télémédecine ait fait ses preuves (réduction des coûts directs et indirects, limitation des hospitalisations, des déplacements, prise en charge plus centrée sur le patient), des limites persistent à ce jour. On retrouve notamment les aspects techniques, les problèmes de réglementation et de confidentialité ainsi que la question de la responsabilité du médecin mais également du patient.
Le coût global reste encore élevé dans la majorité des pays européens.

Point de vue de l’ERS La polysomnographie à distance avec supervision est techniquement faisable et réduit les échecs des études du sommeil à domicile. La transmission des données est faisable, raccourcit le délai diagnostique et peut réduire les coûts. Les téléconsultations sont faisables, bien acceptées et associées à une bonne satisfaction des patients. Les économies proviennent notamment de l’absence d’hospitalisation, de la baisse des frais de déplacement et de la réduction de l’absentéisme professionnel.

Conclusion

La télémédecine est déjà un outil réellement intégré à la pratique de la médecine du sommeil, avec des bénéfices démontrés sur la faisabilité, l’accès aux soins et, à court terme, l’observance.
Elle reste surtout pertinente dans des parcours ciblés et encadrés.


D’après la session : Hot topics: Advanced telemedicine for obstructive sleep apnoea
Application of telemedicine for diagnostic purposes in obstructive sleep apnoea. Marie Bruyneel (Brussels, Belgium)
ERS statement on advanced telemedicine in obstructive sleep apnoea. Johan Verbraecken (Edegem (Antwerp), Belgium)

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Quid des recommandations de la ventilation auto asservie de 2025 ?

Vanessa Bironneau, Service de Pneumologie, CHU  de Poitiers

Le débat concernant l’utilisation de la ventilation auto asservie (ASV) a été relancé suite aux résultats de l’étude SERVE-HF mettant en évidence une majoration du risque de décès chez les patients insuffisants cardiaques à FeVG altérée. D’où la nécessité des recommandations de 2025. Mais ces recommandations ont soulevé de nombreuses réactions.

Les données observationnelles et de suivi montrent que le syndrome d’apnées du sommeil, qu’il soit obstructif ou central, est associé à un moins bon pronostic chez les patients avec insuffisance cardiaque et fraction d’éjection altérée. Les patients traités pour apnée du sommeil semblent avoir un pronostic proche de celui des patients sans apnée, alors que les patients non traités présentent une évolution plus défavorable. Le sujet est donc cliniquement important, car il touche à la fois la mortalité, les hospitalisations, les paramètres cardiovasculaires, et la qualité de vie.
Dans la littérature, les données de suivi de patients hospitalisés pour insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection réduite montrent une augmentation de la mortalité en cas de syndrome d’apnées centrales ou obstructives non traité, et une amélioration du pronostic lorsque l’apnée est prise en charge. Cela fournit un argument fort en faveur du traitement, car l’objectif n’est pas seulement de corriger les troubles respiratoires nocturnes, mais aussi d’améliorer les issues cliniques globales.

Fonctionnement de l’ASV
L’ASV ajuste automatiquement le soutien ventilatoire selon le profil respiratoire du patient :
elle augmente le support pendant les phases d’hypoventilation au cours de la respiration périodique et le réduit pendant les phases d’hyperventilation. Les dispositifs les plus avancés combinent une pression expiratoire positive adaptée à la composante obstructive et un support de pression variable pour corriger les apnées centrales. L’objectif est de stabiliser la respiration nocturne tout en tenant compte des variations du débit ventilatoire.

Recommandations
Pour un patient souffrant d’apnée du sommeil, il faut d’abord déterminer si le syndrome d’apnées est principalement obstructif ou au contraire principalement central.
En cas d’apnées obstructives prédominantes, la PPC peut être utilisée en première intention, puis on peut envisager un passage à l’ASV si nécessaire.
En cas d’apnée centrale prédominante chez un patient insuffisant cardiaque, il faut d’abord optimiser  le traitement cardiaque. Puis la PPC peut être essayée en première étape. L’ASV peut ensuite être proposée dans des centres expérimentés. L’ASV n’est pas recommandée en première ligne de façon systématique, non par crainte d’un risque démontré dans les données récentes, mais parce que la PPC est plus simple, plus accessible et moins coûteuse.
L’ASV doit être introduite de préférence dans des centres expérimentés, avec supervision, afin de sécuriser les premières utilisations et d’acquérir de l’expérience.
Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque très sévère (FeVG <30%) dans un contexte palliatif, l’ASV ne doit être utilisée que si le patient en tire un bénéfice clair, notamment moins d’hospitalisations, moins de dyspnée et une amélioration symptomatique tangible.

Conclusion :

La prise en charge des patients suit une logique progressive en identifiant le type d’apnée, optimisant le traitement cardiaque, commençant par la PPC lorsque cela est approprié et en passant à l’ASV dans les cas sélectionnés et sous supervision spécialisée.
Cette stratégie vise à améliorer à la fois le contrôle respiratoire nocturne, la qualité de vie et les résultats cardiovasculaires.


D’après la session Experts interview: Adaptive servo-ventilation in heart failure following new 2025 guidelines: what has changed in clinical practice?
Adaptive servo-ventilation (ASV) in heart failure after the new guidelines from 2025: What has changed in clinical practice? Winfried J. Randerath (Solingen, Germany)

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La télémédecine dans le traitement du SAHOS : une perspective déjà installée

Vanessa Bironneau, Service de Pneumologie, CHU  de Poitiers

L’intérêt de la télémédecine et de la télésurveillance est réel dans la prise en charge thérapeutique de l’apnée obstructive du sommeil, avec un objectif clinique clair : améliorer le suivi des patients sous traitement, en particulier sous PPC.

Le suivi classique du SAHOS est décrit comme ponctuel et transversal : consultation en présentiel, contrôle de l’observance moyenne, de la tolérance, des fuites et des bénéfices attendus. L’intégration de la télémédecine permet de passer à une logique plus longitudinale, avec un suivi continu du patient après la titration, afin d’améliorer l’adhésion au traitement, le contrôle des événements résiduels et la qualité du suivi à long terme.


Bien que la télémédecine reste encore insuffisamment utilisée pour le diagnostic du SAHOS, elle est aujourd’hui bien implantée pour le suivi et le traitement. En France, 95% des patients sont suivis quotidiennement pendant toute la durée du traitement. Ceci suite aux recommandations de l’American Academy of Sleep Medicine de 2019.
La télésurveillance apporte plusieurs informations utiles au-delà du simple IAH résiduel : la détection d’une utilisation discontinue du dispositif (non observance le week-end), le repérage de rythmes de sommeil irréguliers, de privation chronique de sommeil ou d’insomnie, la mise en évidence de variations importantes de l’IAH selon les nuits, l’identification de fuites excessives et éventuellement la détection d’un SAS central émergent (pouvant conduire à réduire la pression de la PPC voire à passer à une ventilation auto-asservie).
Un autre signal clinique important est la détection de certains profils respiratoires (Cheyne-Stokes) sur les courbes de pression, associés à un risque accru d’événements cardiovasculaires ultérieurs. La télésurveillance permet donc aussi une logique de prévention.

La télésurveillance par ses nombreuses informations permet d’adapter rapidement la prise en charge: ajustement du masque, correction des fuites, adaptation de la pression, changement de mode ventilatoire si nécessaire. Il existe également un intérêt éducatif du télé-suivi : discussion avec les patients sur les habitudes de sommeil, sensibilisation aux facteurs de risque liés au manque chronique de sommeil et accompagnement des patients présentant des rythmes anarchiques ou une mauvaise utilisation du dispositif.
Le  médecin doit interpréter les données de télésurveillance en lien avec les symptômes, la qualité de vie, la qualité du sommeil, les comorbidités, l’observance et les fuites.
La question de la fréquence de surveillance est posée, car les données générées sont nombreuses.
Les recommandations françaises suggèrent de prendre en charge un IAH > 10/h s’il persiste plus de 7 jours alors qu’une position plus récente évoquant une surveillance sur 2 à 5 jours chez l’adulte.
Sur le plan économique, la télésurveillance est jugée coût-efficace pour le patient, notamment en réduisant les déplacements et les pertes de temps de travail.
Son intérêt pour le système de santé reste plus incertain, car elle peut augmenter les visites téléphoniques, les interventions infirmières et les actes médicaux.

Point de vue de l’ERS 

Le télésuivi du traitement par PPC est techniquement faisable avec les technologies actuelles. Il est le plus souvent non inférieur aux soins standards à court terme, surtout sur des suivis de 3 à 6 mois. Mais les preuves sont beaucoup plus limitées au-delà de 12 mois. Le taux d’arrêt du traitement est insuffisamment documenté mais l’acceptation et la satisfaction des patients sont globalement bonnes. Les données suggèrent que, si l’observance est adéquate, la consommation de soins peut diminuer. Les bénéfices paraissent particulièrement pertinents chez les patients à haut risque ou avec des comorbidités comme une insuffisance cardiaque, une BPCO, un diabète ou un antécédent d’AVC. L’objectif est de construire une prise en charge plus holistique, mais en tenant compte des ressources nécessaires.
A noter que la télémédecine semble déjà largement intégrée dans la pratique clinique courante.
Pour finir, le rapport des experts insiste sur la nécessité d’adapter les stratégies à chaque patient, avec des approches individualisées plutôt qu’un modèle unique.

Conclusion

La télémédecine est un nouvel écosystème de soins, dans lequel la prise en charge sort du cadre strict de la consultation sans perte de qualité. Les leviers de soutien évoqués sont le suivi en temps réel, l’engagement du patient par des outils dédiés, la collaboration avec les soignants de proximité et l’apport futur de l’intelligence artificielle pour restructurer le suivi.


D’après la session : Hot topics: Advanced telemedicine for obstructive sleep apnoea
Therapeutic management based on telemedicine in obstructive sleep apnoea. Sébastien Baillieul (Grenoble, France)

ERS statement on advanced telemedicine in obstructive sleep apnoea. Johan Verbraecken (Edegem (Antwerp), Belgium)

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