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Pouvons-nous encore parler de prévention cardio-vasculaire dans la prise en charge du SAHOS ?

Vanessa Bironneau, service de Pneumologie, CHU de Poitiers.

Il est nécessaire de clarifier l’association entre le SAHOS et les maladies cardiovasculaires (hypertension, événements vasculaires), d’analyser l’efficacité du traitement par ventilation continue par pression positive (CPAP) et d’identifier les axes de recherche futurs. 

Les conséquences immédiates du SAHOS incluent l’hypoxémie intermittente, les oscillations de pression intrathoracique et les éveils récurrents. Ces phénomènes induisent une activation sympathique et un déséquilibre autonome, avec l’hypoxémie comme principal moteur. L’obésité, lorsqu’elle est associée, aggrave ces mécanismes en renforçant l’activation sympathique, ce qui conduit à des poussées hypertensives nocturnes, puis à une hypertension artérielle soutenue et une dysfonction endothéliale (précurseur réversible de l’athérosclérose). 

Association avec l’hypertension artérielle 

La cohorte de sommeil de Wisconsin a démontré une relation dose-réponse entre le SAHOS et l’hypertension incidente, avec un risque accru chez les patients atteints d’un SAHOS modéré à sévère (IAH ≥15 évènements/h). 

Une méta-analyse de 68 études (18 000 patients) a montré un effet hypotenseur de la PPC de 2-3 mmHg dans une population hétérogène. Cependant, une méta-analyse de données individuelles (presque 10 000 patients) a révélé que cet effet est significatif uniquement chez les patients avec une hypertension non contrôlée, et non chez les hypertendus contrôlés ou les normotendus. 

La réponse hypotenseur à la PPC est plus marquée chez les patients jeunes (<60 ans), avec des désaturations sévères et une utilisation de la PPC ≥5h/nuit (plutôt que 4h comme souvent rapporté). 

Association avec les événements cardiovasculaires majeurs (ECM) 

Des études de la littérature ont émis l’hypothèse que le SAHOS sévère non traitée est associée à un risque accru d’ECM (infarctus, accident vasculaire cérébral), et que la PPC pourrait réduire ce risque. 

Les études telle que SAFE ou ISAAC, incluant des patients avec une maladie cardiovasculaire préexistante n’ont pas montré d’effet significatif de la PPC sur les ECM dans une analyse en intention de traiter, en raison possiblement d’une faible observance (utilisation <4h/nuit) et d’une population sélectionnée (seulement 0,8-7,5% de nos patients en pratique clinique répondent aux critères d’inclusion). 

Une méta-analyse de données individuelles (4000 patients, suivi >3 ans) a montré que l’utilisation de CPAP ≥4h/nuit est associée à une réduction de 34% des ECM par rapport aux non-adhérents. 

Des études observationnelles (incluant >1 million de patients) et des analyses de cohorte (ex: cohorte française avec 100 000 patients) ont également confirmé une réduction de la mortalité cardiovasculaire (RR=0,45) et de 38% de mortalité globale chez les patients adhérents à la PPC. 

Limites des connaissances actuelles et perspectives de recherche 

La plupart des données proviennent de populations d’hommes d’âge moyen, en surpoids ouobèses. Les résultats ne sont pas généralisables aux femmes, aux patients non obèses ou aux populations âgées.  Les marqueurs conventionnels (IAH, index d’éveil) ne quantifient pas précisément l’hypoxémie intermittente ; la “charge hypoxémique” (mesure de l’hypoxémie périphérique) est plus pertinente mais peu disponible et mal standardisée. 

Enfin, aucune étude n’est suffisamment puissante pour évaluer l’effet de la PPC sur la mortalité en prévention primaire. 

Il reste donc à explorer le rôle de la PPC chez les femmes, les patients avec faible charge hypoxémique et les populations âgées ; définir des seuils de charge hypoxémique et d’adhérence à la PPC spécifiques à différentes populations ; et enfin d’évaluer l’efficacité des traitements autre que la PPC (ex orthèse d’avancée mandibulaire) dans la prévention cardiovasculaire. 

Conclusion

Les connaissances actuelles démontrent une association étroite entre le SAHOS et les maladies cardiovasculaires, avec un effet bénéfique de la PPC sur la pression artérielle (notamment chez les hypertendus non contrôlés) et les ECM (lors d’une adhérence ≥4-5h/nuit). Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour adapter ces conclusions à des populations diverses et évaluer d’autres stratégies thérapeutiques. L’objectif ultime est de personnaliser la prise en charge du SAHOS en fonction du profil cardiovasculaire du patient, améliorant ainsi la prévention cardiovasculaire.


D’après la session New markers in obstructive sleep apnoea: do they reflect the burden of disease in children and adults? Primary and secondary cardiovascular prevention in the context of OSA: what we know and what we need Esther Irene Schwarz (Switzerland)

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Auto-initiation de la PPC à domicile

Virginie Ferry, service de pneumologie, hôpital Bichat Claude Bernard, Paris.

Cette étude évaluait l’auto-initiation (AI) d’une PPC (en utilisant les outils numériques et sans contact avec le personnel médical) comparée à une instauration classique (en groupe ou en consultation) dans un groupe de patients sélectionnés.

Le nombre de diagnostics de syndrome d’apnée du sommeil (SAS)est croissant, avec une augmentation des couts globaux de diagnostic et de traitements, mais aussi du temps consacré par les professionnels de santé. La télésurveillance est maintenant pratique courante  dans le suivi et permet d’optimiser les coûts et le temps consacrés par les professionnels de santé aux pathologies respiratoires du sommeil.

Les auteurs de l’étude faisaient également mention d’un triplement des instaurations de PPC dans leur centre. De ce fait il semblait nécessaire de mettre en place une mesure d’appareillage tentant d’optimiser les coûts et le temps médical et paramédical. L’équipe utilisait déjà chez des patients ayant une certaine autonomie avec les objets numériques une application numérique pour dispenser l’information du patient sur le SAS nouvellement diagnostiqué mais également lui prodiguer des informations sur le traitement (notamment la PPC). En Finlande, l’auto-initiation de la PPC chez des patients jeunes est déjà pratiquée dans certains centres.

Design de l’étude

Cette étude évaluait l’auto-initiation (AI) d’une PPC (en utilisant les outils numériques et sans contact avec le personnel médical) comparée à une instauration classique (en groupe ou en consultation) dans un groupe de patients sélectionnés. Le critère de jugement principal était le taux d’observance efficace, définie par une observance de 4h par nuit, au moins 70% sur les 3 premiers mois.

Pour cela les auteurs ont inclus 204 patients ayant reçu une initiation de PPC pour SAS dans 3 centres finlandais de Septembre 2023 à Janvier 2025, répartis en 3 groupes  : auto-initiation (AI), initiation en consultation individuelle (II) ou en consultation de groupe (IG).

Quelle différence d’observance entre selon le mode d’initiation de la PPC ?

Les groupes étaient de taille homogène, sans différence significative entre les groupes sur le sexe, l’IAH au diagnostic (> 30h) ou l’index de dénaturation (> 30h). Les patients du groupe AI étaient significativement plus jeunes (p>0,001) que ceux des 2 autres groupes. Les patients du groupe auto-initiation étaient ceux avec l’index de masse corporelle moyen le plus important, significativement différent de ceux ayant eu une initiation en groupe (IG).

Il n’y avait pas de différence significative de l’observance entre les 3 groupes (p = 0,715), avec une observance de 51,6% dans le groupe AI, 55,8% dans le IG et 58,7% dans le groupe initiation individuelle (II).

L’IAH résiduel entre les 3 groupes était normal, néanmoins il existait une différence significative entre les groupes (p = 0,005), avec un IAH résiduel de 1,8/h dans le groupe AI, versus 2,4/h dans le groupe IG et 3,6/h ans le groupe (II).

Quelles conclusions et quelles limites ?

Dans une population sélectionnée l’auto-initiation de la PPC est aussi efficace dans le traitement du SAS que les autres techniques de mise en place d’une pression positive.

Il existait des disparités entre les groupes notamment sur l’âge : les patients du groupe auto-initiation étaient globalement plus jeunes et l’IAH résiduel plus bas (même si le traitement était efficace avec un IAH résiduel < 5/h dans les 3 groupes).

Il faut noter que les données cardiovasculaires notamment la fonction cardiologique étaient manquantes. L’auto-initiation ayant été réalisée avec des PPC auto-pilotées, cela suggère que la sélection des patients n’a pas été réalisée que sur leur autonomie avec les outils numériques mais également sur la fonction cardiovasculaire permettant l’appareillage par PPC auto-pilotée. Cela suggère également que les patients nécessitant un appareillage plus technique sont exclus de ce dispositif.

Néanmoins, à une époque où le rationnement des coûts et du temps médical est d’actualité, cette étude semble  prometteuse sur le plan de de l’accès au traitement, à condition de bien cibler la population à appareiller. Elle permet également de réduire le délai entre le diagnostic et l’initiation du traitement. 


D’après la session Poster PS-12 du 30/092025 Self-initiatiated CPAP is equally effective compared to face-to-face initiation with suitable patient selection, de  Kärtevä et al., Helsinki University Hospital

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Évaluation du pronostic clinique des lésions respiratoires chez les jeunes fumeurs et utilité des tests de  fonction respiratoire

Virginie Ferry, service de pneumologie, hôpital Bichat Claude Bernard, Paris.

Les effets du tabagisme au cours de la vie sont connus. Mais les habitudes d’un individu le concernent-elles uniquement ou cela a-t-il une conséquence sur sa descendance ?

Un effet transgénérationnel du tabagisme

Le tabagisme a un effet transgénérationnel. En effet, avant même l’initiation d’un tabagisme, l’histoire familiale peut déjà avoir des répercussions sur l’individu. L’effet du tabagisme de la mère durant la grossesse est bien connu sur le foetus (retard de croissance, diminution des télomères), mais l’orateur a donné d’autres exemples comme celui du tabagisme de la grand-mère pouvant augmenter le risque d’asthme chez les enfants de sa fille (y compris si celle-ci ne fume pas) ou encore l’exposition au tabagisme passif du père durant la puberté qui accroit le risque d’asthme chez sa descendance.L’effet du tabac est même plus marqué chez les hommes en préconceptionnel et ce, même si un sevrage est survenu plus de 5 ans avant la conception.

L’impact du tabagisme est donc global et précoce, même chez le sujet n’ayant jamais fumé, avec un effet synergique entre les consommations familiales et personnelles.

Par ailleurs tous les types de tabagisme sont concernés, y compris le vapotage qui affecte les gènes et plus particulièrement les télomères au niveau des cellules. Ce type de consommation était néanmoins peu abordé durant la présentation.

Tabagisme précoce, familial et conséquences respiratoires

Lorsque le tabagisme était initié avant 15 ans, il était observé un doublement du risque de développer une BPCO, quel que soit le niveau de tabagisme (du fait d’un allongement de l’exposition) et les patients avaient moins de chances de cesser la consommation de tabac. Cela avait un retentissement plus important chez les patients ayant un niveau socio-économique plus faible.

L’exposition in utero au tabac, ajustée sur des facteurs polygéniques et l’âge de début du tabagisme, augmente aussi le risque de cancer broncho-pulmonaire. Cette exposition a un effet synergique avec l’histoire de tabagisme personnelle du sujet (d’autant plus importante que sa propre consommation de tabac est précoce).

Concernant la fibrose pulmonaire idiopathique, l’orateur rapportait une étude ayant construit un score de risque en intégrant certains gènes et des marqueurs biochimiques. Les auteurs de cette étude avaient étudié l’apparition de la FPI selon ce score, la longueur des télomères, l’exposition au tabagisme maternel in utero et l’âge d’initiation du tabagisme chez le sujet.

Le risque de développer une fibrose était plus sévère chez les patients dont la mère avaient fumé pendant la grossesse avec encore une fois un effet synergique avec la précocité de leur propre consommation tabagique.

Y a t il un intérêt à mesurer précocement la fonction pulmonaire ?

Le tabagisme peut affecter la fonction respiratoire, notamment entraîner une diminution du VEMS.

Or, avoir une diminution de ce paramètre est associé également à une augmentation de la morbidité-mortalité toutes causes confondues (respiratoires, mais aussi cardiovasculaires).

Toutefois, une diminution de la fonction respiratoire n’est pas totalement irréversible. L’orateur nuançait  son propos, mettant en évidence des rattrapages de cette fonction respiratoire chez les sujets en surpoids qui normalisaient leur index de masse corporelle, mais également en fonction de l’activité physique.

En conclusion : l’exposition au tabagisme est à prévenir dès le plus jeune âge, y compris avant la conception du sujet. L’effet du tabagisme a un effet transgénérationnel sur plusieurs pathologies respiratoires et a un impact sur la mortalité globale. Une prise en charge de facteurs associés, tel que le surpoids peut redresser le pronostic fonctionnel respiratoire, permettant de promouvoir des règles d’hygiène de vie globale.

Toutefois il convient de développer des biomarqueurs pour évaluer plus précisément l’impact du tabagisme précoce.


D’après la session de Andrew Bush, Royaume Uni, mini-symposium du 30/10 à 15h30 Hot topics: Addressing the generational challenge in lung health amidst the growing number of novel tobacco products
Assessing the clinical prognosis of tobacco-related respiratory injury in young smokers and how pulmonary function testing could help Andrew Bush (London, United Kingdom)


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Repenser la prise en charge des infections respiratoires 

Louise Bondeelle, service de Pneumologie, Hôpitaux universitaires de Genève, Suisse

Microbiote, phagothérapie et métabolites : cette session a décrit de nouvelles perspectives de stratégies thérapeutiques dans les infections respiratoires

La thérapie par bactériophages utilisant des virus lytiques comme antimicrobiens, est désormais un outil disponible et sûr pour traiter certaines infections pulmonaires multirésistantes notamment chez les patients atteints de mucoviscidose. Les études cliniques restent limitées mais ont montré une diminution de la densité de Pseudomonas dans les expectorations, sans modifier le microbiote global mais sans non plus modifier significativement la fonction respiratoire. A ce jour, il n’existe pas de consensus sur la durée, la voie d’administration (inhalée ou autre) et la dose optimale des phages. Des essais standardisés et multicentriques sont en cours pour mieux définir les protocoles thérapeutiques et évaluer leur efficacité clinique.

Parallèlement, les métabolites issus du microbiote intestinal et pulmonaire jouent un rôle clé dans la genèse des pathologies respiratoires. Des données expérimentales montrent qu’une antibiothérapie donnée à un âge très précoce perturbe la maturation du microbiote et réduit des métabolites protecteurs, favorisant le développent d’allergies et d’asthme.

Le rôle du microbiote respiratoire

Au-delà des pathogènes pro-inflammatoires, certaines bactéries des voies aériennes semblent associées à un profil un profil inflammatoire plus faible et pourraient exercer une activité anti-inflammatoire directe. Cela ouvre des perspectives de stratégies thérapeutiques reposant sur la modulation ciblée du microbiote respiratoire.

Enfin, Aspergillus produit de l’acide oxalique pour modifier le pH pulmonaire et faciliter l’infection. Des travaux montrent que des bactéries capables de dégrader cet acide peuvent freiner la croissance fongique et atténuer l’atteinte pulmonaire dans certains modèles. Cette stratégie illustre une nouvelle approche visant à rendre l’environnement respiratoire moins favorable au développement du champignon.


D’après la session Hot topics Big changes on a small scale: microbiome-targeted therapies for prevention and treatment of respiratory diseases Translational
PMID: 40301561 : Personalized inhaled bacteriophage therapy for treatment of multidrug-resistant Pseudomonas aeruginosa in cystic fibrosis
PMID: 39013465 : Antibiotic-driven dysbiosis in early life disrupts indole-3-propionic acid production and exacerbates allergic airway inflammation in adulthood
PMID: 39395980 : Aggregatibacter is inversely associated with inflammatory mediators in sputa of patients with chronic airway diseases and reduces inflammation in vitro


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Nérandomilast dans la FPI : données complémentaires de FIBRONEER-IPF.

Raphaël Hindré, service d’explorations fonctionnelles, Hôpital Avicenne, Bobigny

Déjà positif sur le critère principal, l’essai de phase III FIBRONEER-IPF(NEJM, mai 2025) a livré de nouvelles analyses présentées au congrès de l’ERS.

Pour rappel, le nérandomilast, inhibiteur préférentiel de PDE4B à action antifibrosante et immunomodulatrice, réduit significativement le déclin de la CVF à 52 semaines (à 9 mg x2/j ou 18 mg x2/j), y compris chez les patients déjà traités par antifibrosants 1. En revanche, l’association avec la pirfénidone neutralise l’effet du 9 mg (interaction réduisant les doses plasmatiques du nérandomilast). Sur les critères secondaires (exacerbations, hospitalisations, décès), aucune différence significative n’a été observée vs placebo.

Réduction numérique non significative du risque d’initier une oxygénothérapie longue durée (OLD) sous nérandomilast

La mise sous OLD est un évènement majeur dans le suivi du patient FPI, limitant son autonomie et pouvant retentir sur son état psychologique. Au sein de la population FIBRONEER, 21% des patients étaient sous OLD à l’inclusion. Le traitement par nérandomilast a montré une tendance à réduire le risque d’initier une OLD, notamment avec le 9 mg x2/j (–33 %), surtout chez les patients naïfs d’antifibrosant. Le risque restait plus élevé en cas de DLCO < 50 %. De la même manière, le risque d’initier ou d’augmenter une oxygénothérapie était numériquement diminué sous nérandomilast vs placebo.

Pas de différence d’efficacité dans les analyses en sous-groupes sur le critère de jugement principal

La réduction du déclin de la fonction respiratoire ne diffère pas entre les hommes et les femmes, entre les plus ou moins de 65 ans, et que leur CVF soit > ou < à 70% de la valeur théorique.

En résumé : le nérandomilast confirme son efficacité sur la fonction respiratoire dans la FPI, avec des signaux encourageants sur l’oxygénothérapie


D’après la session ID 108 du 28.09
Effect of nerandomilast in subgroups of patients with idiopathic pulmonary fibrosis (IPF) in the FIBRONEER-IPF trial (C. Valenzuela)
Presensatation ID 1252 : Initiation of supplemental oxygen in the FIBRONEER-IPF trial of nerandomilast in patients with idiopathic pulmonary fibrosis (M.S. Wijsenbeek)

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Interprétation de la spirométrie : impact de la transition des normes GLI-2012 aux normes « indépendantes des origines ethniques »

Thomas Gille, service d’explorations fonctionnelles, Hôpital Avicenne, Bobigny

Deux études sur deux cohortes européennes ont été présentées au congrès de l’ERS 2025, montrant les modifications observées lors du passage des normes GLI-2012, adaptées à certaines origines ethniques et géographiques, aux normes GLI-Global de 2023 dites « neutres » pour les origines ethniques.

Le réseau de recherche de la Global Lung function Initiative (GLI) a édité en 2012 plusieurs jeux d’équations de référence pour la spirométrie, adaptés à différentes populations selon leurs origines ethniques (normes GLI-2012 dites “race-specific”) 1. Cependant, depuis quelques années et notamment sous l’impulsion de collègues nord-américain·es, l’utilisation de ces normes race-specific a été remise en cause, en raison du risque de renforcer les inégalités sociales de santé 2. Des nouvelles normes GLI-Global dites “race-neutral” ont donc été introduites en 2023, avec un jeu d’équations unique utilisable pour tou·tes les patient·es 3.

Deux travaux évaluant l’impact de la transition des normes GLI-2012 aux normes GLI-Global ont été rapportés dans une session de présentations orales.

Etude de l’équipe de Roermond (Pays-Bas) :

En préambule, rappelons que le passage de GLI-2012 à GLI-Global influence essentiellement les sujets d’ascendance afro-caribéenne, dont les volumes pulmonaires cibles à l’âge adulte sont en général plus petits à taille, âge et sexe comparables. Du fait du mélange des populations de référence dans les équations GLI-Global, l’évaluation des volumes lors du passage des normes GLI-2012 “Caucasian” à GLI-Global est plutôt censé aboutir à une amélioration des résultats exprimés en pourcentage de la théorique chez les sujets d’ascendance européenne, avec un élargissement des écart-types et donc une limite inférieure de la normale qui peut être un peu plus basse. Au contraire, chez les sujets d’ascendance afro-caribéenne, on s’attend à retrouver des volumes un peu diminués en pourcentage de la théorique avec les normes GLI-Global, par rapport aux normes GLI-2012 “Afro-American”.

Dans ce travail rétrospectif monocentrique, des collègues néerlandais ont repris les spirométries de 760 sujets (371 femmes d’âge médian 61 ans [52-70], et 389 hommes d’âge médian 65 ans [53-73]). Toutefois, la population étudiée comprenait 90 % de sujets d’ascendance européenne, et presque 60 % de spirométries considérées comme normales. Ainsi, de manière non surprenante, les investigateur·ices ont retrouvé une augmentation de +3 à +4 % de la CVF et du VEMS médians exprimés en pourcentage de la théorique.

Pour la grande majorité des sujets (n = 636 ; 83,6 % de la population étudiée), l’interprétation des résultats de la spirométrie n’était pas modifiée. Vingt-huit sujets (3,7 %) qui présentaient un pattern restrictif avec les normes GLI-2012 (CV inférieure à la limite inférieure de la normale et rapport de Tiffeneau normal) ont été reclassés comme ayant des EFR normales avec les normes GLI-Global. En revanche, alors que le rapport de Tiffeneau est peu modifié entre les différents jeux d’équations race-specific des normes GLI-2012, il est conceptuellement un peu plus inattendu de voir que 51 sujets (6,7 %) initialement considérés comme ayant une spirométrie normale ont été reclassés en TVO avec les normes GLI-Global ; et que 23 sujets (3 %) ont eu la trajectoire inverse. Notons qu’un récent travail sur une très grande cohorte nord-américaine avait également retrouvé une augmentation moyenne de +11 % de la prévalence des TVO lors du passage des normes GLI-2012 à GLI-Global, qui concernait aussi bien les sujets d’ascendance européenne, afro-caribéenne ou d’Amérique latine (mais les résultats étaient inverses pour les sujets d’ascendance asiatique) 4.

Etude de l’équipe de Manchester (Royaume-Uni) :

Dans ce travail, ce sont les spirométries de 5716 patient·es adultes qui ont été réanalysées. La population étudiée présentait une fonction pulmonaire plus altérée, avec moins de 20 % de spirométries considérées comme normales. Des analyses en sous-groupes ont été réalisées avec les 191 patient·es s’identifiant comme d’ascendance afro-caribéenne (3,3 % de la cohorte).

Le Z-score moyen du VEMS, correspondant à la déviation par rapport à la théorique moyenne (un Z-score à zéro correspondant à 100 % de la théorique), est passé de -1,04 à -0,74 (augmentation moyenne de +0,31 [-0,08 ; +0,71]) chez les sujets d’ascendance européenne lors du passage des normes GLI-2012 à GLI-Global. Au contraire, chez les sujets d’ascendance afro-caribéenne, le Z-score moyen du VEMS est passé de -0,66 à -1,23 (diminution moyenne de -0.53 [-0.93 ; -0.13]).

Dans le groupe de sujets d’ascendance européenne, le changement de normes aboutissait à +3,5 % de spirométries classées en TVO, et -4,6 % de spirométries classées en pattern restrictif. Lorsqu’un TVO était présent, 9,6 % des patient·es ont été reclassé·es d’une sévérité fonctionnelle moyenne à une sévérité légère. Dans le groupe de sujets d’ascendance afro-caribéenne, il a essentiellement été observé +10,9 % de pattern restrictif, et -1,2 % de TVO. En revanche, près de 25 % des TVO étaient reclassés de sévérité légère à sévérité moyenne.

En conclusion :

La transition des normes GLI-2012 vers les normes GLI-Global génère des modifications non négligeables de l’interprétation de la spirométrie par les clinicien·nes, y compris dans des populations très majoritairement d’ascendance européenne et à la fonction respiratoire peu altérée, comme dans l’étude néerlandaise. Les changements les plus importants sont observés chez les populations d’ascendance afro-caribéenne.

L’impact clinique et les implications pour les décisions thérapeutiques méritent d’être évalués plus en détail, notamment dans des contextes pathologiques particuliers et pour des sévérités fonctionnelles variées. En effet, par exemple, un travail international récemment publié dans l’ERJ Open Res a observé que l’expression de la CV selon les pourcentages ou les Z-scores des normes GLI-Global était étonnamment moins bien corrélée à la survie qu’avec les normes GLI-2012 chez des patient·es avec PID fibrosante s’identifiant comme étant d’ascendance non-européenne 5 , 6


D’après les présentations OP 2223 « Impact of 2022 GLI race neutral reference values on spirometry diagnosed diseases » (Martijn Cuijpers) et OP 2224 « Reinterpreting pulmonary function tests: The clinical impact of shifting from race-specific to race-neutral reference equations » (Rhys Tudge)

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Pneumopathies immuno-médiées ou post-radiques : le LBA peut-il aider à faire la différence?

Vincent Fallet, service de Pneumologie, hôpital Tenon, Paris

Les pneumopathies liées aux inhibiteurs de checkpoint et les pneumopathies post-radiothérapie présentent de nombreuses similitudes cliniques et radiologiques, rendant le diagnostic différentiel difficile. Une étude allemande a évalué l’intérêt du lavage broncho-alvéolaire pour les distinguer.

Avec la généralisation de l’immunothérapie adjuvante après radio-chimiothérapie dans les cancers pulmonaires localement avancés, la survenue de pneumopathies est une complication régulièrement rencontrée. Dans ce contexte, distinguer une toxicité immuno-induite (ICI-P) d’une pneumopathie post-radique (RP) est enjeu diagnostic majeur. C’est à cette question qu’a tenté de répondre une équipe allemande, en comparant les profils d’immunophénotypage du lavage broncho-alvéolaire dans les deux situations.

Dans cette analyse rétrospective, 55 patients ayant eu un LBA pour suspicion de ICI-P, tout cancer confondu ont été screenés (2022-2024). Parmi eux, 24 cas ont eu de diagnostic retenu de ICI-P. Un groupe contrôle était constitué de 11 cas de RP extraits d’archives (2010-2022).   

 Les immunothérapies étaient des anticorps anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-CTLA-4, seuls ou en association.

Les résultats montrent :

  • une lymphocytose alvéolaire comparable entre les 2 groupes (49% vs 48%)
  • un rapport CD4/CD8 significativement plus bas dans les ICI-P (0,7 vs 2,8; p=0,037) ;
  • une expression de CD25 plus élevée dans les ICI-P (15,5% vs 2,5%; p<0,001).

L’immunophénotypage met ainsi en évidence une activation lymphocytaire spécifique des ICI-P, différente du profil observé dans les pneumopathies post radiques.


L’étude reste limitée par le faible effectif (24 et 11 patients), son caractère rétrospectif et l’hétérogénéité des traitements. Le recueil des données est incomplet (statut tabagique avec nombreuses données manquantes, ethnie non rapportée, co-médication non rapportée).

Le LBA reste indispensable dans le diagnostic des ICI-P et RP notamment pour éliminer des diagnostics différentiels infectieux. Il pourrait aussi être un outil d’aide au diagnostic différentiel entre pneumopathies immuno-induites et pneumopathies post radiques. À l’avenir, l’intégration de biomarqueurs issus du LBA (CD4/CD8, CD25) à des approches plus innovantes (transcriptomique et radiomique) pourrait affiner la prise en soin de ces complications.


D’après la communication D. Duesterhoeft – Comparison of BALF cellular pattern in immune checkpoint inhibitor-related pneumonitis versus radiation induced-pneumonitis (RP) – session Poster Precision medicine in lung cancer, novel therapies and toxicity management ERS 2025

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Recommandations 2025 de prise en charge de la Tuberculose 

Louise Bondeelle, service de Pneumologie, Hôpitaux universitaires de Genève, Suisse

Lors de cette session, les experts ont présenté les recommandations internationales actualisées sur la prise en charge de la tuberculose publiées en 2025. Le message central est la possibilité de raccourcir la durée des traitements, sur la base de données issues d’essais récents.

Pour la tuberculose sensible, la durée standard peut désormais passer de six à quatre mois dans certaines situations. Chez l’enfant de moins de 16 ans présentant une forme non sévère, comme l’a montré l’étude SHINE, quatre mois de traitement sont également suffisants.

La définition de la tuberculose ultra résistante (XDR) a également évolué. Elle repose sur la résistance à la Rifampicine, à une fluoroquinolone et à la Bédaquiline et/ou Linezolide, ce qui réduit le nombre de patients classés XDR tout en attirant l’attention sur les résistances aux molécules récentes. Plus de 20 nouvelles molécules sont en développement dans le programme Unite4TB, un consortium international de recherche et développement.

Développer un vaccin efficace contre la tuberculose reste un défi, en raison de la variabilité de la réponse immunitaire et de l’exposition à d’autres mycobactéries environnementales. Le seul vaccin actuellement disponible, le BCG, mis au point en 1921, protège efficacement les jeunes enfants contre les formes graves mais son efficacité est très variable contre la tuberculose pulmonaire de l’adulte. Ces limites expliquent l’intense recherche de vaccins alternatifs ou complémentaires. Actuellement 15 vaccins antituberculeux sont en développement clinique, dont plusieurs en phase 3, reposant sur différentes stratégies : souches vivantes atténuées ou inactivées, vaccins sous-unitaires protéiques, vecteurs viraux ou plateformes à ARNm. L’OMS estime qu’un nouveau vaccin pourrait être disponible d’ici 5 ans.

Christoph Lange a souligné que la mise en œuvre de ces stratégies se heurte encore à un obstacle majeur : la disponibilité des médicaments, en particulier la Rifapentine, absente dans plus de 85% des pays européens.

Ces recommandations marquent un tournant vers des traitements plus courts, entièrement oraux et mieux tolérés, mais leur succès dépendra de l’accès rapide et équitable aux molécules clés. Les.experts insistent sur la nécessité de s’inspirer du modèle en oncologie, où les mises à jour sont publiées en continu, afin de réduire le décalage entre l’innovation thérapeutique et son intégration effective dans la pratique clinique.


D’après la session 5B Mardi 10h – Guidelines session Tuberculosis
Updates on the Treatment of Drug-Susceptible and Drug-Resistant Tuberculosis: An Official ATS/CDC/ERS/IDSA Clinical Practice Guideline. Jussi J. Saukkonen et al. 2025 AJRCCM Unite4TB : https://www.unite4tb.org/
Lai, R. et al. Key advances in vaccine development for tuberculosis—success and challenges. npj Vaccines 8, 158 (2023). https://doi.org/10.1038/s41541-023-00750-7

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Le benralizumab diminue la charge muqueuse bronchique dans l’asthme sévère éosinophilique : résultats de l’étude BURAN

Camille Rolland-Debord, service de Pneumologie, CHU Clermont-Ferrand

L’étude BURAN a évalué, grâce à l’imagerie respiratoire fonctionnelle, l’impact du benralizumab sur la structure et la fonction bronchiques chez des adultes atteints d’asthme sévère éosinophilique. Le traitement s’accompagne d’une réduction de la charge muqueuse, particulièrement chez les patients présentant un encombrement initial important.

Quid du benralizumab sur la morphologie bronchique ?
L’inflammation à éosinophiles contribue aux remaniements des voies respiratoires en favorisant une hypersécrétion de mucus, une augmentation de sa viscosité et la formation de bouchons muqueux. Ces phénomènes accentuent la sévérité de la maladie et alourdissent la charge symptomatique. Le benralizumab, anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur de l’IL5, a déjà démontré son efficacité clinique. En revanche, son effet sur la morphologie bronchique restait à préciser.

Essai BURAN
L’étude BURAN, essai multicentrique conduit dans 6 pays, a inclus 39 adultes atteints d’asthme sévère éosinophilique insuffisamment contrôlé par une association de CSI forte dose et de bêta2-agonistes de longue durée d’action. L’âge moyen des patients était de 54,5 ans, 59 % étaient des femmes et le taux moyen d’éosinophiles sanguins atteignait 656/mm3. L’évaluation principale, réalisée à la semaine 13 après initiation du benralizumab, reposait sur des scanners analysés par imagerie respiratoire fonctionnelle (FRI).

Résultats
Les résultats montrent une diminution significative du volume total de mucus de 0,13 millilitre entre l’inclusion et la semaine 13. Cette réduction atteignait 0,18 millilitre chez les 27 patients présentant au départ au moins 4 bouchons muqueux, alors qu’elle n’était pas significative chez les 12 patients ayant moins de 4 bouchons.

Les scores de bouchons muqueux ont également diminué de manière significative, avec une baisse moyenne de 11 points et une réduction atteignant 15,7 points dans le groupe le plus obstrué initialement.

Aucune variation statistiquement significative n’a été observée sur le piégeage gazeux, le volume des parois bronchiques, les volumes pulmonaires ou le volume spécifique des voies aériennes.

Les variations du volume de mucus, des scores de bouchons, de l’air trappé et de la capacité résiduelle fonctionnelle étaient significativement négativement corrélées à l’évolution du VEMS (r=-0,5,r=-0,6 r=-0,48 r=-0,53) et de la CVF avant bronchodilatateur (r=-0,4, r=-0,42, r=0,46, r=-0,5). À l’inverse, les variations de la capacité pulmonaire totale étaient positivement corrélées à celles du VEMS (r=0,42) et de la CVF (r=0,36).

Conclusion
L’étude BURAN montre que le benralizumab induit une réduction de la charge muqueuse bronchique et des bouchons muqueux, particulièrement marquée chez les patients avec bouchons muqueux à l’inclusion. L’imagerie fonctionnelle apparaît ainsi comme un outil pertinent pour documenter ces effets et mieux comprendre l’impact des biothérapies sur la physiopathologie de l’asthme sévère.


D’après le poster Changes in airway structure/function with benralizumab treatment of severe eosinophilic asthma (SEA) observed with Functional Respiratory Imaging (FRI) Carstens D, DeBacker W, Rhodes K, Muchmore P, Lavon B.R, et al. ; Poster session (PS-18) Clinical insights into mechanisms defining airways disease pathogenesis and responsiveness to therapeutics

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Tréprostinil palmitil inhalé dans l’HTAP : une étude de phase 2b positive

Marianne Riou, service de Pneumologie, hôpitaux universitaires de Strasbourg

Il s’agit d’une étude de phase 2b randomisée (2:1), contrôlée, en double aveugle, évaluant l’efficacité et la tolérance à 16 semaines du tréprostinil palmitil en poudre pour inhalation (TPIP) dans l’HTAP. Contrairement au tréprostinil classique, cette formulation a été conçue pour une diffusion pulmonaire soutenue, réduisant ainsi la fréquence des administrations.
 

Le TPIP a permis une amélioration hémodynamique significative 

Au total, 102 patients avec HTAP idiopathique (70%), héritable (4 à 6%), associée à une connectivite (21%) ou à une cardiopathie congénitale opérée (1 à 3%) ont été inclus, répartis en 2 bras : TPIP 80-640 μg en une prise quotidienne (n=69) versus placebo (n=33). L’âge moyen était de 46-48 ans, environ 80% de femmes, majoritairement en classe fonctionnelle NYHA II (65%) et 77 à 87% recevaient une bithérapie spécifique. Les données du cathétérisme cardiaque droit initial retrouvaient une PAP moyenne à 50 mmHg environ, un débit cardiaque à 4,6 l/min et des résistances vasculaires pulmonaires (RVP) à 10-11 UW.

75,4% des patients du bras traité ont atteint la dose maximale quotidienne de TPIP (640 µg).

Le critère de jugement principal (évolution des RVP) est revenu positif avec une diminution de 35% des RVP à 16 semaines dans le bras traité (cathétérisme cardiaque droit réalisé environ 24 heures après la dernière prise ; p<0,001) liée à la fois à une diminution de la PAP moyenne et à une augmentation du débit cardiaque. Par ailleurs, les patients traités présentaient un gain de 35,5 mètres au test de marche de 6 minutes (p=0,003) et une diminution de 60% du NT-proBNP (p<0,001) par rapport au groupe placebo.

La tolérance du TPIP était satisfaisante, avec comme principaux effets secondaires une toux (40,6%) et des céphalées (31,9%), rarement responsables d’un arrêt du traitement (10,1% d’arrêt prématuré toute cause confondue dans le groupe traité).

Perspectives : deux études de phase 3 à venir

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives concernant l’utilisation du TPIP en traitement de l’HTAP. Deux études de phase 3 vont prochainement débuter : l’une dans l’HTAP et l’autre dans l’hypertension pulmonaire pré-capillaire sévère associée à une pathologie interstitielle diffuse (étude PALM-ILD, NCT07179380).


D’après la session ID 436. Presentation ID 5341. Ekkehard Grünig, Late Breaking Abstract – A randomized, double-blind, placebo-controlled study of treprostinil palmitil inhalation powder (TPIP) in patients with pulmonary arterial hypertension (PAH) – NCT05147805

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