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Du déclin précoce au rajeunissement pulmonaire !

Les racines pédiatriques de la BPCO

Si le tabac reste le principal facteur de risque de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), de nombreux autres facteurs peuvent favoriser son apparition. Parmi eux, certains agissent même très précocement au cours de la vie. En perturbant la croissance de l’arbre aérien, ils vont majorer le risque de développer une BPCO à l’âge adulte. On peut citer la prématurité, la pollution atmosphérique ou l’exposition à d’autres aérocontaminants (y compris in utero), l’asthme dans l’enfance, les infections respiratoires, un faible statut socio-économique, ou la prédisposition génétique à présenter une trajectoire de fonction respiratoire basse ou déclinant rapidement 1 , 2 , 3

Les études d’association génétique à grande échelle (Genome-Wide Association Studies, GWAS) ont identifié des variants génétiques semblant associés à la survenue de BPCO, en majorant la sensibilité à la fumée de cigarette ou à d’autres agressions respiratoires. La plupart des gènes considérés codent pour des acteurs de la croissance de l’arbre aérien (par exemple la voie de la protéine Sonic Hedgehog avec le gène HHIP, ou le fibroblast growth factor FGF-10). Des expérimentations fondamentales, impliquant des modèles animaux ou cellulaires complexes, ont permis de confirmer leur implication.

À l’avenir, de nouveaux scores prédictifs multi-dimensionnels, tenant compte de plusieurs variants génétiques, de biomarqueurs récemment identifiés (par exemple la protéine des cellules de Clara CC-16), pourraient permettre d’aboutir à une meilleure définition de BPCO précoce, ou d’identifier en amont des groupes d’enfants à risque, et de mettre en place des actions de prévention précoce 4 , 5 .

Vieillissement pulmonaire accéléré d’origine génétique

L’arrivée à l’âge adulte peut donc se faire dans des trajectoires de fonction pulmonaire différentes, les trajectoires basses prédisposant au risque de développer une BPCO. Par la suite, plusieurs polymorphismes génétiques peuvent entraîner un vieillissement accéléré du poumon et favoriser un déclin fonctionnel et l’entrée dans la maladie, surtout en cas d’exposition au tabac ou à d’autres aérocontaminants. Le déficit en alpha-1-antitrypsine correspond au cas de figure le plus connu. Son dépistage est recommandé en cas de BPCO ou d’emphysème, afin de proposer une supplémentation selon le profil de mutation. Toutefois, d’autres gènes peuvent être impliqués, par exemple ceux codant pour la matrix metalloproteinase-12 (MMP-12) ou la protein tyrosine phosphatase non-receptor type 6 (PTPN6) 6 , 7.

Par ailleurs, les patient·es BPCO présentent des signes biologiques de sénescence, avec notamment un raccourcissement des télomères comparable à celui observé chez les sujets âgés. Au sein des pneumocytes de type 2, cette sénescence cellulaire bloque la prolifération et inhibe les voies de la réparation alvéolaire. Un modèle murin de mutation du gène de la télomérase TERT a montré que ces souris possédaient une plus grande sensibilité à la fumée de cigarette que les souris sauvages. En clinique, cette mutation pourrait représenter environ 1 % des patient·es 8 , 9.

La sénescence pulmonaire comme cible thérapeutique

Dans une dernière présentation, le Pr Laurent Boyer a présenté des pistes prometteuses pour des thérapies du futur ciblant la sénescence cellulaire. Dans différents modèles expérimentaux d’agression pulmonaire (mimant une bronchodysplasie, un emphysème, une infection aiguë ou un syndrome de détresse respiratoire aiguë), les souris présentent une augmentation du taux de cellules sénescentes et un certain degré de destruction alvéolaire. En revanche, l’inhibition des voies de la sénescence par mutation du régulateur de cycle cellulaire p16 permet de protéger les souris, et un traitement curatif éliminant les cellules sénescentes (sénolytique) est capable d’induire ou d’accélérer une réparation alvéolaire. Dans certains de ces modèles, la reconstitution de la fonction de cellules souches des pneumocytes de type 2, après élimination des cellules sénescentes, semble passer par l’action des lipofibroblastes, des cellules régénératives fournissant des lipides nécessaires à la différentiation des pneumocytes de type 2.

À l’avenir, d’autres traitements sénolytiques pourraient être développés, comme des vaccins ou des CAR T Cells ciblant spécifiquement les cellules sénescentes. Une autre voie de recherche est celle des traitements « senoreverter » qui auraient la capacité de rajeunir les cellules en inversant les processus cellulaires de sénescence, restaurant ainsi la capacité de prolifération.

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Efficacité du tézépélumab sur la polypose nasosinusienne de patients asthmatiques sévères

Le tézépélumab, biothérapie anti-TSLP, a obtenu une autorisation de mise sur le marché en France « chez l’adulte et l’adolescent âgé de 12 ans et plus en traitement de fond additionnel de l’asthme sévère non contrôlé malgré une corticothérapie inhalée à forte dose associée à un autre traitement de fond ». Cette AMM a fait suite aux résultats encourageants des études NAVIGATOR 1 (phase III) et PATHWAY (phase II), ainsi qu’aux données d’extension de l’essai DESTINATION. Contrairement au dupilumab et au mépolizumab, il n’a pas l’AMM pour le traitement des polypes nasaux. Il s’avérerait pourtant efficace dans cette indication, comme en atteste les résultats de cette étude post-hoc.

Analyse post-hoc de l’étude NAVIGATOR

Pour rappel, la polypose nasosinusienne (PNS) est une comorbidité fréquente dans l’asthme sévère. Elle altère grandement la qualité de vie de nos patients. Ceux-ci sont très demandeurs de traitements efficaces qui leur permettraient notamment de retrouver l’odorat. Cette analyse post-hoc de l’étude de phase III NAVIGATOR a évalué l’efficacité du tézépélumab sur le contrôle de la PNS grâce au score SNOT-22 allant de 0 (aucun problème) à 110 (impact maximum) et prenant en compte 5 domaines (nasal, oreille/facial, sommeil, fonction et émotion.

Amélioration du score SNOT-22 sous tézépélumab

L’étude NAVIGATOR est une étude multicentrique randomisée en double aveugle qui a comparé le tézépélumab au placebo chez des sujets asthmatiques sévères de 12 à 80 ans non contrôlés ayant des antécédents de PNS. Parmi les 165 patients inclus, 90 ont reçu du tézépélumab 210 mg et 75 le placebo toutes les 4 semaines durant 52 semaines. À l’inclusion, le SNOT-22 était similaire chez les patients des deux bras, à 49,6 et 49,3 de moyenne respectivement. Le SNOT-22 par domaine, à l’inclusion, était également similaire entre les deux groupes. La variation des scores totaux du SNOT-22 entre l’inclusion et la fin de l’étude à 52 semaines de traitement était de -21,29 pour le groupe tézépélumab et de -10,21 pour le groupe placebo, soit une différence moyenne de −11,08 (IC95 % [−17,80, −4,35]). Les améliorations ont concerné l’ensemble des domaines, mais plus particulièrement les domaines nasal, sommeil et fonction.

En conclusion

Le tézépélumab a donc bien permis d’améliorer le SNOT-22 chez les patients traités, c’est à dire d’améliorer les symptômes cliniques de la PNS de manière significative.

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Pré-BPCO : vers le VEMS et au-delà !

Que faire avec les outils du pneumologue ?

La spirométrie forcée et lente est sans conteste un outil indispensable au pneumologue pour l’évaluation fonctionnelle des maladies respiratoires. Néanmoins, le VEMS demeure peu sensible à l’obstruction des petites voies aériennes, d’une part du fait de la faible participation de celles-ci aux résistances totales des voies aériennes en début de maladie, et d’autre part du fait de leur distribution hétérogène. Malgré ses limites, la spirométrie conserve un rôle important dans la prédiction de la survenue de la BPCO. Une étude menée sur la cohorte de naissance Tasmanian Longitudinal Health Study avait démontré que l’existence d’un rapport VEMS/CVF pré-bronchodilatateurs< 10ème percentile (z-score < – 1.26) à 45 ans était associé à un risque significativement plus élevé (RR à 36) de développer une BPCO à 53 ans 1 .   Les données apportées par la spirométrie lente peuvent améliorer le caractère prédictif de développement d’un trouble ventilatoire obstructif. En effet, dans la cohorte longitudinale SPIROMICS, les sujets qui présentaient en début de suivi un rapport VEMS/CVF >0,7, mais un rapport VEMS/CVL <0,7, avaient 3 ans plus tard une probabilité plus élevée d’apparition d’un rapport VEMS/CVF <0,7 et d’anomalies scanographiques pulmonaires 2.

Les données fournies par la pléthysmographie (CPT, VR) et la mesure de la DLCO (DLCO, KCO) sont globalement décevantes pour prédire la survenue de la BPCO. En revanche, des marqueurs d’hétérogénéité de ventilation tel que le rapport VA (Volume Alvéolaire)/CPT anormalement bas (< limite inférieure de la norme) sont associés aux symptômes respiratoires chez les patients présentant un rapport VEMS/CVL normal et pourraient être une piste intéressante pour affiner nos explorations fonctionnelles 3.

Qu’y a-t-il dans la boîte à outils du physiologiste respiratoire ?

L’utilisation d’un gaz traceur inerte, tel que l’azote, permet au physiologiste d’évaluer l’hétérogénéité de ventilation potentiellement induite par une atteinte des petites voies aériennes. Il a ainsi été démontré que le rinçage à l’azote en cycle unique ou multiple permettait d’obtenir des marqueurs (N2-slope, Lung Clearance Index) associés au développement futur du trouble ventilatoire obstructif, corrélés aux évènements sévères et à la mortalité 4, 5,6. Cette technique nécessite néanmoins un équipement spécifique.

L’oscillométrie respiratoire constitue une approche différente de l’évaluation de l’appareil respiratoire. Le principe repose sur l’application à l’appareil respiratoire d’un stimulus oscillatoire de débit en ventilation spontanée. Les mesures de pression et de débit oscillatoire sont utilisées pour calculer l’impédance de l’appareil respiratoire et déterminer ses 2 composantes : la résistance et la réactance. La modification de la fréquence des ondes permet de pénétrer plus ou moins profondément dans l’arbre trachéobronchique et donc d’en explorer les différentes parties. Le lecteur intéressé trouvera dans la revue du Pr Sam Bayat publiée l’année dernière dans la Revue des Maladies Respiratoires des explications approfondies sur le principe de cette technique 7. Rev Mal Respir. 2024;41(8):593-604.].

Bien que séduisantes sur le papier, les principales variables oscillométriques couramment utilisées R5 (résistance à 5Hz), X5 (réactance à 5 Hz), AX, Fres (fréquence de résonnance) et R5-R20 (fréquence dépendance des résistances) sont peu sensibles pour détecter les formes précoces de BPCO 8. Par ailleurs, si l’augmentation de la fréquence-dépendance de la résistance, reflet supposé d’une obstruction des petites voies aériennes, est associée à une baisse de la CVF et du VEMS, elles ne sont pas associées à une aggravation des symptômes respiratoires 9.

Comment procéder dans ce cas ?

La spirométrie forcée et lente nous apporte en pratique courante les informations les plus intéressantes pour le diagnostic de la BPCO. D’autres outils, en particulier ceux évaluant les hétérogénéités de ventilation (rinçage à l’azote), se développent et pourraient prendre une place importante dans le futur.


D’après la communication « Explorations fonctionnelles, au-delà du VEMS » de Laurent Plantier (Tours), session A29 « Explorations de la BPCO et de la pré-BPCO en 2025 » du samedi 25 janvier 2025

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Comprendre et traiter l’asthme grâce à la génétique

La Dr Emmanuelle Bouzingon a rappelé que l’asthme est une maladie fréquente et complexe. Différents facteurs environnementaux associés à une composante génétique aboutissent à un large spectre d’expressions cliniques chez nos patients, ou phénotypes. 

La génétique ne fait nécessairement pas le phénotype

Ces 15 dernières années, nous avons assisté à une révolution dans la génétique de l’asthme, grâce aux études pangénomiques. En 2022, une métanalyse de 22 bio-banques a permis d’identifier 179 loci, dont 49 nouveaux, impliqués dans les phénotypes d’asthme 1. On a ainsi appris que les sujets porteurs de certains variants délétères dans la région identifiée 17q12-q21 sont plus à risque de développer un asthme de début précoce, et que plus ce sujet est porteur de variants délétères, plus son asthme commencera tôt dans la petite enfance. Mais bien que l’on identifie différents marqueurs génétiques dans la même région, l’expression clinique sera différente selon les sujets et leur exposition environnementale. L’exposition à un tabagisme précoce et la survenue d’infections virales dans l’enfance jouent par exemple un rôle important 2. À l’inverse, l’exposition aux chats dans la petite enfance diminue le risque d’asthme précoce chez les sujets pourtant porteurs du génotype le plus à risque de développer ce type d’asthme 3. L’expression des allèles peut aussi différer selon qu’il est transmis par le père ou la mère : une association entre asthme et rhinite et transmission par le père a été démontrée 4

La pharmacogénétique pour prédire la réponse au traitement de l’asthme

Mais qu’est-ce que la pharmacogénétique finalement ? L’identification de variants génétiques qui sont associés à la réponse aux traitements, a expliqué le Pr Phillippe Devillier. Les polymorphismes des nucléotides représentent 90% de l’ensemble des variants génétiques, 680 sont associés à l’asthme. C’est ainsi que lors de l’étude de 535 000 polymorphismes, 1 seul a été identifié comme facteur de réponse aux corticostéroïdes inhalés : le gène GLCCI1 5.

La vaccination génique : une perspective thérapeutique ?

Le Pr Laurent Guilleminault a défini la vaccination génique comme l’identification d’un gène d’intérêt dysfonctionnel, modifié afin d’obtenir la protéine non produite. Mais dans l’asthme, on note une hétérogénéité majeure, entre les patients, entre les gènes impliqués, mais aussi entre les études conduites, rendant complexe la réflexion. Il faudrait pouvoir cibler plusieurs gènes dans le même temps, et savoir à quels patients proposer ces traitements. La vaccination non génique ciblant directement les mécanismes T2 majoritairement impliqués dans l’asthme serait plus adaptée. Bien que les biothérapies ont révolutionné la prise en charge de l’asthme, il reste nécessaire de renouveler régulièrement les injections. Un vaccin IL4/IL-13 est en cours de développement dans l’asthme 6, 7 : il a déjà démontré son efficacité sur des modèles murins et humanisés de souris, mais des études cliniques restent à mener. 

En conclusion

La génétique dans l’asthme s’est fortement développée ces dernières années et ouvre de nouvelles perspectives dans la prise en charge personnalisée des patients en identifiant différents mécanismes impliqués dans les phénotypes de l’asthme, ceux impliqués dans la résistance aux traitements, et en proposant de nouvelles stratégies thérapeutiques par la vaccination génique.


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Patients et médecins, toujours d’accord ?

L’étude NOVELTY (NCT02760329) est une étude observationnelle prospective menée entre 2017 et 2021, incluant des patients souffrant d’asthme, de BPCO, ou des deux. Tous les trois mois, les participants répondaient à une question destinée à évaluer les épisodes d’aggravation des symptômes : « Au cours des trois derniers mois, combien de fois votre respiration s’est-elle détériorée au-delà de ce que vous ressentez habituellement lors d’une journée typique ? ». Un épisode d’aggravation était considéré comme traité s’il nécessitait des corticostéroïdes oraux, des antibiotiques, une consultation chez un spécialiste, un passage aux urgences ou une hospitalisation. Parallèlement, les médecins documentaient les exacerbations diagnostiquées et les traitements associés lors des visites annuelles.

Aggravations symptomatiques de l’asthme et/ou de la BPCO rapportées par les patients : données de l’étude NOVELTY

Une première analyse a examiné les événements survenus dans les trois mois précédant la visite annuelle, lors de la première année de l’étude. Durant cette période, 56 % des patients asthmatiques, 55 % des patients atteints d’asthme associé à une BPCO, et 50 % des patients souffrant uniquement de BPCO ont signalé au moins un épisode d’aggravation des symptômes. Parmi ces épisodes, 26 %, 32 % et 28 %, respectivement, ont nécessité un traitement. Les médecins ont diagnostiqué des exacerbations chez 9 % des patients asthmatiques, 16 % des patients atteints d’asthme associé à une BPCO, et 11 % des patients atteints de BPCO. Parmi les patients pour lesquels les médecins ne rapportaient pas d’exacerbation, 50% ont tout de même signalé au moins un épisode d’aggravation des symptômes et 20% ont rapporté un épisode nécessitant un traitement. En revanche, parmi les patients pour lesquels les médecins avaient rapporté au moins une exacerbation, près de 90% ont également déclaré un épisode d’aggravation des symptômes et 75% ont signalé un épisode nécessitant un traitement.

Caractéristiques des aggravations symptomatiques de l’asthme et/ou de la BPCO rapportées par les patients et concordance avec les exacerbations rapportées par les médecins

Une seconde analyse a comparé les caractéristiques des patients ayant déclaré un épisode d’aggravation associé à une exacerbation rapportée par le médecin avec celles des patients ayant déclaré un épisode d’aggravation sans qu’aucune exacerbation ne soit diagnostiquée. Les modèles ont été ajustés en fonction de l’âge, du sexe et du statut tabagique à l’inclusion.

Comme mentionné précédemment, 56 %, 55 % et 50 % des patients atteints respectivement d’asthme, d’asthme associé à une BPCO et de BPCO ont signalé des épisodes d’aggravation des symptômes. En comparaison, les médecins ont rapporté des exacerbations pour 8 %, 13,9 % et 10,1 % des patients de ces mêmes groupes. Fait notable, près de la moitié des épisodes d’aggravation des symptômes non considérés comme des exacerbations par les médecins ont tout de même nécessité un traitement.

L’absence de concordance entre les épisodes rapportés par les patients et les exacerbations diagnostiquées par les médecins était liée à plusieurs facteurs : des caractéristiques cliniques (sexe masculin, meilleure fonction respiratoire, prévalence plus faible de la toux chronique), et des comorbidités différentes (reflux gastro-œsophagien et des bronchiectasies moins souvent signalés). Enfin, elle était associée à une perception de la maladie comme peu sévère par le médecin et un nombre plus faible de consultations médicales au cours de l’année.

Cette étude met en lumière le fait que les patients atteints d’asthme ou de BPCO rapportent fréquemment des épisodes d’aggravation des symptômes, qu’ils soient traités ou non, sans que ces épisodes soient systématiquement diagnostiqués comme exacerbations par leur médecin. Ces résultats suggèrent une sous-déclaration des exacerbations, en particulier chez les patients présentant une maladie perçue comme peu sévère et bénéficiant d’un suivi médical limité.


D’après les sessions et les posters :PO17 « BPCO : exacerbations, comorbidités » poster 414 « Caractéristiques des aggravations symptomatiques de l’asthme et/ou de la BPCO rapportées par les patients et concordance avec les exacerbations rapportées par les médecins » présenté par Pierre-Régis Burgel
PO03 « BPCO » poster 163 « Aggravations symptomatiques de l’asthme et/ou de la BPCO rapportées par les patients : données de l’étude NOVELTY », présenté par M. Müllerová

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