Ventilation : du réglage technique à l’accompagnement du patient

Ventilation non invasive et ventilation par pression positive continue

Pour la PPC, l’évaluation repose sur l’interrogatoire du sommeil, idéalement complété par un agenda du sommeil, et l’analyse des données de télésurveillance (fuites, IAH résiduel < 5/h). La recherche d’effets indésirables et l’adaptation de l’interface, en co-décision avec le patient, sont essentielles. Toute modification doit être suivie d’une réévaluation clinique et technique.

Pour la VNI, la prescription médicale doit être complète (appareil, mode, paramètres, masque, oxygène, alarmes). À l’initiation, le rôle infirmier est majeur : présence auprès du patient, surveillance des fuites, des alarmes, de la synchronisation patient-machine et accompagnement éducatif. L’efficacité repose sur un équilibre entre amélioration clinique, tolérance et qualité de vie (IAH résiduel < 10/h). Une check-list GAVO₂ peut guider l’éducation thérapeutique. Les difficultés d’adhésion (exemple : troubles cognitifs) peuvent conduire à des situations d’échec, parfois associées à des enjeux éthiques.

L’oxygénothérapie à haut débit ne dispose pas encore d’indication formelle à domicile, hors soins palliatifs, mais fait l’objet d’études dans la BPCO. La prescription doit être précise et le suivi centré sur l’observance, la tolérance et l’autonomie du patient.

En ventilation, l’éducation thérapeutique et le repérage précoce des freins à l’observance constituent un levier majeur du soin infirmier.

Repères pratiques :

TechniqueSurveillance principale
PPCFuites, IAH, tolérance
VNIFuites, synchronisation, symptômes
OHDFR, SpO2, tolérance

D’après l’atelier : AT07 ; VNI-PPC, 02 à haut débit

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