Congrès

Quel impact de l’observance thérapeutique sur la prise en charge des patients atteints d’hypertension pulmonaire ?

En tant que cliniciens, nous sommes régulièrement confrontés à des patients ne respectant pas scrupuleusement nos prescriptions et recommandations. La non-observance thérapeutique peut être liée à différents facteurs parmi lesquels un défaut de communication, de compréhension, un déni ou encore la difficulté d’accès aux soins. Dans ce travail présenté par E.W. Robbins (Providence, Etats-Unis), les auteurs ont cherché à évaluer l’impact de la non-observance sur la survie et le pronostic des patients atteints d’hypertension pulmonaire.

Cette étude a été menée au sein de l’association de patients américains atteints d’hypertension pulmonaire (PHAR : Pulmonary Hypertension Association Registry). Afin d’évaluer l’observance thérapeutique, les patients étaient interrogés sur leur observance à chaque visite de suivi. Parmi les 1549 évalués, 87% avaient une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et 13% une hypertension pulmonaire thrombo-embolique chronique (HTP-TEC). Deux-cent cinquante-quatre patients (6.1%) ont déclaré une mauvaise observance des traitements prescrits. Les facteurs prédictifs de non-observance thérapeutique étaient le sexe masculin, les facteurs socio-économiques (pauvreté, Medicaid, l’absence d’assurance santé, et de travail). En revanche, l’observance aux traitements n’avait pas de lien avec le niveau d’éducation. Aucun lien entre observance thérapeutique et survie n’a été identifié dans cette étude, mais la non-observance était associée à une augmentation du nombre de consultations et d’hospitalisations en urgence. De plus, la qualité de vie évaluée par les scores SF-12 et Emphasis-10 était plus altérée chez les patients reportant une mauvaise observance thérapeutique.

Bien que le taux déclaré par les patients de non-observance thérapeutique soit faible, il était associé à une augmentation de nombre d’hospitalisations et une diminution de la qualité de vie. Cette étude souligne l’importance d’optimiser l’observance thérapeutique, notamment en renforçant l’éducation thérapeutique et l’accès aux soins.


Athénaïs Boucly, Service de Pneumologie et de Soins Intensifs Thoraciques, Hôpital de Bicêtre,Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 78, rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin Bicêtre

D’après la communication de Robbins E.W. Medication non-adherence and health related outcomes in patients with pulmonary arterial hypertension: the Pulmonary Hypertension Association Registry (PHAR),Am J Respir Crit Care Med 2023; 207: A1186 (session A26)

Quel impact de l’observance thérapeutique sur la prise en charge des patients atteints d’hypertension pulmonaire ? Lire la suite »

Guéris de la tuberculose : oui, mais à quel prix ?

Lors d’une session d’affiches discutées consacrées à la tuberculose ou « peste blanche », plusieurs communications ont apporté des données fonctionnelles respiratoires nouvelles sur les conséquences respiratoires de la tuberculose. Et le résultat a de quoi préoccuper les pneumologues…

Du W. et al. (Atlanta, Etats-Unis) ont ainsi montré, sur une cohorte de 123 adultes non infectés par le VIH et ayant terminé avec succès un premier traitement de tuberculose pulmonaire entre 2019 et 2022 à Tbilissi, capitale de la Géorgie, que plus de la moitié des participants avaient des débits spirométriques distaux abaissés (DEMM 25-75 < 80% de la valeur prédite) alors que seulement 16% avaient un rapport VEMS/CV abaissé. Par ailleurs, Nuwagira E. et al. (Mbarara, Ouganda) ont rapporté, dans une cohorte de 81 patients ougandais dont 34 co-infectés par le VIH, que 65% avaient une spirométrie anormale en fin de traitement, dont 41% avec une diminution isolée de la capacité vitale forcée. Byanova K.L. et al (San Francisco, Etats-Unis) ont quant à eux montré que, parmi 167 adultes recrutés au moment d’une « pneumonie » (en fait, 82% de tuberculose) et réalisant une exploration fonctionnelle respiratoire une fois l’épisode aigu guéri, près de 20% avaient alors une DLCO abaissée. Enfin, Navuluri N. et al. (Durham, Etats-Unis) ont démontré, au Kenya, que le fait d’avoir été atteint d’une tuberculose pulmonaire faisait partie des quelques facteurs de risque associés au développement d’une hypoxémie chronique, tout comme le sexe féminin et le tabagisme.

Tous ces travaux soulignent donc l’importance croissante de la détection des séquelles fonctionnelles respiratoires au décours d’une tuberculose considérée comme guérie, notamment dans les pays à ressources limitées. Les pneumologues vont devoir se réapproprier cette thématique importante. Avec les progrès survenus au cours de ces dernières années, on guérit certes plus de patients atteints de tuberculose pulmonaire mais la vraie question qui se pose désormais est : à quel prix ? La longue histoire commune entre la « peste blanche » et les pneumologues est donc loin d’être finie…


François-Xavier Blanc, Université de Nantes; CHU de Nantes, l’institut du thorax, Hôpital G. et R. Laënnec, Service de Pneumologie; INSERM UMR 1087, CNRS UMR 6291, Nantes.

D’après les communications de :Du W. et al. Small airway involvement after tuberculosis treatment: findings from a post-tuberculosis cohort study in Georgia. Am J Respir Crit Care Med 2023;207:A1211.
Nuwagira E. et al. Lung function abnormalities are common after microbiologic cure of drug sensitive tuberculosis in Southwest Uganda. Am J Respir Crit Care Med 2023;207:A1213.
Byanova K.L. et al. HIV and tuberculosis are associated with lower diffusing capacity for carbon monoxide in Ugandan adults. Am J Respir Crit Care Med 2023;207:A1214.
Navuluri N. et al. Prior tuberculosis and female sex are major risk factors for chronic hypoxemia in Kenyan adults. Am J Respir Crit Care Med 2023;207:A1215.
Session A27

Guéris de la tuberculose : oui, mais à quel prix ? Lire la suite »

MIST-3 : meilleure que l’original ? Traitement fibrinolytique ou chirurgie vidéo-assistée des pleurésies infectieuses, c’est le timing qui compte.

E. Bedawi a présenté ce jour les premiers résultats de l’étude MIST-3, qui évalue la faisabilité d’une étude randomisée comparant 3 stratégies de prise en charge des pleurésies infectieuses : traitement standard, traitement fibrinolytique précoce ou traitement chirurgical par thoracoscopie vidéo-assisté (VATS) précoce.

Sur 97 patients éligibles, 60 patients ont été randomisés après 24h de prise en charge dans l’un des trois groupes et ont été suivis jusqu’à 2 mois pour évaluer le risque de réadmission, de traitement complémentaire et l’impact sur leur qualité de vie. Afin de limiter les biais de sélections habituellement relevés dans les cohortes chirurgicales, il convient de noter que les patients pouvaient être inclus dans cette étude, même s’ils étaient considérés trop fragiles pour une prise en charge chirurgicale. L’analyse a été réalisée en intention de traiter. Ainsi, dans le sous-groupe des patients randomisés pour un traitement par VATS, seuls 50% des patients ont été opérés (20% étaient jugés trop fragiles, et 30% n’ont pas été opérés pour d’autres raisons).

Le délai médian d’intervention était de 1 jour dans le groupe fibrinolyse précoce et de 3,5 jours dans le groupe VATS précoce. La durée d’hospitalisation était de 7 jours dans chacun des 2 groupes interventionnels contre 10 jours dans le groupe traitement standard. Le principal effet secondaire rapporté était la douleur, avec un niveau plus élevé dans le bras fibrinolyse précoce. L’amélioration de la qualité de vie à 2 mois, évaluée par le score EuroQol 5D-5L, était plus importante dans le bras fibrinolytique.

En conclusion, cette étude montre l’intérêt d’un traitement agressif précoce des pleurésies infectieuses et ouvre la voie à une étude de plus grande envergure (MIST-4) qui devrait permettre de répondre à la question de la meilleure option thérapeutique.


Damien Basille, Service de Pneumologie et Unité de Soins Continus Cardio Thoracique Vasculaire et Respiratoire, Centre Hospitalier Universitaire Amiens-Picardie, 80054 Amiens

D’après la communication de Bedawi E. Early Video Assisted Thoracoscopic Surgery (VATS) or Intrapleural Enzyme Therapy (IET) in pleural infection – A feasibility randomised controlled trial,Am J Respir Crit Care Med 2023; 207: A1242 (session A28)

MIST-3 : meilleure que l’original ? Traitement fibrinolytique ou chirurgie vidéo-assistée des pleurésies infectieuses, c’est le timing qui compte. Lire la suite »

Les satellites de la NASA comme nouveaux outils de recherche en santé environnementale respiratoire ! Une session 100% pneumologue free

Dans une session autour d’outils de photos de la terre par les satellites de la NASA, les orateurs ont montré les conséquences économiques mais aussi sur la santé aux Etats-Unis, avec des chiffres à faire froid dans le dos quant aux conséquences en 2022 des catastrophes naturelles. Encore une session passionnante sur la santé respiratoire environnementale sans aucun intervenant pneumologue.

Le décor déprimant de cette session est posé par Jesse Bell, professeur de climatologie de l’université du Nebraska : le nombre de catastrophes naturelles et leur coût explosent aux USA passant de 3 évènements par an pour un coût de 70 milliards en 1980 à 20 évènements par an pour un coût de 5400 milliards avec plus de 4000 décès en 2022. Soixante-dix pourcents des évènements sont les sécheresses, 35% les inondations, 5% les ouragans mais seulement 0,67% les canicules et 0,01% les incendies. Ensuite, il passe aux conséquences médicales citant les travaux de Bermann et coll. de 2021. Les agriculteurs américains sont 4 fois plus anxieux que la population générale et ont un risque augmenté de suicide. Pour terminer, il présente ses récents résultats (Gwan et coll 2023) qui pour la première fois retrouvent un excès de mortalité sur la population générale américaine, rurale ou citadine, lors des grandes sécheresses, avec un effet plus marqué chez les femmes. Si les causes ne sont pas claires, le mal est là ! Il faut urgemment des outils de mesure, d’alerte et de compréhension géographique des catastrophes naturelles. C’est là que conclut l’ingénieure de la NASA Mélanie Follette Cook, en montrant que leurs données sont en open source et qu’ils proposent des formations online pour savoir analyser leurs données (NASA Applied Remote Sensing Training, ARSET). Le futur sera « Don’t look up but look down ! »


Jésus Gonzalez, Service SSR, Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière, 47-83 Bd de l’Hôpital 75651 Paris Cedex 13

D’après la communication de Belle J. The impact of drought on respiratory health : using NASA data products to understand these connections (session L4).

Les satellites de la NASA comme nouveaux outils de recherche en santé environnementale respiratoire ! Une session 100% pneumologue free Lire la suite »

On va trouver des traitements pour les patients BPCO, encore un peu de patience !

Les traitements pharmacologiques de la BPCO sont les bronchodilatateurs, dont l’efficacité reste limitée. Il est nécessaire de trouver de nouvelles cibles cellulaires et moléculaires pour pouvoir changer le cours de cette pathologie.

La découverte de nouvelles cibles à impact thérapeutique élevé dans la BPCO reste à ce jour modeste. Ces découvertes dépendaient jusqu’à récemment de la vérification d’hypothèsee physiopathologiques dans des modèles animaux. Cependant, le transfert des stratégies thérapeutiques identifiées dans les modèles animaux vers des essais cliniques s’est avéré une longue succession d’échecs appelant à de nouvelles méthodes de recherche en rupture avec les méthodes antérieures.

Rhiannon B. Werder a présenté un premier travail en se basant sur trois méthodes innovantes de type GWAS, iPS et CRISPR-Cas9 :

– Les études de Genome-wide association (GWAS) ont permis d’identifier 472 gènes associés à la BPCO. Cependant, ces études ne permettent pas de déterminer s’il existe un lien de causalité entre le gène associé à la maladie et le développement de la maladie.

– Pour déterminer le rôle des gènes identifiés par le GWAS, le système CRISPR-Cas9 a permis  d’éliminer ces gènes au niveau du génome dans les cellules épithéliales. Douze gènes connus pour être exprimés dans les pneumocytes 2 ont ainsi été sélectionnés 

– Pour tester la fonctionnalité de ces gènes, des pneumocytes de type 2 induits (iAT2) issus de cellules souches pluripotentes induites (iPS) humaines ont été utilisés. Parmi les 12 gènes, seule l’inhibition de deux d’entre eux induisaient des altérations des pneumocytes 2. De manière inattendue, il s’agissait du gène de la desmoplakine (DSP), protéine impliquée dans les jonctions intercellulaires 1, et de ADGRG6 (adhesion G protein-coupled receptor G6) impliqué dans l’adhésion cellulaire.

Ensemble, ce travail pose la validité de ce type d’approche « sans a priori », pour découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques dans la BPCO. Si on s’en donne les moyens, on devrait trouver des solutions thérapeutiques dans la BPCO.


Laurent Boyer, Service de Physiologie-Explorations Fonctionnelles, Hôpital Henri-Mondor, 51 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 94010 Créteil Cedex

D’après la communication de Werder R. : Application of human iPSC model systems to illuminate the functional contribution of COPD GWAS genes to cellular phenotypes (session A6)

On va trouver des traitements pour les patients BPCO, encore un peu de patience ! Lire la suite »

Et si le lithium devenait le futur traitement de la BPCO ?

À ce jour il n’existe toujours pas de traitement curatif de l’emphysème. Cependant, de nouvelles pistes se développent en particulier celles ciblant la voie Wnt/ β-caténine. Celle-ci est d’autant plus intéressante que nous disposons déjà de médicaments activateurs de cette voie tel que le lithium.

La voie Wnt/β-caténine est une voie de signalisation impliquée dans l’organogénèse mais également dans la régénération pulmonaire après agression. Grâce à des modèles pré cliniques murins et 3D, l’équipe de M.Koenigshoff a démontré que la voie Wnt/β-caténine est down-régulée dans la BPCO mais également que l’activation de cette voie permet d’atténuer l’emphysème 1. Le lithium, un stabilisateur de l’humeur fréquemment prescrit en psychiatrie, permet la destruction de la glycogène synthase kinase 3β et joue ainsi ce rôle d’activateur en libérant la β-caténine 2

Dans l’étude présentée cette année, les auteurs se sont intéressés à la présence d’emphysème chez 1534 patients fumeurs et anciens fumeurs de la cohorte COPDGene traités par des médicaments neuropsychiatriques. Ils ont comparé le pourcentage du volume pulmonaire dont l’atténuation est inférieure à -950 unités Hounsfield (UH) (LAA%-950) et la densité pulmonaire chez les patients traités par lithium (n=45) versus ceux traités par d’autres traitements neuropsychiatriques (n= 1498).

Les analyses multivariées ont suggéré que l’utilisation du lithium était associée à une diminution de l’emphysème : le LAA%-950 était inférieur (p=0,02) et la densité pulmonaire supérieure de 8,7g/L (p=0,008) indépendamment de l’âge, du sexe, de l’éthnie, du niveau d’éducation et du nombre de paquets-années de tabagisme.

Cette étude “preuve de concept” corrobore les données précliniques antérieures démontrant que les activateurs de la signalisation Wnt/β -caténine pourraient être une cible thérapeutique potentielle dans la BPCO.


Marina Guecamburu Service des Maladies Respiratoires, CHU Bordeaux, Bordeaux Service des Maladies Respiratoires, CHU Bordeaux

D’après la communication de Allbright KO., et al. Use of the Wnt/β -catenin activator lithium is associated with less emphysema in smokers. Am J Respir Crit Care Med2023;207:A1129 (Session A24).

Et si le lithium devenait le futur traitement de la BPCO ? Lire la suite »

Tester la famille des patients atteints de déficit sévère en Alpha 1 antitrypsine (DAAT) : oui bien sûr, mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

Le DAAT est une situation héréditaire sous-diagnostiquée résultant de mutations du gène SERPINA1. Le DAAT sévère (par exemple, génotype ZZ et ZNull) peut conduire de façon prématurée à une maladie pulmonaire obstructive, en particulier chez les fumeurs. La recommandation en France ainsi que dans d’autres pays est de proposer la recherche d’un déficit chez les parents au premier degré des patients avec DAAT sévère dans le but de d’offrir une possibilité d’intervention ou de prévention chez les individus détectés comme porteur d’un DAAT. 

L’équipe de N. Mc Elvaney (Dublin, Irlande) a rapporté les données du registre national irlandais du DAAT portant sur 89 individus avec DAAT profond découverts dans le cadre d’un screening familial. Il s’agissait de 49 femmes et 40 hommes). L’âge moyen au diagnostic était de 45 ans. Parmi les 89 individus avec DAAT profond, 98% étaient ZZ et 2% Z/Null. Soixante-deux pourcents étaient symptomatiques, 68% avaient un TDM thorax anormal (emphysème 48% et bronchectasies 55%). Cinquante et un pourcents avaient un TVO sur les EFR. Les auteurs ont comparé les données des non-fumeurs et des fumeurs (anciens ou actifs). Les fumeurs sevrés représentaient 57% de la cohorte. L’âge moyen des fumeurs actifs était de 29 ans vs 45 ans chez les non-fumeurs. L’âge moyen au diagnostic des fumeurs sevrés et des non-fumeurs était le même (45 ans). Malgré le jeune âge au diagnostic, 1/3 des fumeurs actifs étaient symptomatiques. Soixante-quatorze pourcents des anciens fumeurs et 26% des non-fumeurs étaient symptomatiques au diagnostic (p=0.013). Soixante-cinq pourcents des fumeurs sevrés avaient un TVO vs 37% chez les non-fumeurs (p=0.032). Les valeurs de DLCO étaient de 71% et de 83% chez les fumeurs actifs et chez les non-fumeurs (p=0.034). Un emphysème était identifié chez 60% des anciens fumeurs sur le TDM thoracique de base vs 30% chez les non-fumeurs (p= 0.036).

En conclusion, cette étude met en évidence le fait que le screening familial des patients atteints de DAAT profond aboutit à découvrir des individus présentant déjà souvent une forme avancée de la maladie notamment chez les fumeurs actifs ou les anciens fumeurs avec présence d’un emphysème constitué chez 2/3 d’entre eux. La position des auteurs est que le dépistage à la naissance du DAAT serait beaucoup plus pertinent pour permettre d’appliquer des modifications comportementales efficaces visant à prévenir ou ralentir le développement d’une maladie pulmonaire évoluée.


Hervé Mal, Service de pneumologie et transplantation pulmonaire, Hôpital Bichât, 46 rue Henri Huchard, 75018 Paris

D’après la communication de Roche S. et al. Family screening in severe alpha-1 antitrypsin deficiency – too little, too late ? An argument for newborn screening. Am J Respir Crit Care Med 2023; 207: A1571 (session A 41)

Tester la famille des patients atteints de déficit sévère en Alpha 1 antitrypsine (DAAT) : oui bien sûr, mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Lire la suite »

Auteurs ATS 2023

Les experts de la Mission ATS 2023

François-Xavier Blanc, Université de Nantes; CHU de Nantes, l’institut du thorax, Hôpital G. et R. Laënnec, Service de Pneumologie; INSERM UMR 1087, CNRS UMR 6291, Nantes. Liens d’intérêt :

Damien Basille, Service de Pneumologie et Unité de Soins Continus Cardio Thoracique Vasculaire et Respiratoire, Centre Hospitalier Universitaire Amiens-Picardie, 80054 Amiens, France – Liens d’intérêts : (prise en charge lors d’événements scientifiques / hébergement / transport) : Novartis, Astrazeneca, MSD, Sandoz, Amgen SAS, Aéris Médical, SOS Oxygène, France Oxygène.

Athénaïs Boucly, Service de Pneumologie et de Soins Intensifs Thoraciques, Hôpital de Bicêtre,Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 78, rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin Bicêtre, France – Liens d’intérêts : AOP Orphan, Ferrer, Janssen, MSD.

Diane Bouvry, Service de pneumologie et Centre de Référence-constitutif Maladies Pulmonaires rares, AP-HP hôpital Avicenne, 125 rue de Stalingrad 93000 Bobigny, France – Liens d’intérêt : 

Laurent Boyer, Service de Physiologie-Explorations Fonctionnelles, Hôpital Henri-Mondor, 51 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 94010 Créteil Cedex – Liens d’intérêt :

Anh Tuan Dinh-Xuan, Service de Physiologie-Explorations Fonctionnelles, Hôpital Cochin, 27, rue du faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris –Liens d’intérêts : Chiesi, Boehringer Ingelheim, GSK, Menarini, Sanofi.

Marion Ferreira, Service de pneumologie et explorations fonctionnelles respiratoires, CEPR INSERM U1100, CHRU Bretonneau Tours, Boulevard Tonnellé, 37000 Tours. Liens d’intérêt : Aucun lien d’intérêt

Marjolaine Georges, Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, CHU Dijon Bourgogne, 14 rue Paul Gaffarel, 21079 Dijon, France – Liens d’intérêts :  Asten Santé, Effik, Elivie, Isis Médical

Christophe Girault, Service de Médecine Intensive et Réanimation, Hôpital Charles Nicolle, CHU-Hôpitaux de Rouen, 37 boulevard Gambetta & UR3830, Institut de Recherche et d’Innovation Biomédicale (IRIB), Faculté de Médecine et de Pharmacie, Université de Rouen, 76031 Rouen cedex- France– Liens d’intérêts : participation à congrès, formations pédagogiques et travaux scientifiques de la part de Fischer & Paykel, Resmed, Lowenstein Medical.

Jésus Gonzalez, Service SSR, Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière, 47-83 Bd de l’Hôpital 75651 Paris Cedex 13, France – Liens d’intérêt : 

Marina Guecamburu Service des Maladies Respiratoires, CHU Bordeaux, Bordeaux Service des Maladies Respiratoires, CHU Bordeaux, Bordeaux France– Liens d’intérêt : Aucun lien d’intérêt

Hervé Mal, Service de pneumologie et transplantation pulmonaire, Hôpital Bichât, 46 rue Henri Huchard, 75018 Paris- Liens d’intérêt : 

Jean-Claude Meurice, Service de Pneumologie, CHU de Poitiers, 86035 Poitiers, France –Liens d’intérêt :  

Sandrine Pontier-Marchandise, Service de Pneumologie et unité des soins intensifs– Clinique des Voies Respiratoires, CHU Larrey, 24 chemin de Pouvourville, TSA 30030, 31059 Toulouse Cedex 9. Liens d’intérêts : Air Liquide Santé Domicile, Löwenstein, Asten Santé, DOM’AIR, ASV santé, Orkyn

maj 15/05/2023

Auteurs ATS 2023 Lire la suite »

Évaluation moléculaire de la résistance mycobactérienne par les tests « Génotype® MTBDR Plus et Génotype® MTBDR SL » au Sénégal.

La résistance aux antituberculeux est une véritable préoccupation pour les différents programmes locaux de lutte contre la tuberculose. Des auteurs sénégalais nous rapportaient cette étude dont l’objectif était d’évaluer la prévalence des isolats de Mycobacterium tuberculosis résistants aux différents antituberculeux et de décrire leurs mutations de résistance associées chez les patients dépistés au Sénégal de 2018 à 2022, recensés dans 38 sites de traitement par le Programme National de Lutte contre la Tuberculose.

La TB-MR a été diagnostiquée par des tests moléculaires (Genotype MTBDRplus Hain Life Science) parmi des échantillons d’expectorations de 383 patients tuberculeux au Sénégal et a été définie comme une résistance à la fois à la rifampicine (RIF) et à l’isoniazide (INH). Chez ces mêmes patients, le Génotype MTBDRSL Hain Life Science est effectué́ pour connaitre le profil de la résistance aux médicaments de secondes lignes afin d’adopter un régime de traitement adéquat.

Les patients  étaient majoritairement des hommes ( sex-ratio 2,7) et jeunes (âge moyen 35 ans avec des extrêmes de 2 et 82 ans). Sur 369 échantillons positifs pour la TB par microscopie, 96% (369/383) étaient du complexe Mycobacterium tuberculosis par Genotype MTBDRplus. Le taux de TB-MR dans la population totale de l’étude, naïve de traitement était de 15% mais de 24% dans la population de patients précédemment traités. Le taux de mono-résistance à la Rifampicine était de 3% dans la population de patients naïfs et 9% chez les patients précédemment traités. Il n’avait pas eu de TB-XDR chez les nouveaux-cas. chez les patients en retraitement 1% avait une TB-XDR. La résistance isolée aux fluoroquinolones et aminosides injectables chez les nouveaux cas et retraitements étaient respectivement de, 0 % et 3%, 0,3% et 2% (Fig 1). Les souches de Mycobacterium tuberculosis présentaient des mutations conférant une résistance dans les gènes rpoB, katG, inhA, gyrA,gyrB, rrs et eis avec respectivement des  taux de 90%, 62%, 16% , 4%, 0,5% et 4% .

Ces résultats montrent le degré́ élevé de résistance aux antituberculeux disponibles dans les isolats de Mycobacterium tuberculosis provenant de patients ayant des antécédents de traitement et ceux ayant un antécédent de contage de TB-MR. L’utilisation du Génotype MTBDR plus permet la détection précoce de ces résistances pour adapter précocement le traitement adapté aux différents cas.

Irie Hospice DJE BI, Service de pneumologie, CHU de Bouaké, Chef de clinique assistant à l’université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire

D’après un poster présenté par GUEYE Papa Amadou Lamine a, et al du Programme National de Lutte contre la Tuberculose-Sénégal


Évaluation moléculaire de la résistance mycobactérienne par les tests « Génotype® MTBDR Plus et Génotype® MTBDR SL » au Sénégal. Lire la suite »

Profil étiologique et évolutif des atteintes pulmonaires interstitielles dans le service de pneumologie du Chu de Bouake : à propos de 348 cas.

Les atteintes pulmonaires interstitielles sont fréquentes en milieu tropical 1 2 3 et posent un problème de diagnostic étiologique dans notre pratique du fait du plateau technique insuffisant et du contexte très impacté par l’endémie tuberculeuse et le VIH 4.

Les auteurs nous présentent ce travail dont l’objectif était d’identifier les principales étiologies des atteintes pulmonaires et leur profil évolutif dans le service de pneumologie du CHU de Bouaké.

Une étude rétrospective et descriptive par l’analyse des dossiers des patients hospitalisés dans le service de pneumologie de Bouaké durant les années 2013 á 2018 avait permis de colliger 348 cas d’atteintes pulmonaires interstitielles sur 3266 admissions dans le service soit une prévalence de 10,7%. Parmi ces 348 cas, 206 (59,2%) étaient des hommes et 142 (40,8%) étaient des femmes soit un sex-ratio (H/F) de 1,5. L’âge moyen des patients était de 38,2 ans (extrêmes de 15 ans et 79 ans). La sérologie VIH était positive chez 61,7% des patients avec 32,6% de taux de CD4 inférieur à 100 (extrêmes : 3 et 804 CD4). Les principaux signes cliniques étaient la fièvre (91,3%), la dyspnée (80,9 %), la toux chronique (72,7%), l’amaigrissement 62,1%. l’hippocratisme digital était observé chez 22,7%. Le mode d’évolution était aigue dans 60,9% des cas. L’aspect radiographique était caractérisé par les images de miliaire (60,5%), d’atteinte alvéolo-interstitiel (19,7%), de fibrose pulmonaire (11,6 %), de verre dépoli (8,2%). La topographie lésionnelle était symétrique bilatérale dans 91,8% des cas et périphérique dans 26,7%. Le syndrome inflammatoire biologique était associé dans 86,3%. Les principales étiologies étaient la tuberculose (54,3%) suivie de la pneumonie communautaire grave á germes atypiques (15,2%), la pneumocystose (8,3%), l’œdème aigu du poumon (6,3%) et la sarcoïdose (4,9%). La fibrose pulmonaire de cause non identifiée représentait (6,1%) des cas. La mortalité globale était de 26.8%. La létalité par la pneumocystose et la tuberculose était respectivement de 31,9 % et 24,1%. 24,4% des patients avait une insuffisance respiratoire chronique.

Les étiologies des atteintes pulmonaires sont nombreuses mais elles étaient dominées au CHU de Bouaké par les maladies infectieuses notamment la tuberculose. Elles étaient très impactées par l’infection par le VIH/SIDA avec un taux de létalité très élevé (quart au tiers des patients).

Irie Hospice DJE BI, Service de pneumologie, CHU de Bouaké, Chef de clinique assistant à l’université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire

D’après un poster présenté par Hospice DJE Bi et al, équipe du centre hospitalier universitaire de Bouaké (Cote d’ivoire).


Profil étiologique et évolutif des atteintes pulmonaires interstitielles dans le service de pneumologie du Chu de Bouake : à propos de 348 cas. Lire la suite »

Retour en haut
SPLF-APPLI

GRATUIT
VOIR