Résultats de recherche pour : réhabilitation respiratoire

Archives recommandations

Les recommandations antérieures  à 2012

A-Z Maladie/ThèmeTitreDate de publicationInstitutions 
AsthmeÉducation thérapeutique du patient asthmatique adolescent et adulte2001ANAES
AsthmeÉducation thérapeutique de l’enfant asthmatique2002ANAES
AmianteProtocole expérimental de surveillance médicale des sujets exposés2003Info Respiration-SPLF
BPCORecommandations BPCO version MG2003SPLF
BPCO Revaccination par le BCG : deux avis du Conseil supérieur d’hygiènepublique de France2003SPLF
Asthme professionnelAsthme 2004SPLF
EFRSérie standardisation des explorations fonctionnelles respiratoires2006SPLF
MésothéliomeRecommandations de la SPLF sur le mésothéliome pleural2006SPLF
SLAPrise en charge des personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique2006SPLF
VNIModalités pratiques de la ventilation non invasive en pression positive, au long cours, à domicile, dans les maladies neuromusculaires2006SPLF
Asthme et Allergie Asthme et Allergie – Conférence d’experts 2007SPLF
Aérosolthérapie Bonnes pratiques de l’aérosolthérapie par nébulisation2007SPLF
Asthme et allergieConférence d'expert SPLF2007SPLF
Voyage aérienVoyage aérien et maladies respiratoires2007SPLF
GrippeÉpidémiologie des pandémies grippales2008SPLF
GrippeÉpidémiologie des pandémies grippales 2008SPLF
GrippeRecommandations sur l’utilisation de Tamiflu ® (Oseltamivir) chez les nourrissons de moins de 1 an pour la préparation extemporanee d’une solution buvable -AFSSAPS2009AFSSAPS
GrippeDiaporama d’information sur la Grippe A/H1N1 de la FFP et de la SPLF2009SPLF /FFP
Asthme Recommandations SP2A/HAS Asthme de l’enfant de moins de 36 mois2009SP2A/HAS
BPCORecommandations pour la Pratique Clinique– SPLF Prise en charge de la BPCO2009SPLF
BPCOCharte du kinésithérapeute participant à la réhabilitation du patient BPCO2009SPLF
Pneumonie aigüeAntibiothérapie par voie générale dans les infections respiratoires basses de l’adulte2010SPLF
Rhinite allergiqueRecommandations pour le diagnostic et la prise en charge de la rhinite allergique (épidémiologie et physiopathologie exclues) – SFA et SPLF2010SPLF
SAHOSRecommandations pour la pratique clinique (RPC) du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil SAHOS de l’adulte (Document de travail- SPLF-SFRMS)2010SPLF
TuberculoseTuberculose multirésistante dans le monde, surveillance et réponse. 2010OMS
EFRRecommandations pour la pratique clinique concernant les explorations fonctionnelles respiratoires 2008—20102011SPLF
HématologieCMV en Hématologie2011ECIL
HématologieTraitement antifongique2011ECIL
LégionelloseTraitement antibiotique de la légionellose chez l’adulte2011AFSSAPS
Oncologie thoraciqueCancer du poumon Bilan initial2011SPLF
TabacCirculaire du 3 août 2011 relative aux mesures de lutte contre le tabagisme2011Journal Officiel
TuberculoseAvis relatif à l’utilisation des tests de détection de la production d’interféron gamma2011Haut Conseil de la Santé Publique

Télésuivi du patient BPCO : beaucoup de « buzz » pour rien ?

La télémédecine ouvre des perspectives prometteuses tant pour le suivi des maladies chroniques que pour l’éducation thérapeutique voire la réhabilitation. Dans la BPCO, un programme prétend dépister et prévenir les exacerbations : exemple avec ces résultats médicoéconomiques. 

TELESCOT est un programme de télésuivi des patients atteints de BPCO, fondé sur le recueil quotidien par le patient, de données cliniques (symptômes) et oxymétriques, sur un site Internet. En fonction des données recueillies, le logiciel situe le patient en zone « verte », « orange » ou « rouge » par rapport au risque d’exacerbation et rappelle les consignes du plan d’action (visite médicale, automédication). Les données sont transmises à un serveur à distance, analysées par un professionnel de santé, qui si nécessaire, répond par un conseil téléphonique, une visite à domicile ou une convocation chez un médecin.

Ce programme est évalué par une étude contrôlée randomisée comparant suivi conventionnel seul et complété du télésuivi. Le critère principal est le délai avant hospitalisation. Les critères secondaires sont le nombre d’admissions, les journées d’hospitalisation, la qualité de vie, les symptômes anxiodépressifs, le nombre d’exacerbations, la consommation d’antibiotiques, l’autoefficacité, la connaissance de la maladie, l’adhérence au traitement. L’étude principale est complétée par une étude ancillaire de satisfaction des patients et des soignants et d’une évaluation médicoéconomique.

Deux cent cinquante-six patients atteints de BPCO à risque d’exacerbation (au moins une hospitalisation dans l’année précédent l’inclusion) sont répartis en groupe Contrôle (n = 128) et groupe Télésuivi (n = 128). Les groupes sont homogènes : âge moyen 69 ans, VEMS moyen : 42 % valeur prédite, nombre annuel moyen d’admissions : 2,4.
Au bout d’un an de suivi, les résultats sont négatifs pour le critère primaire (362 jours dans le groupe télésuivi vs 361 jours dans le groupe contrôle), ainsi que pour tous les critères secondaires. La charge de travail liée au télésuivi représente 2 314 alertes, 931 visites à domicile, 521 appels téléphoniques pour 93 patients, versus 352 appels téléphoniques et 682 visites à domicile dans le groupe contrôle pour le même nombre de patients. Le coût annuel du programme avec télésuivi est estimé à 20 000 dollars versus 16 200 dollars dans le groupe soins courants.

Les patients et les soignants sont satisfaits du programme.

Les auteurs rapportent l’échec sur le critère primaire à l’algorithme décisionnel, fondé sur les critères d’Anthonisen validés pour le diagnostic médical, mais peut-être inadaptés à « l’autodiagnostic » par les patients, en particulier en cas de variations quotidiennes importantes des symptômes, difficiles à différencier de signes précurseurs d’une exacerbation. Ils proposent de modifier l’algorithme en y incluant d’autres symptômes (fatigue, anxiété, troubles du sommeil, activité physique…) et des paramètres objectifs comme la fréquence respiratoire.

En conclusion, le rapport bénéfices/coût du télésuivi dans cette étude, apparaît défavorable pour ce programme, bien que très apprécié des patients et des soignants. Ces résultats ne doivent pas remettre en cause le recours à la télémédecine, qui représente une alternative d’avenir dont il faut préciser et évaluer la place et les modalités pratiques.

 

 

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Anne Guillaumot d’après la communication de B. McKinstry : Exploring telemonitoring in COPD : a mixed methods approach
Session D88 : Tele-technology in the management of COPD

 

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2014

TENS : le courant qui redonne de l’air ?

La neurostimulation électrique transcutanée (TENS) soulage efficacement la douleur dans de nombreuses indications. À partir d’une observation rapportant l’amélioration de la dyspnée après stimulation de C3-C5 chez un patient présentant une réactivation d’infection herpétique, les auteurs explorent l’impact de la TENS sur la dyspnée dans une série de 32 patients atteints de BPCO modérée à sévère. 

Le protocole propose un test de marche de 2 minutes, suivi de 10 minutes de repos, puis d’un second test de marche de 2 minutes au cours duquel une neurostimulation (80 Hz, 50 ms) est appliquée, soit dans la région cervicale (n = 14), soit dans la région lombaire (n = 8). Un groupe contrôle de 10 patients reçoit une stimulation factice. Pendant les tests de marche, la fréquence respiratoire, le score de dyspnée (Borg), et la SpO2 sont mesurés toutes les 30 secondes.

Les résultats montrent une diminution significative de la dyspnée après neurostimulation par rapport au groupe contrôle, quelle que soit la région stimulée, observation en faveur d’un mécanisme d’action d’ordre psychogène (« distraction sensorielle »). La distance parcourue augmente de façon significative entre les deux tests de marche dans les deux groupes stimulés, comparativement au groupe contrôle. Ces résultats limités à une petite série suggèrent peut-être une nouvelle piste thérapeutique pour soulager la dyspnée chronique.

 

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Anne Guillaumot d’après la communication de P.D. Cox Publication A6723 Sensory distraction via cutaneous stimulation reduces dyspnea in patients with obstructive lung disease
Session D40 : COPD : Exercise and rehabilitation

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© iSPLF – Mission ATS – MAI 2014

De la ghréline pour l’exercice du patient BPCO cachectique ?

ers2010-2

Pour améliorer les performances du patient BPCO, une équipe japonaise propose une nouvelle voie thérapeutique hormonale. Va-t-on pouvoir doper la fonction respiratoire ?

L’activité physique est un facteur pronostic de survie chez les patients BPCO. L’exercice et le réentraînement à l’effort sont, par conséquent, des points cruciaux dans la prise en charge de ces patients. La lutte contre la cachexie est essentielle puisqu’elle diminue nettement les capacités à l’exercice.

Une équipe japonaise a porté son attention sur une nouvelle hormone de croissance GH-like, la ghréline. Ils avaient montré dans une étude pilote que l’administration de ghréline améliorait la distance parcourue des patients BPCO cachectiques. Ils ont alors conduit cette seconde étude multicentrique randomisée en double aveugle, incluant 20 patients BPCO cachectiques. Les paramètres cardiorespiratoires étaient mesurés, avant et après, un réentraînement à l’effort de trois semaines. Les 20 patients ont été randomisés en deux groupes de 10. Un des deux groupes recevait une injection intraveineuse de ghréline (2μg/kg), 2 fois par jour, pendant les trois semaines de réentraînement, et le second groupe recevait un placebo.

Les résultats obtenus montrent une amélioration significative de la capacité cardiopulmonaire à l’exercice des patients traités par ghréline (augmentation significative du pic de VO2, des capacités inspiratoires pulmonaires, du volume courant, du rapport VE/VO2, et diminution significative de la dyspnée et du taux plasmatique de norépinéphrine sur une épreuve d’exercice incrémentale). La ghréline pourrait constituer une nouvelle voie thérapeutique permettant l’amélioration des performances de réentraînement à l’effort du patient BPCO cachectique. Elle permettrait ainsi d’optimiser la réhabilitation cardiorespiratoire et musculaire de ces patients, et pourrait alors améliorer la survie.

 

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Rédaction : Céline Sanfiorenzo, CHU de Nice. ERS 2010 — Session 200, présentation orale par A. Schols (Maastricht, Netherlands), P. Onorati (Roma, Italy) : Research development in exercise and gas exchange n° 1957 — Keisuke Miki1, Ryoji Maekura1, Toru Hiraga1, Hisako Hashimoto1, Seigo Kitada1, Mari Miki1, Kenji Yoshimura1, Yoshitaka Tateishi1, Masaharu Motone1, Noritoshi Nagaya2 , Kenji Kangawa3.
1Department of Internal Medicine, National Hospital Organization Toneyama National Hospital, Toyonaka, Japan ;
2Department of Regenerative Medicine and Tissue Engineering, National Cardiovascular Center Research Institute, Suita, Japan ;
3Department of Biochemistry, National Cardiovascular Center Research Institute, Suita, Japan.
L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté, septembre 2010.

Source : European Respiratory Society, Congrès annuel, Barcelone, Espagne 18-22 septembre 2010. Le contenu de ces comptes rendus a été réalisé sous la seule responsabilité de leurs auteurs garants de l’objectivité des données et de leur présentation.

 

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